‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 158 sur 441 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

génies ' ; il se révolta contre les ordres de Dieu ; prendrez vous donc plutôt Éblis et sa race pour patrons que moi ? Ils sont vos ennemis. Quel détestable échange que celui des méchants 1

49. Je ne vous ai point pris à témoin quand je créais les deux et la terre, et quand je vous créais, vous; je n’ai point appelé à mon aide ceux qui s’égarent.

39. Un jour, Dieu dira aux infidèles : Appelez vos compagnons, ceux que vous croyez cire dieux. Ils les appelleront, mais ils n’obtiendront aucune réponse. Nous mettrons entre eux la vallée de la destruction.

51 . Les coupables verront le feu de l’enfer et sauront qu’ils y seront précipités ; ils ne trouveront aucun moyen d'y échapper.

52. Nous nous sommes servi dans ce Koran de toute sorte de paraboles à l’usage des hommes; mais l’homme engage la dispute sur la plupart des choses.

53. Qu’est-ce donc qui empêche les hommes de croire quand la direction du droit chemin leur a été donnée? qu’est-ce qui les empêche d’implorer le pardon de Dieu? Peut-être attendent-ils le sort des hommes d'autrefois , ou que le châtiment les atteigne à la face de l’univers.

34. Nous envoyons des apôtres chargés d’avertir et d’annoncer. Les incrédules se servent d’arguments futiles pour effacer la vérité, 1 1 prennent nos miracles et les peines dont on les menace pour l'objet de leurs railleries.

4 Ce passage embarrasse les commentateurs. Eblis est ici compté parmi les génies, cl djinn, r ce intermédiaire entre les liommes et les anges, etdont l’origine et la nature sont aussi vaguement définies dans le Koran que dans presque tontes les religions. EMis était d’abord nu ange, ain>i que li dit le Koran en pluncur* endroits; sa rébellion l’a fait précipiter du ciel, il devient ■\atan, cl ehcitan, le tentateur, le diable, l’ennemi déclaré des humains. Les anges ne peuvent ».i enfanter, ni engendrer, et ne pèchent point, tandis que les génies sc reproduisent, sont sujets aux péchés et passibles des châtiments de la vie future. Quelques commentateurs croient tpi’il faut regarder Eblis comme le père de la race des génies; mais le texte qui nous, occupe dit : il était du nombre des génies» Quelle que soit l’affinité des êtres désignés par le non» de rhei- /.-#//, Satau (an pluriel chcïatin avec ceux de génies ( djinn ', tous deux représentant le prin- ..ipe du mal, il est nécessaire de les distinguer, d’en distinguer le caractère cl leur apparition dans les différents cultes. Satan appartient au culte, sinon primitif, du moins fort ancien, des peuples sémitiques, il se rattache au mjlhe de la chute de l’ange et de l’homme; les génies appartiendraient pliilêt aux mythes perses et indiens [die, deea), et n’anraient fait invasion dan» I s cultes des peuples sémitiques que plus tard. On voit par les passages du Koran, chap. II, îîG, «t chap. XIX, G9, que les mots génies et Satan «ont identiques ; oïl peut le prouver en- • '•••(! par des passages analogues, chap. XXVII, ."9-40, LXXII, 11. Four mettre le lecteur lançai» ?i même de s’éclairer sur cette question, nous traduisons partout le mol che'ittm par t’a tan, eheiafin par démens, et djinn par génie.

33. Quel être plus coupable fjue celui qui se détourne quand on lui récite nos enseignements, qui oublie les actions qu'il avait commises lui-même? Nous avons recouvert leurs cœurs de plus d’une, enveloppe, pour qu'ils ne comprennent point le Koran, et nous avons jeté la surdité dans leurs oreilles.

56. Quand même tu les appellerais à la droite voie, ils ne la suivront jamais.

37. Ton Seigneur est indulgent et plein de compassion; s'il voulait les punir de leurs œuvres, il aurait avancé l’heure du châtiment. Mais ils ont un terme fixé pour l'accomplissement des menaces, et ils ne trouveront aucun refuge contre sa vengeance.

38. Nous avons détruit ces anciennes cités, à cause de leur impiété. Précédemment nous les avions menacées de leur ruine.

59. Tn jour Moïse dit à son serviteur 1 : Je ne cesserai de marcher jusqu’à ce que je sois parvenu à l’endroit où les deux mers se joignent, ou je marcherai pendant plus de quatre-vingts ans.

69. Lorsqu’ils furent arrivés au confluent des deux mers, ils s’aperçurent qu'ils avaient perdu leur poisson’, qui prit la route de la mer par une voie souterraine.

(il. Ils passèrent outre, et Moïse dit à son serviteur : Sers-nous notre repas, nous avons éprouvé beaucoup de fatigues dans ce voyage.

<12. — Qu’en dis-tu? reprit son serviteur. Lorsque nous nous sommes arrêtés auprès de ce rocher, je n’ai fait aucune attention au poisson. Il n’y a que Satan qui eût pu me le faire oublier ainsi, pour que je ne te le rappelasse pas; le poisson a pris son chemin vers la mer; c’est miraculeux.

63. — C'est ce que je désirais, reprit Moïse. Et ils retournèrent tous deux sur leurs pas.

61. Us rencontrèrent un de nos serviteurs que nous avons favorisé de noire grâce et éclairé de notre science.

65. Puis-je te suivre, lui dit Moïse, afin que lu m’enseignes une portion de ce qu’on t’a enseigné à toi-même par rapport à la vraie route?

* JuMuf, fils de Noun,

3 11$ avaient pris un poisson ; à l'endroit où il disparaîtrait. Moïse devait liouvcr celui qu'il cherchait.

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