‹ Le Larousse pour tousChapitre 16 sur 979 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

LaSSOUChe (J.-P. Bouquin de La Souche, dit], acteur fr., né à Paris en 1828, comique plein d'originalité.

LasSUS \suss] (Roland de), musicien de Pi BOle franco-belge, "né à Mons, m. a Munich (1820-1594). Ses compositions sont remarquables par la pureté de la forme et par la fraîcheur de l'inspiration.

LaSSUS (Jcan-Baptistc-Antoine), architecte et archéologue français, né a Parie, m. à Vichy (1x07- 1887). 11 a travaillé à la restauration de la Sainte- Chapelle, de Notre-Dame de Paris, etc.

last [Inst'l ou laSte [las-tr] n. m. (holl. lastcharge). Unité de poids en usage dans le nord de l'Eu, rope, pour l'estimation du chargement des navires, et valant environ 2 tonnes, soit 2.0U0 kilogrammes.

Lasteyrie | las-tè-ri] du Saillant (Charles- Philibert, comte de), agronome et philanthrope français, né à Brive-la-Gaillarde, in. à Paris (175U- 1849). — Son fils, Ferdinand-Chari.es-Léon, archéologue et homme politique, né et m. à Paris (1810- 1879); auteur de Y Histoire de la peinture sur verre et de l'Histoire du l'orfèvrerie. — Robert-Charles, fils de ce dernier, archéologue et homme politique, auteur d'une précieuse Bibliographie générale des travaux historiques et archéologiques des sociétés savantes de la France.

lasting [las-tin'gh'] n. m. (m. angl. signif. qui dure). Etoffe de laine rase, brillante.

La Suze (Henriette de Ciiâtili.on de Coliony, comtesse de), petite-fille de l'amiral de Coligny, femme poète, célèbre par sa galanterie et sa beauté (1618-1673). Ses Elégies sont d'une forme naturelle et souvent touchante, mais un peu monotones.

lat. Abréviation de latin, latitude.

lat [la] n. m. Coup de navette, duite, couleur, dans la fabrication des articles lancés et qui ne concourent qu'en partie à l'effet de la duite générale.

La Taille (Jean de), poète français, né à Bondaroy, près de Pithiviers (1540-1608); un des admirateurs et imitateurs de Ronsard, auteur de tragédies (Sauf) et ae comédies (tes Corivaux, le Négromant).

latakien ou latakiè n. m. Excellent tabac d'Orient (Syrie), de couleur noirâtre.

Latakiell, v. maritime de la Turquie d'Asie (prov. de Beyrouth) ; 10.000 h. Commerce de céréales, vins, tabac, éponges. C'est l'antique Laodicée.

latanier [ro-e'j n. m. Genre de palmiers des Mascareignes : le latanier est souvent cultivé comme -olante d'appartement.

— Ehcycl. Les lataniers sont de beaux arbres à stipe simple, cylindrique , assez élevé , couronné par un bouquet de feuilles palmées.

On en connaît plusieurs espèces, des régions chaudes. Le latanier de Bourbon se cultive en serre et même en appartement.

latemment [ta-

man] adv. D'une manière latente.

latent [tan], e adj. (lat. latens ; de latere, être caché). Qui n'est pas apparent, qui ne se manifeste pas au de hors : chaleur Intente des corps. Se dit des maladies lorsqu'elles n'offrent aucun symptôme apparent. Arbor. Œil latent, œil à fruit qui, dans les arbres cultivés, demeure plus ou moins longtemps à l'état rudimentaire.

latéral, e, aux adj. (lat. lateralis; de latus, eris, côté). Situé sur le côté d'une chose : porte latérale. Canal latéral, v. canal.

latéralement [man] adv. Sur le côté.

latere (a), v. légat.

latérigrade adj. (du lat. latus, eris, côté, et gradi, marcher). Qui marche de côté : araignée latérigrade.

latérite n. f. Terre rougeâtre, renfermant des concrétions ferrugineuses, et qui est commune à Ceylan et aux Indes.

latès [tèss] n. m. Genre de poissons acanthoptères, de la famille des percidés, appelés vulgairement varioles, et dont les cinq ou six espèces vivent dans les eaux douces des régions tropicales de l'ancien monde : le latès du Nil peut atteindre un mètre de long.

làtet anguis in herba, mots lat. signif. : Un serpent se cache sous l'herbe. Expression de Virgile (Eglogues, III, 93). qu'on rappelle pour mettre en garde contre un danger caché.

latex [tèkss] n. m. (m. lat.). Suc propre des végétaux, qui est souvent d'aspect laiteux : le caoutchouc est un latex coagulé.

— Encycl. Le latex ou lait végétal est le liquide laiteux qui circule dans le corps de certaines plantes, à l'intérieur de canaux laticifkres. Les latex sont formés par un liquide tenant en suspension un grand nombre de petits globules arrondis. Quand le latex est abandonné au sortir du corps de la plante, il se coagule. Le caoutchouc, la gutta-percha sont des latex.

La Thorillière (François Lenoir de), comédien de la troupe de Molière, m. à Paris en 1680. Il a laissé une tragédie médiocre, Cléopâtre. — Son fils, Pierre, né et m. à Paris (1659-1731), se distingua dans les rôles de valet. Il épousa Catherine Biancolelli, la Colombine célèbre.

lathridie [dî~] n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, comprenant de petites formes qui vivent dans les débris et fréquentent les lieux sombres et humides de l'hémisphère boréal.

lathrobium [bi-om') n. m. Genre d'insectes coléoptères brachélytres, comprenant des staphylins répandus sur tout le globe, en particulier sur l'hémisphère boréal : les lathrobium vivent dans les détritus végétaux.

LatllUS, oomm. de la Vienne, arr. et à 12 kil. de Montmorillon; 2.160 h. Ch. de f. Orl. Marnes.

Latanier.

lathyrUS [li-russ] n. m. Nom scientifique de la gesse.

laticifère adj. (du lat. latex, icis. el ferre, porter). Qui contient du latex : vaisseaux laticifkres.

laticlave n. m. 'du lat. lulus, large, et clavus, clou, bande). Bande de pourpre que les sénateurs romains portaient sur leur robe, comme marque de leur dignité. La robe elle-même.

— En ycl. Le laticlave descendait depuis le cou jusqu'au bas du \- mi ' par devant, et était l'insigne de la dignité sénatoriale' Les chevaliers portaient une bande de pourpre moins large, appelée augusticlave. Cependant, quelques-uns reçurent d'Auguste l'autorisation de faire usage du laticlave. La tunique, ainsi ornée, se portait flottante, sans ceinture.

laticlavien, enne [vi-in, é'-neladj. se dit des

dignités qui donnaient le droit de porter le laticlave.

latifolié, e adj. Bot. (du lat. latus, large, et folium, feuille). Qui a de larges feuilles.

latifundia tfon] n. m. pi. (mot lat. ; de latus, large, et fundus, domaine). Grandes propriétés territoriales, dans l'Italie ancienne ; la formation des latifundia ruina la classe moyenne à Rome.

— Encycl. Les Romains ont désigné sous le nom de latifundia les immenses domaines privés constitués dès le m« siècle avant notre ère en Italie, et particulièrement dans le Latium, au profit d'un petit nombre de familles, généralement patriciennes, et provenant tantôt de l'expropriation de petits et moyens propriétaires endettés, tantôt d'usurpations anciennes sur le domaine public, jadis conquis sur l'ennemi. Cette transformation de la propriété, qui provoqua les lois agraires des Gracques et de César, eut pour résultat de substituer aux petites cultures intensives de vastes domaines de pâturages, et de contribuer à la disparition de la c!asse moyenne en Italie.

Latil (Jean-Baptiste-Marie-Anne- Antoine, duc de), cardinal français, né à l'île Sainte-Marguerite, m. a Geminos (B.-du-Rhône) (1761-1839); aumônier de Charles X, pair de France.

Latimer [mèr] (Hugh), né à Thurcastone en 1472, évêque de Worcester, un des fondateurs du protestantisme en Angleterre, Drûlé vif à Oxford

Latin, e n. (lat. Latinus), habitant ou originaire du Latium : les Latins. Adj. Qui appartient au Latium ou à ses habitants : Rome subjugua toutes les populations latines. Qui a rapport à la langue des anciens Romains : grammaire latine. Nations latines, celles dont la langue vient du latin, comme la France, l'Italie , l'Espagne , etc. Le quartier Latin, quartier de Paris, sur la rive gauche de la Seine, où sont les principales facultés et écoles, et où vivent les étudiants. Eglise latine, Eglise chrétienne d'Occident, par opposition à l'Eglise grecque. Rit latin, rit de l'Eglise romaine. Mar. Voile latine, faite en forme de triangle à antennes.

Bâtiment latin, bateau gréant des voiles à antennes. N. m. Catholique d'Occident, par opposition aux grecs schismatiques. La langue latine : le latin est la langue scientifique par excellence. Latin classique, latin des écrivains de l'époque classique. Latin populaire, latin d'une syntaxe plus simple, parlé par les classes populaires. Bas latin, latin parlé ou écrit après la chute de l'empire romain et durant le moyen âge. Latin macaronique, langue factice formée de mots français auxquels on ajoute des désinences latines. Latin de cuisine, latin peu correct, tant au point de vue du vocabulaire que de la syntaxe. Prov. et loc. prov. : Perdre son latin, perdre à quelque chose son temps, sa peine; n'y rien comprendre. Etre au bout de son latin, ne savoir plus que dire ni que faire. Parler latin devant les cordeliers, faire le savant avec des gens plus instruits que soi. Savoir, entendre son latin, être très malin. Le jour du jugement viendra bientôt, les ânes parlent latin, se dit quand on entend un ignorant citer du latin. A bon vin, bon latin, on en donne à chacun pour son argent. Allus. litt. :

Le latin dans les moU brave l'honnêleté,

vers de Boileau (Art poétique, ch. II). C'est une allusion à la crudité de Juvénal.

— Encycl. Linguist. A l'origine, la langue latine n'était qu'un, dialecte italique, parlé dans la vallécdu Tibre, le Latium. Elle appartient à la famille indo-européenne. La langue latine est moins flexible que la grecque; les suffixes en sont lourds, le vocabulaire assez pauvre. En revanche, elle est claire, concrète, vigoureuse, et convient à merveille à l'expression des lois, des sentences morales, des inscriptions. Le latin dans toute sa pureté ne fut guère parlé qu'à Rome et encore par les patriciens, mais il devint la langue officielle de tous les peuples soumis et l'unique langue littéraire avec le grec. En tant que langue morte, le latin reste toujours la langue officielle de l'Eglise catholique. Les ouvrages de science et de philosophie ont été presque exclusivement rédigés en latin jusqu'au xvn" siècle et souvent encore jusqu'au xrx'. Il reste chez tous les peuples civilisés la base de l'enseignement classique.

Latin (empire) de Constantinople, empire fondé par les croisés en 1204, etqui durajusqu'à 1261.

Après la prise de Constantinople, Baudouin, comte de Flandre, fut élu empereur, et de nombreux fiefs distribués aux principaux chefs des croisés. Mais les Grecs haïssaient les nouveaux maîtres. Les successeurs de Baudoin, notamment Robert de Courtenay et Jean de Brienne, ne purent arrêter ni les invasions bulgares, ni les progrès des dynasties grecques d'Epire et de Nicée. La prise de Constantinople par Michel VlIIPaléologue et la restauration de l'empire grec réduisirent à la Grèce centrale et aux possessions vénitiennes le domaine des Latins en Orient.

latineur, latineux [neû], latinier [ni-é] n. m. Synonymes plaisants et ironiques de latiniste. (Vx.)

Vuile latine.

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