LU
goût, de l'emphase, mais il a de la force, de la noblesse et une certaine magnificence.
Mascart [mas-kar] (Eleuthère-Elie -Nicolas), physicien, et météorologiste français, né à Quarouble (Nord), m. à Poissy (1837-1908); membre de l'Académie des sciences.
Mascate, v. d'Arabie, port sur la cAte sud du golfe d'Oman, ch.-l. d'un imanat indépendant ; 40.000 h. Commerce de soieries, ivoire, cuirs.
mascotte [mas-ko-.e] n. f. (du provenç. masco, sorcière). Fam. Fétiche, porte-chance.
Mascotte (/"), opérette en trois actes, paroles de Chivot et Duru, musique d'Audran (1880) ; partition avenante et aimable, et dont les principaux personnages, le grotesque souverain de Piombino, Luirent XVII et la gracieuse mascotte Bettina, sont devenus populaires.
maSCUli.iOre [mas-ku] adj. Bot. Se dit du capitule et du disque, quand ils sont composés de fleui s Enfiles.
masculin, e [mas-ku] adj. (du lat. maseulus, mâle . Qui appartient au mâle : sexe masculin, tiramm. Nom du genre masculin, nom qui désigne un être masculin ou tout objet regardé comme tel. Rime, terminaison masculine, rime ou terminaison de mot qui ne finit pas par un e muet ou une syllabe muette. Vers masculins, ceux dont les rimes sont masculines. N. m. Le genre masculin : le masculin t'emporte sur te féminin. Ant. Féminin.
masculinement [mas-ku, man] adv. Par les mâles : branche masculinement issue de...
masculiniser [mas-ku, zé] v. a. Donner des manières mâles, masculines à : les mœurs d'aujourd'hui tendent a masculiniser la femme. Faire du genre masculin : masculiniser un mot. Ant. Féminiser.
masculinité [mas-ku] n. f. Etat, qualité de mâle ou de masculin : ta loi salique est une loi de masculinité. Ant. Féminité.
maSCUlisme mas-ku-lis-me] n. m. Ensemble du sexe masculin, de ses conditions d'être, naturelles et sociales. (Rare.) Ant. Féminisme.
Mas-d'AgenaiS [mass] (Le), ch.-l. de c. (Lotet-Garonne), arr. et à 14- kil. de Marmande, sur la Garonne et le canal la.éral ; 1.690 h. — Le cant. a 9 comm., et 7.100 h.
MaS-d'Azil [mass] (Le), ch.-l. de c. (Ariège), arr. et à 22 kil. de Pamiers, sur l'Arize ; 2.110 h. Filatures de laine, lignite. — Le cant. a 14 comm., et
masdévallie [mas-dé-vall] n. f. Genre d'orchidées épidendrées, comprenant des plantes épiphytes dont les fleurs, de formes bizarres, sont très recherchées. (On en connaît 80 espèces américaines.)
Mas-Grenier, comm. de Tarn-et-Garonne, arr. et à 23 kil. de Castelsarrazin, au-dessus de la Uaronne ; 1.220 h.
nias 1 [mach'] n. m. Provende pour les étalons, les poulinières et les poulains, faite d'un mélange de grains et de son.
— En ycl. En principe, le mash se compose d'un tiers en volume de son de froment et de deux tiers d'avoine, auxquels on ajoute 0 à 8 centilitres de graine de lin. On place l'avoine et les graines de lin dans un récipient et l'on verse dessus de l'eau bouillante, puis on ajoute le son et on laisse reposer. Cette provende est donnée par rations journalières comme reconstituante.
Masham (Abigail Hill, lady), favorite de la reine Anne, in. à Londres en 1734. bille supplanta sa cousine la duchesse de Marlborough.
Masinissa, roi de Numidie, allié des Romains, (238-148 av. J.-C). Il o .vrit le premier les voies, en Afrique, à la civilisation romaine.
Maskégons (/tommes des marais), peuplade indienne du Manitoba et du territoire du Nord- Ouest (Dominions
MaS-Latrie (Louis de), historien et archéologue français, né à Castelnaudary, m. à Paris (1815-1897), auteur d'intéressantes études sur l'histoire de l'Orient latin.
MasnaU (Le), comm. du Tarn. arr. et à 42 kil. de Castres, près du Gijou; 1.220 h. Laines.
Masnières, comm. du Nord, arr. et à 7 kil. de Cambrai, sur l'Escaut; 2740 h. Ch. de f. N. Sucrerie, tissus.
Masnuy-Saint-Jean, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons) ; 1.540 h.
masochisme [chis-yne] n. m. (de Sacher-Masoch, qui a représenté dans ses romans des individus atteints de cette manie). Perversion du sens génital qui s'accompagne de sévices et de violences.
Masol no da Panicale (Tommaso Fini, dit), peintre florentin, né à Panicale di Valdesa, en 1383, m. vers 1440. Il a peint des fresques remarquables à Florence.
Mason (William), poète didactique anglais, né à Saint-Trinity-Hall, m. à Londres (1725-1797). Son meilleur ouvrage est un poème descriptif i le Jardin anglais.
Masoudl (Hasan-Ali-eZ), polygraphe musulman, m. au Caire en 956. Auteur des Prairies d'or.
Maspero (Gaston), égyptologue français, professeur au Collège de France, membre de l'Académie des inscriptions, né à Paris en 1840. Il a dirigé le musée de Boulaq et effectué en Egypte de fructueuses fouilles, notamment à Memphis et à Karnak. Auteur d'une savante Histoire ancienne des pettplei de l'Orient classique.
masque [mas-ke] n. m. (ital. maschera). Faux visage, dont on se couvre la ligure pour se déguiser : masque de carton. Personne ainsi déguise : les masques du Carnaval. Morceau de velours, de satin, etc., dont les femmes se couvraient le visage : les masques furent en usage du xiv" au xvn« siècle. (Syn. de Loup.) Casque de toile métallique dont on se couvre le visage. ] our faire de l'escrime, de la boxe, de la canne, etc. Casque en fil de 1er ou en gaze dont ffe servent les apiculteurs, 'ferre préparée et appliquée sur le visage, pour obtenir une image parfaitement ressemblante, visage sculpté employé comme ornement. (Syn. de mascaron.) Pathol. Aspect particulier du visage dans certaines maladies. Fig. Physionomie, figure, expression : avoir le masque noble. Apparence trompeuse : prendre le masque de la vertu. Lever le masque, se montrer tel
que l'on est. Arracher le masque à quelqu'un, dévoiler sa fausseté. Abri destine a couvrir un ouvrage de fortification. Voile qui protège une partie d'un navire contre la fumée, la poussière, etc. Rade.au vertical placé à 1 arrière d'un navire qu'on lance pour en diminuer la vitesse. O .til de ciseleur pour former des figures sur les métaux. N. f. Fig. Femme, fille rusée, effrontée : Ah! petite masque! Ai.lus.litt.
Le ma-que tombe. Il le.tc,
Kl le li. m. a'êvunouit...
Vers de J.-B. Rousseau (II, 0) dans son Ode à la Fortune. Ils caractérisent 1 homme dont une circonstance subite met à nu les sentiments secrets.
— Encycl. Théâtre. Le masque était, dans l'antiquité, la partie essentielle du costume des acteurs. On confectionna d'abord les masques avec des feuil-
Masques : t. Trafique; 2. Comique: 3. D'acteur Hindou; 4. Ile carnaval; 5. De temme jxvi» s.); 6. D'escrime; 7. D'apiculteur.
les et de l'écorce. plus tard avec des toiles peintes et du bois. On distinguait environ vingt-cinq espèces de masques tragiques et plus de quarante espèces de masques comiques. A Rome, les masques comiques et tragiques furent aussi d'un usage constant depuis le n» siècle avant notre ère. La plupart reproduisaient les types grecs. Cependant, quelques-uns avaient un aspect original (Maccus, Pappus, Bucco, types des Atellanes).
Masque de fer 'l'Homme au), personnage mystérieux qui fut amené dans la forteresse de Pignerol en 1079, puis à l'ile Sainte-Marguerite, enfin à la Bastille, où il mourut en 1703, et que l'on contraignit jusqu'à la fin de ses jours à porter un masque de velours noir et non de fer. On a prétendu que c'était le surintendant Foucquet, ou un frère jumeau de Louis XIV; mais il est démontré que c'était un certain Mattioli, secrétaire d'Etat de Charles IV de Gonzague, duc de Mantoue, arrêté pour trahison en territoire vénitien par ordre de Louis XIV.
Masques {les Deux), par Paul de Saint-Victor (1880-1883;, ouvrage inachevé : essai coloré et retentissant de critique dramatique. Le premier volume consacré à Eschyle est le -seul qui ail été publié.
masqué, e [mas-hé] adj. Caché à la vue : visage masqué. Se dit des mammifères et des oiseaux dont la face est d'une autre couleur que le reste du corps, liai masqué, où l'on va sous un déguisement.
masquer [mas-ké] v. a. Mettre un masque à quelqu'un : masquer des enfants. Fig. Cacher sous de fausses apparences : masquer ses projets. Dérober a la vue : masquer une fenêtre. Verser une sauce froide et épaisse sur un mets de façon à l'en recouvrir. Masquer une odeur, la dissimuler en en répandant une autre. Mar. Masquer une voile, la brasser de telle façon que le vent prenne à contre. Absotum. Avoir ses voiles prises à contre, par suite d'une saute de vent.
Massa, v. de la Toscane (Italie), ch.-l. de la prov. de Massa-e-Carrera, sur le Prigido ; 29.000 h. Carrières de marbre.
massa (déformation de monsieur, ou de l'angl. master) n. m. Monsieur, maitre, dans le langage de certains nègres.
Massachusetts [z'etss], un des Elats unis de l'Amérique du Nord; 3.043.000 h. Ch.-l. Boston. Pays de grande industrie ; filatures, machines, etc.
massacrant [i»a-sa-/ira)i], e adj. Maussade, insupportable ; humeur massacrante.
massacre [ma-sa-kre] n. m. Carnage de personnes sans défense ; le massacre de la Saint-Barthélémy. Grande tuerie de bêtes, destruction d'ob-
Jeu de massacre.
jets nombreux : un massacre de lapins, de vaisselle, Fig. Action de tailler, d'exécuter maladroitement : le massacre d'une volaille, d'une robe. Mauvais ouvrier : gardez-vous d'employer un massacre Bios,
MAS
MAS
Ramure d'un cerf avec une partie du crâne. Jeu de massacre, jeu forain qui consiste à renverser a coup i de balles des poupées à bascule ; baraque et matériel servant à ce jeu.
massacrer \masa-kr£] v. a. Tuer en masse des gens qui ne se défendent point : Théodose fil massacrer tes révoltes de Tliessalonique. Fig. Gâter un objet en le travaillant ou en le transportant : massacrer des meubles.
massacreur [ma-sa] n. m. Qui massacre, qui aimé àmassacrer : Tamerlanfutun grand massacreur. Fig. Qui fait niai une ebose : un massacreur d'habits.
massage [ma-SO-je] n. m. (de masser). Procédé thérapeutique et hygiénique, qui consiste à pratiquer sur le corps des frictions, des pressions à l'aide de la main ou d'appareils spéciaux : te massage active la circulation du sang. l'op. Travail.
— Enuycl. Le massage fut connu dès la plus haute antiquité; dans l'Inde, en Chine, on le pratiquait, il y a prés de quatre mille ans.
Chez les Egyptiens, les Grecs et les Romains, il était fort en honneur. Remis en usage par Ambroise Paré, il fut longtemps l ipanage des seuls empiriques jusqu'à Martin (de Lyon).
Le massage doit être pratiqué avec les mains ou des instruments propres et aseptiques (massage vibratoire); les séances, dans les cas thérapeutiques, doivent être journalières et durer de 10 à 15 minutes.
Le massage effectué par la main comprend : l'ef-
tionnelleque deux forces constantes F et F' agissant ip .urinent sur un mime point matériel lui communiquent des mouvements uniformément variés dont les accélérations y ut f sont dans le même rapport que les deux forces. Ainsi :
-p, = i ou encore -= -,
Le rapport constant gui existe entre la force qui agit sur un point matériel et l'accélération du mouvement qu'elle lui communique s'appelle la masse du point matériel.
Entre la force constante F qui agit, la masse m du point et l'accélération y du mouvement communiqué, ou a donc la relation
- = m ou F = »iY T En particulier, si P est le poids d'un corps, m sa masse et g l'accélération de la pesanteur, on a P := mg.
Les masses du corps sont donc proportionnelles à leurs poids ; dans le langage courant, le ternie poids est employé dans le sens de masse.
La relation P z= mg conduit à prendre comme unité de masse la masse de l'eau distillée qui occupe un volume de g litres à la température de 4» centigrades. Cette même relation permettra de calculer la masse d'un corps lorsqu'on connaîtra son poids.
ivlasïage : 1. Direction des massages ; 2.'Effleurar<e ; 3. Pressio 6. Pétrissage ; 7. Friction
fleuraqp, la friction, le pincement , la hachure, le pétrissage, le tapotement ou claquement, les mouvements actifs et passifs, le battage des muscles, etc.
Le massage active la circulation ; il vide les vaisseaux et permet à un sang nouveau de les remplir; en outre, il agit sur les vaso-dilatateurs et augmente les battements cardiaques.
On emploie le massage au début des inflammations, dans les névralgies, les paralysies, les entorses, les luxations, les fractures, les raideurs articulaires; il est utile pour remédier à la constipation ; il donne de bons résultats en gynécologie, à la condition de suivre les indications du Suédois Thure Brandt.
Le massage est contre-indiqué dans les suppurations. "
Massagètes, peuple scythe qui habitait à l'E. de la mer Caspienne. Ce fut dans une expédition dirigée contre leur reine Thomyris que Cyrus fut défait et tué.
Massai, peuple d'Afrique entre la côte de Zanzibar et le Vict'pria-Nyanza.
massaliote [ma-sa] adj. (de Massalia, anc. n. de Marseille). Qui a rapport à Marseille, colonie grecque : lr commerce massaliote s'étendait sur toute la Méditerranée.
MaSSaOUahou MasSOUah, ville d'Afrique, »ort dans une petite ile de la mer Rouge ; à l'Italie ; /ti.000 h. C'est le débouché vers la mer Rouge du commerce de l'Abyssinie, du Kordofan et du Darfour.
Massard, famille de graveurs français: Jean, né a Bellëuie, m. à Paris (1740-1822); — Jean-Baptiste, son fils, né à Paris (1775-1849) ; —Jean-Marie, fils du précédent, né à Crouy-sur-Ourcq, m. à Paris H812-1889).
Massât \ ma-sa], ch.-I. de c. (Ariége), arr. et à 27 kil. de Saint-Girons, sur l'Arac; 3.270 h. Laines. Plomb argentifère. — Le cant. a G comm. et 12.320 h.
MaSSay, comm. du Cher, arr. et à 38 kil. de Bourges, sur l'ilerbon : 2.130 h.
masse [ma-se] n. f. (iat. massa). Amas de parties qui font corps ensemble : masse de pierres. Qui font un seul corps compact ; masse de plomb. Corps informe : monstre qui n'est qu'une masse. Totalité d'une chose dont les parties sont de même nature : la masse du sang. Certaine quantité, déterminée par l'usage, d'une marchandise : une masse de plumes. Fonds d'argent, d'une succession, d'une société: masse sociale. Caisse spéciale d'un corps, à laquelle contribuent tous les soldats : mettre à la masse. Cotisation quelconque. (V massier.) Ensemble d'un ouvrage d'architecture : masse imposante. Fam. Grand nombre : une masse de visiteurs. Jeu. Enjeu ; somme résultant, après plusieurs coups de gain, de l'enjeu primitif doublé, quadruplé, etc. Mécan. Rapport d'une force à l'accélération du mouvement qu'elle
Sroduit, quand on 1 applique au corps considéré. iilit. Formation dont le caractère est de grouper étroitement les troupes. Lits de pierre d'une carrière. Le commun des hommes, le peuple en général : agir sur la masse, les masses. En masse loc. adv. Tous ensemble : se lever en masse.
— Encycl. Mécan. On démontre en mécanique ra-
i avec les poines ; 4. Pression avec les pouces : 5. Pincement ; 8. Hachure; 9. Claquement,
— Electr. Masse magnétique. Deux masses magnétiques m et (n'égales, séparées par une distance/', exercent l'une sur l'autre une force /'telle que l'on ait
i- p'; ' Cette relation conduit à prendre comme unité de masse magnétique la masse qui exerce sur une masse égale, à la distance de 1 centimètre, une force égale à une dyne.
Toute masse magnétique m engendre autour d'elle un champ magnétique, et la valeur h du champ enun point situé àp centimètres est donnée par la formule
Vunité C. G. S. de champ magnétique est le champ qui a lieu à 1 centimètre de 1 unité de masse magnétique; on lui a donné le nom de gauss.
Masse électrique. Les masses électriques sont soumises aux mêmes lois que les masses magnétiques et on prend pour unité de masse électrique, la niasse qui exerce sur une masse égale, à la distance de 1 centimètre, une force égale à une dyne. L'unité de potentiel est le potentiel qui a lieu a t centimètre de distance de l'unité de masse : c'est l'unité de force électromotrice.
— Milit. Les niasses sont administrées par les conseils d'administration , qui en disposent librement en se conformant aux règlements. On distingue la masse d'habillement et d'entretien, la masse de harnachement, la masse de chauffage et d'éclairage, la masse de casernement, etc.
La portion non dépensée des fonds de masse ne fait pas retour au Trésor en fin d'exercice ; les économies réalisées par le corps restent à sa disposition.
masse [ma-se] n. f. (Iat. pop.
matea). Gros marteau de carrier.
Gros maillet cerclé de fer. Bâton à tête d'or ou d'argen t , qu'on portait autrefois dans certaines cérémonies. Espèce de massue.
Gros bout d'une queue de billard. Traverse qui forme la partie inférieure du battant dans un métier àtisser.
M a s se à pic, instrument avec lequel l'oiseleur enfonce en terre les piquets pour maintenir ses filets. Masse d'armes,
Masses d'armes.
Victor Massé.
Masses : 1. En bois ; S. De mineur ; 3. De oharron ; 4, 5, 6. De carrier.
arme formée d'un manche assez court, que surmonte une tête de métal, souvent garnie de pointes.
massé [ma-sé] n. m. Au billard, Action de masser.
Massé [Félix-Marie, dit Victor), compositeur français. né à Lorient, m à Paris (1822-1884), auteur des Noces de Jeannette, deGalatée,dePaulel Virginie, la Reine Topaze, une Nuit île Cléojâtre, etc. C'est un musicien aimable, distingué et très soigné.
masséau [ma-s6] n. m.
Lopin cinglé. Masse de fonte brute convertie en fer dans un seul foyer.
Massegros (Le), ch.-i.
de c. (Lozerej, arr. et à 57 kil.de Florac; 320 h. -Le cant a 5 comm., et 1.700 h.
masselet[ma -se U !] n. m.
Petite loupe de métal que l'on vient de cingler au martinet.
masselotte [ma-se-io-
te] n. f. Métal superflu qui reste attaché à une pièce fondue. Masse de métal qu on coule à 1 extrémité des pièces moulées pour empêcher les soufflures dans le métal en fusion.
Massemen, comm.de Belgique (Flandre-Orientale^arr.deTermonde);1.7i0b.mstilleries,huileries.
Massena (André), duc de Rivoli, prince d'Essling, maréchal de France né à Nice, m. à Paris (1756-1817). Fils d'un vigneron et orphelin de bonne heure, il s'enrôla. Il s'illustra à Rivoli (1790), à Zurich (1799), au siège de Gènes (1800J. à Essling (1809) et à Wagram (1809). Il fut moins heureux en Espagne. Il avait été surnommé l'Enfant chéri de la Victoire. H fut, avec i Lannes, le plus remarquable lieutenant de Napoléon, mais son caractère ne lut pas à la hauteur de son talent. Si tous ses contemporains louent sa grande valeur militaire, ils blâment sa cupidité Masséna. et son avarice. Il mourut d'une maladie de poitrine.
Massenet [ne] (Jules), compositeur français, né à Montaud (Saint-Etienne) en 1842; compositeur d une inspiration originale, tantôt pathétique, tantôt poétique et rêveuse; il a écrit entre autres o-uvres : Mane-Magdeleine, le Hoi de Lahore, Bérodiade. Manon, le Cid, Esclarmonde, le Mage, Werther, Thaïs, Sapho, etc., et de nombreuses mélodies. Il a été élu membre de l'Académie des beaux-arts.
massepain [m a-se-pin] n. m.{ital.marzapane . Pâtisserie faite d'amandes pilées avec du sucre et de blancs d'œul's.
masser [ma-sé] v. a. (de masse, amas). Disposer par masses. Se masser v. pr. Se réunir par masses.
masser [ma-se] v. a. (de masse, marteau Au billard, frapper une bille avec la queue, presque de haut en bas.
masser [ma-sé] v. a. (de l'ar. mass, manier, toucher). Presser, pétrir avec les mains toutes les différentes parties du corps, pour donner de la souplesse aux membres. V. n. Pop. Travailler.
Masseret [ma-se-re], comm. de la Corrèze, arr et à 45 kil. de Tulle; 1.270 h. Ch. de f. Orl.
masséter [ma-sé-ter] n. et adj.
m. Muscle de la joue, qui sert au jeu de la mâchoire inférieure.
massétérin, e [ma-sé] adj.
Qui appartient, qui a rapport au masséter.
massette [ma-sè-te] n. f. Plante aquatique du genre typha.
maseette [ma-sè-te] n. f. (de
. Cintrée -,
M&sselle
de tournoi Jxv* a.).
Massette : 1. A casser les pierres 3. De maroquinier.
masse). Gros marteau de tailleur de pierre , de cantonnier. Masse de bois dont on usait dans les tournois. Sorte de couteau à lame mousse, à l'usage des maroquiniers.
Masseube, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 20 kil. de Mirande, sur le Gers ; 1.460 h- (Massylvains). Commerce de mulets. — Le cant. a 23 comm., et 7.540 h.
masseur, euse [ma-seur, eu-ze] n. Personi e qui masse au bain : un habile masseur.
Pop. Ouvrier laborieux.
Massevaux [>d],
bourg d'Alsace-Lorraine (Haute-Alsace), sur la Doller;3.BO0h.
Massiac
[ak], ch.-l.
de c. (Cantal), arr. et à 31 kil.
de Saint- Flour, sur l'Alagnon;2.200h.
Ch. de f. Orl.
Antimoine. — Le cant. a 12 com.et8.720h.
massicot [ma-si-ko] n. m. (de Massiquot, nom de l'inventeur Machine à rogner le papier.
Maaeicou
MAS
massicot [wa-si-A-o]n.m. Protoxyde de plomb. de couleur jaune.
massicoter [»ia-si-ko-t<:] v. a. Rogner au moyen du massicot.
maSSier [ma-si-é] n. m. Huissier qui porte une masse, dans certaines cérémonies.
massier [ma-si-é], ère n. Dans un atelier de sculpture ou de pointure, élève chargé de recueillir les cotisations
mensuelles {masse) et de pourvoir aux dépenses communes de l'atelier.
massif [masif], ive adj.
(raid, masse). Qui est ou qui parait épais, pesant : corps
massif. Non plaque et non creux : or massif. /'"/;;. Grossier, lourd : es)irit m (■■instruction massive. N. m.
i instruction pleine et solide :
un massif de maçonnerie.
Bosquet qui ne laisse pas de passage à la vue : massif d'arbres. Ensemble de hauteurs qui se groupent autour d'un point culminant : te m
du Mont-Blanc fait partie des Alpes. Mar. Assemblage de coins de bois servant d'emplanture aux A.NT. Svelte, léger.
— Ssctch. Arbor. Les massifs des jardins a la française remplacent l'intervalle des allées, excepté au parterre; on les dispose en figures géométriques et ils sont composes d'arbres et d'arbrisseaux dont la hauteur n'atteint pas celle des arbres plantés dans les allées ou des charmilles. Dans les jardins paysagers anglais, on laisse a la végétation sa forme naturelle, en groupant seulement les sujets par rang de taille, les" plus grands au dernier plan, et en cherchant à obtenir des contrastes de formes et de couleurs.
Massif Central. Le massif central est con stitué. au point de vue géologique, par un ilôt triangulaire de terrains primitifs et primaires, dont la montagne Noire, le Morvan et le bas Limousin marquent les sommets. C'est un plateau peu mouvementé à l'ouï st monts du Limousin, plateaux de Gentioux et de Millevaehcs), mais fortement relevé au-dessus du Rhône avec la succession des chaînes rennes; les monts de la Margeride, du Lyon- Ut Beaujolais, du Charolais, etc. La Loire et l'Allier y dessinent par leur» vallées deux dépressions nés a orez et Limagne), séparées par les
du Livradois, du Forez et de la Madeleine. A l'époque tertiaire, de nouvelles fractures se sont ouvertes aux abords des dépressions, livrant passage a des éruptions volcaniques, dont les laves et débris ont édifié les plus hauts reliefs actuels du massif ; nts du Velay. du Vivarais (Meygal, Mezenc, Gerbicr de Joncs . l'Aubrac, le Cantal, le mont Dore et la chaîne des puys (Puy-de-Dôme). Le système atteint 1.886 m. au puy de Sancy. Boisé, humide du l'ait de l'imperméabilité du sol. très arrosé par les pluies, il donne naissance à la Loire et à la majeure partie de ses affluents, à la Dordogne et aux plus notables tributaires de la Garonne, à un grand nombre de torrents qui descendent vers le Rhône. Sauf dans les vallées où domine parfois la culture éréales (Limagne), l'élevage est la ressource principale du Massif central. Les sources minérales sont nombreuses (Vichy, Mont-Dore, Vais. Rôyat, 1-Guyon, etc.) et la houille y est exploitée dans l'important bassin de Saint-Etienne.
Massigliac, comm. de la Charente, arr. et à 27 kil. île Confolens, sur la Maulde ; 1.380 h. MaSSilia, nom latin de Marseille.
Massilien, eime [ma si li-in, r-»c'. habitant ou originaire de Marseille : tes Massiliens. (Vx.) Adjectiv. : colonie massilienne.
Massillon (.Tean-Baptisie), prédicateur français, né à llyères, m. • Clermonl IGG3-1742); auteur de serinons très estimés, dont les plus remarquai les se trouvent dans le recueil le Petit Carême. Citons encore les sermons sur le Petit nombre des élus, sur l' Impénitence finale, etc. Son éloquence douce et pénétrante, parfois profondément pathétique, et la perfection de son style en ont fait un ■ de nos plus grands orateurs sacrés.
Massinger Philip), poète dramatique anglais ( 1 S83 - 1639), le dernier grand dramaturge de l'époque d'Elisabeth ; auteur de : l'Acteur romain, la .Verlaine de la Cité, etc.
massique [masi-ké] n. m.
Vin renommé qu'on récoltait au mont Massique, en Campanic.
massivement [masi-ve-man] adv. D'une manière massive.
massive:é [masi] n. f. Etal de ce qui est massif : la massivetè d'une construction.
massola [maso] n. f. Supplice italien qui con- .t a assommer le patient avec une massue.
Masson (Antoine), graveur français, né a Loury. m. a Paris 1636-1700).
Masson (Michel), auteur dramatique français. m. a Paris 1800-1 tuteur de : Frétillon, !•■
Mari de la Favorite, les Orphelins du pont Noire- Dame et de quelques romans.
Masson (Antoine-Philibert), physicien français, né à Auxonne. m. à Paris (1806-185C 11 occupé des phénomènes électro dynamiques.
MaSSOn Bénédicl . peintre français, ne jon. m. à Paris [1817-1893 . Œuvres principales : Periée délivrant Indroméde, Jésus au jardin des On riers; décorations de lacour d'honneur des Invalides.
Maison Frédéric . historien français, né à Paris en 18V7, membre de l'Académie française. On
LAR. P. TOUS. — II
illlon.
lui doit un grand nombre d'ouvrages sur Napoléon, tics curieux par l'abondance des détails intimes cl par l'exactitude de la documentation.
maSSOque [ma-SO-ke] n. f. Lopin de métal obtenu en coupant en deux le masseau.
massoquette [ma-so-kè-te] n. f. Lopin obtenu en coupant en deux une massoque.
massore [ma-so-re] ou massorah [maso ra
n. f. (m. hébr'.). Examen critique du texte de la Bible, fait par des docteurs juifs, qui en ont fixé les différentes leçons et la distribution.
maSSOrète [ma-so] n. ni. Nom donné a ceux qui ont travaillé a la massore.
massorétique [ma-so) adj Qui se
rapporte à la massore : critique massorétique.
maSSOU [ma-sou] n. m. Dans les salines, table de madriers, servant a formelle pain de sel.
maSSUe [ma-su) n. t. (de masse). Bâton noueux, beaucoup plus gros par un bout que par l'autre : la massue d'Hercule. Arme contondante, dont on se servit pen- jjassue. dant toute l'antiquité et au moyen âge. Partie supérieure du corps de certains champignons. JJist. nul Renflement terminal de certains organes. Fin. et fam. Coup de massue, événement fâcheux et imprévu.
Massy, comm. de Seine-et-Oise, arr. et a 25 kil. de Corbeil ; 1.460 h. Ch. de f. Orl. et Grande Ceinture. Céramique.
mastaba [mas-ta] n. m. (mot ar.). Tombeau égyptien, de forme quadrangulaire et pyramidale en pierre ou en brique et spécial aux sépultures du premier empire.
master [mas-teur] n. m. Mot anglais qui signifie maître. S'emploie, suivi d'un nom propre, pour désigner un jeune garçon.
mastic [mas-tik] n. m. (gr. mastikh"). Résine jaunâtre, qui découle du lentisque. Composition pâteuse, employée pour boucher les trous. Sorte de ciment utilisé pour coller ou assembler certains objets, recouvrir une cassure, etc. Pop. Soupe, sauce épaisse. S'endormir sur le mastic, faire une chose avec nonchalance. Arg. Affaire embrouillée. Erreur typographique qui consiste à mettre ailleurs qu'à sa place un paquet de composition.
— Encvcl. Mastic de vitrier. Mélanger du blanc d'Espagne et de l'huile de lin jusqu'à obtention d'une pâte molle.
Mastics à ta chaux. Délayer trois blancs d'œufs dans 100 grammes d'eau. Malaxer vivement avec le liquide 300 grammes de chaux vive en poudre, de façon à obtenir une pâte molle. Se servir de ce mastic a l'instant même de sa préparation, car il durcit très vite. Ce mastic s'emploie pour raccommoder les vases de verre, de faïence ou de porcelaine, et aussi les fragments de marbre.
Mastic pour aquarium. Dissoudre 50 grammes de gélatine dans une quantité suffisante d'eau. Ajouter en malaxant 10 grammes de chromate de potassium. Se servir de ce mastic de suite et à froid, car il durcit très vite.
Mastic ù greffer. Fondre à feu doux 820 grammes de résine; ajouter 300 grammes d'alcool après fusion de la résine. Conserver ce mastic dans un flacon bouché. Une seule couche suffit pour protéger les greffes ; il sèche vite et ne se fend pas.
masticage !)»«s-((] n. m. Action de joindre ou de remplir avec du mastic : le masticage des vitres.
masticateur [mas-ti] adj. m. Qui sert à la mastication : l'appareil masticateur du lion est d'une puissance exceptionnelle. N. m. Ustensile servant à broyer les aliments.
mastication [mas-ti-kasi-on] n. f. (du lat. masticare, mâcher). Action de broyer, de mâcher les aliments solides.
— Encyci.. Les parties qui prennent part à la mastication sont les lèvres, les mâchoires, les joues, la langue et le voile du palais. Chez l'enfanl qui n'a pas de dents, la mastication est nulle; chez le vieillard, quand toutes les dents sont tombées, l'aliment peut encore être broyé au moyen du tissu gingival, devenu très consistant.
masticatoire [mas-ti] n. m. Médicament qu'on mâche pour exciter l'excrétion de la salive : le bétel est un masticatoire. Adjectiv. : substance masticatoire.
masticine [mas-ti] n. f. Nom donné parfois à la résine qui découle du lentisque.
mastlff n. m. (m. angl.). Race de chiens anglais de grande taille, estimés comme chiens de garde. Nom quelquefois donné au grand danois.
mastigadour [mas-ti] n.m. (mot espagn.). Art vètér. Masticatoire destiné aux chevaux.
— Encycl. Les mastigadours sont des mélanges de diverses substances que l'on donne aux chevaux pour exciter leur appétit ou les guérir de quelque affection. Le mélange est enfermé dans un sachet de toile, que l'on fixe au mors du bridon. En mâchonnant, le mors, le cheval humecte la toile du sachet et les substances que contient celui-ci se dissolvent doucement. On laisse les mastigadours en place deux ou trois heures par jour pendant trois ou quatre jours.
mastigopus [mas-ti-gho-puss] n. m. Forme larvaire des crustacés du genre sergeste.
mastiquer [mas-ti-ké] v. a. Coller avec du : mastiquer des carreau i ; mastiquer une ouverture.
mastiquer [mas-ti-ki] v. a. fiai, masticare). Mâcher : mastiquer lentement chaque bouchée.
mastiqueur [mas-ti-keui a m Celui qui mastique : un mastiqueur de cameaux.
mastite [mas-ti-te] n. f. [du gr. mastos, mameile). Pathol. Inflammation des mamelles. Syn.
de M\ KM] 1E.
mastOC [mas -toi: n.m. de' l'ail, mastochs, bœnf a lengra; . i'um. Homme lourd, grossier, épais. Adjectivem. : une taille mastoc.
MAT
mastodonte [mas-to] a. m. (dugr. mastos, mamelon, et odous, ontos, dent). Genre de grands mammifères fossiles, des époques tertiaire et quater-
,M .i.l ...liniii : a, denl ; b, dent du mammouth.
nuire, voisin de l'éléphant : les mastodontes ont habité presque toutes les régions du globe. Fig. et fam. Personne d'une énorme corpulence.
mastodynie [mas-lo-di-ni] n. f. (du gr. mastos, mamelle, et odunè, douleur).' Douleur des mamelles.
mastoïde [mas-to-i-de] adj. (du gr. mastos, mamelon, et eidos, forme). Se dit de l'éminence en forme de mamelon placée à la partie inférieure et postérieure de l'os temporal : apophyse mastoïde.
— Encyci.. L'apophyse mastoïde, qui augmente de volume avec l'âge, reçoit les insertions de plusieurs muscles ; elle e>t creusée de cavités ou cellules mastoïdiennes, communiquant entre elles, et, vers l'âge de la puberté, avec la caisse du tympan.
mastoïdien, enne [mas-to-i-di-in, è-ne] adj.
Qui a rapport â l'apophyse mastoïde. Cellules mastoïdiennes, cavités de l'apophyse mastoïde.
mastoïdite [mas-to-i] n. f. Inflammation douloureuse des cellules mastoïdiennes.
mastoïdo-huméral, e, aux.[mas-io-i]adj.
Se dit d'un muscle du cou du cheval, qui se rattache à l'épaule.
mastoquin [mas-to-kin] n. m. Jambette de jaumière.
mastOZOalre adj. et n. Syn. de MAMMIFÈRE.
mastroquet [mas-tro-kè] n. in. rop. Marchand de vin au détail.
masturbateur [mas-lur] n. m. Celui qui pratique la masturbation.
masturbation [mas-tur-ba-si-on] n. f. Action de masturber.
masturber [mas-tur-bè]v. a. (lat. nianus, main, et stuprare, souiller). Procurer avec la main, avec un objet quelconque, des jouissances vénériennes.
m'as-tu-vu n. m. (de la formule qu'emploient les acteurs en se rappelant entre eux leurs succès : m'as-tu vu dans tel rôle?) Fam. Sobriquet donné aux acteurs, et spécialement, aux acteurs médiocres. (S'écrit aussi matuvu.) PI. Des m'as-tu-vu ou matin-us.
MasuCCiO (Tommaso C.uardato, dit), conteur italien, ne à Salcrne vers 1420, m. vers 1*8 V, auteur de 11 Novellino, recueil de cinquante nouvelles satiriques.
masulipatam [tam'] ou masulipatan [zu
n. m. (n. de ville;. Sorte de toile do coton des Indes.
Masulipatam, Masoulipatam [tam'] ou
Kistna, ville de l'Hindoustan (prov. de Madras); 30.500 h. Port sur le golfe du Bengale.
masure [zu-re] n. f. (du bas lat. mansura, demeure). Maison misérable ou délabrée : habiter une masure.
mat [mat'\ n. m. (mot pers. signif. mort). Au jeu d'échecs, échec au roi, dont il est impossible de se défendre et qui termine la partie : combiner un beau mat. Adjectif. : être mat. Fig. Faire quelqu'un échec et mal, remporter sur lui un avantage décisif.
mat [mut'], 6 adj. Qui n'a point d'éclat, de poli: or mat. Trop compact : pain mut. Qui résonne peu. qui est sourd : sort mat. Mer mate, grosse mec dont les lames se meuvent lentement. N. m. Partie non polie d'un métal : le mat et le bruni. Ant. Brillant, éclatant.
mât [ma] n. m. (allem. mast). Longue pièce de bois qui sert à supporter la voilure d'un navire. Mât militaire, sur les navires de guerre à vapeur, mât en fer, creux, garni de signaux, d'armes, etc. Longue pièce de bois au sommet de laquelle on hisse un drapeau, et servant à orner une place. : de bois dressée dans un gymnase pour s'exer-
cer à grimper- Support des signaux et des disques de chemins de fer. Mâts du Nord, pins, sapins de Russie, de Norvège servant à faire des mâts. Mât pilaie, mât dressé au bord de la nier pour indiquer la route. Mât de cocagne, v. cocagne.
— EnCycl. Mar. Les navires à voile ont de un à six mâts verticaux et un incliné, le beaupré. La mâture la plus régulièrement adoptée, dite mâture type comprend trois mâts verticaux: grand mât, mai de misaine et mât d'artimon. Les trois mâts verticaux, en forme de tronc de cône très allongé, reposent sur la quille même. Les navires principaux à un mât sont les cotres, les tartanes, etc. ; à deux mâts : le brick, la goélette et leurs dérivés. (V. navire.) Les bas-mâts sont mis en place au moyen de grues 1res puissantes, dites machines à muter.
L'emploi de la propulsion â vapeur a naturellement réduit, sur les navires de commerce, l'emploi des mâts; dans la marine de guerre, on a créé des mâts militaires, dont les hunes sont de véritables blockhaus pourvus de canons à tir rapide.
Matabéléland,pays peuplé par les Mai ib
Matabélés, nom donné à l'ensemble de i
de l'est, entre le Limpopo et le Zambèze.
matacher [ché] ou matachier
v. a. Tatouer , teindre la peau de différentes couleurs.
MAT
MAT
matador n. m, (m. espagn.; de malar, tuer). Celui qui, dans les combats de taureaux, est chargé de tuer Tanimal. (Svn. espaha.) Fam. Homme eOBfli-
dérable dans son état ou sa position : les matadors aie ta finance, de l'administration. Nom des cartes «supérieures, des trois premiers triomphes, au jeu de i'hombre. Variété du jeu de domino.
matage n. m. Action de matir, de travailler arec le matoir : le matage des chaudières de tôle. Action de passer sur la dorure, pour la protéger, ane couche chaude de colle de parchemin.
imâtage ou mâtement [man n. m. Action Ae mettre en place les bas mâts d'un navire. (Pour les mats hauts, on dit guindage)
matagot [g ho] n. m. Mai: Jumelle de brasseyage. (On dit aussi matégàu.) Fam. Original , excentrique.
matagraboliser [li-sé] v. a. Travailler avec ;ieine et inutilement: matagraboliser une harangue. (Mot burlesque créé par Rabelais.)
matamata n. f. Espèce de tortue de l'Amérique du Sud , à carapace bossuée : la matauiata, dite scientifiquement ciiélyde, atteint deux mètres de long.
matamore n. m. (de l'espagn. matamoros, tueur de Maures). Personnage de la comédie espagnole, qui se vantait à tout propos de ses exploits contre les Maures: prendre des allures de matamore.
Faux brave. Agric. Vaste silo, dans les régions circaméditerranéennes.
Matapan (cap), au sud
du Péloponèse (Grèce], l'ancien Ténare.
Mataro, v. d'Espagne 'prov. de Barcelone); port sur la Méditerranée; 29.000 h. Toiles, soieries, vins.
matasiette ou ma-
taziette [zt-e-fe]n.f. Mélange qui contient une assez forte proportion de nitroglycérine.
matasse [ta-se] n. f.
(ital. matassa). Soie grège d'Espagne, dont on faisait les lacets, les fils à coudre.
mataSSin [ta-sin] n. m. (espagn. matachin, d'orig. arabe). Autrefois, danseur, bouffon qui portait des corselets, des morions dorés, des sonnettes, une épée et un bouclier.
matassinade [ta-si] n. f. Bouffonnerie, jeu des matassins.
matassiner [ta-si-né] v. n. Faire le matassin.
Matathias [ass], père des Macchabées. (Bible.)
match [match'] n. m. (m. angl.). Lutte entre
deux chevaux, deux concurrents, deux équipes ou
deux sociétés concurrentes : gagner un match de
eotwse, d'échecs, etc. PI. des matches.
matcher [mat'-ché] v. a. Engager dans un match : matcher un « poids léger » contre un « poids lourd ».
matcheur n. m. Personne qui prend part à un match.
mate n. f. Endroit de Paris où s'assemblaient "es filous ; filouterie. (Vx.)
mate n. m Espèce de noux de l'Amérique du Sud.
— Encycl. Le maté [îles mute), thé des jésuites, thé du Paraguay, est un arbre à feuilles persistantes dentées en scie, coriaces et luisantes. Ces feuilles, torréfiées et pulvérisées, fournissent une poudre que l'on enferme dans des peaux de bœuf fraîches pour la faire sécher au soleil. Une fois qu'ellu est scellée, ou en prépare des infusions, qui, comme celles de thé et de cale , renferment de la caféine et constituent un aliment antidéperditeur. La boisson ainsi préparée est consoinmée couramment dans toute l'Amérique du Sud. Ce sont les jésuites qui les première ont pratiqué la culture du maté au Paraguay et en ont indiqué l'usage aux nationaux.
mateau ou matteau [ma-tô] n. m. Paquet ■^écheveaux de soie grège.
Matejko (Jean , peintre polonais, né et m. à •Cracovie (183S-1893). Il a surtout traité des sujets nationaux, avec fougue et éclat.
Maie : a, fleur ; b, coupe de la (leur.
matelas [fa] n. m. (ital. materasso, dérivé de
l'arabe malrali. lit . Craii'l en , rempli .Je
Matelas de malade: 1. l'ercè ; 2. Capito (gorille d'air ou d'eau tiède).
t oufe :li .n des mal. 1*..
laine, de bourre ou de crin, et qui sert à garnir un lit. Coussin ouaté, placé de chaque côté de l'intérieur d'un carrosse. Par e.rt. Lit, couche : fricandeau sur un matelas d'tpinards.Arg.
Portefeuille bourré de billets de banque.
matelassé [/a-sé]
n. m. Etoffe matelassée-
matelassé [la-
sé], 6 adj.
Comm. Se dit d'une étoffe double, très épaisse,
ouatée par effet de trame.
matelasser [la-sé] v. a. Garnir en façon de matelas, rembourrer: matelasser des sièges. Couvrir d'un matelas : matelasser une fenêtre contre les baltes. Se matelasser v. pr. Fam. Se couvrir de nombreux vêtements épais.
matelassier [la-si-é], ère n. Qui fait, répare, carde les matelas.
metelassure [la-su-re] n. f. Ce qui sert à rembourrer : la laine est la meilleure matelassure. Doublure servant à renforcer: cuirasse de navire garnie d'une matelassure en bois.
MatelleS (Les), ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 16 kil. de Montpellier, sur le Liron ; 440 h. Colonie agricole de filles. Houille. — Le cant. a 14 comm. et 3.7^0 h.
matelot [lo] n. m. (du holl. mattegenoot, compagnon de couche). Homme servant à la manœuvre d'un vaisseau : embaucher des matelots. Marin qui
Matelots fiançais : 1. Tenue d'hiver; 2. Tenue d'été; 3. Tenue d'exercice; ft et 5. Tenue de bord.
reçoit la solde réglementaire. A bord, domestique d'un officier. Terme de camaraderie entre deux bommes de bord. Chacun des vaisseaux d'une ligne, considéré par rapport à celui qu'il précède ou qu'il suit : matelot d'avant, d'arrière. Déguisement ou vêtement d'enfant, imitant l'uniforme des marins : un matelot de flanelle.
— Encycl. Le matelot est le simple soldat de l'armée de mer ; mais un homme n'obtient ce titre qu'après avoir satisfait à certaines conditions de navigation et d'âge : dix-huit ans révolus. Les matelots se divisent en trois classes et avancent de classe a l'ancienneté. Les matelots qui ont passé par une école possèdent un brevet et ajoutent à leur titre de matelot le nom de leur spécialité. Ils portent un galon de laine rouge sur leurs manches et ont une solde supérieure. Les matelots brevetés de manœuvre sont dits simplement gabiers.
matelotage n. m. Ensemble des travaux ayant rapport au service du gabier : école de matelotage. Solde des matelots : toucher son matelotage. Amitié entre deux marins camarades.
matelote n. f. Femme d'un matelot. Mets composé de poisson accommodé au vin et aux oignons : matelote d'anguille, de car])'. Sorte de danse au rythme bref et décidé, pratiquée surtout par les matelots. A la matelote loc. adv. A la manière des matelots : chapeau à la matelote.
matelotesque [tèl-ke\ adj. Fam. Propre au matelot: des façons matelot/'sques.
mâtement [man] n. m. Syn. peu usité de
MATAGE.
mater [té] v. a. Faire mat aux échecs. Fig. Mater quelqu'un, le dompter, l'humilier. Dresser (un oiseau de proie).
mater [té] v. a. Rendre mat: mater de l'or. Rendre compact : mater la pâte. Mater une soudure, la battre avec le matoir. (Syn. de matir).
Mater dolorca, d'après Guido Reni.
rta lise ses rêves.
certains philosophes
mater [ti] v. a. Garnir un navire de mâts.
Mater dolorosa, mots latins signif. : La m douleur, et qui sont tirés du Slabat mater. Ils désignent la rie I de Jésus au pied delà croix, particulier' quandclleest
représentée
dans utie œuvre d'art.
mâter e a u rà
n. m. Mal de petites dimensions.
matérialisation [zasi-on] n. f.
Action de matérialiser.
Résultat de cette action.
matérialiser
[li-zè] v. a.
Rendre matériel : le peintre Considérer comme matériel matérialisent l'âme.
matérialisme [lis-me] n. m. Système de ceux qui réduisent tout ce qui existe, y compris l'âme humaine, à l'unité de la matière : le matérialisme a été défendu par liuchner. Ant. Spiritualisme. Recherche des choses matérielles, physiques, grossières : le matérialisme de Chrysale est plein de bon sens.
— Encycl. Tandis que, dans la doctrine spiritualiste, l'homme est double et possède une âme et un corps, distincts par leur essence, leurs fonctions et leur destinée, le matérialisme n'admet chez l'homme que la réalité physique : le cerveau, selon lui, est le producteur de la pensée, comme le foie sécrète la bile et l'estomac le suc gastrique. Matérialisme et spiritualisme sont donc des doctrines philosophiques qui n'envisagent que la nature de l'homme. Mais si l'on a en vue une explication métaphysique ou synthétique de l'univers, on fait plus souvent usage des termes de dualisme et de monisme. Le dualisme admet dans l'univers deux principes, l'un spirituel, l'autre matériel. Le monisme n'admet qu'un seul principe ; si ce principe est Dieu, c'est le panthéisme : si ce principe, bien que spirituel, n'a pas les qualités attribuées à la divinité, c'est le monisme spiritualiste (philosophies du • devenir ", de l'inconscient, etc.); si enfin la doctrine monistique rejette la notion métaphysique de l'absolu ou tout au moins la laisse en dehors de la discussion philosophique, c'est le monisme phénoménal, professé aujourd'hui par la plupart des savants, et auquel conviendrait assez le nom de matérialisme scientifique, si ce terme de matérialisme n'évoquait des prétentions métaphysiques que la science n'a jamais admises.
matérialiste [lis-te] adj. Qui appartient au matérialisme: la philosophie matérialiste. Adj. etn. Partisan de cette philosophie. Personne dont les sentiments, les instincts ne tendent qu'à des choses matérielles, grossières.
— Encycl. Les matérialistes n'admettent dans l'univers que la matière, niant ainsi l'existence des esprits, c'est-à-dire de l'âme et de la Divinité, qu'ils réduisent en un certain nombre d'éléments matériels. Dans l'antiquité, Démocrite et Epicure, expliquant l'origine des choses par le mouvement des atonies, étaient matérialistes. Au xvme siècle. Hobbes, d'Holbach, La Mettrie, Diderot ; au xix«, C. Vogt, Moleschott, Bûchner ont professé le matérialisme. Ant. Spiritualiste.
matérialité n. f. Qualité de ce qui est matière ou matériel : la matérialité du corps. Circonstance matérielle qui constitue un acte, en dehors des motifs ■ nier la matérialité d'un fait.
materiam superabat opus, mots lat. signif. : Le travail surpassait la matière. Expression d'Ovide [Métamorphoses, II, 5) décrivant le temple du Soleil. On peut dire cela de tous les objets d'art dignes de ce nom, d'un livre dont la forme l'emporte sur le sujet traité, etc.
matériaux [ri-ô] n. m. pi. (du lat. materia, matière). Matières qui entrent dans la construction d'un bâtiment, comme la pierre, le bois, la tuile, etc. Fig. Tout, ce qu'on rassemble de faits, d'idées, pour la composition d'un ouvrage d'esprit.
matériel, elle [ri-èl, è-le] adj. (lat. materialis). Formé de matière: substance matérielle. Qui a rapport à la matière : la force matérielle. Fig. Lourd, pesant : sculpture trop matérielle. Qui concerne uniquement le corps : les jouissances matérielles. Trop attaché aux choses physiques, grossières : esprit matériel. N. m. Ce qui est matériel: distinguer le matériel du formel. Tout ce qui sert à une exploitation, à un établissement : le matériel d'une ferme ; à un service public : matériel de l'armée. Phys. et mécan. Point matériel. V. point.
matériellement [ri-è-le-man] adv. Par rapport à la matière : un corps mortel matériellement. Positivement, strictement : chose matériellement impossible. D'une façon matérielle, sensuelle : aimer matériellement.
maternel, elle [tèr-nèl, t-lé] adj. (lat. ma-
ternus ; de mater, mère). Qui est propre, naturel à une mère : tendresse maternelle. Du côté de la mère: biens maternels; ligne maternelle. Langue maternelle, du pays où l'on est né. Ecole maternelle, v. ÉCOLE.
maternellement [tér-nè-le-man] adv. D'une façon maternelle : traiter maternellement un enfant-
materaiser [ttr-ni-zé] v. a. Materniser du lait. lui donner la composition, les qualités du lait de la femme.
maternité [ter] n. f. (lat. maternitas; de mater, mère). Qualité de mère: les inquiétudes de la maternité. Maison hospitalière pour les femme*S en couche. Ecole de sages-femires.
MAT
Maternité [Hospice de la). La maison de la Mateiniie, fondée en 179* par cm décret de la Convention, fut établie d'abord au couvent du Val-de-Gra.ee, puis à l'abbaye de Port-Roj il. Aujourd'hui l'hosj ice
de la Maternité dit « Maison d'accouchement », reçoit une centaine d'élevés internes, qui j passent deux ans. On y reçoit, à toutes heures du jour et de la nuit, les femmes sur le point d'accoucher.
11 existe des services d'accouchement dits maternité dans presque tous les hôpitaux de Paris et il" la province. A Paris, il y a en outre deux hospices spéciaux : Baudeloque et la clinique Tarnier.
lliateur, euse [etMte] a. et adj. Ouvrier, ouvrière qui niatit le métal.
mâteur a. m. tfar. Maître vétéran, charge des manœuvres de inûta^e.
Mateur, v. de Tunisie, entre Tunis et Bizerte, près de l'oued Djoumin ; environ i.ûuu h.
math n. f. pi. Arg. des écoles. Mathématiques : être calé en math.
Matlia, ch.-l. de c. (Charente-Inférieure), arr. et a. 18 kil. de Saint-Jean-d'Angély, sur l'Antenne: 2.020 h. {Muthaliens). Distilleries. — Le caut. a Î5 comm. et 13.000 h.
Mathan, prêtre de Baal et conseiller d'Athalie. Il joue un rôle important dans ÏAthalie de Racine.
mathématicien, enne [si-in, t-ne] n. Qui
sait, qui professe les mathématiques: Pascal fut un mathématicien d'un génie précoce.
mathématique adj. (du gr. mathematScos), Qui a rapport aux mathématiques : sciences mathématiques. Fia. Précis, rigoureux : précision mathématique. N. f. Science qui a pour objet les propriétés de la grandeur, en tant qu'elle est calculable ou mesurable (auj. s'emploie presque toujours au pluriel) : étudier les mathématiques. Mathématiques pures, celles qui étudient les propriétés de la grandeur d une manière abstraite : l'algèbre, la géométrie appartiennent aux mathématiques pures. Mathématiques mixtes ou appliquées, celles qui considèrent les propriétés de la grandeur dans certains corps ou sujets : l'astronomie, la mécanique font partiedes mathématiques mixtes. Mathématiques élémentaires, partie des mathématiques qui comprend les premières notions de cet te science, Mathématiques spéciales, partie des mathématiques qui comprend la liante algèbre et son application a la géométrie.
mathématiquement [Ice-man] adv. Selon les règles des mathématiques. Avec une exactitude rigoureuse -.prédiction qui s'est réalisée mathématiquement.
mathématisme [tis-me] n. m. Caractère mathématique ; ensemble des mathématiques.
mathésiologie [té. ji] n. f. (du gr. mathèsis, science, et logos, discours). Science de renseignement en général.
MathiaS ou Matthias (saint), disciple de.J.-C. 11 fut mis à mort par les Juifs. Fête le î'i février.
MathiaS, fils de Maximilien II et de Marie d'Espagne, né en 1557, roi de Hongrie et de Bohême, empereur d'Allemagne de 1612 à 1619. Il essaya en vain, par sa modération, de prévenir la guerre de Trente ans.
Mathias Corvin. v. corvin.
Mathieu Paris, chroniqueur du xni« siècle, m. en 1259, moine de Saint-Alban, familier de Henri III d'Angleterre, auteur d'une Uistoria Major.
Mathieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis; il fut régent de Franco et ministre de Philippe III ; m. en 1286.
Mathieu (Antoine), peintre d'histoire français, né à Londres (1631-1673).
Mathieu (Claude-Louis), astronome et homme politique français, né a Mâcon, m. à Paris (1783-1875J.
Mathieu (François-Désiré), prélat et historien français, cardinal de curie, membre de l'Académie française, né à Einville (Meurthe-et-Moselle), m. à Londres (1839-1908).
Mathieu de la Drômc, homme politique et météorologiste français, né
à Saint-Christophe (Drôme;, m. à Romans (1S08-1865); auteur d'un almanach météorologique célèbre.
Mathieu-Meusnier
■ Mathieu- Roland, dit;, sculpteur français, né et m. à Paris (1824-1896). On lui doit des bustes remarquables.
Mathilde ou Ma-
haut (sainte), femme dut roi de Germanie Henri 1er, l'Oiseleur; née en Westphalie vers 890, m. à Quedlimbourg en 9G8. — Fête 14 mars.
Mathilde, comtesse de Toscane, surnommée la Grande Comtesse, célèbre par
la donation qu'elle fit d'une partie de ses Etats à Grégoire VII, m. à Bendano (1046-1 115). Son héritage donna lieu à une longue lutte entre les empereurs et les papes.
Mathilde ou Mahaut, impératrice d'Allemagne, puis reine d'Angleterre, née en 1101, m. à Rouen en 11G7, fille de Henri I«r, roi d'Angleterre Elle fut mariée à l'empereur d'Allemagne Henri V ; mais, devenue veuve, elle retourna en Angleterre. épousa Geoffroy d'Anjou, dit Plantagenet, et fut reine d'Angleterre à la mort de son père.
Mathilde, Maulde ou Maude, reine d'Angleterre, née en Ecosse, m. à Westminster (1080- 1118.. Fille de sainte Marguerite, elle fut d'abord religieuse, puis, autorisée par un concile, elle épousa Henri I" en 1100. On lui donne aussi le nom d Edith.
Mathilde ou Mahaut, comtesse d'Artois, femme de Robert, frère de saint Louis ; m. en 1288.
Mathilde (princesse). V. Bonaparte.
MathoS, l'un des chefs des mercenaires révoltés contre Carthage.
Mathoura ou Mattra, v. et port de nie de
Ceylan; 61.000 h. Pierres précieuses.
Mathieu île la Diôme.
Matliu
sont astrin-
mathurin n. m. Arg. mar. Matelot. Argot des matelots. Adjeetiv. : le parler mathurin.
mathurin n. m. Religieux de l'ordre des trinilaircs, employés au rachat des chrétiens captifs dans les Etats barharesques.
Mathurin (saint), prêtre du m* siècle, né dans le Sénonais, m.
a Rome. Port populaire en France au ni. .yen âge. il était invoqué spécialement pour la guérûson des fous. Fête le l«r novembre.
Mathusalem/è/i('], patriarche juif, de la race de Seth. grandpère de Noé; il vécut, raconte la Bible, 969 ans. Sun nom sert souvent a désigner un homme remarquable par sa longévité,
matice ou matica n. f.
Nom donné, chez certains peuples slaves a des sociétés qui ont pour objet de publier des livres scientifiques ou de pure vulgarisation.
matico n.m. Nom vulgaire de diverses pipéraeées, dont les feuille -.nies. __
matière n. f. (lat. materia). Substance étendue, divisible, impénétrable, qui tombe sous les sens : la matière est la cause permanente de Imites nos sensations. Ce dont une chose est faite : la matière d'une statue. Choses physiques, corporelles : s'attacher à la matière. Déjection du corps : matière fécale. Matière première, avant qu'elle soit mise en œuvre.
Matières d'or et d'argent, espèces fondues , lingots, barres, employés pour la fabrication des monnaies.
Fig. Sujet d'un écrit, d'un discours: approfondir une matière. Entrer enmatière, aborder son sujet. Cause, prétexte : il y a lit matière à procès. Comjit.
Comptabilité en matières, partie de la comptabilité qui comprend les matières de consommation et de transformation, ainsi que les valeurs mobilières permanentes de toute espèce.
Dr. Matière sommaire, affaire civile qui doit être jugée rapidement et à peu de frais. Thiol. Matière d'un sacrement, signe sensible qui constitue, avec la forme la partie essentielle du sacrement. En matière de, loc. prép. Quand il s'agit de : en matière civile, la présence des parties n'est pas obligatoire.
— Encycl. Philos. Chez les anciens, le terme de matière [hulè) désigne la substance qui constitue toute chose en général, et ne s'oppose pas forcément au mot esprit. Les anciens se demandaient quelle est la substance universelle, celle qui est au fond de toutes les choses. Les modernes, depuis Descartes, se demandent quelle est l'essence de ce qui cause nos sensations, c'est-à-dire de tout ce qui ne nous apparaît pas comme esprit. Descartes ramène la matière à l'étendue et pour lui les eorps ne sont que les divisions géométriques de l'espace ; Leibniz résout la matière en forces actives, simples, inétendues : les monades. Les modernes ont repris, en les modifiant et en les complétant, les théories de Descartes et de Leibniz. Bilchner, par sa théorie de l'union constante de la matière et de la force, revient plutôt aux conceptions hylozofstes des anciens.
— Procéd. civ. Matière sommaire. Les affaires du ressort des tribunaux d'arrondissement se divisent, selon la procédure qui leur est applicable, en matières ordinaires et en matières sommaires. Les premières sont les plus nombreuses ; les secondes sont celles qui, à raison de leur simplicité ou de la modicité du litige, ou enfin de la célérité qu'exige leur solution, sont soumises à une procédure plus rapide et moins coûteuse. Tels sont les appels des juges de paix et les demandes en payement de loyers et fermages et arrérages de rentes.
La procédure comprend seulement un ajournement de la part du demandeur, sans qu'il y ait eu tentative de conciliation et, dans les huit jours, une constitution d'avoué par le défendeur; il n'y a pas d'écritures, c'està-dire ni défenses de la part du défendeur, ni réponses de la part du demandeur, ni avenir.
Matifou (cap),
eap de l'Algérie, au N.-E. de la baie d'Al-
Matignon, ch.-