CHAPITRE II
212. On vous a prescrit la guerre et vous l'avez prise en aversion.
213. Il se peut que vous ayez de l'aversion pour ce qui vous est avantageux et que vous aimiez ce qui vous est nuisible. Dieu lésait; mais vous, vous ne le savez pas.
214. lis t'interrogeront sur le mois sacré ; ils te demanderont si l'on peut faire la guerre dans ce mois. Dis-leur : La guerre dans ce mois est un péché grave ; mais se détourner de la voie de Dieu , ne point croire en lui , et à l'oratoire sacré, chasser de son enceinte ceux qui l'habitent , est un péché encore plus grave. La tentation à l'idolâtrie est pire que le carnage. Les infidèles ne cesseront point de vous faire la guerre tant qu'ils ne vous auront pas fait renoncer à votre religion, s'ils le peuvent. Mais ceux d'entre vous qui renonceront à leur religion et mourront en état d'infidélité , ceux-là sont les hommes dont les œuvres ne profiteront ni dans cette vie ni dans l'autre. Ils sont voués au feu cù ils resteront éternellement.
21 3. Ceux qui abandonnent leur pays et combattent dans le sentier de Dieu peuvent espérer sa miséricorde, car il est indulgent et miséricordieux.
21G. Ils t'interrogeront sur le vin et le jeu. Dis-leur : L'un et l'autre sont un mal. Les hommes y cherchent des avantages , mais le mal est plus grave que l'avantage n'est grand. Ils t'interrogeront aussi sur ce qu'ils doivent dépenser en largesses.
2 1 7. Réponds-leur : Donnez votre superflu. C'est ainsi que Dieu nous explique ses signes ', afin que vous méditiez
218. Sur ce monde et sur l'autre. Ils t'interrogeront sur les orphelins. Dis-leur : Leur faire du bien est une bonne action.
219. Si vous vivez avec eux, regardez-les comme vos frères. Dieu sait distinguer le méchant d'avec le juste, H
1 Ou versets du Koran.
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peut vous affliger s'il le veut, car il est puissant et sage.
220. N'épousez point les femmes idolâtres tant qu'elles n'auront pas cru. Uue esclave croyante vaut mieux qu'une femme libre idolâtre, quand même celle-ci vous plairait davantage. Ne donnez point vos fdles aux idolâtres tant qu'ils n'auront pas cru. Un esclave croyant vaut mieux qu'un incrédule libre , quand même il vous plairait davantage.
221. Les infidèles vous appellent au feu et Dieu vous invite au paradis et au pardon ; par sa volonté seule il explique ses enseignements aux bommes, afin qu'ils les méditent.
222. Ils t'interrogeront sur les règles des femmes. Disleur : C'est un inconvénient. Séparez-vous de vos épouses pendant ce temps , et n'en approchez que lorsqu'elles seront purifiées. Lorsqu'elles se seront purifiées, venez à elles comme vous l'ordonne Dieu. Il aime ceux qui se repentent, il aime ceux qui observent la pureté.
223. Les femmes sont votre champ. Cultivez-le delà manière que vous l'entendrez, ayant fait auparavant quelque acte de piété. Craignez Dieu, et sachez qu'un jour vous serez en sa présence. Annonce aux croyants d'heureuses nouvelles.
224. Ne prenez point Dieu pour point de mire quand vous jurez d'être justes, vertueux et de le craindre ; il sait et entend tout.
225. Dieu ne vous punira point pour une parole inconsidérée dans vos serments, il vous punira pour les œuvres de vos cœurs. 11 est clément et miséricordieux.
226. Ceux qui font vœu de s'abstenir de leurs femmes, auront un délai de quatre mois. Si pendant ce temps-là ils reviennent à elles , Dieu est indulgent et miséricordieux.
227. Si le divorce est fermement résolu ; Dieu sait et entend tout.
228. Les femmes répudiées laisseront écouler le temps de trois menstrues avant de se remarier. Elles ne doivent
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point cacher ce que Dieu a créé dans leur sein , si elles croient en Dieu et au jour dernier. Il est plus équitable que les maris les reprennent quand elles sont dans cet état, s'ils désirent la paix. Les femmes à L'égard de leurs maris, et ceux-ci à l'égard de leurs femmes, doivent se conduire honnêtement. Les maris sont supérieurs a leurs femmes. Dieu est puissant et sage.
229. La répudiation peut se faire deux fois1. Gardezvous votre femme ? traitez-la honnêtement ; la renvoyezvous ? renvoyez-la avec générosité. Il ne vous est pas permis de garder ce que vous leur avez donné, à moins que vous ne craigniez de ne point observer les limites de Dieu {en vivant avec elles). Si vous craignez de ne point les observer, il ne résultera aucun péché pour aucun de vous , de tout ce que la femme fera pour se racheter. Telles sont les limites posées par Dieu 2. >e les franchissez pas j car qui franchit les bornes de Dieu est injuste.
230. Si un mari répudie sa femme trois fois, il ne lui est permis de la reprendre que lorsqu'elle aura épousé un autre mari, et que celui-ci l'aura répudiée à son tour. Il ne résultera aucun péché pour aucun des deux, s'ils se réconcilient croyant pouvoir observer les préceptes de Dieu. Tels sont les préceptes que Dieu déclare aux hommes qui entendent.
231. Lorsque vous répudiez une femme et que le moment de la renvoyer est venu , gardez-la en la traitant honnêtement, ou renvoyez-la avec générosité. Ne la retenez point par force pour exercer quelque injustice envers elle; celui qui agirait ainsi, agirait contre lui-même. V vous jouez pas des enseignements de Dieu, et souvenez-vous des bienfaits de Dieu , du livre et de la sagesse qu'il a fait descendre sur vous et par lesquels il yous donne
1 Sans entraîner d'autre conséquence que de reprendre simplement sa femme.
* Voyez la note Ire du verset 183,
des admonitions. Craignez-le et sachez qu'il connaît tout.
232. Lorsque vous répudiez vos femmes et qu'elles auront attendu le temps marqué , ne les empêchez pas de renouer les liens de mariage avec leurs maris , si les deux époux conviennent de ce qu'ils croient juste. Cet avis regarde ceuxd'entre vous qui croient en Dieu et au jour dernier. Ce procédé est plus méritoire, Dieu sait et vous ne savez pas.
233. Les mères répudiées allaiteront leurs enfants deux ans complets si le père veut que le temps soit complet. Le père de l'enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et aux vêtements de la femme d'une manière honnête. Personne ne doit être chargé au delà de ses facultés; que la mère ne soit pas lésée dans ses intérêts à cause de son enfant, ni le père non plus. L'héritier du père est tenu aux mêmes devoirs. Si les époux préfèrent de sevrer l'enfant avant le terme) de consentement volontaire et après s'être consultés mutuellement, cela n'implique aucun péché. Si vous préférez de mettre vos enfants en nourrice, il n'y aura aucun mal à cela, pourvu que vous payiez ce que vous avez promis. Craignez Dieu et sachez qu'il voit tout.
234. Si ceux qui meurent laissent des femmes, elles doivent attendre quatre mois et dix jours. Ce terme expiré, vous ne serez point responsables de la manière dont elles disposeront honnêtement d'elles-mêmes. Dieu est instruit de ce que vous faites.
235. Il n'y aura aucun mal à ce que vous fassiez ouvertement des propositions de mariage à ces femmes ', ou que vous en gardiez le secret dans vos cœurs. Dieu sait bien que vous y penseriez ; mais ne leur faites point de promesses en secret, et ne leur tenez qu'un langage honnête.
1 Pendant ces quatre mois et dix jours.