XXVII. TRANSPARENCE DE L’EAU
L’eau du Léman est normalement fort transparente, mais cette transparence varie dans des proportions assez étendues, et cela de la manière suivante : L’eau est plus claire en plein lac que sur les bords, au bout d’un cap qu’au fond d’un golfe, sur une côte où l’eau est profonde que là où le fond s’incline très lentement. Toutes choses égales' d’ail leurs, elle est plus transparente en hiver qu’en été; voici la profondeur moyenne à laquelle disparaît à l’œil un disque blanc de 25 cm. de diamètre, par le soleil de midi :
Octobre
Mai
Novembre 11.0 »
Juin
Décembre
Juillet
Janvier
Août
Février
Septembre
Mars
Avril
Moy. hiver, -12.7 m.
Moy. été, 6.6 m.
Maximum observé : 17 m.
On appelle eau bleue la région du lac où l’eau est assez profonde pour que l’œil ne distingue plus le fond. L’eau bleue commence sur le talus du mont.
Une lampe électrique, descendue dans l’eau relativement claire du printemps, disparait à mesure qu’elle s’éloigne, comme le fait une flamme de gaz au milieu d'un brouillard ; elle cesse d’être visible comme un point brillant à la distance de 35 m. environ ; l’illumination qu’elle donne à l’eau cesse d’être apparente à 70 ou 80 m. Les mêmes valeurs pour une lampe à huile, type du modérateur, étaient de 25 à 40 m. (Soret et Sarasin.)
Des expériences photographiques ont montré que la limite, à laquelle les rayons chimiques du soleil cessent d’influencer du papier sensibilisé au chlorure d’argent, varie de 45 m. en été à 100 m. en hiver (Forel).
Des plaques, extra-sensibles au gélatino-bromure d’argent de Monckhoven ont été impressionnées jusqu’à la profondeur de 200m. (Fol et Sarasin.)