‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 35 sur 441 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

437. Vous désiriez la mort avant qu'elle se fût présentée » : vous l’avez vue, vous l’avez envisagée, et vous avez lléclii.

138. Mohammed n’e>t qu’un apôtre. D’antres apôtres l’ont précédé. S’il mourait ou s’il était tué, retourneriez-vous à vos erreurs 1 ? Votre apostasie ne saurait nuire à Dieu, et il récompense ceux qui lui rendent des actions de grâces.

13î). L’homme ne meurt que par la volonté de Dieu, d’après le livre 3 qui fixe le terme de la vie. Celui qui désire la récompense de ce monde, nous la lui accorderons ; nous accorderons aussi celle de la vie future à celui qui la désirera, et nous récom [insérons ceux qui sont reconnaissants.

Ü0. Plus d’un prophète a eu à combattre un ennemi suivi de troupes innombrables, et cependant ces prophètes ne se sont point laissé abattre par les revers essuyés dans la voie de Dieu, ils n’ont point faibli, ils n’ont point crié détresse. Certes Dieu aime ceux qui persévèrent.

141. Ils se bornaient à dire : Seigneur, pardonne-nous nos fautes, les écarts dont nous nous sommes rendus coupables dans notre mission; raffermis nos pas, etpréte-nous ton assistance contre les infidèles. Dieu leur accorda la récompense de ce monde et une belle part dans l’autre, car Dieu aime ceux qui font le bien.

142. 0 croyants ! si vous écoutez les infidèles, ils vous feront revenir à vos erreurs, et vous retomberez dans la perdition.

143. Dieu est votre protecteur. Qui mieux que lui peut vous secourir ?

144. Nous jetterons l’épouvante dans le cœur des idolâtres, parce qu’ils ont associé à Dieu dés divinités, sans que Dieu leur ait donné aucun pouvoir à ce sujet ; le feu sera leur demeure. Qu’il est affreux le séjour des impies !

145. Dieu a déjà accompli ses promesses, lorsque, avec sa permission, vous avez anéanti vos ennemis ; mais votre courage a fléchi, et vous avez disputé sur les ordres du prophète ; vous les

4 Beaucoup de musulmans, voyant la victoire do Bcdr, regrettaient de n’avoir pas etd du nombre des combattants ; ils furent découragé» à la vue des forces supérieures des idolâtres au combat d’Ohnd ; et c’est cette lâcheté que Mahomet leur reproche ici.

3 Ou avait répandu le bruit de la mort de Mahomet au combat d’Ohod. Les idolâtres engageaient les musulmans 2) revenir a leur culte, puisque le prophète était tué.

5 Le livre évident, le livre éternel des arrêts de Dieu, où la destinée de chaque être est fixée d’avance.

5(3 LE KOilAN.

avez violés , après qu'il vous eut fait voir ce qui était l'objet de vos vœux.

HC. Une partie d'entre vous désiraient les biens de ce monde*, les autres désiraient la vie future. Dieu vous a fait prendre la fuite devant vos ennemis pour vous éprouver, mais il vous a pardonné ensuite, parce qu’il est plein de bonté pour les fldèles.

147. Tandis que vous preniez la fuite en désordre, et que vous n'écoutiez la voix de personne, le prophète vous rappelait au combat. Dieu vous a fait éprouver affliction sur afiliclion, afin que vous ne ressentiez plus de chagrin à cause du butin qui vous échappa et du malheur qui vous atteignit. Dieu est instruit de toutes vos actions.

148. Après ce revers, Dieu fit descendre la sécurité et le sommeil sur une partie d’entre vous. Les passions ont suggéré aux autres de vaines pensées à l’égard de Dieu, des pensées d'ignorance. Que gagnons-nous à toute cette affaire? disaient-ils. Réponds-leur : Toute affaire dépend de Dieu. Ils cachaient au fond de leurs âmes ce qu'ils ne te manifestaient pas. Ils disaient : Si nous avions dû obtenir quelque avantage de toute cette affaire, certes nous n'aurions pas été défaits ici. Dis-leur : Quand vous seriez restés dans vos maisons, ceux dontle trépasetait écrit là-haut seraient venus succomber à ce même endroit, afin que le Seigneur éprouvât ce que vous cachiez dans vos seins et débrouillât ce qui était au fond de vos cœurs. Dieu connaît ce que les cœurs recèlent.

149. Ceux qui se retirèrent le jour de la rencontre des deux armées furent séduits par Satan, en punition de quelque faute qu’ils avaient commise. Dieu leur a pardonné, parce qu’il est indulgent et clément.

130. O croyants! ne ressemblez pas aux infidèles qui disent à leurs frères, quand ceux-ci voyagent dans le pays ou quand iis vont à la guerre : S’ils étaient restés avec nous, ils ne seraient pas morts, ils n’auraient pas été tués. Dieu a voulu que ce qui est arrivé jetât dans leurs cœurs d’amers regrets. Dieu donne la vie et la mort, et il voit vos actions.

* II s’agit ici du combat d’Qhod cïi Ici musulmans furent battus par les idolâtres. Par les biens de ce monde ii faut entendre ici le butin. L’nr partie des musulmans ajant tepoustc les idolâtre», s’élancèrent arec avidité, et contre les ordre» de Mahomet, après le butin i cc qui compromit !c succès de la journée.

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