SCÈNE II ANTOINE, puu PRABERNEAU et AMÉLIF
ANTOINE, re«t4 lalsi, à part, d'un air narré.
Quel malheur, mon Dieu I... quel malheur I
Prabemean et m femme paraiiient à la porte du fond* PRABERNEAU, à Antoine.
Eh blenl voyons... mon garçon?...
ANTOINE, l'apercerant.
Ah 1... oui !... (u raà lai d'un air accablé et lui rend la carte.) TeUCZ I
remettez-la leur vous-même... si vous pouvez.
PRABERNEAU et AMÉLIE, anrprU.
Comment?...
ANTOINE
Mol, je n'ai pas pu...
PRABERNEAU
Vous n'avez pas pu remettre à monsieur de Larians?...
ANTOINE, arec force.
Non, Monsieur... non 1... — On voit biea que vous ne le connaissez pas, allez 1
PRABERNEAU
Mais...
* Amélie, Prmberueau, Antoia*.
ANTOINE
Quand monsieur est de mauvaise humeur, il ne fautpa* <;''en approcher...
Amélie va pour parler; Praberneau l'arrête du rogar ANTOINE, répétant sa phrase sur nn ton plus bas, comme en a-parts
Il ne faut pas s'en approcher.
Eh bien... et Madame?
ANTOINE
Madame ?
PRABERNEAU
Oui... je vous avais dit de remettre ma carte, soit à Monsieur, soit à Madame...
ANTOINE, hodiant la tête.
Âh !... oui... Madame I... (Hontram le plateao dont il s'est serri poar
présenter la carte.) Tcnez... voilà le plcitcau... — et puis, voilàla carte... Eh bien, c'est comme s'il n'y avait eu ni plateau, ni carte...
Praberneau et Amélie se regardent, étonné*. ANTOINE, répétant sa pli rase comme ci-dessos.
Cest comme s'il n'y avait eu ni plateau, ni carte...
PRABERNEAU.
Et où est-il. Monsieur V...
ANTOINE
Monsieur?
PRABERNEAU
Oui... OÙ est Monsieur?
LE RLEPHTE »
ANTOINE
Monsieur est à la chasse... et quand il est à la chasse, il ne rentre pas de la journée... C'est très difficile ici de voir les maîtres... surtout les jours où il y a de la bisbille.
AMÉLIE y Tiremcnt
Âhl il y a...
PRABERNEAU, la retenant
Amélie I
ANTOINE
II y a de la bisbille.
PRABERNEAU, bas à sa femme.
Est-ce que tu vas interroger ce domestique T
AMÉLIE, bas.
Non 1 mais je veux savoir...
PRABERNEAU, graTcmont
Laisse-moi faire... (Haut, arec autorité) C'est bien, mon garçon... Nous attendrons que monsieur de Larians soit rentré.
ANTOINE
Vous allez attendre ?
Oui.
Dans la cour?
Non I... ici.
Ici!... Icil...
PRABERNEAU.
ANTOINE
PRABERNEAU.
ANTOINE
PRABERNEAU
Nous sommes des amis de vos maîtres.
6 LE KLEPHTB
ANTOINE
Des amis... amis?
PRABBRNEÀU.
Sans àoutel
ANTOINE
Enfin, il vous connaît, quoi?
PRABERNEAU.
Certainement.
ANTOINE
Ohl je vous demande cela... parce que vous pourriez venir pour placer des vins...
AMÉLIE
Par exemple I . . .
ANTOINE
Il n'y a pas d'offense. Si vous aviez du vin...
PRABERNEAU, lèchement
M. de Larians est notre parent ; nous sommes ses cousins.
ANTOINE
Ohl alors... faites excuse. Monsieur et Madame... Mais ne sachant pas, n'est-ce pas?... je ne pouvais pas savoir...
PRABERNEAU.
C'est bien.
ANTOINE
Du moment que Monsieur et Madame sont des cousins... et pas éloignés encore, jo parie ?
PRARERNBAC.
Cousins germains.
ANTOINE
Ainsi, voyez !.. Monsieur et Madame sont peut-être M. lo comte et madame la comtesse de Cendrey ?
PRABERNEAU.
Non!.. Je suis M. Prabemeau.
ANTOINE
Prabemeau!... (Regardant la carte) C'est que c'est vrai!... ça y est : Achille Prabemeau 1... — Mais alors, c'est vous qui avez fait le mariage?
AMÉLIE, à PrabernMa, riant
£h bien... répondez 1
PRABERNEAU, abaJOurdL
Comment?...
▲ MÉLIB.
On vous demande si c'est vous qui avez fait le mariage?
ANTOINE
Oui... c'eslry vous?
PRABERNEAU, comprenant Ah I (Se tournant vers Antoine, Airleax.) SorteZ !... ANTOINE.
Comme Monsieur voudra... (a part) Des cousins germains i Voilà les cousins, maintenant... Quel malheur, mon Dieul quel malhcUk 1
LE KLEPIITE