SCÈNE XI
Les mêmes, JERNINGHAM, JOHN BRED, Rt'SSEL, DIK.INS, Créanciers.
le duc. Bonjour, messieurs, bonjour. Je sais de quoi il est question... remettez-moi vos demandes.
J. rred. Comment, monseigneur, vous daigneriez. ..
le duc. Avec le plus grand plaisir, messieurs. . . enchanté de faire quelque chose qui puisse être agréable à de si honnêtes gens.
J. tïred. Eh bien, puisque nous trouvons sa grâce dans de si bienveillantes dispositions, nous en profiterons pour lui demander un léger à-compte.
le duc. C’est trop juste... écoutez... [Bas, à John Bred. ) Si je vous fais monter la maison d’un de mes amis, riche à millions,
LE LAJRD DE DUMBIKY.
les bénéfices que vous allez faire ne vous feront-ils pas prendre patience?...
J. bred. Certainement, votre seigneurie...
le duc, bat lui montrant Mac Allan. Eh bien, voilà le laird de Dumbiky... Je veux que le diable m’emporte s’il ne possède pas la moitié de l’Ecosse.... mais fantasque, bizarre... il a une manie... il dit toujours qu’il ne possède rien... Ne vous inquiétez pas de ses paroles, mes maîtres, et taiilez en plein drap... Les guinées sont au bout de l'aune.
John Bred va parler aux autres créanciers.
JERNINGHAM, à qui un laquais est venu parler bas. Monseigneur.
.LE DUC. Eh bien?
jerningham. Cbiflînch , le valet dechambrc de sa majesté demande à parier à votre grâce.
le duc. Faites- le entrer dans mon cabinet... j’y vais. Messieurs, cela tombe à merveille, justement le roi me fait demander.
On voit Clitfjitich qui passe au fond.
J. bred. Oh! monseigneur...
LE DUC. Adieu, messieurs; je vous recommande mon jeune ami, le laird de Dumbiky.
Traitez-lc comme moi-même. (J part.) Le malheureux! ils vont l'écorcher vif.
lt sort.