Le juif [microforme]
Invité par le Cercle Charest à venir traiter la question juive devant ses membres et leurs amis, j'ai accepté de bon cœur.
J'étais heureux vraiment de saisir l’occasion qui s’offrait à moi, leur aîné, de donner à ces vaillants jeunes gens, et à l’œuvre de dévouement et de générosité qu’ils ont eu le beau courage «d’entreprendre, une preuve sûre de mon approbation
la plus cordiale et un nouveau motif d’encouragement.
D'autre part, le‘sujet qu’on me proposait de mettre à l'étude me’paraissait, dès lors, emprunter &ux circonstances actuelles un intérêt plus qu'ordinaire.
Mûrie par la lecture et par la réflexion, cette opinion n peu imprésise et comme d'instinet, je dirais, s’est peu à peu transformée en moi en une conviction profonde, et c’est à la faire passer dans vos âmes, comme je la sens moi-même, que je vous demande la permission d'employer les quelques minutes d'entretien qui vont suivre,
L'importance des choses qu’elle touche, voilà bien, si je ne me trompe, la vraie mesure de l’intérêt d’une question.
Or, à ce compte-là, jamais question ne se peut trouver de plus intéressante que celle du Juif qui met en danger notre foi, notre vie, notre honneur et nos biens.
Voilà une affirmation qui paraîtra peut-être bien téméraire à plusieurs d’entre vous.
Bien que du haut de la chaire de vérité, la voix de notre vénéré pasteu” nous ait dit, il n’y a pas longtemps, que le Juif est non seulement un étranger, mais un ennemi, au milieu de nous, peu de gens se décident’ pourtant, à croire que cet homme à la mine souvent craintive et fuyante constitue pour nous un danger véritable,
A Te
Rien n’est plus vrai, cependant, et de tous les pays où le Sémite a pris racine, l'histoire est là pour le prouver.
“Renseignez-vous.” C’est par cette recommandation que Mur. Gauvreau, l'autre jour. ter-