SCÈNE X
PHILIPPE, PRABERNEAU, CLAIRE. *
PRABERNEAU.
Laissez-la! Qu'elle s'en aille de «on côté!... Je m'en irai du mien.
Tu es fou I
PRABERNEAU.
Fou I Ça te va, de le dire... toi qui voulais quitter ta femme pour beaucoup moins !
GLAIRE, éttofl.
Il voulait me quitter ?
PRABERNEAU.
Positivement.
* Philippe, Praberneaii, Claire.
PHILIPPE
Pardon I je...
PRÀBERNEAU.
Sous prétexte que votre vie était devenue intolérable et qu'il valait mieux en finir tout de suite ; si je ne l'avais retenu, il allait se jeter à l'eau !
PHILIPPE
Je n'ai pas dit. . .
PRABERNEAU.
Il y allait I
CLAIRE, arec donlenr.
Est-ce possible I
PHILIPPE, à Glaire.
Ne croyez pas...
PRABERNEAU.
Mais vous vous réconcilierez, si ce n'est déjà fait... tandis que ma femme et moi nous sommes séparés pour toujours !
GLAIRE et PHILIPPE.
Oh!
PRABERNEAU.
Pour toujours!... car nous ne trouverons pas ces occasions de rapprochement qui naissent si vite entre des cœurs comme les vôtres... Vous êtes jeunes, vous!... vous entrez dans la vie, et, comme des poulains s'ébattant sur l'herbe, vous vous lancez des ruades pour mieux vous embrasser après.. . . (Amèrement) Mais mol, je n'embrasse plus Amélie 1
PHILIPPE et GLAIRE.
Ohl
PRABERNEAU.
Du moins. . . elle le dit !
PHILIPPE
Enfin, c'est pour une vétille*. •
PRABERNEAU, f'emporUnt
Une vétille?.... Être traité de marguillierl... tu appelles cela une vétille 1
PHILIPPE
Mais, mon ami 1
Une vétille I (n remonte jusqu'au fond de la scèr.e en grommelant)
Marguillîer I . . . une vétille I
PHILIPPE, le snirant.
Voyons, Achille I
GLAIRE
Cousin !
PRABKRNEAU.
Laissez-moi I (ll sort brasqnement).