‹ Le Lac St. Jean et le grand Nord-Est [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 24 · D DJ 0 D 9 O · texte numérisé non relu

D DJ 0 D 9 O

ee ne Pr

en d A De

éd famû

squ'au rs du ise, et antée, an, et satisposant s d'un t qu'un uvert à

de date

dont on versaire doit son allusion qui en dévoués, Kenogad’ Hébertmilles au paroisses

l'établissepopulation

Population.

s de cultiva-

teurs de: tous les ts (de L'Est dela. Province; nt, ment des paroisses de Kamouraska, Malbaie, Baie St. Paul, Château-Richer, Beauport et Québec.

La plus grande partie de ces brave colons, qui se sont aventurésdans un pays jusqu'alors presqu’inconnu, n'avaient pour tout partage et pour tous moyens de pourvoir à leur existence et pour.faire face à l'avenir, qu'une hache et de bons bras, soutenus et stimulés par un courage et une persévérance à toute épreuve.

Un exemple, celui du premier colon établi à St-Jérôme suffira pour démontrer les épreuves par lesquels ont dû passer presque tous les pionniers du lac St-Jean. En 1862, Charles Cauchon, du Château-Richer, laissait Québec avec un capital de $10, accompagné de sa femme et de 5 enfants en bas âge. Parvenu au lac Kenogomi, son argent était épuisé et là il dut s'arrêter et travailler à gages pendant une semaine pour pouvoir payer le transport de sa famille par canots—le seul moyen de communication—-alors— vers le sud du lac St-Jean, où il s’éta’ lit et ouvrit la belle paroisse de St-Jérôme.: Inutile de rappeler les privations sans nombre qu'a endurées le pauvre Cauchon et les phases de malheur qu'il a traversées. Il a reçu cependant la juste récompense due à son courage et à sa persévé-

à $ * > e rance ; il est aujourd’hui, grâce à la richesse du sol qu'il a cultivé avec tant d'énergie, propriétaire d'une bonne raison, d’une vaste grange, et d'une excellenté terre, bien drainée, et entourée d'une bonne clôture et évaluée, au plus bas taux par le conseil municipal, à $2,500. |

Cette année, bien qu'un quart seulement de sa terre ait été ensemencé, il a récolté 250 minots de blé, 200 minots d'avoine, 150 minots de pois et de sarrasin, 240 minots dé patates et d'autres produits en abondance-—sa grange est complètement remplie, Îl parle dans les termes les plus élogieux de la fertilité du sol, qui rend 25 minats de blé pour chaque minot de semence et 25 minots de pois ou 35 d'avoine par arpent.

En général les nouveaux colons qui ont pris des terres

dans le bout du Ja c St. ‘ ean sont intelligents, ils cht t l'esprit À d' entreprise et de progrès, désirent ainéliorer leur position, et il n'est pas rare de rencontrer plusieurs d’entre eux qui. ont reçu une bonne éducation ; en somme tout fait présager | une population d'avenir.

Page 1