‹ Le Larousse pour tousChapitre 137 sur 979 · M AU · texte numérisé non relu

M AU

oui- lubu teau-nialoir.

cipc, à la première beure du jour après minuit, et qu'en fait on chante aujourd'hui le matin ou la veille an soir, sauf dans certains ordres religieux : chanter matinée. Paov, et loc. peov.: Etourdi comme le premier coup de matines, très étourdi. (Quand sonne le premier coup de matines, les religieux endormis Bont comme étourdis.) Matines bien sonnées sont à demi dites. b-s chose! bien préparées se terminenl aisément. Le retour est pire que les matines, la suite d'une mauvaise affaire est pire que le commencement. Retour de matines, mau\ ii e affaire.

— Encycl, du nomme matines la première et la plus importante des heures canoniales. Avec une lorte d'introduction, l'invitatoire , et une hymne, cette heure comprend trois parties appelées noc-

iii'io s, qui renferment chacune des psaumes suivis de lectures ou leçons, et dont la dernière se termine ■n général ;>ar Le Te Dewn. Plusieurs ordres religieux onl cou l'rv é la coutume de chanter, au chœur, 1rs matines pendant la nuit. Les chapitres des cathédrales les disent, par anticipation, à l'approche de la nuit, la veille du i ' où I be l'office.

matineux, euse [neu, eu-ze] adj. Qui a l'habitude de se lever matin : ouvrière matineuse.

matinier \ni-é], ère adj. Qui appartient an matin, (N'est usité que dans : étoile matinière, la plant te Vénus.)

matir v. a. (de mat). Faire disparaître la ligne

i m li deux pieees de métal soudées. Rendre

mats des motifs brunis, pour l'aire ressortir les fonds brillants, ou inversement. Syn. mater.

matisie :T n.f. Genre de malvacées comprenant des arbres de l'Amérique tropicale. (Le fruit est un drupe ovoïde, dont la saveur rappelle celle del'abricot.

matité n. f. Etat de ce qui est mat : la mutilé d'un son.

MatO-GroSSO, Elat de la région occidentale d u Brésil ; ch.-l.Cuyaba; 118.000 h.

Vastesforêts.

Grandes richessesminérales.

matoir

n. m. Outil à

face grenue,

pour matir

l'or et l'argent : un matoir bien trempé. Ciseau non

tranchant pour matir les soudures. Marteau pour

river à chaud.

matois, e [toi, oi-ze] adj. et n. (de l'arg. mate. qui désignait le lieu de rendez-vous des filous de Paris). Rusé, lin : paysan matois.

matoisement [ze-man] adv. D'une manière matoise. (Peu us.)

matoiserie [ze-rî] n. r. Habileté des matois. Tromperie, L'ourbcri e.

matOIl n. in. (orig. germ.). Lait caillé (dialect.) Grumeau : sauce eu matons. Tourteau de graines oléagineuses. Peloton de laine qui se forme lorsque la carde ne touche pas également. Nœud, bourre qui se forme dans un cordage. Agglomération de pâte à papier qui se fait lors du broyage des chiffons.

matonner[(u néj v. a. Faire prendre en matons.

matOU n. m. Chat mâle. Fig. et faut. Homme désagréable : au vilain matou.

Matour, ch.-l. île c. (Saône-et-Loire), arr. et à 22diil.de iMâeon, sur un al'lluentde la Urosne, 1.640 h. Huileries, vins. — Le cant. a 9 comm. et 7.210 h.

mât-pilote n. m. V. mat.

matraque [tra-ke\ n. f. (ar. mitraqah). Chez les Arabes d'Algérie, bâton noueux en forme de massue.

matras tra] n. m. Carreau d'arbalète, dont la tête est un solide cylindrique ou quadrangulaire.

matras [tra] n. m. Vase de verre à long col, employé en chimie, eii pharmacie, etc.

matriarcal, o,

aux adj. Qui a rapport au matriarcat : coutume niatriari nie.

matriarcat [ha] n.

m. (lat. mater, mère, et gr.

a rh h è , commandement ).

Coutume en vertu de laquelle, chez certaines peuplades, les femmes donnent leur nom aux enfants et exercent une autorité prépondérante dans la famille : le matriarcat existe dans bcaui .un. ,le tribus nègres de l'Afrique du Sud.

matl'içage n. m. Action de donner à une pièce métallique sa forme définitive, en l'appliquant contre la matrice.

matricaire [kè-re] n. f.

Genre de composées radiées à odeur balsamique.

— Encycl. Les matricaires sont des herbes annuelles ou vivaces, connues surtout sous le nom de camomilles. La matrii une officinale ou petite camomille croît enabondance dans les lieux secs ou incultes de l'Europe. On emploie en médecine les fleurs séchées puis infusées pour préparer des boissons toniques et digestives.

matrice n. f. ;iat. ma-

trix). Viscère où a 1 eu la conception. (Syn. uni Moule, soit en ce. ux, soit en relief, qui, après avoir reçu l'empreinte d un poinçon, doit la reproduire sur les objets soumi a son action. Matrice du rôle des contributions, registre original d'après lequel sont établis les rôles des contributions directes. Etalon d'un poids ou d une mesure servant à en étalonner d'autres. Lieu où se forment certains minéraux. Matrice de girofle, fruit du giroflier arrivé à sa maturité. Matrice du poil, follicule ou se forme le poil. L'gtise matrice, celle qui est comme la mère des autres Eglises d'un pays. Couleurs matrices. couleurs simples, qui servent à former les autres.

Matias de laboraloiie.

Malricaire camomille :

a, coupe de la fleur.

matricide n. m. (du lat. mater, tris, mère, et

Ctedere, tuer). Crime de celui, de celle qui a tué sa i ne qui a tué sa mère. [Peu us. —

On dit mieux PAB.RICIDE.)

matriciel, elle [ii-él, e-le] adj. Qui a rapport aux matrices administratives : les données matricielles de l'impôt.

matriculaire [Zè-re] adj. Qui est porté sur la

matricule : note matriculaire.

matricule n. f. [lat. matricula). Registre où sont successivement inscrits tous les individus qui entrent dans un hôpital, dans une prison, un régiment, etc. Par ext. Inscription sur ce registre. Extrait de cette inscription, délivré à la personne n s. rite. Adjectiv. : registre matricule. N. m. Numéro d'inscription sur ce registre.

matriCUler [lé] v, a. Inscrire une personne sur une matricule. Marquer un objet d'un numéro matricule : matriculer des effets militaires.

matriculier [U-é], ère n. Nom donné au-. pauvres attachés a une paroisse, et que l'on inscrivait sur une matricule,

matrimonial, e, aux adj. (du lat. matri-

monium, mariage;. Qui a rapport au mariage : règime matrimonial.

matrimonialement [man] adv. Au point de vue mariage.

matrimonialité n. f. Etat de mariage.

matrimoniomanie [ni] n. f. (lat. matrimo-

iiiuui, mariage, et gr. mania, manie). Manie de se marier ou de marier les autres.

matrimonium [ni-om'] n. m. Mot latin signifiant mariage, et qui. en français, s'emploie avec une intention familière et plaisante.

matrissage [tri-sa-jé] n. m. Action de rendre de l'humidité au papier qui a séché trop rapidement

matrologue [lo-ghe] n. m. (du lat. mafei mère, et du gr. logos, discours). Registre sur lequel on inscrivait les recettes, les dépenses, etc., d'un" ville ou d'une communauté.

matronal, e, aux adj. Qui est propre aux matrones, aux dames : caractère matronal et digne

matronales n. f. pi. Fête célébrée le I" mars par les matrones romaines, en l'honneur de Junoi Lucine, pour perpétuer le souvenir du combat entre les Romains et les Sabins, interrompu par les femmes récemment enlevées.

matrone n. f. (lat. matrona; de mater, mère . Chez les Romains, femme mariée. Femme d'un certain âge et respectable. Sage-femme. Par plaisant. Tenancière de mauvais lieu.

Matrone d'Ephèse {la), épisode du Satyricnn de Pétrone, que La Fontaine a popularisé par un de ses contes ; plaisante histoire d'une veuve vite consolée.

matSOUri n. f. Fêtes religieuses populaires an Japon : chaque ville, chaque village a sa matsouri en l'honneur du dieu son patron.

mattabas [lia] n. m. Espèce de drap d'or.

mattChiche n. f. Sorte de danse introduite en France vers 1904, et dont la musique primitive était écrite sur des motifs populaires espagnols.

matte[ma-(el n. f. Substance métallique qui n'a subi qu'une première fonte.

matteau n. m. Techn. v. mateau.

Matter (Jacques\ historien et philosophe français, né à Alt-Eckendorf, m. à Strasbourg (17 M 1874). On lui doit une Histoire des doctrines morales et politiques des trois derniers siècles.

Matterhorn, nom allem. du Cervin.

MatteUCCi (Charles), physicien et homme politique italien, né à Forli, m. a Ar'denza( 181 1-1808). On lui doit d'importantes Lettres sur l'instruction publique.

Matthieu (saint), apôtre et évangéliste, né en Galilée, m. martyrisé en Ethiopie. Son évangile contient le Sermon sur la montagne, un admirable résumé de la morale chrétienne. Les artistes ont donné un homme (un ange) pour emblème à saint Matthieu, peut-être parce qu'il commence ses récits par la généalogie humaine de Jésus. Fête le 21 septembre. (Quelques-uns écrivent Mathieu avec un seul (; mais en général on en met deux, conformément aux formes grecque Matthaios et latine Matthseus.)

Matthieu (Pierre), historien et poète, né a Pesme (Haute-Saône), m. à Toulouse (1563-1621) ; auteur des célèbres Tablettes du la vie cl de la mort ou Quatrains sur la vanité du monde.

matthiole [ma-ti] n. f. Genre de crucifères, vulgairement appelées giroflées des jardins ou violiers, que l'on cultive pour leurs fleurs odorantes.

MatthiSSOn (Frédéric de\ poète allemand, né à Hohendodeleben, m. à Woerlitz (17iil 1831). Ses œuvres respirent une mélancolie douce et sentimentale.

Mattioli (le comte Hercule-Antoinei. diplomate italien, né à Bologne, m. à la Bastille (1640-1703). Il fut le mystérieux prisonnier connu sous le nom de Masque de fer.

mattoïde n. et adj. (de Vital.

malto, fou, et dugr. eidos, aspect).

Qui a quelque chose de fou.

mattoir n. m. Techn. V.

MATOIR.

matton n. m. V. maton.

matur'ateur n. m. Sorte

de récipient employé par les apiculteurs quand ils désoperculent les rayons.

maturatif, ive adj. (du lat. maturare, faire mûrir). Qui hâte la formation du pus dans les tumeurs : onguent maturatif. N. m. : un maturatif.

maturation [si-on] n. f. (de maturatif). Progrès successif vers la maturité : la chaleur solaire fuite la maturation des fruits. Méd. Formation du pus dans un phlegmon.

— Encycl. Bot. Au point de vue botanique, on dit qu'un fruit est mûr quand il a atteint tout son dé-

veloppement et qu'il se détache naturellement du I qui l'a produit; au point de vue alimentaire, on regarde comme mûr le fruit qui a acquis toutes les qualités pour étn

Pour certains fruits 'figues, cerises et, en général, fruits à noyau) la maturation tout entière se l'ail sur l'arbre qui les porte ; beaucoup de fruits à pépins doivent, au contraire, être cueillis avant leui plète maturité et la maturation s'achève au fruitier.

mâture n. f. (de mal des mats d'un

vaisseau. Arbres propres a faire des mats. Art de muter h . ; aux. Appareil servant à mater les vaisseaux. V. navire.

maturément'iiianj adv. Après mûre réflexion.

mâturer [ré] v. a. (lat. maturare, faire mûrir . Epurer un métal par des procédés métallurgiques. Action d'amener les feuilles de tabac au degré voulu de dessèchement,

maturité n. f. dut maturitas ; de ma

mûr). Etat, qualité de ce qui est mûr : mats trop froids, le raisin ne peut pus venir d maturité. Fig. Etat des choses parvenues à leur <•■ développement : la maturité de l'esprit. Cin onspection que donne l'âge: agir avec maturité. Etat du bois bon à couper, l'athol. Etat d'un phlegmon dans lequel le pus est accumulé. Arec maturité loc. adv. Avec circonspection et jugement : agir, parler avec maturité.

matutinaire [rcé-re] n. m. Livre qui contient l'office des matines,

matutinal, e, aux adj. lat. matutim

malin). Qui se rapporte au malin. Qui se rapp l'office des matines.

Maubant ( Henri-Polydoce ), acteur français, né à Chantilly (Oise,, m. à Coui Il tint avec beaucoup de talent, à la Comédie-Française, l'emploi des pères nobles.

maubèche [nui] n. f. Nom vulgaire des petits bécasseaux du nord de l'Europe.

MaubSUge [mô] ch.-l. de c. (Nord;, arr. et à 1S kil. d'Avesnes, sur la Sambre : 2I.:;20 h. M, geois). Ville forte. Ch. de f. N. Forge, hauts fourneaux, houille. — Le cant. a 28 cotum. et 07.200 h. ■

maubOUge [bou-je] n. m. Dr. (uut. Impôt sur les boissons qui entraient ou que l'on brassait dans les lieux où il y avait foire et marché.

Maubourguet [ahi\ Ch.-l. de c. Hautes- Pyrénées), arr. et à 20 kil. de Tarhes, sur l'Adour ; 2.220 h. Ch. de f. M. Vins, chevaux. — Le cant. a U comm. et O.iitJû h.

Maubray, comm. de Belgique (Iiainaut, arr. de Tournai); 1.520 h.

MaUClair (Camille), littérateur français, né à Paris en 1872, auteur de poèmes, d'études critiques, de romans à tendances sociales. Il a fondé avec Lugné-Poé le théâtre de YŒuvre.

Mauclerc (Pierre) ou Pierre de Dreux,

duc de Bretagne, m. en 1250. Il fut un des chefs des ligues féodales dirigées Contre Blanche de C'a tille, mais se soumit à Louis IX après de longs démêlés avec le clergé, ce qui lui valut le surnom de Mauclerc.

Maucroix [fcroi] (François de), poète français, né à Noyon, m. à Reims (1619-1708), condisciple et ami dévoué de La Fontaine. Il fut longtemps chanoine à Reims.

Maud, reine de Norvège, née à Marlboroughhouse en 1809. Fille du roi d'Angleterre Edouard VII, elle épousa en 1896 Charles, prince de Danemark, qui devint roi de Norvège en 1905, sous le nom de Uaakon VII.

maudire [mo] v. a. (du lat. maie, mal, et dicere, dire. — Se conj. comme dire, excepté au plur. de l'ind. prés, et de l'impér. : nous maudissons, vous maudissez, ils maudissent. Maudissons, maudissez.) Prononcer une malédiction contre quelqu'un : Noé maudit son fils Cham. Détester, s'emporter contre : maudire le sort. En parlant de Dieu, condamner, réprouver : Lieu maudit Caln et sa descendance. Prov. : On a vingt-quatre heures pour maudire ses juges, la mauvaise humeur d'une personne qui vient de perdre un procès excuse ce qu'elle peut dire dans le premier moment contre ses juges. Ant. Bénir.

maudiSSable [mô-di-sa-ble] adj. Que l'on peut maudire. Digne d'être maudit.

maudiSSOn [mô-di-son] n. f. Malédiction. (Vx.)

maudit [nuf-di], e adj. Très désagréable, très mauvais: temps maudit; maudit métier. N. Personne maudite, réprouvée : allez, maudits, au feu éternel. Le maudit, le démon.

Maudits (monts). V. Mai.adetta.

Maudsley (Henry), médecin aliéniste anglais, né à Giggleswick en 18!o. auteur de : le C'a la Folle, Ta Folie dans ses rapports arec la responsabilité criminelle.

mauge [mô-jé] ou maugère [mô] n. f. Garniture en cuivre d'une vergue, d'un dalot.

Maugrabin. v. Mograbw.

Maugras (Gaston), littérateur français, né à Soissons en 1851, auteur, avec Lucien Perey, d'intéressantes études sur le xvme siècle.

maugré [ma] prép. Forme ancienne de malgré.

maugrebleu [mô] ou maugrébleu interj.

(pour mulgré Dieu). Sorte de juron.

maugréer [mC-gré-é] v. n. (de mal, et gré). Pester, s'emporter : maugréer contre un fâcheux.

maugréeux, euse [mâ-gré-eà, cu-ze] n. Tersonné qui maugrée.

Mauguin [mô-ghin] (François), avocat et orateur parlementaire, né à Dijon, m. a Saumur (1785- 1 8 o 4- 1 . Il fut un des membres le plus actifs de l'opposition parlementaire sous la monarchie de Juillet.

MauguiO [ghi-o], ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 11 kil. de Montpellier ; 2.830 h. {Malguoriens). Près de l'étang de Mauguio, sur le littoral de la Méditerranée. Distilleries. — Le cant. a 5 comm. et 6.100 h.

Maule, comm. de Seine-et-Oise, arr et à 24 kil. de Versailles, sur la Maudre ; 1.470 h. Ch. de f. O. Tanneries, papeteries.

cli.-l. do r. (Hautes-

Bagnères de- Bigorre .

ferrugineuse. — Le

Maupassant.

Maupeou.

Mauléon-Barousse

Pyrénées), arr. et à 33 kil. de 500 h. [Mauléonais). Sourci

cant. a 85 comm., et 6.000 h.

Mauléon ou Mauléon-Licharre, ch.-i.

d'arr. [Basses-Pyrénées , à oi kil. de l'an; 4.050 h. ( Mauleonais | Ch. do i'. M.

Laines. — L'arr. a 0 cant., 107 comm., 59.800 h.; le cant. a 19 comm. et 13.310 h.

Maulévrier, comm. de Maine-et-Loire, arr. ei à 12 kil, de Cholet, aux sources de la Maine; 1.640 h. Ch. de f. Et.

MaumUSSOIl, comin. de la Loire-Inférieure, arr. ot à 16 kil. d'Ancenis, sur la Grée;

' Maumusson (pertuis de), passage entre l'île d'Oléron et la côte, très dangereux par les mauvais lomps.

Maupas [miï-pa] ( Charlemagne- Emile de\ homme politique français, ministre de la police générale en 1832, né à Bar-sur-Aube, m. à Paris (1818- 1888). Il joua un rôle des plus actifs au coup d Etat du Deux-Décembre ism.

Maupassallt [mô-pa-san] (Guy dei. romancier français, né au château de Miromesnil (Tourville-sur-Arques), m. à Paris (18S0 18931. Ecrivain sobre, rubuste. précis, châtié, vraiment réaliste, il a écrit, entre autres œuvres: Bel- Ami, Fort comme la mort.

Notre cœur, Vue vie, Pierre et Jean, etc., et de remarquables nouvelles : Boule-de- Suif, Mademoiselle Fiji, la Maison Tellie-, etc. La paralysie générale interrompit'en pleine activité sa carrière littéraire.

Maupeou \md-pou]

(René-Nicolas dei, chancelier de France, né à Paris, m.

au Thuit (171 ,-1792). C'était un intrigant avide et sans scrupules. Son ministère fut signalé par l'exil du parlement et l'institution de conseils du roi (1711). Le parlement Maupeou tomba sous le ridicule et Louis XVI rappela les anciens parlements.

Maupertuis [ms-pir-

Pierre-Louis Moreau de;, géomètre et naturaliste fr., né Saint-Malo, m. à Baie (1098-1759). Il séjourna longtemps à la cour de Frédéric, ou il eut une querelle célèbre avec Voltaire. On lui doit une des premières mesures exactes d'un arc de méridien vers le pôle nord.

Maupin [Mademoiselle de), roman de Th. Gautier, qui y donne libre cours à son imagination et à sa verve dans un style merveilleusement nuancé et délicat. La préface même, où l'auteur flagelle l'hypocrisie, eut un grand retentissement. L'héroïne de ce livre souvent licencieux, qui s'habille en cavalier et court ainsi les grands chemins, est une cantatrice du xvm" siècle, Mil» d'Aubigny, dame Maupin (1673-1707), célèbre par ses aventures romanesques.

maupiteux , e u s e [mô-pi-teu, eu-ze] adj. et n. (de mal, et piteux). Cruel. Qui ne mérite pas la pitié. (Peu us.) Faire le maupileux, affecter la misère, se plaindre sans sujet.

Mauprevoir, comm. de la Vienne, arr. et à •21 kil. de Civray; 1.390 h.

MaUT, comm. do Suisse [cant. de Zurich,, au bord du lac do Grcifensee; 1.510 h. Palafittes.

Maur [màr] saint, disciple de saint Benoit . siècle). La congrégation de Saint-Maur, fondée en 1618, et qui avait pour chef-lieu l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, à Paris, nu une véritable pépinière d'érudits. — Fête le 15 janvier!

Maurage, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignies) ; 2.510 h.

Mauran ou Maurand, un des chefs de la

secte des cathares ou albigeois, m. en 1199.

mauraildie [mô-ran-di] n. f. Plante herbacée, parfois grimpante, dont les Heurs à grande corolle sont recherchées pour orner les tonnelles.

Maure [jnd] ou More n. m. Habitant ou originaire de l'ancienne Mauritanie, contrée de l'Afrique du Nord : les Maures. Adjectiv. :

i fer maure. Au fém. Mau- : une Mauresque; une femmkmauresque.)^ .m. La langue des Maures. Blas. ï'ètt de ildique représentant une tête de nègre. V*.

Turc.

Maure, ch. 1. de c. Illc-et- Viliiii- . arr. et à 30 kil. de Redon ; 3.830 h. Quincaillerie.— Le cant. a 9 comm. et 10.020 h.

Maureilhan et Ra-

mejan, comm. de l'Hérault, arr. et à 10 kil. de Bézicrs, sur le Liroy; 1.280 h. Vignobles.'

Maureillan Casimir Pot TEviN de gênerai français, né à Montpellier, m. à Metz 1772 1829 II défendu brillamment Xhorn contre les Alliés en 1813.

Maureillas, comm. des Pyrénées-Orientales, air. et a 6 kil.de Céret, au versant nord des Albères ; 1.310 h. Huileries, bouchons.

Mauperluia.

Maurel (Victor), chanteur français, né à Marseille eu 1848 11 fit applaudir sa belle voix de baryton sur les principales scènes d'Europe, surtout à Paris et en Italie.

maurelle [mô-rè-le] n.

f. Nom vulgaire du tournesol des teinturiers.

Maurepas [mô-re-va]

Jean-Frédéric Phéli-

peaux, comte de , ministre

sous Louis XV et LeuisXVI,

t m. à Versailles (1701-

1181), Esprit léger et frivole, mais intelligence fine et déliée, il rendit de sérieux services a la marine, et sut deviner les aptitudes de Turgot.

Maurer [rèr] (Georges- Louis, chevalier de), jurisconsulte et homme d'Etat allemand, né à Erpolzheim (Palatinat), m. a Munich (1790-1872).

Maures, habitants de la Mauritanie. Lorsque les Carthaginois s'établirent dans l'Afrique septentrionale, ils donnèrent aux Berbères indigènes le nom de Maures, qui fut étendu, au moyen âge, aux conquérants arabes du Maghreb et de l'Espagne. La même désignation est appliquée à des tribus échelonnées sur la r. dr. du Sénégal : Trarzas, Braknas, Doualch, etc.

Maures (montagnes PBs), petite chaîne de montagnes, granitiques et schisteuses , située dans le dép. du Vax. Culmen : 779 m.

mauresque [moi ou moresque [mo-rès-A"e] adj. Qui appartient aux Maures : style mauresque. N. f.

Pantalon très large, en étoffe légère, que l'on porte sous les tropiques.

Danse à la manière des Maures. Dessins de feuillages de fantaisie, employés particulièrement dans la damasquineric.

mauret[mô-ré] n. m. ou maurette [mo-re-te] n. f. Fruit de l'airelle.

Maurètanie. V. Mauritanie.

Mauriac [ah], ch.-l. d'arr. (Cantal), à 52 kil. N. d'Aurillac, non loin de la Dordogne ; 3.600 h. [Mauriacois). Ch. de f. Orl. Patrie de Chappe d'Auteroche. Houille, plomb argentifère, antimoine.

— L'arr. a 6 cant., 61 comm.

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