‹ Le lait d'anesse, comedievaudeville en 1 acteChapitre 3 sur 32 · LES MÊMES, BAPTIST1NE, MADAME BF.LAM · texte numérisé non relu

LES MÊMES, BAPTIST1NE, MADAME BF.LAM

Madame delami à Baptistine , avec laquelle elle est entrée par la droite.

Oui, nia ebère, je me remarie ; je suis déjà inscrite sous le petit grillage de la mairie. Je ne vous en aurais parlé qu'au dernier moment, mais M. Camion m'a défendu de le dire, et alors...

baptistine.

Tout naturellement...

MADAME BELAMI.

Quand nous aurons un petit moment, nous reparlerons de notre projet; mais (Montrant les deux hommes ) houtlic cousuel Voilà quatre oreilles monstres de noire connaissance... ( F ai tant une révérence comique.) Docteur Camion, je suis bien la vôtre. camion, l'apercevant.

Belle dame... (U lui baise la main.) Permettez... bouvreuil, saluant d une façon grotesque et baisant la main de

Permettez, madame ma femme... *

(On entend au dehors Ovide, qui tousse à plusieurs reprises.) baptistine, rivement.

Voilà notre pensionnaire.

• CAMION

Je l'avais reconnu à son organe.

BOUVREUIL

Bapüetine va donc lui donner le bras.

BAPTISTINE

J'y pensais... (Elle sort un instant à gauche.)

BOUVREUIL

Je suis sûr qu'il se promène pour trouver un petit rayon de Soleil; mais il traîne la jambe que ça fait de la peine.

MADAME BELAMI.

Bien du plaisir avec re jeune désosse ; je n’aime que les hommes bien ponants, moi ! je ne peux pas souffrir les malades... je vas manger des œufs frais.

(Elle entre àgauehe. Au meme instant, Baptistine rentre par la droite en donnant le bras à Ovide qui s'appuie «ur une cannebéquille.)

8CXBTE III.

LES MÊMES, eictfli MADAME BELAMI, OVIDE".

ovine.

Si j’étiiîs voir»' rjhJUt,

J'v«us dirai* : Ca iik Halle

D'vou* voir mis ucr, pin’ chatte.. . (Il toussé.)

Ma toux.

Ma louxl

(Il louitc lrh~forl. cl j/r.ml tla paUilla daiti mekaUc «»'« lire de sa poche.)

CAMION

Qu'csi-ce que vous lancez là dans votre larynx?

OVIDE

C’est de relie pâte pectorale de votre invention que vous me vendez quatre francs la boite... ça fait la dixième.

camion, prenant une pilule, qu'il met dans ta bouche Elle est excellente. ( Bouvreuil fait comme Camion. Ils en mangent tous trois.)

BAPTISTINB.

Asseyez-vous là, ça vous fatigue de vous tenir debout.

ovidb, fui prenant la main.

Merci, merci, ange de cet étable 1

CAMION

Eh bien! mon cher malade, comment allons-nous ce matin 1 oyide. assit à droite Je suis bien faible, bien faible...

camion, lui tâtant le pouls.

Voyons, voyons... ( Faisant un geste de la tête. ) Hum ! hum î c’est bien modeste, ça va bien doucement.

baptistine. d part.

Pauvre jeune homme, ça ne l'empêche pas de sourire eu me regardant, et moi, ça me fait de la peine.

11 me semble que si je mangeais un peu, ça me ferait du bien. camion.

Manger I il ne manquerait plus que ça... vous voulez donc vous ôter vvVfurccB !... du lait d'inesse, rien que du lait d aoCMC.

En passant devant la cuisine, J’ai senti une odeur de potage aux légumes...

C’est pour mon neveu que j'attendi.

OVIDE

Ah! oui, madame Baptistine m'en a dit un mol— Un neveu hollandais...

BOUVREUIL

Non un picard... (.4 Camion.) C’est ma sœur Claudine qui m expédie un de ses nombreux enfautt pour lui donner a boire, a manger et l'habiller à oeuf.

CAMION

Lite est sans gène, la Claudiue.

BOUVREUIL

Pas mal comme ça... (Pienant Cdmion A pari.) Mais je ne suis nas fâche tout de même d’avoir son fieux ici... ma femme est gmtillo... Je vois souvent des llàucurs autour d clic, ça me fera un surveillant.

camion, d fui même.

Diable I ça sera gênant.

BOUVREUIL

Ce qui m'étonne pour le neveu, c’est qu’il a dû débarquer hier au Plat d'Etaio, cl que non» ne l'avons pas encore vu. camion, à part.

S'il pouvait s’étre cassé le cou en roule!

baptistine. d Ovide

Pour vous remettre un peu, je vas vous aller chercher une fasse de lait tout chaud.

OVIDE

Que vous êtes bonne... et votre tnari aussi est bieu... bon... cl le docteur aussi... Ah!... (Il essuie une larme.)

CAMION

Allons, voyons, ne vous attendrissez ; c’est l’ordonnance du médecin. Je reviendrai vous voir dans la journée, avant de monter à cheval, pour un petit voyage dans les environs.

BOUVREUIL

Moi, je vas au grand clos... Si le neveu arrive, il me trouvera là.

CAMION

Du courage, mon hou ami.

OVIDE

Ah ! je suis bien ému ! (fi porte de nouveau son mouchoir d te» teux.)

ENSEMBLE

BAPTISTINE, à Ovide.

Am : r.émour.

Donnez-moi voire bras.

Marchez un peu moins vile; Quand j'vous fais la conduite.

Vraiment, vous u' toussez pas.

AIR : de la Polka iT.éueergné, Il faut prendre fwiicnce,

E- uuioi Ij Faculté.

Vous allez bientôt, je pense.

Revenir a la sant*.

BArruTiNB, à Ovide.

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