I.E duc. Rien que cela
jerningham. Pardon, votre seigneurie...
ils exigent aussi que vous leur donniez un à- compte sur leurs mémoires.
le duc. Un à-compte... rien n’est [dus facile.
jerningham, élonné. Notre caisse est vide.
le duc. Ecoute !
Il lui parle bas à l'oreille.
JERNINGHAM, montrant l’Ecossais, bas.
Ce jeune homme !... quoi 1 vous voulez...
le duc. De cette façon, j’aurai l’air de m’occuper du protégé de Nelly, et je ferai patienter mes vampires... Allons, va...
Jeruioghani sort.
MAC allan , à part. Que diable ont-ils à cliucliottcr ensemble ?
le duc. Maintenant, mon cher, me voilà tout à vous.
MAC ALLAN. Que de bonté I Ainsi vous consentez, monseigneur, à remettre cette supplique à sa majesté?
le duc. Je ferai mieux que cela, jo vous présenterai vous-même.
MAC allan. Au roi?
le DUC. Oui ; mais vous comprenez, vous ne pouvez pas venir comme cela à la cour.
MAC allan. Pourquoi cela?
le duc. Il vous faut des chevaux, des habiLs, des laquais, des voitures, un train enfin.
mac allan. A moi ?
le DUC. Sans doute. Si vous aviez l’air d’avoir besoin de quelque chose, ou ne vous donnerait rien, mon cher ami.
MAC allan. En vérité?
le duc. Oh ! c’est ainsi !
MAC allan. Mais moi, je n’ai pas d’argent pour acheter tout cela.
le duc. Le beau mérite d’acheter avec de l’argent! qui donc a de l’argent? on a du crédit, voilh tout.
MAC allan. Mais je n’ai pas de crédit, moi!