‹ Le juré; monodrame en cinq actes. FrontChapitre 10 sur 90 · LE MONODRAME · texte numérisé non relu

LE MONODRAME

pique, continue, pouri^a servir d'appui, augmenter V émotion.

Si Vai^tiste se charge de reproduire lui-même ce qu'il aura ainsi fait, quelle vérité dans l'expression, et, pour lui, quelle jouissance ! Dans l'Art, la période d'enfantement est assurément la plus délicieuse. Combien pâles, après elle, les satisfactions de la publicité ou du succès! Mais communiquer ce qu'on a créé, rendre tout ce qu'on a voulu jr metti^e, dévoiler les secrets des moindres i^ecoins, à chaque nouvelle inteiyrétation mieux comprendre, découvrir quelque effet d'aboî^d inaperçu, avoir la joie d'un imprévu constant, éprouver les sentiments que les liens avec l'auditoire se serrent et que la pensée pénètre davantage, quelle joie, quelle ivi^esse, quelle récompense !

Et quelle soui^ce féconde aussi de corrections et d'améliorations pour l'œuvi^e, vue chaque fois en meilleure lumière.

Conférences l Monologues l Lectures !

Si, au lieu de ces simagrées artistiques et de ces procédés démodés, nos écrivains inauguraient le (( Théâtre pour lecture à haute voix » que je viens d'esquisser : le « MONODRAME » (on dit bien Monologue), ils donneraint à la

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