O Moïse! je suis le Dieu puissant et sage
10. Jette ton bâton. Moïse le jeta, et lorsqu’il le vit se remuer comme un serpent, il se mit à fuir sans se retourner. O Moïse ! lui cria-t-on, né crains rien. Les envoyés n’ont rien à craindre de moi,
11. Si ce n’est peut-être celui qui a commis quelque iniquité-^ mais, s’il a remplacé le mal par le bien, je suis indulgent et miséricordieux.
12. Porte ta main dans ton sein, et tu la retireras toute blanche,
4 L« titre de cette sourate est emprunte au Tenet 18.
3 Voyez, au sujet de cet lettres, U note 1 du chapitre II.
sans que ce soit une maladie «. Ce sera un des neuf prodiges envoyés contre Pharaon et son peuple ; c’est un peuple pervers.
13. Quand nos miracles frappèrent leurs yeux en toute évidence, ils disaient : C’est de la magie, à n’en pas douter.
ii. Quoiqu’ils aient acquis la certitude de leur vérité, ils les nièrent par orgueil et injustice. Mais considère quelle fut la fin des méchants.
13. Nous avons donné la science à David et à Salomon *. Ils disaient : Louange à Dieu qui nous a élevés au-dessus de tant de ses serviteurs croyants !
10. Salomon fut l’héritier de David ; il dit : O hommes ! on nous a appris à comprendre le langage des oiseaux, et on nous a comblé de toute sorte de choses. C’est une faveur évidente de Dieu.
17. Un jour, les armées de Salomon, composées de génies et d'hommes, se rassemblèrent devant lui, et les oiseaux aussi, tous rangés séparément.
18. Lorsque tout ce cortège arriva à la vallée des fourmis, une
d’entre elles dit : O fourmis ! rentrez dans vos demeures, de peur que Salomon et ses armées ne vous foulent par mégarde sous leurs pieds. •
19. Et Salomon sourit à ces paroles de la fourmi, et dit : Seigneur ! fais que je te sois reconnaissant pour les bienfaits dont tu m’as comblé ainsi que mes pères ; fais que je pratique le bien pour te plaire, et assigne-moi une part dans la miséricorde dont tu environnes tes serviteurs vertueux.
20. Il passa en revue l’armée des oiseaux, et dit : Pourquoi ne vois-je pas ici la huppe? Est-elle absente?
21. En vérité, je lui infligerai une rude punition; je la mettrai à mort, ù moins qu’elle ne me donne quelque excuse légitime.
• C*est-li-dirc que ce n’est pas 1a lèpre.
9 Salomon ( Soleimart ) est regardé par les Musulmans comme un prophète et comme un roi sage et puissant. La splendeur de sa cour, la magnificence de scs palais, l’empire absolu qu’il exerçait sur les vents et sur les génies, la connaissance du langage de tous les êtres créés, et ^ côté de tous ces emblèmes de grandeur son affabilité qn’il laissa aller jusqu'il s’entretenir avec la fourmi et li accueillir gracieusement une cuisse de sauterelle dont elle lui fit hommage, tout cela fournit aux auteurs orientaux tin sujet éternel de comparaisons et d’allusions. Mahomet, qui aura puisé dans les erntes juifs le merveilleux de Phistnirc de Salomon, ne sait rien de ses écarts qui l’ont fait tomber dans l'idolâtrie. Vo y. cbap. XXXV III, 33. Peut-être aussi le prtTphèle arabe a-t-il jugé îi propos de supprimer, dans l'intérêt du culte unitaire qu’il prêchait, l’histoire de 1a chnte d'un prince aussi célèbre par sa sagesse. Voy. chap, XXXI Vf 11, 12, 13.