Nous apprîmes à David l'art de faire des cuirasses pour
• Voici l'explication de ce passage : Quelques brebis avaient fait des dégâts dans le champ d'un cultivateur ; celui-ci lit comparaître le propriétaire du troupeau devant David, qui décida que le cultivateur a^ait à prendre les brebis comme compensation des dommages qu'elles avaient causés. Salomon, présent à ce jugement, et âgé alors de onze ans, fut d'avis qu'il était plus raisonnable de donner au cultivateur l'usufruit seulement des brebis, c'est-à-dire que la laine, le lait et les petits des brebis lui appartiendraient pendant le temps suffisant pour compenser ses pertes. David approuva le jugement de son fils.
VOUS*; c'est pour vous mettre à Tabri des violences que vous exercez entre vous. Ne serez-vous pas reconnaissants?
81. Nous soumîmes à Salomon le vent impétueux, courant à ses ordres vers le pays que nous avons béni. Nous savions tout.
82. Et parmi les démons nous lui en soumîmes qui plongeaient pour pêcher des perles pour lui, et exécutaient d'autres ordres encore. Nous les surveillions nous-même.
83. Souviens-toi de Job quand il cria vers son Seigneur : Voici le malheur qui m'atteint ; mais tu es le plus compatissant des compatissants.
84. Nous l'exauçâmes, et nous le délivrâmes du mal qui Taccablait ; nous lui rendîmes sa famille et en ajoutâmes une nouvelle, par l'effet de notre miséricorde , et pour servir d'avertissement à ceux qui nous adorent.
85. Souviens-toi c^'Israël, d'Édris, de Dhoulkefl 2, qui tous supportaient avec patience les maux et les peines.
86. Nous les comprîmes dans notre miséricorde, car tous ils étaient justes.
87. EtDhoulnoun^aussi, qui s'en alla plein décolère, et croyait que nous n'avions plus de pouvoir sur lui. Mais il cria ensuite vers nous du sein de l'obscurité * : Il n'y a point d'autre dieu que toi. Gloire à toi ! gloire à toi I j'ai été du nombre des injustes.
88. Nous l'exauçâmes, et nous le délivrâmes de l'affliction. C'est ainsi que nous délivrons les croyants.
89. Souviens-toi de Zacharie, quand il cria vers son Seigneur : Seigneur, ne me laisse point seul ; mais tu es le meilleur des héritiers ^.
90. Nous l'exauçâmes, et lui donnâmes lahia (Jean), et nous rendîmes sa femme capable d'enfanter. Ils chei:chaient à se surpasser dans les bonnes œuvres , nous invoquaient avec amour et avec crainte, et s'humiliaient devant nous.
* Selon la tradition musulmane, David aurait le premier inventé les cottes de mailles à la place des cuirasses en plaques de fer. Le fer, dit-on, devenait entre ses mains souple et ductile comme de la cire.
' On ne sait pas auquel des prophètes connus dans les Écritures répond Dhoulkefl ; selon les uns, c'est Élie (Elias) ; selon d'autres, c'est Zacharie ou Isaïe. Dhoulkefl peut signifier: homme plein de soins (pour son peuple), ou homme faible, ou homme qui a une part, un lot.
' Dhoulnoun, homme au poisson. Sous ce nom on reconnaît le prophète Jonas.
* C'est-à-dire du ventre du poisson qui l'avait avalé.
* Dieu ! ne me laisse pas mourir sans enfants ; toutefois, si tu ne me donnes pas d'héritiers, peu importe ; car après tout tu vaux mieux. Voy. III, 55, XIX, l.