Et la pelouse était si unie
45. « Les arbres étaient tous par le haut d’une même grandeur. »
5 1-2. « Par magie, et il en contenait maint spéci-
men. »
Et sordoit de si grant randon Com s’ele bolist a bandon ,
Et s’ est oit froide corne marbres;
60 Ombre li faisoit uns beaus arbres , Dont les branches loins s’estendoient, Qui sagement duites estoient ;
Fueilles i avoit a plenté :
En tôt le plus loncjor d’esté ,
65 Quant ce venoit el mois de mai ,
N’i peüssiés choisir le rai Dou soleil , tant par ert ramus ;
Moût par doit estre chier s tenus ,
Quar il est de tele nature 70 Que tos tens sa fueille lui dure :
Vens ne orés, tant ait de force ,
N'en abat fueille ne escorce .
57-8. « Elle jaillissait d’un tel mouvement qu’elle semblait bouillir avec force. »