MAJ
majorai, aux n. m. En Provence, berger en cliel' d'un grand troupeau. Chacun des cinquante membres du consistoire du felibrige.
majoralat [la] n. m. Dignité de majorai, dans le felibrige.
majorât Ira] n. m. (du lat. major, plus grand). Immeuble inaliénable, attache à la possession d'un litre de noblesse, et qui était transmis, avec le titre, au fils aine d'une famille : Napoléon ci-éa de nombreux majorais.
— Encycl. La loi du 1 i novembre 1 192, puis le Code civil de 180V, prohibèrent l'usage îles majorais et des substitutions. Mais Napoléon I", en créant une nouvelle noblesse, rétablit lesmajoratsisénatus consulte du 14 août 1806). Les biens qui les composaient étaient inaliénables, insaisissables et imprescriptibles.
Le second Empire institua quelques majorais, a titre de récompense nationale, sous le nom de dotation, comme celle donnée au maréchal Pélissier. On distinguait les majorats sur demande, c'est-adirë ceux qui étaient constitués, avec l'autorisation du chef de l'Etat, par des particuliers à l'aide de biens détachés de leur patrimoine, et les majorats de propre mouveme .t, émanant de l'initiative du souverain et se composant de biens empruntés au domaine extraordinaire. Par suite de l'application de diverses lois restrictives, on ne comptait plus en 1905 que trois majorats sur demande, pour une somme de 10.376 francs de rente 3 pour 100.
Les majorats de propre mouvement se composaient de biens dont le retour au profit de l'Etat .tait de droit en cas d'extinction de la ligne maie dans les familles dotées. Il y en avait, en 1905, trente-neuf, formés par des rentes 3 pour 100, des immeubles, des actions de la Banque de France, des biens non réversibles au domaine de l'Etat (actions des canaux d'Orléans et du Loing et du canal du Midi), etc. Le ministre des finances fut autorisé, en 1903 a rachetei- d'office les majorais réversibles au domaine de L'Etat, moyennant l'attribution à chaque inajoraiaire d'une indemnité en principe insaisissable. majorataire [ti-re] adj. Qui possède un majorât : pair majorataire.
majorât é, e adj. Constitué en majorât.
majoration [si-on] n. f. Evaluation d'une chose à un prix au-dessus de sa valeur.
majordomat [ma] n. m. Dignité, fonction de majordome.
majordome n. m. (du lat. major, plus grand, et domus, maison). Chef des domestiques d'un souverain. Maitre d'hôtel de grande maison.
major e longinquo reverentia, mots lat.
signif. : L'étoigneinent augmente le prestige. Mot célèbre de Tacite Annales, 1, 47) souvent cité pour signifier que nous sommes portés à admirer de confiance ee qui est éloigné de nous dans le temps ou dans l'espace.
majorer [ré] v. a. (du lat. major, plus grand). Evaluer une chose au-dessus de sa valeur véritable : majorer une facture. Augmenter, en prévision d'une réduction, le chiffre pour lequel on souscrit à un emprunt, à une émission.
majores pennas nido, mots lat. signif. : Des ailes plus grand s que le nid. Spirituelle expression d'Horace (Epîtres, 1,20-21) à propos de sa propre vie. Elle s'applique à ceux qui, dans une condition médiocre, aspirent à de hautes destinées.
Maj Orient [ri-in], empereur d'Occident de 457 à 461, tué par ordre de Iticimer.
majorin n. m. Magistrat espagnol dont les fonctions sont analogues à celles des maires français.
majoritard [tar] n. m. Fam. Député qui vote toujours avec la majorité.
majorité n. f. Age où l'on jouit pleinement de ses droits personnels : l'âge de la majorité, en France, est en principe, de vingt et un ans. Le plus grand nombre : la majorité îles hommes pensent ainsi. Parti qui l'emporte par le nombre dans une assemblée délibérante : ministre soutenu par la majorité. Majorité absolue, nombre de voix au moins égal â la moitié, plus un. Majorité relative, nombre de voix supérieur à celui 'les suffrages obtenus par chacun des autres concurrents. Mar. Dans les ports de guerre, ensemble des bureaux et du personnel dépendant du major général ou d'un amiral pourvu d'un état-major.
— Encyci.. Dr. La majorité est fixée pour les deux sexes à vingt et un ans accomplis : à cet âge, on est capable de tous les actes de la vie civile.
Néanmoins, pour certains actes, tels que le mariage ou l'adoption et pour la responsabilité pénale, la loi a fixé une majorité spéciale. V. adoption,
MARIAGE, MINEUR, etc.
Le majeur de vingt et un ans étant, en général. capable de tous les actes de la vie civile, est lié par les engagements qu'il a contractés, sauf les cas d'erreur, de violence ou de vol. Quant à la lésion, elle n'est point, d'ordinaire, une cause de rescision.
v LÉSION.
La majorité politique est fixée à vingt et un ans. Toutefois, des conditions d'âge spéciales peuvent être exigées pour certaines fonctions : ainsi, le citoyen, électeur à vingt et un ans, n'est éligible comme député qu'à vingt-cinq.
Majorque, la plus grande des Baléares ;