‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 27 sur 441 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de la résurrection comme celui que Satan a souillé de son contact. Et cela parce qu'ils disent : L'usure est la même chose que la vente. Dieu a permis la vente, il a interdit l'usure. Celui à qui parviendra cet avertissement du Seigneur et qui mettra un terme à cette iniquité, obtiendra le pardon du passé ; son sort dépendra alors de Dieu. Ceux qui retourneront à l'usure seront livrés au feu où ils demeureront éternellement.

277. Dieu anéantit l’usure et multiplie les aumônes '. Dieu hait tout homme incrédule et criminel. Ceux qui croient et pratiquent les bonnes œuvres, qui observent la prière et donnent l'aumône, recevront une récompense de leur Seigneur ; la crainte ne descendra point sur eux, et ils ne seront point affligés.

278. O croyants ! craignez Dieu et abandonnez ce qui vous reste encore de l’usure, si vous êtes fidèles.

279. Si vous ne le faites pas, attendez-vous à la guerre de la part de Dieu et de son envoyé. Si vous vous repentez, votre capital vous reste encore. Ne lésez personne et vous ne serez point lésés.

280. Si votre débiteur éprouve de la gène, attendez qu’il soit plus aisé. Si vous lui remettez sa dette, ce sera plus méritoire pour vous, si vous le savez.

281. Craignez le jour où vous retournerez à Dieu, où toute âme sera rétribuée selon ses œuvres ; nul n’y sera lésé.

282. O vous qui croyez ! lorsque vous contractez une dette solvable à une époque fixée, mettez-Ie par écrit. Qu’un écrivain la mette fidèlement par écrit. Que l’écrivain ne refuse point d’écrire selon la science que Dieu lui a enseignée ; qu'il écrive et que le débiteur dicte ; qu’il craigne son Seigneur et n'en ôte la moindre chose. Si le débiteur ne jouit pas de ses facultés, s'il est des faibles de ce monde , ou s’il n’est pas en état de dicter lui-même, que son patron dicte fidèlement pour lui. Appelez deux témoins choisis parmi vous ; si vous ne trouvez pas deux hommes, appelez-en un seul et deux femmes parmi les personnes habiles à témoigner, afin que, si l’une oublie, l’autre puisse rappeler le fait. Les témoins ne doivent pas refuser de faire leurs dépositions toutes les fois qu’ils en seront

* Il Cil imposûble de rendre dans la traduction la force de ce passage, qui consiste dans le rapprochement de deux mots, usure et inu!tipliert ayant en arabe la même racine, b l’nn desquels est applique' le mot anéantir , et \ l’antre multiplier. On pourrait encore traduira : Dieu anéantit l'usure et paie avec usure les aumônes.

requis. Ne dédaignez point de mettre par écrit une dette, qu'elle soit petite ou grande, en indiquant le terme du paiement. Ce procédé est plus juste devant Dieu, mieux accommodé au témoignage, et plus propre à ôter toute espèce de doute, à moins que la marchandise ne soit devant les yeux ; alors il ne saurait y avoir de péché si vous ne mettez pas la transaction par écrit. Appelez des témoins dans vos transactions, et ne faites violence ni à l'écrivain ni au témoin ; si vous le faites, vous commettez un crime. Craignez Dieu : c'est lui qui vous instruit, et il est instruit de toutes choses.

283. Si vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas d’écrivain, il y a lieu à un nantissement. Mais si l’un confie à l'autre un objet, que celui à qui le gage est confié le restitue intact, qu’il craigne Dieu son Seigneur. Ne refusez point de rendre témoignage; quiconque le refuse a le cœur corrompu. Mais Dieu connaît vos actions.

• 284. Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre .appartient à Dieu ; que vous produisiez vos actions au grand jour ou que vous les cachiez, il vous en demandera compte ; il pardonnera à qui il voudra, et punira celui qu’il voudra. Dieu est tout-puissant.

285. Le prophète croit en ce que le Seigneur lui a envoyé. Les fidèles croient en Dieu, à ses anges, à ses livres et à ses envoyés. Ils disent : Nous ne faisons point de différence entre les envoyés de Dieu '. Nous avons entendu et nous obéissons. Pardonne nous nos péchés, ô Seigneur ! nous reviendrons tous à toi.

288. Dieu n'imposera à aucune Ame un fardeau au-dessus de ses forces. Ce qu’elle aura fait sera allégué pour elle ou contre elle. Seigneur, ne nous punis pas des fautes commises par oubli ou par erreur. Seigneur, ne nous impose pas le fardeau que lu avais imposé à ceux qui ont vécu avant nous. Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous ne pouvons supporter. Efface nos péchés, pardonneles-nous, aie pitié de nous ; tu es notre Seigneur. Donne-nous la victoire sur les infidèles.

4 Ce pawage est en contradiction avec le verset 254 do même chapitre, ainsi qu'avec le sens de plusieurs versets du cliapilro XIX. Vojex la note du verset 42, chap. XIX.

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