‹ Le Koran analyséChapitre 504 sur 507 · Il est des hommes qui disputent de Dieu sans connaissance · texte numérisé non relu

Il est des hommes qui disputent de Dieu sans connaissance

aucune, sans avoir reçu aucune direction, sans être guidés par un Livre qui les éclaire.

9. Ils se détournent avec orgueil pour éloigner les autres du chemin de Dieu. L’opprobre est réservé à ces hommes dans ce monde; dans l’autre, nous leur ferons subir le supplice du feu.

10. Ce sera à cause des œuvres de leurs mains, car Dieu n’est point le tyran de ses serviteurs.

4. Il n’y a que les infidèles qui soulèvent des disputes sur les signes de Dieu ; mais que leur prospérité dans les pays ne t’éblouisse pas.

58. Ceux qui disputent au sujet des signes de Dieu sans avoir reçu aucun argument à l’appui, qu’ont-ils dans leurs cœurs, si ce n’est l’orgueil? mais ils n’atteindront point leur but. Toi, Mohammed , cherche ton refuge auprès de Dieu, car il entend et voit tout.

8. Quel que soit l’objet (des) disputes (des incrédules) la décision en appartient à Dieu seul. C’est Dieu, mon Seigneur; j’ai mis ma confiance en lui, par le repentir je reviens à lui.

15. Quant à ceux qui cherchent à argumenter au sujet de Dieu après s’être soumis à lui, leurs raisons seront mises au néant. A ceux-là sa colère, à ceux-là un rude châtiment.

29. ... Ils ne suivent que des opinions. Les opinions ne sauraient nullement tenir lieu de la vérité.

112. Nous donnâmes le Livre à Moïse; on se mit à disputer sur ce Livre. Si la parole de Dieu (différant le châtiment)?? avait pas été prononcée, certes, leurs différends auraient été bientôt terminés. Ton peuple aussi, à Mohammed? est dans le doute là-dessus.

1 *R< )CtRÉS.

113. Dieu payera à tous le prix de leurs œuvres, car il est instruit de tout ce que vous faites.

xvi 1 17. Ne dites point : Ceci est licite et ceci est illicite, selon que vos langues sont portées au mensonge; vous imputeriez un mensonge à Dieu ; car ceux qui imputent un mensonge à Dieu ne prospèrent point.

118. C’est une jouissance de peu de durée , pendant que leur châtiment sera douloureux.

xxxi 19. Ne voyez-vous pas que Dieu vous a soumis tout ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Il a versé sur vous ses bienfaits visibles et cachés. Il est des hommes qui disputent de Dieu, sans science, sans guide, sans livre qui éclaire.

20. Lorsqu’on leur dit : Suivez ce que Dieu vous a envoyé d’en

haut, ils disent : Nous suivrons plutôt ce que nous avons trouvé chez nos pères. Et, si Satan les invite au supplice du brasier ardent?

21. Celui qui s’abandonne entièrement à Dieu est juste, il a saisi

une anse solide. Le terme de toutes choses est en Dieu.

v 101 . O vous qui avez la foi ! ne questionnez pas sur des choses qui,

si elles vous étaient dévoilées, vous feraient du mal. Si vous questionnez sur elles quand aura été révélé le Koran, elles vous seront dévoilées. Que Dieu vous pardonne {votre curiosité) à ce sujet ; Dieu est indulgent et bon C

§ G. assistance divine [1 verset.]

vi 135. Dis-leur : O mon peuple! agis selon tes forces, moi j’agirai

aussi...

4. Il est carieux d’observer comment malgré tout, l’homme finit toujours par avoir le sentiment des véritables conditions et besoins de son intelligence. Voici deux morceaux empruntés, l’un à Ibn-Khaldoun, le Berbère, auteur de l’histoire des Berbères, {Prolégomènes, trad. de M. de Slane, t. II, page 425. Note. Imp. impériale, 1865.); l’autre au Persan Aboùl-Kacim-Ferdouci, auteur du Livre des Rois, (trad. de M. Jules Moll, Introdon page 7, Imp. royale, 1838.

« L'existence des sciences et de l' enseignement dans l'Etat civilisé est un fait conforme à la nature.

« L'homme possède en commun, avec les autres animaux, les facultés des sens, du mouvement et de la nutrition; comme eux aussi, il a besoin d’un abri, etc. Il se distingue d’eux par la réflexion, faculté qui le conduit à trouver les moyens de vivre et à se les procurer avec le concours de ses semblables. Elle le porte aussi vers la vie sociale, état qui dispose les hommes à s’entr’aider, à accepter ce que les prophètes leur annoncent de la part de Dieu, à s’y conformer dans leurs actions et à travailler pour leur salut dans l’autre vie. L’homme réfléchit toujours à ces matières; il ne discontinue pas d’y penser, même pendant un temps aussi court que celui d’un clin-d’œil que dis-je ? même pour un instant aussi rapide que la pensée qui traverse l’esprit, et qui est encore plus prompt que le regard. C’est de la réflexion que proviennent les sciences et ceux d’entre les actes dont nous avons déjà parlé. C’est à cause d’elle et de la disposition émise qui porte les hommes et même les autres animaux à rechercher ce que leur naturel exige, que l’homme désire se procurer les notions qu’il n’a pas encore acquises. Aussi, s’adresse-t-il à celui qui le surpasse en savoir, en connaissances ou en perceptivité ; ou bien il accepte ces notions d’une personne qu’il rencontre, et qui les aura reçues (par la voie de la tradition) des prophètes qui ont vécu avant lui. Il apprend ces renseignements, et s’empresse de les recueillir et de les connaître. Ensuite il dirige sa réflexion et sa faculté spéculative vers une vérité quelconque, et examine, un à un, les accidents qui surviennent à l’essence de cette vérité; il y persévère jusqu’à ce qu’il acquière, comme une faculté, la connaissance de ces accidents. Alors, ce qu’il a découvert à ce sujet forme une science sui generis. Comme les hommes de la nouvelle génération aspirent à connaître ces faits et s’empressent de les apprendre, cela donne lieu à l’enseignement de cette branche de connaissances. On voit par là que les sciences et l’enseignement sont naturels à l’espèce humaine. » (Ibn- Kaldoun.)

« C’est ici, ô sage, le lieu où il convient de parler de la valeur de l’intelligence. Parle et tire de la raison ce que tu sais, pour que l’oreille de celui qui t’écoute s’en nourrisse. L’intelligence est le plus grand de tous les dons de Dieu, et la célébrer est la meilleure des actions. L’intelligence est le guide dans la vie, elle réjouit le cœur, elle est ton secours dans ce monde et dans l’autre. La raison est la source de tes joies et de tes chagrins, de tes profits et de tes pertes. Si elle s’obscurcit, l'homme à l’âme brûlante ne peut plus connaître le contentement. Ainsi parle un homme vertueux et intelligent, des paroles duquel se nourrit le sage : « Quiconque n’obéit pas à la raison « se déchirera lui-même par ses actions; le sage l’appelle insensé, et les siens te « tiennent pour étranger. » C’est par l’intelligence que tu as de la valeur dans ce monde et dans l’autre, et celui dont la raison est brisée tombe dans l’esclavage. La raison est l’œil de l’âme; et si tu réfléchis, tu dois voir que, sans les yeux de l’àme, tu ne pourrais gouverner ce monde. Comprends que la raison est la première chose créée. Elle est le gardien de l’àme; c’est à elle qu’est due l’action de grâces, grâces que tu dois

PROGRÈS

lui rendre par la langue, les yeux et les oreilles. C’est d’elle que te viennent les biens et les maux sans nombre. Qui pourrait célébrer suffisamment la raison et l’âme ? et si je le pouvais, qui pourrait l’entendre ! mais comme personne ne peut en parler convenablement, parle-nous ô sage, de la création du monde. Tu es la créature de l’auteur du monde, tu connais ce qui est manifeste et ce qui est secret. Prends toujours la raison pour guide, elle t’aidera à te tenir loin de ce qui est mauvais; cherche ton chemin d’après les paroles de ceux qui savent, parcours le monde, parle à tous, et quand tu auras entendu la parole de tous les sages, ne te relâche pas un instant de l’enseignement. Quand tu seras parvenu à jeter tes regards sur les branches de l’arbre de la parole, tu reconnaîtras que le savoir ne pénètre pas jusqu’à la racine. »

Le Livre des Rois (Perse) par Aboùl-Kacim-Ferdouci. Traduit par Jules Molli. Imp. royale, in-f°, 1838, introduction, page 7.

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