‹ Le Koran;Chapitre 440 sur 503 · D'une source qui s'y trouve, appelée Selsebil · texte numérisé non relu

D'une source qui s'y trouve, appelée Selsebil

* Selon les commentateurs, les deux versets 7 et 8 s'appliquent à Ali et à sa famille. Hassan et Housséio, fils d'Ali, étant tombés malades, Ali et Fatima sa femme tirent un vœu de jeûner pendant trois jours si les enfants guérissaient. Dès le premier jour (le jeûne chez les musulmans consiste à ne manger qu'après le coucher du soleil), Ali, n'ayant pas de quoi faire du pain, emprunte de la farine à un juif, et Fatima en cuit cinq pains au four. Là-dessus se présente un pauvre qui demande à manger; les cinq pains lui sont donnés, et la famille passe la nuit sans rien manger : le lendemain, le pain préparé est donné à un orphehn, et le troisième jour à un captif. L'ange Gabriel vint par la révélation de ce passage féliciter Mahomet de cette bonne œuvre de sa famille. C'est à cause de cet incident que nous avons traduit quoique soupirant eux-mêmes après le repas, malgré le désir quils ont d'en manger ; ala houhbihi, malgré l'amour de lui. Les mots du texte sont ala houbbihi, avec Vamour de lui, ce qui peut être ici entendu de deux manières, soit avec Vamour du paiii, c'est-à-dire malgré Venvie qu'ils en aient étant pressés par la faim, soit avec l'amour de lui, c'est-à-dire de Dieu, à cause de Dieu, pour lui plaire. Cette latitude dans l'interprétation vient ici de Tcniploi de la préposition ala, qui signifie malgré et avec.

' Le mot zendjébil veut dire gingembre; en Orient, ou a l'habitude de le mâcher et de le mêler aux boissons et à la nourriture.

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