‹ Le Lansquenet, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 12 sur 28 · AI.PF.RT · texte numérisé non relu

AI.PF.RT

Oui... on croirait du dehors qu’il y en a deux.

PARFAIT

Ce n'est pas surprenant : on danse en effet au-dessus.

TIVOLI

Ah! au-dessus! c’est au-dessus ? ça m’explique tout.

Au quatrième.

AI.PERT, bas.

Et nous sommes au second.

PARFAIT

Un bal d’étudians.

ALBERT, bas.

Le nôtre.

TIVOLI

(la doit être bien mai composé.

ALBERT, bas.

Je suis sûr qu’il va nous faire quelque question.

TIVOLI

Où est donc ce cher Lemoine?

ALBERT, a part.

Que dit-il? (Bas.) Mais tu ne connais pas de Lemoine.

tivoli, bas.

Laisse donc. Il doit y en avoir ici... c’est comme les Lefèvre, çà... 264, d'après l'Alnuinuch du Commérer.

M. Lemoine ? l’agent de change?

tivoli, bas.

Vois-tu ?

parfait.

Je l'ai laissé, tout-à-Theure, avec M”* de Savenay.

TIVOLI

Ça me fait bien plaisir... M" de Savenay...

oui... attendez doue...

parfait.

Chez qui nous sommes.

TIVOLI

C’est çà... nous sommes chez M** de Savenay... (Poussant Albert devant lui.) Mon ami la connaît beaucoup, (nas a Albert.) Ois donc... à ton tour... moi, je m’en vais.

ALBERT, bas.

Mais pas du tout... (Haut.) Oh ! je la connais... certainement... oui... autrefois... pendant l’émigration, une ancienne famille... (a part.) Je ne sais pas ce que je dis.

PARFAIT

ALBERT

J'ai envie d’aller voir.

Sans être invité ?

TIVOLI

Monsieur a raison, cher ami : on ne se présente jamais quelque part sans être invité.

Comment 1 pendant l’émigration ?

H"* PARFAIT

Le sixième huit... Il en était passé cinq . j’en appelle à la galerie.

TIVOLI

Cinq, c’est parfaitement exact... je Iss ai comptés... ce jeu m’intéresse vivement.

ALBERT, bas.

ALBERT, a pari.

Qu'est-ce que tu dis?

TIVOLI

Jamais. (A Parfait.) Vous êtes invité ici, vous?.. (A Albert.) Tu vois bien... Monsieur l’est... il faut être invité.

parfait.

Ou connu.

TIVOLI

Encore... invité ou connu!

F.h bien ! il me laisse là?

H” PARFAIT, à Tivoli.

Vraiment? mais. Monsieur, voilà une place.

tivoli, à part.

Bien obligé. (Haut.) Non... je vous rends grâce.

u”* p arfait, montrant un joueur qui se lève. Monsieur se retire, ainsi...

TIVOLI, â part.

Diable ! mais me voilà pris, moi ! (Haut.) Pardon... Permettez...

(On Insiste auprès de lui.)

parfait, 1 Albert.

D’anciennes relation... c'est peut-être! à l’époque...

ALBERT

Probablement... Mais, pardon... je suis invité... je vent dire, j’ai in thé quelqu’un pour la prochaine contredanse... et je craindrais, en restant plus long-temps... (Regardant Tivoli , assis à la table, qui lui fait des signes.) Ma foi I il se tirera de là comme 11 pourra.

TIVOLI

Dis-donc, cher ami...

Bonne chance !

parfait, à part.

Ce jeune homme a une conversation bien décousue.

SCÈNË X.

Les Mêmes, CfiSARINéi

CfSARIVE.

Deux mille rriftrs produits par notre quête, etM. Michel ne se doute de rien... ni Léon non plus... Je n'ai pas eu le temps «if lui dire... venez donc M. Parfait., je vous cherche pour vous remettre.!. (Apercevant Albert.) Ah!

(Elle a remis à Parfait un petit carnet.)

ALBERT, la reconnaissant Grand Dieul

Ctsanis*! à part.

C’est lui 1

ALBERT

Elle ici I

U" PARFAIT, au Jeu, parlant h Tltoll.

Pour vous.

TIVOLI

Madame a perdu.

U** PARFAIT, a son mari.

Mon ami, prêtei-moi donc 500 francs.

Hein? platt-fl? Voilà déjà que ça commence.

tivoli, bas, à Albert.

r> dis donc, né t'impatiente pas, ça va tue fini,

ALBERT, bas, à Tivoli.

Ab ! mon ami, elle est ici! la voilà !

TIVOLI, bas, à Albert.

Qui donc ?

ALBERT, bas à Tivoli.

Elle!

TIVOLI, bas, à Albert.

Ab ! bah ! c'est... Tu sais, je n’ai qne cent sous.

(Albert et César! ne se saluent.)

CEsabine, à part.

Il était invité! Et maman qui prétendait ne pas le connaître assez... elle a voulu me faire une surprise.

ALBERT, A part.

Elle est probablement étonnée de me trouver

Tivoli, ans joueurs.

Il f a six louis.

M*' PARFAIT, a Tivoli.

Un troisième coup, Monsieur ? c’est imprudent...

PARFAIT

C’est très imprudent

TIVOLI, a M"' Parfait.

J’ai l'habitude do passer < iuq fois, (A Albert.) n’est-cc pas, cher ami ?

(Albert et Césarine sont placés pendant cette scène au milieu du théâtre entre les iléus tables de jeu.)

ALBERT, â Césarlnc.

Il y a de singulières circonstances dans la vie, Mademoiselle... et vous ne vous attendiez probablement pas à Inc voir dans celte maison.

cfcSAitrSE, 1 Albert.

Non, Monsieur.

ALBERT, à part.

Ça ne me surprend pas. (Haut.) Moi-même, quand je m’y suis présenté... J’y viens pour la première fois.

CÊSARIItE.

Je sais... oui, Monsieur.

ALBERT, b part.

Ah ! mon Dieu! est-ce qu'elle m’a vu entrer ? (Haut.) Je ne crois pas avoir eu encore, de la soirée, le booheur de vous rencontrer?

CÉSAUI.VE.

Non, Monsieur... j’ignorais...

ALBERT, à paru

Je respire.

TIVOLI, ramassant l'argent qui est sur la tabler

Vous voyez? Ça uic connaît?

M“* PARFAIT, 4 Tivoli.

Ce cfité es! heureux, Monsieur.

TIVOLI

Si Madame veut prendre ma place.

PARFAIT, à sa femme.

Je crois que vous ferez bien.

(Tivoli et M“* Parfait changent de place.) ALBERT, A Césarine.

Il m’eût été difficile de passer auprès de vous sans vous remarquer.

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