Vos femmes sont votre
champ. Cuilivez-le toutes les fois (ju'il vous plaira. I^r'munisscz vos cœurs. Craignez le Seigneur, et songez que vous retournerez à lui. Annonce aux croyants le bonheur qui les attend.
224. Ne jurez point par le nom de Dieu, que vous serez justes, pieux, et que vous maintiendrez la paix parmi vos semblables. Il sait et entend tout.
225. Dieu ne vous punira pas pour une parole échappée dans vos jurements. Il vous punira si vos cœurs y ont consenti. Il est indulgent et miséricordieux.
226. Ceux qui jureront de n'avoir point de commerce avec leurs femmes fl) auront un délai de quatre mois. Si pendant ce temps ils reviennent à elles, le Seigneur est indulgent et miséricordieux.
221. Si le divorce est fermement résolu, Dieu sait et entend tout.
228. Les femmes répudiées laisseront écouler trois mois avant de se remarier. Elles ne pourront cacher qu'elles sont enceintes, si elles croient en Dieu et au jour du jugement. Il est plus équitable alors que le mari les reprenne, s'il désire une sincère réconciliation. II faut que les fem-
(1) Lorsqu'un mabométan a fait serment de ue plus avoir de commerce avec safemiie, il a quatre mois de délai pendant lesquels il peut se péconcilier avec elle. S'il laisse passer le terme, il est obligé de la répudier. Elle devieiit libre et peut former de nouveaui nœuds.
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mes se comportent avec la décence convenable, et que les maris aient sur elles la prééminence. Dieu est puissant et sage.
229. La répudiation n'aura lieu que deux fois. Les maris garderont leurs femmes avec humanité, ou les renverront avec justice. Ils ne peuvent rien reicnir de leur dot, à moins que les deux époux ne craignissent de passer les bornes prescrites par le Seigneur. Alors le mari a droit de se racheter de la rigueur de la loi. Tels sont les préceptes divins. Ne les transgressez pas. Ceux qui les violentent sont criminels.
230. Celui qui répudiera trois fois une femme (1) ne pourra la reprendre qu'après qu'elle aura passé dans la couche d'un autre époux qui l'aura répudiée. Il leur sera permis alors de se réunir, s'ils croient pouvoir observer les Commandements de Dieu. Il les annonce à ceux qui ont la science.
(1) La religion punit le niabométaa qui a fait trois fois le serment de répudier une femme, en ne lui permettant lie la reprendre qu'après qu'elle a passé dans la couche d'un autre homme. Le coupable qui se trouve dans cette fàchfuse circotistance tâche d'éluder la loi. Il cherche un ami sur la discrétion duquel il puisse compter, l'enferme aTec son épouse en présence de témoins, et attend en tremblant l'événement incertain. L'épreuve est dangereuse. Si l'officieux ami dit en sortant qu'il répudie celle dont il est censé avoir été l'époox, le {«emier a droit de la re-
Îirendre, mais si, oubliant l'amitié dans es bras de l'amour, il déclare qu'il la reconnaît pour sa femme, il Teramene •TM lui et le mariage est valide.
231. Lorsque vous aurez répudié une femme, et que le temps de la renvoyer sera venu, gardez -la avec humanité, ou la renvoyez avec bienfaisance. Ne la retenez point par force, de peur d'être prévaricaleurs. Cette conduite serait injuste. Ne faites pas un jeu des lois divines. Souvenez-vous des grâces dont le ciel vous a comblés. Souvenez-vous qu'il vous a envoyé le l' 're qui renferme la sagesse. Craignez le Seigneur.
Sachez que sa science est infinie.
232. Lorsque la femme que vous aurez répudiée aura attendu le temps marqué, ne l'empêchez pas de former légitimement un second hymen.
Ces préceptes regardent ceux qui croient en Dieu et au joui dernier. Ils sont justes et sages. Dieu sait et vous ne savez pas.
233. Les mères allaiteront leurs enfants deux ans complets, si le père veut que le temps soit complet. La nourriture et le vêtement de la femme regardent l'époux. Il doit l'entretenir comme il convient, suivant ses facultés.
Les parents ne seront pas contraints de faire pour leurs enfants plus qu'ils ne peuvent, ni les tuteurs pour leurs pupilles. Il sera permis à la mère de sevrer son nourrisson,du consentement du mari.
Ils peuvent aussi appeler une nourrice, pourvu qu'ils lui payent fidèlement ce qu'ils auront promis. Craignez le
LE KOKAN.
Seigneur. Sachez qu'il a l'œil ouvert sur vos actions.
234. Les femmes que vous laisserez en mourant, attendront quatre mois et dixjours.
Ce terme expiré, vous ne serez point responsables de ce qu'elles feront légitimement.
Dieu voit vos œuvres.
235. Le désir d'épouser une femme, soit que vous le fassiez paraître, soit que vous le receliez dans vos cœurs, ne vous rendra point coupables devant Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous empêcher de songer aux femmes; mais ne leur promettez pas en secret, à moins que l'honnêteté de vos discours ne voile votre amour.
236. Ne serrez les liens du mariage que quand le temps prescrit sera accompli. Sachez que Dieu connaît le fond de vos cœurs. Craignez-le, et n'oubliez pas qu'il est clément et miséricordieux.
237. Vous ne serez soumis à aucune peine, eu répudiant une femme avec qui vous n'aurez point eu commerce, ou à qui vous n'aurez point assigné de dot. Ce que vous donnerez à vos femmes doit répondre à vos facultés. Le riche et le pauvre les doteront différemment. La justice et la bienfaisance doivent régler leurs dons.
238. Celui qui répudiera une femme dotée, avant d'avoir eu commerce avec elle, lui laissera la moitié de la dot; mais du consentement des deux époux, ou de celui
seul du mari, la femme peut recevoir la dot entière, ce qui est plus digne de la piété.
N'oubliez pas la bienfaisance entre vous. Le Très-Haut est témoin de vos actions.
239. Accomplissez exactement la prière, surtout celle de raidi. Levez- vous et priez avec dévotion.
240. Si vous êtes dans la crainte, faites la prière en marchant, ou à cheval ; lorsque vous êtes en sûreté rappelez-vous les grâces du ciel.
Songez qu'il vous a enseigné la doctrine que vous ignoriez.
241. Ceux qui laisseront des épouses en mourant leur assigneront un legs, comme l'entretien pendant une année, et un asile dans leur maison. Si elles sortent d'ellesmêmes, les héritiers ne seront point responsables de ce qu'elles feront avec décence.
Dieu est puissant et sage.
242. Un entretien honnête est dû aux personnes répudiées, c'est un devoir à la charge de ceux qui craignent Dieu.
243. C'est ainsi qu'il vous explique ses préceptes divins, afin que vous les conceviez.
244. Ne vous rappelez-vous pas ceux que la crainte de la mort fit sortir de leurs maisons au nombre de plusieurs mille (I)? Dieu leur dit :
(1) La peste ravageait Davardan, ville de Judée. La plupart des habitants prirent la fuite. Dieu leur dit : Mourez; et ils moururent. Plusieurs années après il les ressuscita à la prière d'Ezéchiel ; mais ils conservèrent sur leurs visages
LIi KOKAN.
Mourez; ensuite il leur rendit la vie, parce qu'il est plein delibéralilri pour les hommes.
Cependant la plupart ne le remercient point de ses bienfaits.
245. Combattez pour la défense de la foi, et sachez que Dieu sait et entend tout.
246. Celui qui fera au Seigneur le prêt glorieux de ses biens, les verra multiplier au centuple. 11 étend, ou resserre ses faveurs à son gré.
Vous retournerez tous à lui.
247. Rappelez-vous l'assemblée des enfants d'Israël, après la mort de Moïse, lorsqu'ils dirent à leur prophète :
Créez-nous un roi, afin que nous combattions pour la cause de Dieu. Serez-vous prêts à combattre, leur demanda le prophète, lorsque le temps sera venu? Et qui pourrait, répondirent-ils, nous empêcher de marcher sous l'étendard de la foi? Nous avons été chassés de nos maisons ; on nous a enlevé nos entants ! Lorsque le jour du combat fut venu, tous prirent la fuite, excepté un petit nombre; mais le Tout- Puissant voit les pervers.