CHAPITRE XLVI
ALAHKAF*.
Donnd a la Mecque. — 55 rersels.
Au nom de Dieu clément et m'séricordieux.
1. H. M. Le Koran a été envoyé par Dieu, le Puissant, le Sage.
2. Nous avons créé les cieux et la terre, et tout ce qui est dans l’intervalle qui les sépare , d'une création vraie, et pour un temps déterminé ; mais les infidèles s’éloignent pour ne pas entendre les avertissements.
3. Dis-leur : Que vous en semble? Montrez-moi donc ce que les dieux invoqués par vous ont créé sur la terre. Ont-ils leur part au ciel? Apportez-moi , si vous êtes véridiques , un livre révélé avant celui-ci (le Koran ), ou seulement quelques traces de la science (révélation divine) qui le prouvent.
4. Y a-t-il un être plus égaré que celui qui invoque, en même temps que Dieu, une divinité qui ne lui répondra mot jusqu'au jour de la résurrection? C'est que ces dieux ne font pas attention à leur appel.
5. Quand les hommes seront rassemblés pour être jugés , ces dieux seront leurs ennemis et se montreront ingrats.
6. Quand on relit aux infidèles nos versets clairs (nos miracles évidents ), ils disent à'cetle vérité qui est venue au milieu d’eux que c’est une magie avérée.
7. Diront-ils : C’est lui (Mohammed) qui l’a inventé (le Koran)-, dis-leur : Si c’est moi qui l’ai inventé, faites que je n’obtienne rien de Dieu. Mais Dieu sait le mieux ce que vous en dites. 11 me suffit de l’avoir pour témoin entre vous et moi. 11 est l’indulgent, le Miséricordieux.
8. Dis : Je ne suis pas le seul apôtre qui ait jamais existé, et je ne sais pas ce que Dieu fera avec moi ni ce qu'il fera avec vous ; je ne fais que suivre ce qui m’a été révélé ; je ne suis qu’un apôtre chargé d’avertir ouvertement.
9. Dis-leur : Que vous en semble? Si ce livre vient de Dieu et
* Alàhkaf veut dire monticules de sable. Ce nom désigne une contrée dans le Hadramaut eu Arabie, habitée par le peuple d'Ad dont il est souvent fait mcnliçn dans le Koran.
que vous n’y croyiez pas, qu’un témoin, un homme choisi parmi les enfants d'Israël ' atteste sa conformité au livre de Moïse et y croit pendant que vous le rejetez avec orgueil ; dites : Quel sort méritez-vous ? Mais Dieu ne dirige pas les méchants.
10. Les infidèles disent des croyants : Si le Koran était quelque chose de bon, ce n’est pas eux qui nous auraient devancés pour l’ embrasser*. Et comme ils ne le prennent point pour leur guide, ils disent que c’est un mensonge de vieille date.
11. Avant le Koran, il existait le livre de Moïse, donné pour être le guide des hommes et la preuve de la bonté de Dieu. Le Koran le confirme en langue arabe , aiin que les méchants soient avertis, et afin que les vertueux apprennent d’heureuses nouvelles.
12. Ceux qui disent i Notre Seigneur, c’est Dieu, et agissent avec droiture, ceux-là seront à l’abri de toute crainte et ne seront point affligés.
13. Ils seront en possession du paradis, ils y demeureront éternellement et y recevront la récompense de leurs œuvres.
14. Nous avons recommandé à l’homme la bienfaisance envers ses père et mère. Sa mère le porte avec peine, et le temps qu’elle porte l’enfant et l'allaitement jusqu’au sevrage durent trente mois. Il parvient enfin à la maturité, il parvient à quarante ans, et alors il adresse à Dieu cette prière : Seigneur, inspire-moi de la reconnaissance pour les bienfaits dont tu m’as comblé , fais que je pratique le bien qui te plaît; rends-moi heureux dans mes enfants. Je reviens à toi , et je suis du nombre de ceux qui s'abandonnent à toi 3.
13. Ce sont les hommes dont nous accueillerons les plus belles œuvres en passant outre sur les mauvaises ; ils compteront parmi les habitants du paradis. Les promesses qui leur ont été faites sont des promesses infaillibles.
IG. Celui qui dit ù ses parents: Nargue de vous! allez-vous me promettre que je renaîtrai de mon tombeau? tant de gêné-
4 Ceci doit sc rapporter ?i un jnif, Ahdalah ben Salma, qui embrassa l'islam en disant qu'il trouvait la Tenue de Mabomct prédite pur Moïse.
2 C’était le langage que tenaient les hommes riches et considérables parmi les Arabes» croyant au-dessous d’t ux d'embrasser une religion qui comptait parmi ses premiers adeptes des gens humbles, pauvres et obscurs.
1 Les paroles de ce verset se rapportent indirectement, selon les commentateurs, a Aboubekr» plus tard calife , qui n’embrassa la nouvelle religion qult l'âge de quaiantcans. Son père embrassa aussi l’islam.