‹ Le laird de DumbikyChapitre 53 sur 65 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

MAC ALLAN, NELLY, qui est entrée par la porte secrète.

nelly, l'arrêtant au moment où il va entrer dans la chambre à côté. Où allezvous donc?

MAC allan. Ah ! c’est vous , Nelly !

nelly. Oui, c’est moi.

Mac allan. Enchanté de vous voir... mais si vous avez quelque chose à me dire... dites vite...

NELLY. Pourquoi cela?

MAC ali.an. Parce que je pars.

nelly. Vous partez?

MAC allan. Dans cinq minutes.

NELLY. Ah ! je comprends.

mac allan. Vous comprenez?

NEI.LY. Oui...

mac allan. Vous êtes bien heureuse alors. . .

nelly. Ne m’avez-vous pas tout dit ?

MAC ALLAN. Moi?

NELLY. Oui... que vous faisiez un mariage de coovenance.

MAC ALLAN. Au coutraire.

NELLY, (.lue vous n'aiutiez pas la femme que vous alliez épouser.

MAC allan. Au coniraire.

NELLY. Et que comme vous en aimiez une autre, peu vous importait...

vt ac allan. Mais au contraire... au contraire... c’était la même, Nelly... un coup du sort... c’était .Sarah Duncan... le l'aime, je

l’adore ma femme c'est-à-dire que j'cu

suis ainouroux fou...

nelly. Et aimant votre femme, adorant votre femme..,., amoureux fou de votre femme, vous la quittez comme cela... le soir de votre mariage.

MAC allan. Il le faut, Nelly.

nelly. Il le faut?

MAC allan. Les circonstances les plus graves...

nelly. Et quelles circonstances ?

MAC allan. Il faut que dans trois jours je sois h Dublin.

nelly. A Dublin? et qu’allez-vons faire à Dublin?

Mac allan , mystérieusement. L’Irlande se perd, Nelly.

nelly. En vérité ?. ..

MAC ALLAN. Mon oncle a sauvé l'Ecosse, Nelly.. . Moi, je vais sauver l'Irlande... et si jamais j’ai un (ils, il est probable qu'il sauvera l’Angleterre.

NELLY, souriant. Uuiubiky !

MAC ALLAN. Hein ?

NELLY. Avez-vous toujours confiance en moi ?

MAC allan. Vous le demandez... quand je vous ai obéi aveuglément.

NELLY. Eb bien, il faut m’obéir encore.

MAC allan. Je ne demande pas mieux.

NELLY. Quand partez-vous?

MAC allan. A l’instant même.

NELLY. Quelle route prenez vous?

MAC allan. Cille de Bambury.

nelly. A merveille.

mac allan. Cela vous va alors?

NELLY. Oui.

MAC ALLAN. Tant mieux !

nelly. A trois milles d’ici vous vous arrêterez...

MAC allan. Ab !... oui, mais c'est que cela m’est expressément défendu de m’arrêter.

nelly. Dumbikv, vous avez promis de m’obéir.

MAC ALLAN. Et l’Irlande... l’Irlande...

NELLY. L'Irlande attendra.

mac allan. Mais justement... il paraît qu'elle ne |>eut pas attendre.

nelly. Soyez tranquille; je réponds’...

d’elle.

mac allan. Alors, c’est autre chose... Où dois-je m’arrêter ?

El.lY. A Carlton-Cottage.

MAC ALLAN. Et que ferai-je là?

NELLY. Vous y attendrez quelqu’un que vous serez bien aise de voir.

MAC allan. Et cette personne, quelle estelle?

NELLY. Je ne puis vous la nommer, car avec le caractère que je vous connais, mon cher Dimibiky, vous feriez quelque sottise... mais si j'ai un conseil à vous donner...

mac. allan. C'est?...

nelly. C’est... dès que .cette personne sera descendue de sa voiture, de la faire monter dans la vôtre et de remmener avec vous.

MAC ALLAN. A Dublin ?

nelly. Au bout du monde, si vous y allez.

mac allan. Nelly, vous parlez comme les sorcières de Macbeth.

nelly. Vous savez que c'est mon habitude.

mac ALLAN. Mais n’importe, j’ai confiance en vous, et je ferai ce que vous dites.

NELLY. Vous me le promettez?

mac allan. Sur mon honuenr.

NELLY. C’est bien. ( Ecoutant. ) Quelqu’un.

MAC allan. C’est Chiffinch qui vient me chercher.

NELLY. Silence! il ne faut pas qu’il me voie.

MAC ALLAN. Bien !

nelly. Il ne faut pas qu’il sache que vous m'avez vue.

MAC allan. Non . nelly. A Carbon-Cottage?

mai; allan. A Carlton-Cottage.

nelly. Chut ! le voilà.

Elle s’élance dans la chambre à droite du spectateur.

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