‹ Le Koran;Chapitre 191 sur 503 · suivit de nouveau une route · texte numérisé non relu

suivit de nouveau une route

92. Jusqu'à ce qu'il arrivât entre les deux digues au pied desquelles hai)itait un peuple qui entendait à peine quelque langue.

93. Ce peuple lui dit : 0 Dhoul'Karneïn ! voici que ladjoudj et Madjouj 1 commettent des désordres sur la terre. Pouvons-nous te demander, moyennant une récompense, d'élever une barrière entre eux et nous?

94. — La puissance que m'accorde mon Seigneur, répondit-il , est pour moi une récompense plus considérable. Aidez-moi seulement avec zèle, et j'élèverai une barrière entre eux et vous.

95. Apportez-moi de grandes pièces de fer, autant qu'il en faudra pour combler l'intervalle entre les deux montagnes. Il dit aux travailleurs : Soufflez le feu jusqu'à ce que le fer devienne rouge

dre le Grand. Le mot karn (corne) ayant en même temps la signification à'extrémité, on croit que ce surnom a été donné au conquérant macédonien, parce qu'il avait soumis TOrient et l'Occident, ainsi que le fait entendre tout le passage du Koran. D'autres veulent entendre par là un des rois arabes, également célèbre par ses conquêtes lointaines et portant le même surnom.

• ladjoudj et Madjoudj, Gog et Magog de la Bible, est une dénomination vague des peuples barbares de l'Asie orientale, dont Alexandre le Grand a dû contenir les incursions, selon les croyances mahométanes, en élevant des barrières dont il est question dans le verset 9S.

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comme le feu. Puis il dit : Apportez-moi de l'airain fondu, afin que je le jette dessus.

9ii. ladjoudj et Madjoudj ne purent ni escalader le mur ni le percer.

97. — Cet ouvrage, dit DliourKarneïn, est un effet de la miséricorde de Dieu.

98. Quand Tarrôt du Seigneur sera arrivé, il le réduira en pièces; les promesses de Dieu sont infaillibles.

99. Le jour viendra où nous les laisserons se presser en foule comme les flots les uns sur les autres. On sonnera la trompette, et nous réunirons tous les hommes ensemble.

100. Ce jour-là nous disposerons la géhenne pour les infidèles,

101. Pour ceux dont les yeux étaient couverts d'un voile pour ne pas voir nos avertissements et qui n'ont pas su nous écouter.

102. Les infidèles ont-ils pensé qu'ils pourront prendre pour patrons ceux qui ne sont que nos serviteurs? Nous leur avons préparé la géhenne pour demeure.

103. Vous ferai-je connaître ceux qui ont le plus perdu à leurs œuvres ;

104. Dont les efforts dans ce monde ont été en pure perte, et qui croyaient cependant avoir bien agi?

105. Ce sont les hommes qui n'ont point cru à nos signes, ni à leur comparution devant leur Seigneur ; leurs actions sont vaines, et nous ne leur donnerons aucun poids * au jour de la résurrection.

106. Leur récompense sera l'enfer, parce qu'ils ont lait de mes signes et de mes apôtres l'objet de leur risée.

107. Ceux qui croient et font le bien auront pour demeure les jardins du paradis 2.

108.11s les habiteront éternellement, et ne désireront aucun changement à leur sort.

109. Dis : Si la mer se changeait en encre pour décrire les j)aroles de Dieu, la mer se tarirait avant les paroles de Dieu, quand môme nous y emploierions une autre mer pareille.

110. Dis : Je suis un homme comme vous, mais j'ai reçu la révélation qu'il n'y a qu'un Dieu. Quiconque espère paraître un jour

» C'est-;\-dire, leurs actions ne prseront point dans la balance.

' Jardins du paradis. C'est un jjli'onasine, car le mol djennat (jardins) d'oriç(me arabe, esl la mr-iuc chose que fenîous (paradisus, paradis), d'orivnne indienne (paradisa). Cependant les commentateurs ont soin de dire que fenîous esl un jardin planté ù la fois de vi'^ncs et de palmiers, et que c'est l'étage le plu§ éleNé de la demeure ^es bienheureux,

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