CHAPITRE XXXIII
5. Appelez vos fils adoptifs du nom de leurs pères, ce sera plus équitable devant Dieu. Si vous ne connaissez pas leurs pères, qu’ils soient vos frères en religion et vos clients \ vous n'èles pas coupables si vous ne le savez pas ; mais c’est un péché de le faire sciemment. Dieu est plein de bonté et de miséricorde.
6. Le prophète aime les croyants plus qu’ils ne s'aiment euxmêmes ' -, ses femmes sont leurs mères. Selon le livre de Dieu, les hommes liés entre eux par les liens du sang, sont plus proches les uns des autres, que les autres croyants et les Mohadjersi ; mais le peu de bien que vous ferez à vos amis sera inscrit dans le Livre.
7. Souviens-toi que uous avons contracté un pacte avec les prophètes et avec toi, avec Noé, et Abraham, et Moïse, et Jésus, fils de Marie ; nous avons formé une alliance ferme,
8. Afin que Dieu puisse interroger ceux qui disent la vérité au sujet de la vérité ; car il a préparé un châtiment terrible pour les infidèles.
9. O croyants ! souvenez-vous des bienfaits de Dieu envers vous, lorsque des armées fondaient sur vous, et que nous envoyâmes un veut et des armées invisibles. Dieu voit ce que vous faites.
10. Lorsque vos ennemis fondaient sur vous du haut et du bas de la vallée 3, lorsque vos yeux s'égaraient et vos coeurs vous quittaient 4 , vous aviez alors sur Dieu des pensées coupables.
11. Les fidèles subissaient alorsune rude épreuve, ils tremblaient d’un tremblement violent.
12. Lorsque les hypocrites et ceux dont le cœur est atteint d’une maladie vous disaient que Dieu vous avait fait une fausse promesse ;
femmes que ceux-ci araicnt répudiées. On verra au verset 37 les motifs de cette dispense. Par les mots : Dieu n’a pas donné deux coeurs H l’homme, on enteud que l’homme ne peut pas avoir une affection égale pour ses propres enfants et pour les adoptifs.
4 Mot li mot ! Le prophète est plus proche des croyants que leurs âmes, c’esta-dire plus proche que les croyants ne le sont à cux-mémes.
3 Les Mohadjcr < sont ceux qui avaient émigre de la Mecque. Ce verset abroge ceux du chapitre VIII, ou les Mohadjers et les Ansais ( auxiliaires de Médine) sont désignés comme héritiers les Uns des autres, i l'exclusion des antres parents alors idolâtres encore.
* Il s'agit ici de l'engagement qui eut lien sous les murs de Médine, où une partie des forces ennemies était au haut ët une antre au bas de la vallée.
4 Mot a mot : vos cœurs avaient déji atteint la gorge.
13. Lorsqu’une partie d'entre eux disaient : O habitants de Iathrib 1 ! il n’y a point ici d’asile pour vous ; retournez plutôt chez vous, une partie d’entre vous demandèrent au prophète la permission de se retirer, en disant : Nos maisons sont sans défense ; mais ils n'avaient d’autre intention que de fuir.
11. Si dans cet instant l'ennemi fût entré dans Médine et leur eut proposé d’abandonner les croyants et même de les combattre, ils y auraient consenti ; mais dans ce cas ils n’y seraient restés que très-peu de temps.
15. Ils avaient précédemment promis à Dieu de ne point tourner le dos. On demandera compte du pacte de Dieu.
10. Dis : La fuite ne vous servira à rien si vous fuyez la mort et le carnage; et alors môme vous ne jouiriez de la vie que peu de temps-
17. Dis : Quel est celui qui vous donnera un abri contre Dieu, s’il veut vous affliger d’un malheur, ou s’il veut vous témoigner sa miséricorde? Vous ne trouverez contre lui ni patron ni protecteur.
18. Dieu connaît bien ceux d’entre vous qui empêchent les autres de suivre le prophète, qui disent à leurs frères : Venez à nous, et qui ne montrent à l’aUaque qu’une ardeur médiocre.
19. C’est par avarice à votre égard 2 ; mais lorsque la peur s'empare d’eux, lu les vois chercher du secours, et rouler les yeux comme celui qu’environnent les ombres de la mort. Que la terreur passe, tu verras comme ils l’assailliront de leurs langues acérées, avares qu’ils sont des biens qui vous attendent. Ces hommes n'ont pas de foi. Dieu rendra leurs œuvres milles. Cela lui est facile.
2!). Ils s’imaginaient que les confédérés ne s’éloigneraient pas ; si les confédérés revenaient pour la seconde fois , ils désireraient vivre alors avec les Arabes nomades 3, et se contenteraient de s’informer de vous ; car, quoiqu'ils fussent maintenant avec vous, ils n’ont combattu que faiblement.