‹ Le Klephte; comédie en un acteChapitre 5 sur 15 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LES MÊMES, CLAIRE pou ANTOINE

GLAIRE, eatrant rlremeaU *

Qu'est-ce que j'apprends?...

ÀMÉLlil

Ahl ma petite cousine.»

Bile Ta A ella «t Vtmhnim

C PHILIPPE, à Claire.

Oui... faites l'étonnée !

CLAIR B, (nrpiiMb

L'étonnée?... moi?

^ PHILIPPB.

r Oui, vous... madame de Lariansi

PRABERNE AU.

Mais, mon ami...

AMÉLIE, è Glaire.

C'est un malentendu... (A Philippe.) Vous n'avez pas compris...

^ PHILIPPE

/ Je ne comprends pas, en effet, qu'on vous ait instruit de nos démêlés conjugaux...

"""■"^ CLAIRE

Par exemple 1

* Praberneau, Philippe, Amélie, Clair»

12 LE KLEPHTK

AMÉLIE

Mais ce n'est pas elle 1...

PHILIPPE, continuant

Je ne vois pas que Madame ait lieu d'en être si fière I

CLAIRE, très émue.

Quelle indignité 1...

AMÉLIE

Je vous répète, Philippe, que Claire ne m'a rien dit I

PRABERNEAU, doucement

N'accuse que la rumeur publique l

C PHILIPPE. '

La rameur publique I . . . C'est parfait I

PRABERNEAU, bas, i sa femme qui loi a fait un signe de bUme.

Il faut bien lui expliquer. . .

CLAIRE, à Philippe.

Est-ce ma faute si nos gens sont témoins de vos violences ?. . .

PHILIPPE

/ De mieux en mieux. Dites que je vous ai battue 1

CLAIRE, dramatiquement

Je m'attends à l'être I

AMÉLIE, isas A l'rabcrnoaa.

Tu voisl

^AIRE, fondant en larmes et tombant dans les bras d'AuiélI*.

Ahl ma cousine I... ma cousine !..

* Pblllppe, rrabemeau, ÀmAlie, Clalrab

^ PHILIPPE

C'est cela!... les larmes, à présent!

ANTOINE, qnl Tient d'entrer. ^ A part, désolé.

Je ne pourrai jamais leur parler I

Fausse sortie, PHILIPPE, l'aperceTMit, — brusquement.

Qu'est-ce que vous voulez encore, vous?

AKTOINE.

Rien, monsieur... rien...

Héme Jea.

PHILIPPE

Quelle brute 1 (Le rappelant) Allons, approchez I

ANTOINE

Mais, Monsieur...

PHILIPPE

Approchez, vous dis-je I (Antoine obéit.) Qu'est-ce qu'il y a?

ANTOINE

Il y a des bagages... qu'on apporte du chemin de fer.

PRABERNEAU, rirement, â Antoine.

Qu'on les remporte I

y^ PHILIPPE.

jr Comment ?

PRABERNEAU.

Nous repartons tout de suite...

'^ Philippe, Antoine, Pnl)erneau, Amélie, Clair*.

14 LE RLEPUTB

PHILIPPE

Je m'y oppose I

CLAIRE, à Amélie.

Vous ne me ferez pas cette peine-là 1...

PRABERNBA.U.

Mais, mon ami...

PHILIPPE

Laisse-moi tranquillel (a Antoine) Portez les bagages dans le pavillon.

CLAIRE, TiTement

Dans le pavillon?. . . mais nos cousins y seront trèsmal 1 (a Amélie.) Il cst tout délabré.

PHILIPPE, haussant les épaules.

Délabré 1 (a Prabemean) Je l'ai fait réparer il y a six moia.

CLAIRE

Donnez-leur plutôt l'appartement du second étage.

PHILIPPB.

Les cheminées fument.

CLAIRE

Pardon 1

PHILIPPE

Je vous dis qu'elles fument !

CLAIRE

Je vous affirme qu'elles no fument pas,

Philippe contient an monrcment d'impationM PRABBRNEAU , doucement.

Elles ont peut ôtre fumé... et ne fument plus.

ANTOINE, l'arançant *

Enfin... où faut-il porter les bagages ?•••

PHILIPPK.

Prenez les ordres de Madame !

ANTOINE

Ah 1 bien... (se toornantrera Claire.) Madame, OÙ faut-îl. .

CLAIRE

Obéissez à Monsieur!

ANTOINE, désolé.

Âhl

AMÉLIE, basàClaire.

Voyons, Claire...

PRABERNEAU, à Philippe, doucement

Philippe, je t'assure que tu ferais mieux de nous laisser repartir.

ANTOINE

Oui!... renvoyons les bagages.

Fausse sorti»

PHILIPPE, à Antoine, impériensemenL

Restez 1

AMÉLIE, arec gric«.

Je vais trancher le débat, (a Philippe) Voulez-vous me permettre de commander à votre place ?

PHILIPPE

Oh! de grand coeur... Vous en êtes capable, vous!

* Philippe, Praberneau, Antohie, Amélie, Clair*

i« LE RLEPHTE

CLAIRE, basa Amélie.

Vous l'entendez ? ma cousine, vous l'entendez ?

AMÉLIE, à Philippe.

Je VOUS laisse avec mon mari Claire va m'aider à suk

veiller notre installation.

PRABERNEAU, à Amélie.

Mais, si nous gênons nos amis. . .

AM É LIE, affectueasement.

On ne te consulte pas, toil

Elle sort arec Claire.

PRABERNEAU, rerenant près de Philippe.

Il est certain que nous vous gênerons. ..

PHILIPPE, agacé.

Ah ça! veux-tu me laisser tranquille?

PRARER NE AU.

Bon 1 bon !... je ne dis plus rien 1 (ii s- éloigne «t se irouTe nei »

Des arec Antoine.)

ANTOINE, bas.

Eh bien, Monsieur. ..voilà ma viel

PRABERNEilfU.

Hein?

ANTOINE

Je dis : Voilà ma vie, c'est ma vie... Ainsi, jugez 1 (prab«rne«n

le regarde aTcc slupéraction.)

CLAIRE, appelant au debon.

Antoine I

ANTOINE

Voila, MadaiPO. .. (a Prabemean.) Ainsi, jugez! (n «ort)

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