‹ Le Koran (volume 3)Chapitre 119 sur 463 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

C6. Que leurs discours ne t'affligent pas. Toute la puissance appartient à Dieu ; il entend et sait tout.

67. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre n'est-il pas à Dieu ? Ceux qui invoquent à côté de Dieu ses compagnons ne suivent qu'une croyance vaine et commettent

un mensonge.

68. C'est lui qui a établi la nuit pour votre repos et le jour lumineux pour le travail. Certes il y a dans ceci des signes pour ceux qui écoutent.

69. Us disent : Dieu a un fils : loin de sa gloire ce blasphème. Il se suffit à lui-même; à lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Avez-vous reçu quelque pouvoir pour parler ainsi , ou bien dites-vous ce que vous ne savez pas ?

70. Dis-leur : Ceux qui inventent des mensonges sur le compte de Dieu ne seront pas heureux.

71 . Ils jouiront temporairement de ce monde, et ensuite retourneront à nous ; puis nous leur ferons goûter le châtiment terrible pour prix de leur incrédulité.

72. Relis-leur l'histoire de Noé lorsqu'il dit à son peuple : 0 mon peuple! si mon séjour au milieu de vous et le souvenir des signes de Dieu vous sont insupportables, je mets ma confiance en Dieu seul. Réunissez vos efforts et vos compagnons, et ne cachez pas vos desseins : décidez de moi et ne me faites point attendre.

73. Si vous tergiversez, je ne vous demande aucune rétribution ; ma rétribution est près de Dieu ; il m'a ordonné d'être résigné à sa volonté.

74. On l'a traité d'imposteur, et nous l'avons sauvé lui et ceux qui étaient avec lui dans le vaisseau. Nous les avons fait survivre aux autres ; nous avons noyé ceux qui traitaient nos signes de mensonges. Voilà quelle a été la fin de ceux qu'avertissait Noé.

75. Nous envoyâmes dans la suite d'autres prophètes vers leurs peuples ; ils leur firent voir des signes évidents ;

mais ces peuples n'étaient point portés à croire en ce qu'ils ont naguère traité de mensonges. C'est ainsi que nous imprimons le sceau sur les cœurs des injustes.

76. Nous envoyâmes ensuite Moïse et Aaron, accompagnés de nos signes , vers Pharaon et vers les grands de son empire ; mais ils s'enflèrent d'orgueil et devinrent coupables.

77. Lorsque la vérité leur fut venue de nous, ils dirent : C'est de la magie pure.

78. Moïse leur dit alors : Quand la vérité vous apparaît, pourquoi demandez-vous si c'est de la magie? Les magiciens ne prospéreront pas.

79. Es-tu venu, répondirent-ils, pour nous détourner de ce que nous avons vu pratiquer à nos pères, et pour que le pouvoir dans ce pays appartienne à vous deux? Nous ne vous croyons pas.

80. Pharaon dit alors : Faites venir tous les magiciens habiles; et lorsque les magiciens arrivèrent, Moïse leur dit : Jetez ce que vous avez à jeter.

81. Et lorsqu'ils eurent jeté ce qu'ils avaient à jeter, Moïse reprit : Ce que vous laites n'est qu'une magie. Dieu en montrera la vanité , car Dieu ne fait point réussir les actions des méchants.

82. Dieu corrobore la vérité par ses paroles, dussent les coupables en concevoir du dépit.

83. Et personne ne crut à Moïse, excepté son propre peuple, de crainte que Pharaon et les grands ne les opprimassent, car Pharaon était puissant dans le pays, et il commettait des excès.

84. Moïse dit alors à son peuple : 0 mon peuple! si vous avez cru en Dieu, mettez entièrement votre confiance en lui, si vous êtes réellement résignés à sa volonté.

85. Ils répondirent : Nous avons mis notre confiance en Dieu. Seigneur, ne nous livre point à l'oppression d'un peuple d'oppresseurs.

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