Assurément il sera précipité dans Al-Hotama (V enfer
§ 116. sagesse [1 verset.]
h 272. (Dieu) donne la sagesse à qui il veut ; et quiconque a obtenu la sagesse, a obtenu un bien immense : mais il n’y a que les hommes doués de sens qui y songent.
§ 117. cœur [7 versets.]
vu 41. Nous ôterons tout ressentiment du cœur ( des bienheureux)...
58. O hommes ! il vous est venu de la part de votre Seigneur un avertissement et un remède pour le mal qui ronge vos cœurs.
LE IvORAN ANALYSE.
la direction dans votre route , et la miséricorde pour les croyants.
xiii 27. ... Dieu égare celui qu’il veut, et ramène à lui ceux qui se repentent,
28. Qui croient, et dont les cœurs se reposent en sécurité dans la commémoration de Dieu. Eh quoi ! n’est-ce pas dans la commémoration de Dieu que les cœurs des hommes obtiennent la quiétude !...
xxm 80. C’est Dieu qui vous a donné l’ouïe et la vue et un cœur. Que
et xxxn 8. le nombre des reconnaissants est petit !
xxxm 4. Dieu n’a pas donné deux cœurs à l’homme ; il n’a pas fait que vos épouses que vous pouvez répudier soient pour vous comme vos mères, ni que vos enfants adoptifs soient comme vos propres enfants. Ces mots ne sont que dans votre bouche. Dieu seul dit la vérité et dirige dans le droit chemin.
§ 118. désir [2 versets.]
lui 24. L’homme aura-t-il tout ce qu’il désire?
25. C’est à Dieu qu’appartient la dernière ( direction ) comme la première.
§ 119. intention [1 verset.]
il 225. Dieu ne vous punira point pour une méprise dans vos serments;
il vous punira pour vos œuvres d’intention. Il est clément et miséricordieux.
§ 120. plaisirs [1 verset.]
ni 12. L’amour des plaisirs, tels que les femmes, les enfants, les trésors entassés d’or et d’argent, les chevaux portant des
MORALE
marques imprimées, les troupeaux, les campagnes, tout cela paraît beau aux hommes, mais ce ne sont que des jouissances temporaires de ce monde, mais la belle retraite est auprès de
Dieu.
§ 121. grandeur [1 verset.
xxxv 11. Si quelqu’un désire la grandeur, la grandeur appartient toute entière à Dieu; vers lui, montent toute bonne parole et toute bonne œuvre, et il les élève encore...
PROGRÈS
PROGRÈS. — INITIATIVE. — TRAVAIL. — DOUTE. — EXAMEN. — ASSISTANCE DIVINE.
§ 1. progrès [18 versets '.]
v 101.0 vous qui avez la foi ! ne nous questionnez pas sur des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, vous feraient du mal. Si vous questionnez sur elles quand aura été révélé le Koran, elles vous seront dévoilées. Que Dieu vous pardonne ( votre curiosité ) à ce sujet. Dieu est indulgent et bon. Avant vous, il y eut des hommes qui ont absolument voulu les connaître, leur connaissance les a rendus infidèles.
Mahomet, non plus qu’aucun autre organisateur ou réformateur de culte, à l’exception de l’étrange apôtre de l’étrange mormorisme, n’a dit en termes formels : « La parole que j’annonce n’est que transitoire ; elle n’aura de valeur qu’autant de temps qu’elle ne sera pas devenue insuffisante, en raison des notions positives acquises. » Mais il n’a pas dit davantage : « Vous n’irez pas plus loin ; Dieu n’a plus rien à vous faire connaître. » Il a dit au contraire, comme Jésus dans Saint-Mathieu, ch. VII, § 2, « Qœre et inventes, cherche et tu trouveras. 0 mon peuple ! agis selon tes forces, moi j’agirai aussi. » Il est allé plus loin, une autre fois : Si, quand le Koran aura été révélé, tu questionnes sur des choses qui, dévoilées aujourd’hui te feraient du mal, elles te seront dévoilées. »
Ce verset 101 du chapitre V n’a pas l’allure vive, nette, franche, qui lui est donnée ici. Il ne faut attendre de précision ni de poètes lyriques tels que Mahomet, Sl-Jean, David, les auteurs des Védas, ni d’un fondateur de culte, ni d’un arabe dont toute l’attention est constamment appliquée à se ménager le moyen de nier tout-à-l’heure ce qu’il affirme maintenant.
PROGRÈS
vi 135. 0 mon peuple! agis selon tes forces, moi j’agirai aussi.
xxxix 40. Dis-leur : O mon peuple! agis comme tu peux; moi j’agirai aussi et nous verrons.
Cependant la vérité n’en fait pas moins son chemin, satisfaction n’en est pas moins donnée, directement ou indirectement, à la grande loi du progrès. Ecoutons le cheikh El-Cheraoui, déjà cité; ce cheikh qui écrivait au Caire, dans le XVIe siècle, n’a jamais été contredit, il est l’un des hommes réputés les plus saints parmi les musulmans, un de leurs plus savants docteurs.
« Les modifications ou abrogations se succèdent dans le monde. La loi de Jésus a été annulée par la loi de Mahomet.il y a donc obligation d’observer la loi de Mahomet et d’abandonner ce qu’elle a abrogé de la loi de Jésus. »
« Le même fait s’est continué. Ainsi, des Ulémas éminents qui, pendant une longue période de temps, avaient scrupuleusement suivi tel principe légal, s’aperçurent qu’un autre principe, sur le même point était appuyé sur des bases plus droites et plus saines. Ils ont alors abandonné le premier et se sont conformés au second, considérant le premier comme un dire abrogé, bien que des Ulémas leurs prédécesseurs l’eussent strictement suivi pendant longtemps, et l’eussent fait servir de motif fondamental à leurs décisions jusqu’à leur mort. Et vous diriez aujourd’hui à quelqu’un : « Observez consciencieusement l’ancien principe premier » que l’individu s’y refuserait.
« Ces modifications ou rectifications s’expliquent. C’est que quand Dieu veut que ses serviteurs se soumettent à d’autres règles ou prescriptions et cela sous d’autres manières spéciales différentes des anciennes, il montre aux grands Ulémas, qu’ils ont à apprécier des données autres que celles qu’ils avaient acceptées. Et ils s’empressent d’agir et de pratiquer selon les nouveaux principes par eux adoptés. Puis, leurs continuateurs et imitateurs suivent leur exemple avec joie. Il en sera toujours ainsi jusqu’au perfectionnement final des rites, jusqu’à latin des siècles.
« Ce qui confirme cet aperçu est cette parole d’Omar (deuxième kalife) fils d’El- Khattàb : « Le Dieu Très-Haut fera surgir parmi les hommes des évènements décisifs, « selon le temps où ils vivront et les conditions d’existence où ils se trouveront. » Cette idée a été acceptée par le savant Orta, par El-Moudjahed et par l’imâm Malek. Ces hommes de science ne donnaient de solution ou de réponse définitive à ceux qui les questionnaient à propos d’évènements, que si l’évènement avait eu lieu; et ils disaient : « Quand cela aura lieu (on verra). » Et les Ulémas de cette ancienne époque se prononçaient de même.
« Certes, il y a eu au fond de ce fait (d’évolutions et de mouvements) une vue de la bonté divine pour les nations musulmanes. Car le Très-Haut a aperçu les malaises qu’ont subis dans la pratique, les hommes de ces époques et il a suscité, du sein même de leur société, des réformateurs qui les ont fait sortir de la voie où ils étaient.
« On est donc autorisé à affirmer, Dieu le sait ! que ces choses se sont accomplies par la volonté divine afin que s'opérât à l’endroit des Ulémas de l’islamisme, ce qui s’est opéré à l’endroit des envoyés ou prophètes de Dieu, dont ils sont les héritiers et
lx 7. Il se peut qu’un jour Dieu établisse entre vous et vos ennemis la bienveillance réciproque. Dieu peut tout, il est indulgent et miséricordieux.
successeurs, c’est-à-dire afin qu’ils proclamassent, à quelque époque de temps que ce fût, des aperçus ou principes qui paraîtraient nouveaux et sembleraient abroger et annuler une loi antécédente, sans cependant l’abroger et l’annuler en réalité »
Il ne s’agit ici que des Ulémas, du simple clergé, dont le pouvoir n’est que d’interprétation. El-Cheraoui va plus loin. Il reconnaît la possibilité de la venue d’un nouvel lmâm, d’un père d’une nouvelle loi.
Voici ce que le journal Le Temps publiait le 6 août 1864, à la suite d'une conspiration découverte à Constantinople et qui avait vivement préoccupé les cabinets européens.
« Ce qui, avant toute chose, mérite de fixer l’attention du publiciste dans la capitale de l’empire ottoman, c’est le mouvement qui s’oppère au sein de l’islamisme. Il est incontestable que le monde musulman se trouve arrivé à une période où la stabilité n’est plus du tout son fait : reculer ou avancer, mais agir ; tout plutôt que de s’affaisser sur lui-même. Telle est sa devise.
« Réaction ou révolution, mots d’ordre auxquels tous se rallient dans lesquels ils font tous leur choix, mais qui sont si naturellement vrais, si conformes à ce qu’un philosophe allemand a appelé les signes du temps, que l’observateur le moins attentif constate, sans aucun effort, la disposition des esprits à une action quelconque. Tandis qu’en Afrique et autre part encore, on croit voir le spectre hideux du fanatisme musulman relever la tête, on se plaît ici à découvrir un mouvement en sens inverse. Quel symptôme permettait à la société de cette capitale de raconter à tout venant les progrès des missionnaires bibliques parmi les disciples de Mahomet? Il n’y avait certes pas ombre de succès dans le prosélytisme des propagandistes anglais et américains, et cependant, la nouvelle d’une conversion de vingt, de trente mille, d’autres disaient même cent trente mille musulmans au protestantisme ne trouvait point d’incrédule. Cette nouvelle avait pris une plus forte consistance depuis trois mois environ ; elle allait s’assoupir sous l’eflfet'du calme qui subsistait dans toutes les régions quand le gouvernement s’est imposé la tâche de confirmer de son autorité l’opinion dominante, et de donner un corps à la pensée publique. Il y a quelques jours, des arrestations nocturnes furent ordonnées ; environ quatre cents musulmans de toute classe furent conduits dans les prisons de la police centrale.
« Ce qu’on disait depuis trois mois était donc prouvé ; ce qu’on avait senti, et même pressenti, s’était accompli : une révolution religieuse s’opérait dans la société musulmane. Mais l’accueil fait par le gouvernement à ces novateurs démontrait en même temps la grave erreur où l'on se trouvait depuis trois mois, en attribuant un tel succès aux prédications anglaises des missionnaires étrangers. Une conversion au christianisme échapperait à toute action de la part de l’autorité gouvernementale; les hat-ichérif, les hat-i-houmaïoun sont explicites : liberté de conscience.
'. Traduction Perron. — Revue africaine.
Pli 00 RES.
xcvi 1 1. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé tout,