‹ Le Koran;Chapitre 181 sur 503 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

76. Si nous ne t'avions raffermi dans la foi, tu aurais cédé, car tu penchais déjà un peu vers eux.

77. Alors nous t'aurions fait éprouver les malheurs de la vie et ceux de la mort, et tu n'aurais point trouvé d'assistance contre nous.

78. Peu s'en est fallu que les infidèles ne t'aient fait abandonner ce pays pour t'en chasser. Oh ! alors, ils n'y auraient pas demeuré longtemps après ton éloignement. ||

79. C'est la voie qu'ont suivie nos apôtres envoyés avant toi. Tu ne saurais trouver de variations dans nos voies ^.

80. Acquitte-toi de la prière au moment où le soleil décline jusqu'à l'entrée des ténèbres de la nuit. Fais aussi une lecture à l'aube du jour; la lecture de Taube du jour n'est pas sans témoins 2.

81. Et dans la nuit, consacre tes veilles à la prière. Ce sera pour toi une œuvre surérogatoire. 11 se peut que Dieu t'élève dans ces veilles une place glorieuse s.

82. Dis : Seigneur, fais-moi entrer d'une entrée favorable , et fais-moi sortir d'une sortie favorable *, et accorde-moi une puissance protectrice.

83. Dis encore : La vérité parut, et le mensonge s'est évanoui ;, le mensonge est destiné à s'évanouir.

84. Nous envoyons dans le Koran la guérison et la grâce aux fidèles. Quant aux injustes, il ne fera que mettre le comble à leur ruine.

85. Quand nous accordons quelque bienfait à l'homme, il se détourne de nous et se met à l'écart. Lorsqu'un malheur vient l'atteindre, il se désespère.

86. Dis : Chacun agit à sa manière ; mais Dieu sait qui est celui qui suit le chemin le plus droit.

' Le mot sonnet, sonna, que nous traduisons ici par -yoie, signifie au figuré : usage, coutume et tradition.-

^ Les mots du texte sont : la lecture de Vauhe du jour est vue. ou se fait en 'présence de témoins. On entend par là que les anges en sont témoins.

' Il est à remarqiierque c'est dans ce genre de veilles que les hommes adonnés à la Yie spirituelle, parmi les musulmans, éprouvent leurs extases et les .manifestations de Dieu. On emploie, dans le langage de ces hommes, le mot mekam, place, pour un des degrés de ce rapprochement de Dieu; et nul, doute que cette acception ne lui soit venue du passage qui nous occupe.

' On peut entendre ceci soit comme une prière à Dieu, pour qu'il accorde à l'homme une mort et une résurrection désirée, soit, en supposant qu'il s'agit ici de Mahomet, pour que Dieu lui accorde la libre entrée à la Mecque et la faculté d'en sortir libre.

87. Ils t'interrogeront au sujet de l'esprit *. Dis-leur : L'esprit a été créé par Tordre du Seigneur, mais il n'y a qu'un petit nombre d'entre vous qui soient en possession de la science 2.

88. Si nous voulions, nous pourrions te retirer ce que nous t'avons révélé, et tu ne saurais trouver personne qui se chargeât de ta cause auprès de nous,

89. Excepté la grâce même qui te vient de Dieu. En vérité, la générosité de ton Seigneur à ton égard est immense.

90. Dis : Quand les hommes et les génies se réuniraient pour produire quelque chose de semblable à ce Koran , ils ne produiraient rien de pareil, lors même qu'ils s'aideraient mutuellement.

91. Nous avons répandu dans ce Koran toute sorte de paraboles pour Yinstruction des hommes ; mais les hommes se sont refusés à tout, excepté à l'incrédulité.

92. Ils disent : Nous ne te croirons pas, à moins que tu ne fasses jaillir de la terre une source d'eau vive;

93. Ou à moins que tu n'aies un jardin planté de palmiers et de vignes, et que tu ne fasses jaillir des torrents du milieu de ce jardin ;

94. Ou à moins qu'un fragment de ciel ne tombe sur nous, ou à moins que tu n'amènes Dieu et les anges comme garants de tes paroles ;

95. Ou à moins que tu n'aies une maison ornée de dorures, ou à moins que tu ne montes au ciel ait moyen d'une échelle^ nous ne croirons pas non plus que tu y sois monté , que lorsque tu nous feras descendre un livre que nous puissions lire tous. Réponds-leur : Par la gloire de mon Seigneur! Suis-je donc autre chose qu'un homme et un envoyé?

96. Qu'est-ce donc qui empêche les hommes de croire, lorsque la doctrine de la direction est venue vers eux? C'est qu'ils ont dit : Dieu aurait-il envoyé un homme pour être son apôtre?

97. Dis-leur? Si les anges marchaient sur la terre et y vivaient tranquillement, nous leur aurions envoyé un ange pour apôtre.

98. Dis-leur : Dieu sera un témoin suffisant entre vous et moi, car il est instruit des actions de ses serviteurs et les voit.

99. Celui que Dieu dirige est seul bien dirigé; celui que Dieu

' Soit au sujet de l'esprit qui anin^e les hommes, c'est-à-dire de l'âme iminnt(irieUe, soit sur l'anp^e Gabriel, qui est appelé esprit de Dieu. Nous ferons observer à cette occasion que le mot rouh répond le mieux à ce que nous sommes habituf's d'appeler Vâme immatérieUe. Quant au mot âme, principe de vie, esprits vitaux, tant chez les hommes (|ue chez les animaux, H est rendîj {VAnuifs.

■ C'est-ù-dire, il n'y a qu'un petit nombre qui sache quelque chosG là-dessus,

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