CHAPITRE VU
127. Déjà nous avons fait sentir aux peuples de Pharaon la stérilité et un déchet de denrées, afin qu’ils réiléchissent.
128. Quand ensuite nous leur avons accordé la prospérité, ils disaient : Voilà ce qui nous est dû. Qu’un malheur leur arrive, ils l’attribuent à la mauvaise fortune de Moïse et de ceux qui le suivent. Leur mauvaise fortune vient de Dieu, mais la plupart ne l'entendent guère.
1*29. Ils dirent à Moïse : Tu as beau nous apporter des miracles pour nous fasciner, nous ne te croirons pas.
139. Alors nous envoyâmes contre eux l'inondation, les sauterelles, la vermine, les grenouilles et le sang, signes évidents ; mais ils s’enflèrent d'orgueil, et demeurèrent criminels.
131. Chaque fois qu’une plaie s’appesantissait sur eux, ils disaient à Moïse : Invoque ton Dieu suivant l'alliance que tu as contractée avec lui. Si tu nous délivres de celte plaie, nous t’ajouterons fdf, et nous laisserons partir avec toi les enfants d'Israël. Mais, aussitôt que nous les eûmes délivrés de la plaie et que le terme indiqué fut expiré, ils violèrent leurs promesses.
132. Nous avons tiré vengeance de ce peuple, et nous l'avons noyé dans la mer, parce qu’il a traité de mensonges nos signes, et n’y a prêté aucune attention.
133. Nous avons donné en héritage aux faibles les contrées orientales et les contrées occidentales de la terre sur lesquelles nous avons répandu nos bénédictions. Les magnifiques promesses de ton Seigneur aux enfants d'Israël se sont accomplies, parce qu’ils ont été constants. Nous avons détruit les ouvrages et les édifices de Pharaon et de son peuple.
131. Nous avons traversé la mer avec les enfants d’Israël, et ils trouvèrent dans le pays un peuple adorant des idoles. O Moïse ! dirent les Israélites, faites-nous des dieux comme ces gens en ont. — Vous êtes un peuple d’ignorants, répondit Moïse.
135. Le culte qu’ils professent ‘est caduc et leurs actions sont vaines.
136. Chercherai-je pour vous une divinité autre que ce Dieu qui vous a élevés au-dessus de tous les peuples?
137. Souvenez-vous que nous vous avons délivrés de la famille de Pharaon, qui vous accablait de maux, qui tuait vos enfants mâles et n’épargnait que vos filles. C’était une dure épreuve de la part de votre Seigneur.
138. Nous donnâmes à Moïse un rendez-vons pour trente nuits, et nons les complétâmes par dix autres nuits, en sorte que le temps de son entretien avec Dieu fut de quarante nuits. Moïse dit alors à son frère Âaron : Remplace-moi auprès de mon peuple, agis avec justice, et ne suis point le sentier des méchants.
139. Lorsque Moïse arriva à l'heure indiquée et que Dieu lui eut parlé, il dit à Dieu : Seigneur, montre-toi à moi, afin que je te contemple.— Tu ne me verras pas, reprit Dieu, regarde plutôt la montagne. Si elle reste immobile à sa place, tu me verras. Et lorsque Dieu se mauifesta sur la montagne, il la réduisit en poussière. Moïse tomba évanoui la face contre terre.
140. Revenu à lui, il s’écria : Gloire à toi ! Je retourne à toi pénétré de repentir et je suis le premier des croyants.
141. O Moïse ! dit le Seigneur, je t’ai choisi de préférence à tous les hommes pour porter mes commandements et ma parole. Prends ce que je te donne, et sois reconnaissant.
142. Nous avons tracé pour lui, sur des tables, des commandements sur toutes matières et des explications détaillées de toutes choses. Emporte-les avec fermeté, et commande à ton peuple de les observer de son mieux. Je vous montrerai le séjour des criminels.
143. J'écarterai de mes signes ceux qui s’enorgueilliront injustement sur la terre, qui verront tous nos miracles et ne croiront pas, qui verront le sentier droit et ne le prendront pas pour leur route, mais qui, apercevant le chemin de l’égarement, s’y précipiteront aussitôt.
144. Il en sera ainsi, parce qu’ils ont traité mes signes de mensonges et n’y prêtaient aucune attention.
143. Les œuvres de ceux qui traitent mes signes de mensonges et 'qui ne croient point à la vie future seront vaines. Seraient-ils récompensés autrement qu’ils n'ont agi?
146. Le peuple de Moïse prit, pendant son absence, pour objet de son culte un veau corporel et qui mugissait. Ne voyaient-ils pas qu'il ne pouvait pas leur parler ni les diriger dans le chemin droit?
147. Ils prirent ce veau pour objet de leur culte, et ils agirent avec iniquité.
4 Pour avoir voulu voir Dieu. ....