Une autre génération les a remplacés sur la terre
Résignés à la Providence divine, soumis à tous ses dé crets, ils ont mis leur con-
LE KOltÂN.
fiance dans la miséricorde du Seii;neiir; ils ont reçu l'allianoo du Pentateuque, à condition qu'ils ne diraient de Dieu que la vérité, et qu'ils se livreraient avec zèle à l'étude des Kcritures. Le paradis sera la récompense fortunée de ceux qui marchent dans la crainte. Ne le comprenezvous pas?
169. Ceux qui, assidus à la lecture du Pentateuque, font la prière prescrite, recevront la récompense de leurs bonnes œuvres.
170. Quand nous élevâmes la montagne qui les ombragea; quand ils croyaient que son sommet ébranlé allait fondre sur leurs tètes, nous leur dimes : Recevez avec zèle ces tables que nous vous offrons; souvenez-vous des préceptes qui y sont gravés, afin que vous craigniez le Seigneur.
171. Dieu ayant tiré toute la postérité d'Adam des reins de ses fils (1), leur demanda :
Suis-je votre Seigneur? Tu es notre Dieu, répondirent-ils.
Nous avons gardé leur témoignage, afin qu'au jour de la résurrection vous ne puissiez
(1) Les écrivains arabes expliquent ainsi ce passage : Dieu fit descendre Adam dans l'Inde. Il lui frotta le dos avec la main, et tira de ses reins et des reins de ses fils tous les hommes qui devaientnaître jusqu'au jour de la résurrection. Ensuite il leur dit : .No suls-je pas votre Dieu? Nous attestons que tu es notre Dieu, répoudireutils. Il dit aux anges : Soyet témoins de leur croyance. Nous en sommes témoins, réponilirint les anges. Dieu fit rentrer, coiitiuue EUiaean, toute la postérité d'Adam dans ses reins. Jahta rapporte ce passage sur la foi d'Ebuabbas.
vous excuser sur votre ignorance,
172. Ni dire : Nos pères étaient idolâtres; serons-nous punis pour les crimes qu'ils ont commis?
173. Ainsi nous expliquons notre doctrine, afin de ramener les hommes .'lia vraie foi.
174. Récite-leur l'histoire de celui qui refusa de croire à notre religion (2); le diable le suivit, et le fit tomber dans ses pièges.
175. Si nous avions voulu, nous l'aurions élevé à la sagesse ; mais il était attaché à la terre, et n'écoutait que ses passions, semblable au chien qui aboie quand tu le chasses, qui aboie quand tu t'éloignes de lui. Tels sont ceux qui nient la vérité de notre religion. Ofîre-leur cet exemple, et qu'il leur serve d'avertissement.
176. Ceux qui blasphèment contre l'islamisme, et qui souillent leurs âmes, ont une malheureuse ressemblance.
177. Ceux que Dieu éclaire marchent dans les voies du salut; ceux qu'il égare courent à leur perte.
178. Combien nous avons créé de génies et d'hommes dout l'enfer sera le partage!
Ils ont un cœur, et ils ne sentent point; ils ont des yeux, et ils ne voient point; ils ont
(2) C'est Balaam, fils de Beor. Ayant reçu des présents pour vomir des imprécations contre Moïse, il en porta la peine. La langue lui sortit de la bourlie, et tomba jusque sur sa poitrine. Oelaleddin. Zamchascar.
desoreillen. et ils u'entcndcut point. Serabhibles aux bètes brutes, ou plus aveugles qu'elles, ils restent daus leur abrutissement.
179. Les plus beaux noms 'appartiennent à Dieu ( 1). Serst'en pour l'invoquer. Fuis ceux qui les emploient sacrilègement. Ils recevront le prix de leurs œuvres.
180. Il est des hommes qui se conduisent avec sagesse et dont l'équité règle toutes les actions.
181. Ceux pour qui l'islamisme n'est qu'imposture seront punis à linstant où ils ne s'y attendront pas.
182. Si ma vengeance est lente, elle n'en est que plus terrible.
183. N'ont-ils pas dû penser que Mahomet n'était point possédé d'un esprit, lui qui n'a d'autre fonction que de prêcher la parole divine?
184. A''ont-ils pas sous les yeux le spectacle du ciel et de la terre, cette chaîne d'êti'es que Dieu a créés? Ne voient-ils pas que la mort peut les surprendre? En quel autre livre croiront-ils?
18o. Ceux que Dieu ploiigera dans l'erreur ne verrvjnt plus la lumière. Il '.es laissera ensevelis dans leur aveuglement.
(1) Ces noms, suivant If 5 auUars arabes, sont au nombre de quat'ivviijgi-tiix-neuf. Les habitants de la Mecque les employaient sacrilègeni .nt en nommant trois de leurs idoles, meijat, 'illat,elaza. Ils avaient tir^ ces tro'.s (iéLominations de allah. einziz, menon. De.i, puissant, miséricordieux.
186. Ils te demanderont quand arrivera l'heure. Héponds-leur : Dieu s'en est réservé la connaissance. Lui seul peut la révéler. Ce jour effrayera les cieux et la terre.
Il surprendra les mortels,
187. Ils te demanderont si tu en as la connaissance. Réponds-leur : Dieu seul le connaît, et la pluparl des hommes ignorent cette véHlé,
188. Je ne puis jouir d'aucun avantage, ni éprouver de disgrâce, sans la volonté de Dieu. Si l'avenir m'était dévoilé, je rassemblerais des trésors, et me .Tiettrais à l'abri des coups du sort; mais je ne suis qu'un homme chargé d'annoncer aux croyants les menr-ces et les promesses divines.
189 Dieu vous a tous créés d'un ssul homme, dont il for»
ma la fcimme pour être sa coiapagnc. Ils eurent commerce ensemble, et elle porta d'abord un léger fardeau (2)
(i) Héve sentit d'abord un fardeau l^ger qui ne l'empêchait point de marcher. Satan se présenta à elle sous la forme Humaine, et lui demanda cequ'elle portait dans son sein. « Je l'ignore, répondit-elle. — C'est peut-être, ajouta le testateur, un animai semblable à ceux que tu vois paître. » héve ayant répliqué qu'elle n'en savait rien, il se retira. Lorsqu'elle fut avancée dans sa grossesse, il revintet lui deraamla comment elle se trouvait. « Jecrains, rcpouilit-elle, que ta prédiction ne soit vraie. J'ai de la peine à marcher et à me lever lorsque je suis assise. Satan continua : — Si Ûiou, à ma prière, t'accorde un enfant semblable à toi et à Adam, l'appel lerastu de mon nom?» JJeue promit. Lorsqu'elle cul enfante, Satan revint et la somma d'exécuter sa promesse, a (Juel est ton nom ?» lui deniauda-t-elle. A-bdetr
LE IvOUAN.
qui no f;ènait point sa marches. H devint plus pesant, et les deux époux adresstTent au ciel cette pi ière : Seigneur, si tu nous donnes un enfant bien conforme, nous le rendrons des actions de grâces.
190. Le ciel exauça leurs vœux, et ils partagèrent entre Dieu et Satan, le tribut de leur reconnaissance. Loin de lui ce culte sacrilège!
191. Lui donneront-ils pour égaux des dieux qui ne sauraient rien créer, qui ont été créés, av] vit incapables de les ai lur, et de s'aider euxmêmes?
192. Appelez-les au chemin du salui, ils ne vous suivront point; invoquez-les, ou non, ils ne vous'procureront aucun avantage.
193. Ils sont esclaves comme vous. Priez-les, et qu'ils vous exaucent, si votre culte est véritable.
194. Ont-ils des pied3 avec les quels ils puissent mai\:;her, des mains pour saisir, des yeux pour voir, des oreille-s pour entendre? Dis-Iour :
Appelez-vos dieux, etmr tendez des embûches. Ne croyez pas que je les craigne.
i 95. J'aurai pour protecteur celui qui a fait descendre le Koran. Il protège les justes.
190. Les idoles, à qui vous offrez votre encens, ne peuvent vous secourir. Elles ne sauraient se secourir ellemèmes.
^ves, répliqua le tentateur. Héve ayant donné ceoomàsonfils, il mourut sur-lechamp. Jafiia cité par Caleb.
197. Pressez-les d'entrer dans la voie du salul. Elles no vous entendront point.
Vous voyez leurs 3 eux tournés vers vous ; mais elles ne vous aperçoivent pas.
198. Que l'indulgence soit ton partage. Commande la justice, et fuis les ignorants.
199. Oppose aux pièges du tentateur l'assistance du Très- Haut. Il sait et entend tout.
200. Que ceux qui craignent le Seigneur se rappellent ses bienfaits quand ils seront tentés, et ii les éclairera.
201. Mais les infidèles ne pourront plus dissiper le nuage ténébreux que Satan épaissira autour deux.
202. Si tu ne fais briller à leurs yeux quelque signe éclatant, ils diront : De quelles fables viens-tu nous bercer?
Réponds-leur : Je ne vous prêche que ce que le ciel m'a révélé. Ce livre renferme les préceptes divins; il est la lumière des croyants, et le gage de lamiséricorde divine.
203. Ecoutez en silence la lecture du Koran, afin que TOUS soyez dignes de la clémence du Seigneur.
p(t4. Entretiens dans ton cœiw le souvenir de Dieu.
Prie- le avec crainte, avec humi'ité.etsans l'ostentation des paroles. Remplis ce devoir soir et n'iatin.
2O0. Les anges qui sont dans la- présence du Très- Haut, loin de refuser orgueilleusement d'.'ibéir à ses lois, le louent, et l'adorent sans cesse.