CHAPITRE XXIV
47. Quand on les appelle devant Dieu et devant son apôtre afin qu’ils décident entre eux, voici qu’une partie d’entre eux s’éloignent et se détournent.
48. Si la vérité était de leur côté, ils obéiraient et viendraient à lui.
49. Une maladie siége-t-elle dans leur cœur, ou bien doutent-ils, ou bien craignent-ils que Dieu et sou apôtre ne les trompent ? —
Non, mais ils sont méchants.
50. Quelles sont les paroles des croyants quand on les appelle devant Dieu et devant son apôtre afin qu’ils décident entre eux?
Ils disent : Nous avons entendu et nous obéissons. Et ils seront heureux.
51. Quiconque obéit à Dieu et à son prophète, quiconque le craint, le redoute, sera du nombre des bienheureux.
52. Ils ont juré, par le nom de Dieu, le plus solennel des serments, que, si lu leur ordonnais de marcher au combat, ils le feraient. Dis-leur : Ne jurez point; c'est l’obéissance qui a du prix.
Dieu connaît vos actions.
53. Dis-leur : Obéissez à Dieu et à l’apôtre. Si vous tournez le dos, on ne lui en demandera pas compte; on n’attend de lui que ses œuvres, comme on attend de vous les vôtres. Si vous obéissez, vous serez dirigés. La prédication ouverte est seule à la charge de l’apôtre.
54. Dieu a promis à ceux qui auront cru et pratiqué les bonnes œuvres, de les constituer héritiers dans ce pays, ainsi qu’il a fait succéder vos devanciers aux infidèles qui les ont précédés; il leur a promis d’établir fermement cette religion dans laquelle ils se sont complu, et de changer leur inquiétude en sécurité. Ils m’ado- < reront et ne m’associeront dans leur culte aucun autre être. Ceux qui, après ces avertissements, demeureraient infidèles, seraient impies.
«55. Observez exactement la prière, faites l’aumône, obéissez à l’apôtre, et vous éprouverez la miséricorde de Dieu.
50. N’allez pas croire que les infidèles puissent affaiblir la puissance de Dieu sur la terre, eux qui auront le feu pour demeure.
Et quel affreux séjour!
57. O croyants! que vos esclaves, les enfants qui n’ont point atteint l’âge de puberté, avant d’entrer chez vous, vous en deman-
dent la permission, et ce trois fois par jour : avant la prière de l’aurore, lorsque vous quittez vos habits à midi, et après la prière du soir ; ces trois moments doivent être respectés par décence. Il n'y aura aucun mal ni pour vous ni pour eux s'ils entrent à d'autres heures sans permission, quand vous allez vous voir les uns les antres. C’est ainsi que Dieu vous explique ses signes. Or, il est savant et sage.
58. Lorsque vos enfants auront atteint l’A.ge de puberté, ils devront, à toute heure, demander la permission d’entrer comme l’avaient demandée ceux qui avaient atteint cet âge avant eux. C’est ainsi que Dieu vous explique ses signes. Or, il est savant et sage.
59. Les femmes qui n’enfantent plus, et qui n’espèrent plus pouvoir se marier, peuvent, sans inconvénient, ôter leurs vêtements, sans cependant montrer leurs ornements; mais, si elles s’en abstiennent, cela leur vaudra mieux. Dieu entend et sait tout.
CO. On ne tiendra pas à crime à un aveugle, ni à un boiteux, ni à un homme malade, de manger à vos tables, ni à vous, si vous faites vos repas dans vos maisons, dans celles de vas pères ou de vos mères, ou de vos frères, ou de vos oncles et de vos tantes paternels, on de vos oncles et de vos tantes maternels, dans les maisons dont vous avez les clefs, dans celles de vos amis. Il n'y a aucun inconvénient pour vous à manger en commun ou séparément*.
01. Quand vous entrez dans une maison, saluez-vous réciproquement {celui qui entre et celui qui reçoit ), en vous souhaitant de par Dieu une bonne et heureuse santé. C’est ainsi que Dieu vous explique ses signes, alinque vous les compreniez.
fi-2. Les vrais croyants sont ceux qui croient en Dieu et à son apôtre, qui, lorsqu’ils se réunissent chez toi pour quelque affaire d'intérêt commun, ne s’éloignent pas sans ta permission. Ceux qui te la demandent sont ceux qui croient en Dieu et à son apôtre. S'ils le la demandent pour s’occuper de quelque autre affaire, tu l’accorderas à celui que tu voudras. Implore pour eux l’indulgence de Dieu ; car il est indulgent et miséricordieux.
* Ce verset relève le» musulman» de» scrupule.» fonde'» sur quelque» usage» superstitieux che* le» Arabe» : tel était, par exemple, l’usage de ne poiol admettre à leur table le» boiteux ou les aveugle», et de ne point faire de repas cbex d’autres; d’autres, au contraire, se faisaient un scrupule de manger seuls.