SCENE y
Les Mêmes, LE DUC
le DUC, à part. Ensemble... non pas.
MAC allan, à part. Le duc, à présent...
Bon I
le duc. Pardon! je ne tous dérange pas, j’espère.
mac allan. Non, pas absolument... Cependant, mouseigneur... {A part. ) Tiens, je ne sais pas pourquoi je me gênerais avec lui, moi... un homme qui a voulu m’enlever ma femme.
le duc. Oh! mon Dieul je suis désespéré, mais il faut absolument que je donne à lady Dumbiky quelques conseils sur la présentation de* ce soir.
MAC allan, d part. Enfin, il est écrit que tout le monde causera avec ma femme, excepté moi.
SARAH. Je vous suis bien reconnaissante, mylord, de votre complaisance.
MAC alla'- à part. Et moi donc !
LE duc. Je ( ,ieudrai vous prendre à neuf heures précises...
MAC allan, regardant à sa montre.
Merci, mylord... llesthuit heures un quart... Vous |iouvez être tranquille, daus quarantecinq minutes, nous serons tout à vos ordres. .. ainsi donc, monseigneur...
le duc , à Sarah. La duchesse de Norfolk et la comtesse de Sussex vous attendront dans le premier salon. . . vous prendrez place entre elles; car pour moi... je suis votre chevalier seulement. .. Je vous conduis et je vous remèue, voilé tout..
mac allan. Fort bien I fort bien I mylord.
le duc. Vos deux marraines vous introduiront alors chez sa majesté, on déclinera vos titres.. . vous êtes de votre chef... baronne... comtesse...
sarah. Nous sommes nobles Ecossais, depuis le onzième siècle, mylord, voilé tout... les titres, vous le savez mylord, sont rares de l'autre côté de la Twed.
le nue. Nobles, depuis le onzième siècle,
Diable !... c'est fort joli, et beaucoup de no 5 ducs et pairs voudraient pouvoir établir une pareille lifinui... la rriuc vous fera quekmu i-nu^Weuis... ou sur vous-même, oujj^Êita Æwt. . ■ vous répondrez é ces comj^ieuypar une simple révérence.
sarah. Oui, mylord.
le duc. l’ois, lorsque la reine aura cessé de parler, vous ferez trois pas en arriére, et vous vous tiendrez debout jusqu'à ce que deux marraines vous fassent signe de vous retirer... alors, je m’avance; je vous présente la main. Je vous conduis é votre voiture, et je vous ramène.
mac allan. Ab ! mon Dieu ! monseigneur, ne vous donnez pas unt de peine, c'est inutile. .. Je serai lé, et je ramènerai madame.
LE duc. Impossible, mon cher... c’es t contre toutes les règles de l'étiquette ; vous ne pouvez même pas monter dans le même carrosse qu'elle.
mac allan. Comment, je ne puis pas monter dans le carrosse où sera ma femme?
le duc. C’est-é-dire... que cela vous est positivement interdit... vous suivrez dans une seconde voiture, ou vous attendrez ici.
mac allan. J'aime mieux suivre.
LE DUC. Vous le pouvez... c'est à votre choix...
MAC ALLAN. Merci... c'est bien heureux!
Maintenant, ma chère Sarah, vous savez ce qu’il y a é faire, n’est-ce pas?
sarah. Oui.
MAC allan. Vous vous rappellerez de point en point les conseils que sa grâce a eu la bouté de vous donner... les deux marraines, le compliment, la révérence....
sarah. Parfaitement.
Mac allan.' Il ne uons reste donc plus qn’é présenter nos remercîmenLs é sa grâce; ainsi, monseigneur... ( Voyant entrer Chiffinch par la porte à gauche du spectateur.) Allons, Chiffinch, é cette heure bien....
' *VvVVVVVVVV«VVAAWAWWVVAVVVA1V»A»V\\VVVVVVMAVVVVWAVV
SCfcNE VI.
Les Mêmes, CHIFFfNCH.
caiffinch, à part. Leduc!... j’en étais sûr.
le duc, à part. Chiflinch !... en cITet, j’étais étonné de ne pas l’avoir déjà sur mes talons.
chiffinch. Je venais de la part du roi...
i.e duc. Pour parler delà représentation?
vous le voyez, monsieur Chiffioch, je m’en étais chargé, et é l’instant même je m'occupais de ce devoir.
chiffinch , bas à Mac Allan. Eloignez le duc...
3i MAGASIN THÈATRAL.
MAC allak, bas Je ne demande pas mieux.;
LEDUC, bas à Mac .(//an. Debarrassez-vous de ChiflÎDch...
MAC ALLAN, bai i. C’es^Mi plus^if désir... Écoutez, laites semhrcl^L de^^u en aller... et quand il verra que ]Qne retiens pas, vous... le duc de Buckingham...
il comprendra que je désire être seul.
LE DUC. Très-bien!
Mac allan , à Chiffinch. Faites mine de vous retirer, et quand il verra que je ne vous retiens pas, vous, le valet de cbainbrc du roi... il sentira qu’il est importun.
CülFFl.Ncn. A- merveille 1
uac allan, bat au dur, qui s’eit assit sur
le canapé, à côté de Saruh. Mylord. ray-
lord... nous sommes convenus que...
Leduc Et maintenaut, tnilady, que vous êtes bien édifiée, j’attendrai l'heure de la présentation.
MAC allan. C’est cela, ntylord, c’est cela... nous avons quarante-cinq minutes, vous savez...
chiffinch. Puisque sa grâce s’est chargée de la commission que je venais remplir de la part de sa majesté...
MAC allan. Vous le voyez... monseigneur a eu cette bonté..... messieurs, j'ai bien l’honneur...
Il les salue tous les deux à la fois. Ils sortent chacun
d’un côté. Mac Allan va mettre les verrons aux deux
portes par lesquelles ils sont sortis.