‹ Le Koran;Chapitre 139 sur 503 · Je ne suis point votre gardien · texte numérisé non relu

Je ne suis point votre gardien

89. Ils lui dirent : 0 Choaïb, sont-ce tes dévotions 2 qui font que tu nous ordonnes d'abandonner ce qu'adoraient nos pères, ou de ne point faire avec nos biens ce qu'il nous plaît? Cependant tu es un homme doux et droit.

90.— 0 mon peuple! répondit Choaïb, dites-le-moi : si j'ai reçu de Dieu une preuve évidente, et s'il m'accorde une belle part de ses biens , dois-je ne pas m'opposer à ce qu'il m'a défendu ? Je ne veux que vous corriger, autant que je le puis ; ma seule assislance me vient de Dieu , c'est en lui que j'ai mis ma confiance, et c'est à lui que je retournerai.

91. 0 mon peuple! puisse ma séparation d'avec vous ne pas vous valoir des maux pareils à ceux qui accablèrent le peuple de Noé, le peuple de Houd, le peuple de Saleh ! Le sort du peuple de Loth n'est pas éloigné de vous.

92. Implorez le pardon de votre Seigneur, puis revenez à lui. Dieu est miséricordieux et plein d'amour.

93. — 0 Choaïb! répondit le peuple, nous ne comprenons pas trop ce que tu veux dire ; tu est faible parmi nous. Si nous n'avions égard à ta famille, nous t'aurions lapidé. Tu n'aurais pas eu le dessus.

94. — 0 mon peuple ! dit Choaïb, ma famille vous est-elle donc plus chère que Dieu ? Ferez-vous comme si vous le laissiez derrière vous? Dieu embrasse de sa connaissance ce que vous faites.

95. 0 mon peuple ! agissez, faites le mal tant que vous pourrez; j'agirai de mon côté, et vous apprendrez

• On croit que le sens de ces mots est que sur chaque brique était gravé le nom de l'individu qu'elle devait frapper.

' Choaïb était très-pieux et dévot.

9G. Sur qui tombera le châtiment ignominieux, et qui de nous est menteur. Attendez l'iieure; moi je l'attends aussi.

97. Lorsque notre arrêt fut prononcé, nous sauvâmes, par l'effet de notre miséricorde, Choaïb et ceux qui avaient cru avec lui. Une tempête violente surprit les méchants; le lendemain on les trouva morts gisants dans leurs demeures,

98. Comme s'ils n'avaient jamais habité le pays. Madian ne s'est-il point éloigné dit chemin droit, dont s'était éloigné Thémoud?

99. Nous envoyâmes Moïse, accompagné de nos signes et d'un pouvoir incontestable, vers Pharaon et ses grands. Les grands suivirent les ordres de Pharaon; mais les ordres de Pharaon n'étaient pas justes.

100. Pharaon marchera à la tête de son peuple au jour de la résurrection; il le fera descendre dans le feu. Quelle affreuse descente!

101. La malédiction les suit dans ce monde; et au jour de la résurrection quel affreux présent leur sera fait!

102. Voilà de l'histoire des cités que nous te racontons : Il y en a qui sont encore debout et d'autres comme moissonnées.

103. Ce n'est pas nous qui avons agi avec iniquité envers eux, ce sont eux-mêmes. Les divinités qu'ils invoquaient à côté de Dieu ne leur ont servi de rien au moment où l'arrêt de Dieu fut prononcé. Elles n'ont fait qu'accroître leur défaite.

104. Quand Dieu s'empare des cités criminelles, c'est ainsi qu'il s'en empare. Il s'en empare terriblement, avec violence.

105. Certes il y a dans ceci des signes pour celui qui craint le supplice de l'autre monde. Ce sera le jour où tous les hommes seront rassemblés, ce sera le jour qui sera vu j^ctr les deux et la terre.

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