LAP
cîons, habitées par une population nomade ou démise dentaire. Les Lapons sont de petite taille d'un teint brun, les pommettes saillantes, les yeux petits
De Lapparent.
Lapon*.
et bridés. Simples, honnêtes et hospitaliers, ils parlent un dialecte finnois, sont luthériens on chrétiens orthodoxes, et vivent de pèche ou de chasse.
La Popelinière ou La Pouplinière
(Alexandre-Joseph de), fermier général, né à Paris (1692-1 702), protecteur des lettres et des arts. Sa luxueuse maison de Passy fut, sous Louis XV, le rendez-vous de la société galante ou lettrée.
Laporte (Pierre de\ valet de chambre d'Anne d'Autriche, puis de Louis XIV (1603-1680) ; auteur de Mémoires intéressants, mais rarement impartiaux.
La Porte du Theil
( François - Jean - Gabriel i , helléniste français, né et m.
à Paris (1742-1815); auteur de remarquables traductions.
Lapparent [Utpa-rari]
(Albert-Auguste Cochon de), géologue français, né à Bourges, m. à Paris (1839- 1908i; secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences.
On lui doit un remarquable Traité de géologie, des Leçons de géographie physique, etc.
Laprade (Victor Richard de), poète et académicien français, né à Monthrison (Loire), m. à Lyon (1812-1883); auteur des Poèmes évangéliques , Odes et poèmes, Pernette, etc. Sa poésie est grave, ample, élevée.
laps [lapss] n. m. (du lat.
lapsus, écoulement). Espace de temps : un grand laps de temps.
laps [lapss], lapse [lapée] n et adj. (du lat. lapsus, tombé, glissé). Se dit d'une .personne qui a quitté la religion catholique après l'avoir embrassée volontairement.
(Ne s'emploie qu'avec relaps.)
lapsus calami, mots lat. signif. : Faute échappée à la plume. (S'emploie dans le même sens que lapsus linguss, mais en parlant des fautes écrites.)
lapsus linguae, mots lat. signif. : Faute échappée à la langue. « Atteler la voiture ait cheval » est un lapsus linguœ.
Lapte; comm. de la Haute-Loire, arr. et à 9 kil. d'Yssingeaux; 3.000 h. Dentelles.
laptot [lap-to] n. m. Noir sénégalais, engagé au service de la France : les laptots sont appeiek officiellement tirailleurs sénégalais.
Lapugnoy, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 9 kil de Béthune, sur la Clarence ; 2.070 h. Ch. de f. N. Houille. Filatures de coton, distillerie.
laquais [kè] n. m. (de l'esp. lacayo). Valet de pied qui porte la livrée. Fig. Homme d'un carac-
Laprade.
Laquais : !, 2. Du xvu» siècle ; 3, L Modernes.
tère bas et servile. Insolent comme un laquaù, très insolent. Mentir comme un laquais, mentir habituellement ou avec effronterie.
laque [la-ke] a. f. (persan lak). Résine d'un rouge Drun, qui sort liquide des branches de plusieurs arbres de l'Inde. (On dit aussi somme i.aque.. Matière albumineuse colorée, employée en peinture. N. m. Beau vernis de Chine, noir ou rouge. Nom générique donné à des objets divers (boites, étuis, statuette-, meubles, etc.) fabriqués en Chine, au Japon et dans l'Inde, et recouverts d'un brillant vernis dans lequel il entre des résines.
LAR. P. TOUS. — II
— Encycl. Comm. La laque, produit végétal, vient d'Orient. On la récolte sur le figuier dis pa le figuier des Indes, le jujubier cotonneux, la buttée touffue, etc. C'est une exsudation de l'écorce i elle est naturelle, ou provoquée par des incisions.
On distingue quatre sortes de laques commerciales. La laque en bâton est encore fixée aux branches de l'arbre d'où elle provient De couleur rouge et d'odeur agréable, elle est en couches plus ou moins épaisses, à cassure brillante. La laque en grains, rouge aussi, provient des brisures delà précédente. La laque en écailles, ou laque en plaques, laque plate ou laque en feuilles, est la plus répandue ; on l'obtient en faisant bouillir les sortes précédentes dans de l'eau alcaline, puis on la coule en feuilles minces, que l'on détache en écailles une fois refroidies. La laque en fils est une sorte fondue et étirée en fils blonds, rouges ou bruns. Les premiers sont Les plus estimes.
L'ébullition des laques donne un liquide usité comme matière colorante sous les noms de lac-laque et de lac-dije. Les cuirs dits maroquins du Levant sont teints avec cette matière colorante.
— Arts. L'application du vernis est précédée de polissages nombreux et de séchages réitérés, qui demandent parfois des années. Les Japonais et les Chinois ont porté au plus haut degré de perfection cet art du laqueur, et les objets qu'ils livrèrent au commerce des pays d'Occident obtinrent un succès considérable au xvii» siècle. On les imita, et les industriels français surtout, parmi lesquels il faut citer les frères Martin, trouvèrent des procédés qui donnèrent les plus beaux résultats (vernis Martin:.
laqué [kè], e adj. Couvert d'une couche de laque. Sang laqué, sans; dans lequel l'hémoglobine est dissoute dans le sérum.
Laquedem (Isaac), nom donné en Flandre au Juif errant.
Laquedives (îles), groupe d'iles du golfe d'Oman ; à l'Angleterre ; 14.000 h., vivant de la culture des cocotiers.
laquéisme [ki-is-me] n. m. Etat, condition de laquais.
laquelle pr. rel. f. s. V. lequel.
laquer [ké] v. a. Couvrir d'une couche de laque.
laquet [kè] n. m. Petit lac.
laqueton [ke] n. m. Petit laquais. (Vx.)
laqueur [heur] n. m. Celui qui fabrique des objets vernis en laque.
laqueux, euse [keû, eu-zc] adj. De la nature de la laque : vernis laqueur.
La Quintinie [kin-ti-nt] (Jean del, agronome français, né à Chabanais (Charente', m. à Veisailles (1626-1688). Il se consacra a l'étude de la culture des arbres fruitiers.
Lara (maison de), famille célèbre de Castille. C'est à l'un de ses membres, Gonzalo Gutios, comte de Lara (xe s.), que se rapporte la fameuse légende des sept infants de Lara, attirés dans une embuscade par leur oncle Rodrigue et massacrés, légende qui a tourni la matière de touc. un cycle de romani , >-, et d'un grand nombre de poèmes et d'œuvres dramatiques.
Lara, poème de Byron. Le héros Lara fait sa vertu de l'orgueil et ne connaît de loi que ses passions (1814).
Lara (Isidore Cohen, dit Isidore de . compositeur de musique français, né à Londres en 1860. auteur de : la Lumière de l'Asie, Amy. Robsart, Motna, Messaline, Langa, etc.
Laragne, eh.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. et à 34 kil. de Gap, au confinent de la Véragne et du Buech ; 1.210 h. Ch. de f. P.-L.-M. Plomb, gypse. — Le cant. a 8 comm., et 3.290 h.
laraire [rt-re] n. m. (lat. lararium). Chapelle intérieure des maisons romaines où l'on plaçait des images des dieux lares, des pénates de Vesta, etc.
Larajasse, comm. du Rhône, arr. et à 31 kil. de Lyon, près de la Coise; 2.160 h.
larbin n. m. Pop. Domestique, valet.
Larcharup, comm. de la Mayenne, arr. et à 33 kil. de Mayenne; 1.720 h.
Larche, ch.-l. de c. (Corrèze), arr. et à lu kil. de Brive, sur la Vezère ; 780 h. Ch. de f. Orl. Papeterie. — Le cant. a 8 comm., et 6.600 h.
La" elle, comm. des Basses-Alpes (arr. de Barcelonnette), au pied du col de Larche, dit aussi col de Lar g entière et col de la Madeleine; 590 h.
Larcher [ché] (Pierre-Henri), érudit et hellé- .niste français, né à Dijon, m. à Paris (1726-1812); on lui doit une excellente traduction d'Hérodote.
Larchey (Etienne-£orâfan). publiciste et archéologue français, né à Metz, m. à Paris 1s 11-1902). Il a publié : les Cahiers du capitaine Coignet, le Journal de marche du sergent Fricasse, précieux pour la connaissance des armées de la Révolution.
larcin n. m. (lat. latrocinium). Petit vol fait adroitement et sans violence. Chose dérobée. Par ext. Plagiat. Port. Faveur amoureuse ravie à une femme.
lard [lar] n. m. (lat. lardum). Substance grasse, renfermée dans le tissu cellulaire sous-cutané de certains animaux à peau épaisse, particulièrement du porc: on barde les volailles avec du lard. Gros tard ou lard gras, lard qui ne contient aucune partie de chair musculaire. Petit lard ou lard maigre, celui qui est entremêlé de couches de chair musculaire. Gras à lard, très gras. Fam. Faire du lard, engraisser dans l'inaction. Avoir mangé le lard, être le coupable. Ven h- comme lard aux pois, fort a propos. Aubier, partie molle de l'arbre sous l'écorce. Pierre à lard, silicate hvdraté naturel de magnésie. (Syn. de stéatme.)
— En ycl. Le lard est très employé eu art culinaire, mais, comme toute la chair de porc, pour être consommé sans risques, il doit être très cuit.
lardacé, e adj. Qui a l'apparence du lard.
lardage n. ni. Bout employé pour larder.
larde n. f. Morceau de viande lardée.
larder [de] v. a. Piquer une viande de petits morceaux de lard : larder un râti de bsuf. Fia. Percer de trous profonds : larder de coups d'épée. Poursuivre de traits piquants : larder d'ipigrammes. Semer, entremêler : larder ses discours, ses écrits de grecs ou latins. Larder une pièce de bots, y planter beaucoup de clous, pour faire tenir le plâtre dont on la revêt. Larder une carte, introduire frauduleusement dans un jeu une carte biseautée. Mar. Garnir une voile de fils de caret cou-
Lardoiivs : t. A pointe J
A sonde.
LAR
sus et décommis. Larder une ralingue, la coudre sur une voile en passant l'aiguille entre ses torons. Techn. Larder une étoffe, engager h faux la navette a travers la chaîne.
larderasse fra-se] n. f. Grosse corde d'étoupe ou de chanvre grossier.
larderOU n. m. Nom vulgaire de la mésange bleue. (On dit aussi laudkke n. f.;
lardeux, euse [deâ, eu-xé] ou lardi-
forme adj. Qui a l'apparence du lard. Qui contient beaucoup de lard : chairs lardeuses.
lardier [di-é]n.m. Saloir, garde-manger où l'on gardait le lard.
Lardier [di-i] (cap), cap formant l'extrémité
sud de la presqu'île de Saint-Tropez (Van.
lardiforme adj. (de lard, et forme;. Qui res semble à du lard.
lardite n. f. Miner. Syn. de stéatite.
Lardner [dnèr] (Denys), mathématicien et physicien irlandais, né à Dublin, m. à Naples (1793-1859;.
11 conçut une vaste encyclopédie populaire.
lardoire n. f. Brochette pour larder. Sabot de fer pointu, dont on arme l'extrémité des pieux. Eclat de bois qui
resteparl'ois 1
sur le mi- »
lieu de la souche d'un arbre abattu. Fam.
Arme à lame a i g u é .
lardon
n. m. Petit
morceau de lard, qu'on introduit dans la viande à l'aide d'un lardoir. Petit morceau de lard maigre qu'on fait revenir pour accompagner certains plats. Fig. Mot piquant, sarcasme. Morceau de fer, d'acier, que les forgerons introduisent dans les crevasses pour les boucher. Pièce d'horlogerie, longue 3t étroite, qui fait partie de la potence dans une montre à roue de rencontre.
lardonnement [do-ne-mari] n. m. Action de lardonner.
lardonner [do-né] v. a. Couper, tailler en lardons. Fig. Poursuivre de lardons, de quolibets.
lardonnlSte [do-nis-te] n. m. Rédacteur de lardons satiriques.
lardure n. f. Défaut d'une étoffe de laine, provenant de ce que la navette a lardé la chaîne.
lare n. m. (lat. lar, laris ; d'un mot étrusque, qui signifiait chef). Nom des dieux protecteurs du foyer domestique, chez les Romains. PI. Fig. Foyer domestique : revoir ses lares. Adjectiv. : les dieux lares.
— Encycl. A l'origine, les dieux lares passaient spécialement pour veiller sur les travaux des champs. Leur nature est assez indécise : ils ne sont ni des dieux à proprement parler, ni des ancêtres divinisés, mais des sortes de génies attachés à une famille, à une race. Il n'y en avait qu'un par famille, le lar fandtiaris, à l'origine distinct des pénates, dieux du seuil, avec lesquels une confusion s'établit plus tard. A côté du lare privé, il y avait les lares publics (lares compilâtes, lares des carrefours). Il y eut aussi les lares militaires, maritimes. On représenta d'abord les lares par une figure taillée dans le bois, puis sous la forme de génies sans ailes, dans l'attitude de la danse.
Laredorte, comm. de l'Aude, arr. et à 33 kil. de Carcassonne, près de l'Aude ; 1.340 h.
La Renaudie (Godefroi de), gentilhomme périgourdin, chef de la conjuration d'Amboise ; tué dans la forêt de Noisay en 1560.
larenier [ni-é] ou mieux larmier [mi-é]
n. m. Rebord d'un châssis destiné à écarter l'eau.
Larevellière-Lépeaux |>d] (Louis-Marie),
conventionnel, puis membre du Directoire, né à Montaigu (Vendée), m. à Paris (1753-1824). Il dirigea tout l'effort de la politique directoriale contre les menées royalistes et contribua au coup d'Etat du 18 fructidor. Il se montra dévoué aux idées religieuses des théoph'ilanthropes.
La Rey (Jacobus Hendrik de), général boer, né à Wimburg (Etat d'Orange) en 1847. Membre du volksraad de l'Etat d'Orange, il fut à la tête des Boers à la bataille de la Moddcr River, assista à celle de Donkerhoek, et lutta bravement tant que ses compatriotes ne furent pas réduits à capituler.
La Reynie[ré-nfj(Nicolas-Gabrielde), premier lieutenant général de police, né à Limoges 1623- 1709). Il contribua à organiser la police de Paris, et présida la Chambre ardente chargée déjuger l'affaire des poisons.
large adj. (du lat. largus, abondant). Qui a une certaine étendue dans le sens opposé à la longueur : large poitrine. Grand en étendue : une large base. Ample : veston large. Fig. Peu scrupuleux : conscience large. Généreux, libéral : homme large. Considérable : faire de larges concessions. Fait avec fermeté, à grands traits : exécution large. Large ou ouvert, se dit du cheval dont les membres (antérieurs ou postérieurs) sont très écartés. N. m. Largeur : un mitre de large. Haute mer : prendre le large. Fig. Prendre le large, s'enfuir. En long et en large ou de long en large, en longueur et en largeur. Au large loc. adv. Spacieusement. Loc. ellipt. Ordre de s'éloigner : au large, au large! Ast. Etroit, serré.
LargeaSSe, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 12 kil. de Parthenay, sur l'Ouine; 1.210 h.
largement [m an] adv.
D'une manière large ; abondamment- Ant. Etroitement.
Largentière [jan], ch.-l.
d'arr. (Ardèche). sur la Ligne, aftl. de l'Ardèche, à 32 lui. de Privas ; 2.280 h. Vignobles, forges, soie. — L'arr. a 10 cant., 108 comm., 88.900 b. ; le cant. a 14 comm., et 10.150 h.
largei* [jlf] V. n. (Prend un Armes de Largentière.
e après le g devant a et o : U largea, nous largeons.) Manèg . Se dit d'un cheval qui va large, qui gagne du terrain en sel ignant du centre de la volte.
LAR
LAR
largesse [je-se] a. f. Libéralité, distribution abondante et gratuite : tel nus de France faisaient de grandes largesses à l occasion de leur avènement. Ant. Avarice.
larget [je] n. m. Plaque de fer qu'on lamine pour Eure une languette. (S'emploie surtout au pi.)
largeur n. f. Mtendue dans le sens oppo longueur, l'iy. Ampleur, manière élevée, non quine : envisager une question avec largeur,
larghetto [ghi-to] adv. Musiq. Mot Italien, si r vaut à indiquer un mouvement un pevi moins lent que largo, N. m. Morceau dans ce mouvement.
Largillière (Nicolas de;, peintre français de portraits, né et m. à Paris (1656-1746). Ses œuvres sont remarquables par la fraîcheur du ton et la vérité du coloris. Un de ses chefs-d'œuvre, Portrait du peintre, de sa femme et de sa fille, ligure au Louvre.
largo adv. (m. itaU. Musirj. Indique un mouvement ample et large. N. m. Morceau qui doit être exécuté dans ce mouvement.
largue [lar-ghe] n.l.Arg. Femme. Jeune fille-
largue [lar-ghé] adj. (forme provenç. de large). Qui n'est pas tendu. Vent largue, oblique par rapport à la route du navire. N. m. Allure dans laquelle les vergues ne sont pas brassées complètement, le vent venant de l'arriére du travers. Adv. : les jonques doivent marcher largue.
larguer [glié] v. a. (de largue). Mar. Lâcher, démarrer. Larguer les voiles, lâcher ou filer le cordage retenant une voile par le bas. V. n. Se disjoindre.
Lariboisière (Jean-Ambroise Baston, comte), énéral d'artillerie français, né à Fougères, m. à Lœnigsberg (1759-1812); il se distingua à Austerlitz, Essling, Wagram, et surtout à la Moskowa. — Son fils, Cuarles, né à Fougères, m. à Paris (1788-1868), sénateur en 1852, épousa Elisa Roy, qui devait plus tard fonder à Paris l'hôpital Lariboisière, situé rue Ambroise-Paré.
laridéS [dé] n. m. pi. Famille d'oiseaux palmipèdes, comprenant les goélands (larinus), mouettes, sternes, etc. S. un laridé.
Laridon , nom donné par La Fontaine à un chien dégénéré, dans la fable intitulée : l'Education. (VIII, 21.)
Oh I combien de Césars deviendront Laridons I
Ce vers s'applique à ceux que la mollesse rend indignes de leurs ancêtres.
larifla, mot de fantaisie qui entre dans quelques refrains de chansons badines.
larigot [gho] n. m. Sorte de flûte ancienne. Le plus aigu des jeux de l'orgue. A tire-larigot loc. adv. Beaucoup : boire à lire-larigot. (D'après une anecdote, tire larigot serait pour tire la Rigaude. La Rigaude était le nom d'une grosse cloche de la cathédrale de Rouen, que l'on mettait péniblement en branle, ce qui donnait grand'soif au sonneur.)
larin n. m. Genre d'insectes coléoptères rynchophores, comprenant de gros charançons ordinairement gris, piquetés de jaune et de rouge, et qui vivent sur les chardons, dans les régions chaudes et tempérées.
larillOÏde adj. Qui ressemble à du lard, qui en a la structure.
Larissa, v. de la Grèce (Thessalie) ; 14.000 h. Ch.-l. de province ; archevêché grec. Commerce de céréales. Les croisés francs la prirent en 12U5.
Laristan, prov. maritime de la Perse ; 90.000 h. Capit. Lar-
Larive (Charles-Gaspard de), physicien et chimiste suisse, né à Genève (1770-1834). Il fut, en 1813, un des chefs du gouvernement provisoire qui proclama la république à Genève. — Son fils Auguste, né à Genève, m. à Marseille (1801-1873), également physicien, a fait des expériences sur les capacités calorifiques des gaz.
Lanvey [vi] (Giunta, dit Pierre de), auteur et comédien français, né à Troyes (1540-1612). il a traduit ou imité dans ses comédies (lus Esprits, la Veuve, etc.) les meilleurs comiques toscans.
larix [n'As] n. m- Nom scientifique du mélèze.
larme n. f. (lat. lacryma). Humeur sécrétée par diverses glandes de l'œil, et qui se répand au dehors par suite d'un effet physique ou d'un vif sentiment moral, de douleur, de joie, d'admiration: être ému jusqu'aux larmes. Affliction, douleur : passer sa vie dans les larmes. Suc qui coule de quelques végétaux, comme la vigne. Petite quantité de vin ou d'une autre liqueur : ne m'en versez qu'une larme. Ornement en forme de larme : drap noir orné de larmes d'argent. l'harm. Petite masse solidifiée de suc ou de résine. Loc. div. Larmes de crocodile, larmes hypocrites. Pleurer à chaudes larmes, fondre en larmes, pleurer abondamment. Essuyer les larmes de quelqu'un, le consoler. Rire aux larmes, jusqu'aux larmes, rire très fort, jusqu'à en répandre des larmes. Avoir des larmes dans la voir, parler d'une voix émue, tremblante .J'uét. Larmes de l'aurore, rosée. Larme de cerf, liqueur onctueuse qui remplit les cavités existant au-dessous des yeux du cerf.
— Encvcl. Les larmes, liquide clair, incolore, alcalin, d'une densité peu différente de celle de l'eau, sont sécrétées d'une manière continue par les glandes lacrymales. Leur quantité augmente sous certaines influences pathologiques ou sensitives. Elles sont un symptôme de la douleur morale ou physique.
larme -de -Job ou larme - du - Christ
n. f. Espèce de graminée des Indes (<?0ix), dont les graines ont la forme d'une larme. (On dit aussi larmili.e des Indes.) PI. des larmes-de-Job.
Larmessin ou L'Armessin (Nicolas l«
de), dessinateur et graveur français, né et mort à Paris (1640-1725). - Son fils Nicolas II (1684-1753) a gravé d'après Watteau* Lancret et Boucher.
larmette \me-te] n. f. Petite
larme. (Vx.)
larmeux, euse [meû, eu-
ze] adj Comm. En larmes : benjoin larmeux.
larmier [mi-é] n. m. (de larme). Saillie d'une corniche creusée en forme de gouttière, et destinée à faire tomber l'eau de pluie à une distance convenable du pied du mur. Anat. Angle de l'œil le plus rapproche' du nez, et dans lequel se forment les larmes. Zool.
6 adj. Qui fond en prendre un ton lar-
(Se conj. comme ne faire que lar-
La Rochefoucauld.
Fente au-dessous de l'angle interne de l'œil du cerf (Syn. LAKMiÉRE.) Ce qui, dans la tête du cheval. correspond aux tempes de l'homme.
larmière n. f. Zool, v. larmier.
larmille n. f. Bot. V. larme-de-Job.
larmoiement [mot-mari] ou larmoîment [man; n. m. Ecoulement involontaire de larmes.
Larmont, arête (lu Jura, à l'E. de Pontarlier (i.352 ni. d'altitude au Gros-Taureau). Fort qui commande les routes et les voies ferrées de Pontarlier a Lausanne et à Neuchatel.
larmoyant r»toj ian
larmes. Qui excite les larmes mni/aut.
larmoyer [moi-ié] v.
aboyer.) Pleurer, jeter des larmes moyer.
ïarmoyeur, euse [moi-ieur, eu se] n. et adj.
Celui, celle qui larmoie. (Peu us.)
Lamaka, v. de l'île de Chypre, sur la côte méridionale; 7.600 h. Port de commerce assez actif.
Laroche, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. de Marche); 2.080 h.
La Rochefoucauld ;/„;;, ancienne famillefrançaise, originaire de l'Angoumois, et qui descend de Foucauld, sire de La Roche, petit-fils de Hugues II de Lusignan. Le membre le plus connu, François VI, duc de La Rochefoucauld, né et m. à Paris (1613-1680), joua un rôle important pendantla Fronde et assistaau combat du faubourg Saint- Antoine, où un coup de feu le priva momentanément de la vue. Il passa la dernière partie de sa vie à la cour et dans la société des femmes les plus distinguées de son temps. Il fut l'ami intime de M ">« de Longueville, puis de Mm» de La Fayette. Son chef-d'œuvre est le livre des Mai imes. Il a laissé aussi des Mémoires. V. Maximes.
La Rochefoucauld-Doudeauville
(Ambroise-Polycarpe), philanthrope français, né à Paris, m. à Montmirail [Sarthe] (1765-1841); ministre sous Charles X. Il créa l'Ecole d'agriculture de Grignon.
La Rochefoucauld-Liancourt (François), philanthrope et homme politique français, né à Paris (1747-1827). Il fut membre de l'Académie des sciences et se signala par son esprit libéral. Il fonda sur sa terre de Liancourt une ferme-école et la première de nos écoles d'arts et métiers. Il propagea l'usage de la vaccine.
La Rochejaquelein [h: -lin] (Henri du
Vergier de), célèbre chef royaliste vendéen, né au château de la Durbellière (Deux- Sèvres) [1772-1794]. Après la journée du 19-Août, il quitta Paris pour rejoindre Lescure, et se mit à la tête des paysans vendéens. « Si j'avance, leur dit-il, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengezmoi. » Il remplaça Lescure comme général en chef à la 4 mort de ce dernier, et fut luimême tué au combat de Nouaillé. C'était un soldat d'une remarquable bravoure, mais un général insuffisant.
— Ses deux frères, Louis, né
à Saint-Aubin-de-Beaubigné, tué aux Mattes (1777- 1815) et Auguste (1783-1868), contribuèrent à soulever la Vendée pendant les Cent-Jours.
Larochemillay? comm. de la Nièvre, arr. et à 27 kil. de Château-Chinon ; 1.750 h.
Laromiguière (Pierre), philosophe distingué, un des fondateurs de l'éclectisme en France, né à Livignac (Aveyron), m. à Paris! 1756-1837). Ses Leçons de philosophie eurent une influence considérable.
La Roncière Le Noury (Camille, baron), amiral français, né à Turin, m. à Paris (1813-1881). Il se distingua en 1871, pendant le siège de Paris, notamment à la prise du Bourget.
LaroquebrOU, ch.-l. de c. du Cantal, arr. et à 20 kil. d'Aurillac, sur la Cère ; 1.700 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 14 comm. et 9.500 h.
Laroque-d'OlmeS, comm. de l'Ariège, arr.
et à 38 kil. de Pamiers; 1.200 h.
Laroque-Timbaut [tin-bô], ch.-l. de c. (Lotet-Garonne), arr. et à 14 kil. d'Agen; 1.000 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 8 comm., et 3.640 h.
La Rouerie (Charles-Armand Tafin, marquis de), conspirateur breton, né au château de La Rouerie, près de Rennes en 1750, m. au château de La Guyonnarais, près Lamballe en 1793. C'est lui qui jeta les bases de la conspiration d'où sortit la chouannerie.
Larousse (Pierre), célèbre grammairien, lexicographe et littérateur français, né àToucy (Yonne), m. à Paris (1817-1875). Il publia, en 1849, sa Grammaire élémentaire lexicologique, dont l'apparition inaugura de nouvelles méthodes dans l'enseignement de la grammaire; il fit paraître ensuite différents ouvrages de lexicologie : Jardin des racines grecques, Jardin des racines latines, Fleurs historiques, etc., fonda l'Ecole Normale, remarquable journal d'enseignement; puis il entreprit la rédaction duGrand dictionnaire universel du xix* siècle, gigantesque projet dans l'exécution duquel il apporta ses qualités de travailleur infatigable, d'esprit éclairé et libre. Il mourut à Paris avant la fin de sa tâche, miné par un labeurqu'il ne voulut jamais interrompre.
Larrey.
Larousse Illustré (Nouveau), dictionnaire encyclopédique universel en sept volumes, publié de- 1897 a 1904, sous la directionde Claude Auge; œuvreremarquable par l'abondance des matières traitées et par la richesse incomparable de l'illustration. Un- Supplément en a été publié en 1900, et une suite permanente lui a été donnée parla création du Larousse Mensuel illustré, en 1907. V. dictionnaire.
larra n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, comprenant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe. 'Ils creusent des terriers et semblent parasites des sphex.)
Larra (Mariano José de), pamphlétaire et auteur dramatique espagnol, né à Madrid en 1809; se suicida dans la même ville en 1837. Il s'est inspiré non sans succès des romantiques français.
Larrey [/a-)'è] (baron Dominique), chirurgien militaire, né a Baudéan (Hautes-Pyrénées), m. à Lyon (1766-1842): chirurgien en chef de la Grande Armée, qu'il suivit dans presque toutes les campagnes. Il a. laissé des mémoires, des relations, etc. On l'avait surnommé lu Providence des soldats.
larron, onnesse [iaron, o-nese] n. (lat. latro), Qui prend furtivement . voleur.
Larron d'amour, d'honneur, séducteur. Senlendre comme larron» en foire, se dit de deux personnes qui sont de connivence pour jouer quelque mauvais tour. Donner sa bourse ii garder au larron, confier ses intérêts à la personne la plus disposée à les trahir. Le non el If mauvais larron, les deuxvoleurs qui furent mis en croix avec Jésus -Christ et dont le premier se convertit avant de mourir. N. m. Typogr, Défaut produit par un pli qui se trouve dans la feuille mise sous presse. Pli d'un feuillet. qui étant ployé, n'a pas été rogné lorsqu'on a relié ou broché le livre. Petite pellicule sèche à l'intérieur d'une plume d'oie, qui boit l'encre. Bout de mèche allumé, qui fait couler une chandelle, une bougie. Prov. : L'occasion fait le larron, les circonstances font faire des choses répréhensibles auxquelles on ne songeait pas. Aï. lus. litt. :
Arrive un troisième larron, vers de la fable de La Fontaine : les Voleurs et l'Ane. Les allusions à ce vers signifient que, tandis quedeux individus sont en lutte, en contestation pour une chose, celle-ci devient la propriété d'un surveuant (du troisième larron).
larronneau [la-ro-nô] n. m. Fam. Petit larron;. celui qui dérobe des objets de peu de valeur.
larronner [la-ro-né] v. n. Faire le larron.
larronnerie [la-ro-ne-rt] n. f. Action de larronner; repaire de larrons.
larronnière [la-ro-ni] n. f. Repaire de larrons. (Vx.)
Larroumet (Gustave), professeur et littérateur français, né à Gourdon, ni. â Paris (1852-1903]. On lui doit un certain nombre d'études d'histoire et decritique, notamment Marivaux, sa vie et ses œuvres.
larton n. m. Arg. Pain. Larton brutal, pain noir; larton savonné, pain blanc.
La Rue (Charles de), jésuite français érudit, poète latin distingué et prédicateur, né et m. à Paris {1643-1725). Sa meilleure oraison funèbre est celle du maréchal de Boufflers.
laruette [ru-è te] n. m. Artiste remplissant les rôles où excellait l'acteur Jean Louis Laruette, né et m. à Toulouse (1731-1792).
LarunS, ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 33 kil. d'Oloron, sur le gave d'Ossau; 1.960 h. Ch. de f. M. Zinc, plomb, argentifère.— Le cant. a 8 comm., et 5.150 h.
LaruSCade, comm. de la Gironde, arr. et à 30 kil. de Blaye, près du Médéou ; 1.630 h. Vignobles.
larvaire [uè-re] adj. Qui se rapporte à la larve ou à son état : les formes larvaires des insectes diffèrent beaucoup de l'animal parfait.
larve n. f. (du lat. larva, fantôme). Antiq. rom. Nom donné à des spectres d'hommes morts tragiquement, ou criminels, qui erraient, croyait-on, sur la terre pour tourmenter les vivants. Zool. et pathol. Forme qu'affectent certains animaux au mo-
Larves I. Acalèphe ; 2. Oursin : 3. Botriocéphale ; 4. Douve ; 5. Cigale: 6. Ephémère; 7. Homard; 8. Crabe; 9. Carabe; 10. Lamproie.
ment de leur naissance, pendant laquelle ils diffèrent plus ou moins de leurs ascendants et sous laquelle ils demeurent plus ou moins longtemps avant d'atteindre à l'état adulte : les larves causent de . grands dégâts à l'agriculture et à l'industrie-
— Encycx. Zool. La chenille est la larve du papillon, comme le ver blanc est la larve du hanneton, le têtard celle de la grenouille, etc. Nombre de poissons, de batraciens, de crustacés, de vers, de mollusques, etc., naissent à l'état de larve; mais ce sont surtout les insectes qui passent par cet étal. Les larves des
LAR
insectes se répartissent en un certain nombre de types fondamentaux. Dans les ordres à métamorphoses dites « incomplètes » (orthoptères, hémiptères), les larves ne diffèrent des adultes que par l'absence d'ailes et l'existence à l'état latent de certains organes, tandis que, chez ceux à métamorphoses complètes, elles ont une allure absolument particulière qu'elles ne perdront qu'après avoir passé par un stade dit « de chrysalide » ou « de nymphe ». C'est sous la forme de larve que lés insectes les plus parfaits, notamment les coléoptères, vivent le plus longtemps. Aussi sont-ce toujours les larves qui causent fe plus de dégâts h l'agriculture et à l'industrie. Avant de se changer en chrysalides ou en nymphes, les larves choisissent un abri, filent un cocon ou se fabriquent une coque terreuse, ligneuse, etc.