‹ Le Koran [Texte imprimé]Chapitre 416 sur 441 · CHAPITRE LXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXVI

2. Nous avons créé l’homme du sperme contenant le mélange de deux sexes ; c’était pour l'éprouver. Nous l’avons doué de vue et d’ouïe.

3. Nous l’avons dirigé sur la droite voie , dut-il être reconnaissant ou ingrat.

4. Nous avons préparé aux infidèles des chaînes, des colliers et un brasier ardent.

5. Les justes boiront des coupes remplies d’un mélange de Cafour *.

6. C’est une source à laquelle boiront les serviteurs de Dieu ( ils la conduiront en rigoles où ils voudront),

7. Les justes qui accomplissent leurs vœux 2 et craignent le jour dont les calamités s’étendront au loin,

8. Qui, quoique eux-mêmes soupirant après le repas, donnent de quoi manger au pauvre, à l’orphelin et au captif,

9. En disant : Nous vous donnons cette nourriture pour être agréables devant Dieu, et nous ne vous en demanderons ni récompense, ni actions de grâces.

10. Nous craignons de la part de Dieu un jour terrible et calamiteux.

11. Aussi Dieu les a préservés du malheur de ce jour; il a donné de l’éclat à leurs fronts et les a comblés de joie.

12. Pour prix de leur constance, il leur a donné le paradis et des vêtements de soie,

13. Où, appuyés sur des fauteuils, ils n’éprouveront ni la chaleur du soleil, ni le froid.

* Cafour veut dire en arabe camphre. On en met dans les boissons pour les rafraîchir. Ici Cafour est le nom d’une source au paradis. La construction de ce passage fait supposer qu’il y a dans le paradis des sources de camphre d’où l’ou en puisera pour le mêler au vin. Ce sens est appuyé par le rersot 17.

3 Selon les commentateurs, les deux rersets 7 et 8 s’appliquent i Ali et b sa famille. Hassan et Houssein, fils d’Ali, étant tombés malades, Ali et Fatima, sa femme, firent y<ru de jeûner pendant trois jours si les enfants guérissaient. Dès le premier jour (le jeûne chea les musulmans consiste b ne manger qu’b la soit tombante), Ali, n 'avant pas de quoi faire du pain, emprunta de la farine b un juif, et Fatima en cuit cinq pains au lour. Lb-des,us se présente nn pauvre qui demande b manger, les cinq pains lui sont donnés, et la famille passe la nuit sans rien manger : le lendemain, le pain préparé est donné à un orphelin, et le troisième jour b un captif. L’ange Gabriel »int par la révélation de ce passage féliciter Mahomet de cette bonne , ceuyre de sa famille.

14. Des arbres avoisinant les couvriront de leur ombrage, et leurs fruits s’abaisseront pour être cueillis sans peine.

15. Pour eux on fera courir à la ronde des vases d'argent et des gobelets comme des cruches,

16. Des cruches d’argent qu’ils rempliront en une certaine mesure.

17. Us y seront désaltérés avec des coupes remplies d’un mélange de zendjebil,

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