‹ Le lait d'anesse, comedievaudeville en 1 acteChapitre 5 sur 32 · SCÈNE TV · texte numérisé non relu

SCÈNE TV

ûvidi, te levant vivement en dansant et en chantant.

Tra la la!... tralala!... Enfoncée la Faculté l enfoncé le gros inier !— Allez donc la béquille ! (Otant sa fausse barbe.) Enfoncée la barbiche!... (// jette sa canne au loin et sa fausse barbe, écarte les revers de ta veste de chambre, passe les pouces dans les entournures de son gilet el te pose.) Je crois que pour un malade, je ntc porte assez bien. Et les amis de la rue Saint-Jacques, qu’esl-ce qu'ils doivent penser de mon éclipse totale... je suis Sûr qu'ils m’auront fait insérer dans les journaux, à 50 centimes la ligne, article des objets égirés... Il est de ntnn honneur de leur épargner ces folles dépenses... je vais leur donner de mes nouvelles... (Se plaçant à la table de gauche.) « A monsieur, monsieur Do- « dore Galifet, étudiant de neuvième année.» (// écrit et dicte en même temps.) « Vénérable polkeur, depuis que j’ai quitté le noc ble faubourg et les amis de la joie, je suis en nourrice comme « un enfant de quinze jours, chez la plus jolie laitière de Mont- « rouge, dont je suis amoureux fou !... ma moralité me défend de « vous dire ici le mol de ce logogriphe, ni le moyen que j'ai era- « plo>é pour séduire ma belle... Ce sera ma dernière conquête, a mon dernier saut de tremplin, avant mon mtri-ige avec ma ■ cousine... ce sera la dernière métamorphosé d’Ovide... » sur l’air du tra la la... (Se levant.) L’arrivée de ce neveu, de ce Picard de malheur m’avait d'abord abasourdi. L4tt puô/te.) Mais qu'estce que vous diriez si j’avais filé deux heures b Paris, si j’avais saisi l’exotique au moment où il mettait les pieds dans le plat... d’Etain.si je lui avais dit :«Ton oncle n’est plus, infortuné Picard, mais il m’a chargé par testament de le faire quitter cette défro • que, de t’habiller à neuf, de te remettre en diligence et de te renvoyer à tes parents aveevingl et un francs dans ion gousset...» Ca serai! donc bète, ça serait donc timide, ça serait donc jobard?... Eh! bien, ce crime, je l’ai commis, et maintenant je puis être paysan, je puis être Picard, têtu, bavard, ei me surveiller moimême... Vous me répondrez à ça: Prends garde de te faire pincer... C'est possible; mais je n'avais pas le choix des moyens... Il n'y a qu’une chose qui m'humilie, c’est de manquer l’ouverture de Habille et du Château-Bouge, moi qui étais toujours là, le premier au poste, réunissant les amis des deux sexes, à ce petit cri de bonne société, (/mitant les cris du bal.) Oh ! eh! les Pomaré, les filogador, les Kosc-Pompon, oh! eh! les bergères I

Au : Des deux mulet du Basque (Paul Henri un.)

Quand on est leste et Parisien,

Maître de grâce et de maintien,

On doit avoir, joyeux flambait, *

Du plaisir la première paru Gais mtaots De vingt ans.

Vous qui suivez ma loi,

Là-bas dansez pour moi !

Eh ! houp ! eb ! boup ! griseites si chères,

F.h ! boup ! ch ! houpt sautez mes amours]

Eh! houp! eh! boup! pulkeuscs légères,

Eb ! boup! ch ! boup ! galopez toujours.

Dans c- 1 * jolis p’ilts endroits-là.

Tout s'élance a mon ira la la.

Tout s'arrête ou tout twmge.

Chez Ma bille, où je suis fêté.

J'ai vu, devant moi, l’autre été,

Pâlir le Lbàioau-Houtre !

Quand on est le»tc et Parisien, etc.

Je professe au pays latin.

Clause le soir, jusqu'au matin,

Tarif pour chaque élève :

l'n bol de punch pour un garçon.

Et, sauf un pév lié bien mignon,

(Il indique un baiser )

Rien pour les 011e* d’Eve.

Quand on est leste et Parisien, etc.

(Se frottant V estomac.) J’ai une faim, mais une faim! scélérat de docteur, v», je t’en veux à loi!... ( Prêtant l'oreille.) On

vient!... Ehl vile! vite! reprenons mon rôle d’incurable!... Ma béquille, ma barbiche... (il terre virement la lettre dans sa poche, tout m ramassant ta béquille et ta fausse barbe, rajuste tes veste de chambre et te rassied à droite.)

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