PLANCHE VII
Kraurosis sénile.
Figure 1. — Kraurosis sénile compliqué d’épithélioma, développé très lentement (le début du rétrécissement de l’orifice vaginal remonterait à plus de vingt ans), observé chez une femme de soixante-douze ans.
Il n’y a plus de grandes lèvres; les petites n’existent guère que près du clitoris qui, seul, est resté normal. L’orifice vaginal est tellement étroit et inextensible que, sous chloroforme, au moment de l’opération pratiquée pour enlever le cancer susclitoridien, il a été impossible de pénétrer meme avec le petit doigt. La muqueuse de toute la région est pâle. A gauche, en T, est une tache brun noirâtre que l’on suppose être la phase ultime d’une tache rougeâtre ancienne.
Au-dessus du clitoris, peut-être développé aux dépens du capuchon, est une vaste ulcération cancéreuse dont la marche a été très rapide.
F. JA Y LE
Figure 2. — Kraurosis scnile compliqué d’alrésie de l’orifice externe du col (fig. 3)r développé chez une femme de soixante-quatre ans, ayant eu un enfant à l’âge de vingt ans, ménopausée à cinquante-trois ans.
Les petites lèvres n’existent pour ainsi dire plus. Le clitoris n’est pas visible : il est au fond d’une petite dépression causée par la rétraction du capuchon. L’orifice vaginal est étroit. Toute la muqueuse est pâle.
Figure 3. — Utérus (coupe et vue de face) de la malade précédente.
Sur la vue de face, il semble que l’orifice exista, parce que les lèvres n’en ont pas disparu. En fait, la dépression ne se terminait par aucun orifice; il a fallu inciser jusqu’à près de 1 centimètre pour retrouver le canal utérin (coupe).
Il y avait donc chez cette malade, comme chez celle de l’observation rapportée page 248, coexistence d’un processus de sténose portant sur l’orifice vaginal et sur l’orifice externe utérin.