‹ Le Larousse pour tousChapitre 168 sur 979 · Livre du Sud . . = 540 g · texte numérisé non relu

Livre du Sud . . = 540 g

Cantar du Maghreb . . . . = S» kg. 316

Guèze ordinaire = 0»\63 Guèze royal. . . = im,04 Farsakh . . . = 5700"1, »

Variables selon les localités.

Chenica . . . . = U. 32 Artaba = 06 1. •

Miscal = 4gr. 64

Menn = 2 kil. 95

Batmanroval= 5 kil. 580 Kharwar ." . . = 29 4 kil. G

Ligne. . . .

Pouce. . .

Verchok . .

Pied russe

Archine. , .

0m,7ll

Sagène . .

Versle . .

RUSSIE (Système métrique facultatif)

Pouce cube. = 0m», 000016 Pied cube. . = O»1. 028315 Sagène cube = 9™s,712 Tcbarka. . . = 0 1. 123 Krouchka- = 1 1. 230

Stof = 1 1. 538

Vedro . . . . = 12 1. 299

Pipe = 442 1. 76

Botchka. . . = 491 1. 957 Carnets. . . = 3 1. 280 Tchetvcrik. = 26 1. 2377 Osmine . . . = 104 1. 951 Tehetvcrl. . =: 209 1. 90

Ligne carrée = 0'n5,O00it0V Pouce carré. . = 0nl>, 000643 Pied carré. . . = 0"">,0929 Archinecarrée=0"",556 Sagène carrée = 'iml, 552 Déciatine . . . = 109 a. 25 1 tchetvert . . = 54 a. 623

Dolia =

Zolotnik. . . =

Lot =

Fount(livr.) = Poud.

Berkovets . =

163 kg. 80

g- = 16 kg. 38

TURQUIE (Les douanes et les administrations de l'Etat emploient le système métrique, facultatif dans tout le pays)

Pouce = 0">.032

Roup = 0">.085

Endozé ou pic = 0"\68 Adim - = (m'.7:.7

Pie. .

Evlek Djeril

1 are «

1 hect.

Pintar .

Shinik .

Kileh. .

Drachme Rottolo . .

Oka

Kantar. .

= 3 = 564 g. « = 1 g- 28 = 56 kg. 410

MES

Pour les évaluations de terrains, on utilisant la perche carrée, la centième partie de l'arpent. Mais cette dernière unité variait selon le* endroits. Les mesures de volume se composaient de la toise cube = 216 pieds cubes ; du uied cube = 1.728 pouces cubes ; du pouce cube = 1.728 lignes cubes ; de la ligne cube = 1.728 points cubes.

On se servait, comme mesures de capacité pour les matières sèches, du muid. Le muid de Paris correspondait à 12 setiers, le setier à 12 boisseaux, le boisseau à 16 litrons. Selon les objets à mesurer, le setier comprenait un nombre plus ou moins grand de boisseaux. Il y avait pour les bois de chauffage la voie de 56 pieds cubes; la corde des eaux et forêts (2 voies), et la solive de charpente (:1 pieds cub !S . Pour les liquides, ou employait beaucoup le muid de Paris, qui alors représentait 2 feuillettes. La feuillette égalait 2 quartauts ; le quartaut, 0 veltes OU setiers ; le setier, 8 pintes; la pinte de Paris, 2 chopines ; la chopine, 2 demi-setiers ; le demi- 1 poissons; le poisson, 2 demi-poissons; le demi-poisson, 2 roquilles, A Paris, l'unité de poids était la livre, qui correspondait à 2 marcs ou 16 onces ou 128 gros ou 384 deniers ou 9.216 grains. Toutes ces mesures furent remplacées par le système métrique, institué par les lois du 18 germinal an III et du 4 juillet 183". V. métke, métrique (système , MONNAIE, POIDS, SYSTÈME C. G. S., etc.

— Math. Prendre la mesure d'une grandeur, c'est prendre son rapport à l'unité de même espèce- La mesure d'une grandeur est un nombre abstrait et ne peut s'obtenir exactement que si la grandeur est commensurable avec l'unité choisie, c'est-à-dire s'il existe une troisième grandeur dite commune mesure, qui soit contenue un nombre entier de fois dans l'une et dans l'autre. En général, la mesure d'une grandeur est incommensurable et ne peut être évaluée qu'avec approximation.

— Mus. On divise tous les morceaux de musique on parties d'égale durée, qu'on appelle mesures. Chaque mesure est à son tour divisée en parties d'égale durée qu'on appelle temps. On emploie des mesures à 2, à 3, à 4, et même à » temps. Cette der-

mesure est peu usitée. La mesure est indiquée par une fraction, dans laquelle le dénominateur indique en combien de parties la ronde a été divisée et le numérateur combien chaque mesure contient de ces parties. Ainsi une mesure en 6/8 renferme 6"huitiemes de ronde ou 6 croches ; une mesure en ;i '>. trois quarts de ronde ou trois noires. Quand le numérateur est pair, la mesure est à2ou itemps ; quand il est impair, à 3 temps.

On distingue les mesures simples et les mesures composées. L^s mesures simples ou binaires sont celles dont chaque temps se compose d'une valeur divisible par deux. Les mesures composées ou ternaires sont celles dont chaque temps est formé d'une valeur divisible par trois.

La mesure à cinq temps est composée alternativement d'une mesure à trois temps et d'une mesure à deux temps.

Mesures (Bureau international des Poids et), créé à Sèvres par application de la convention diplomatique du mètre (1875). V. mètre.

mesuré [iii-re], e adj. Réglé, lent, compassé: pas mesuré. Fig. Circonspect: ton mesuré.

mesurémeilt [zu-ré-man] adv. Avec prudence et modération (Peu us.)

mesurer [zu-ré] v. a. Evaluer une quantité en la comparant avec une quantité déterminée: mesurer du blé. Marquer, servir à évaluer: l'astre qui mesure les heures. Avoir en dimension: statue qui mesure trois mètres. Essayer pour comparer: mesurer ses forces avec quelqu un. Régler avec modération : mesueer s^s paroles. Proportionner: on doit tnesurer le châtiment à l'offense. Départir avec parcimonie : mesurer l'air, la lumière. Mesurer son épe'e aeec quelqu'un, se battre à l'épée avec lui. Mesurer le sol, etc., tomber. Mesurer quelqu'un à son aune, le juger d'après soi-même. Ne pas mesurer son verre, boire sans retenue. Se mesurer v. pr. Etre mesuré. Se mesurer avec quelqu'un, lutter avec lui d'une manière quelconque. Se mesurer des yeux, se toiser pour estimer réciproquement les forces, la valeur. Prov. : On sera mesuré à la mesure dont on se sera servi pour les autres (maxime évangélique), Dieu nous traitera au jugement comme nous avons traité le prochain.

mesursur [zu n. m. Qui mesure, sur les marchés, certaines marchandises. Appareil destine a mesurer.

Mesureur (Gustave), homme politique français, né à Marcq-en-Barceul (Nord) en 1S47. Il a été ministre du commerce et nommé ultérieurement directeur de l'Assistance publique du département de la Seine.

méSUSage zu-za-je] n. m. Mauvais usage.

méSUSer [zu-zé] v. n. (du prêt, mes, et user). Mal user : les enfants sont sujets à mésuser de leur

méSUSeur, euse zu-zeur, eu-ze] n. Personne qui mésuse.

Mesvres [mè-vre], ch.-l. de c. (Saône-et-Loire). arr. et à II kil. d'Autun, sur le Mesvrin ; 1.340 h. Ch. de f. P.-L.-M. Houille. — Le canton a 12 comm et 8.600 h.

meta [mé] n. f. (m. lat.). Chez les Romains, chacune des deux bornes situées aux extrémités du cirque et autour desquelles les coureurs devaient tourner.

meta (gr. meta), préfixe qui indique succession. transformai nui, etc.

métabiose [ô-zé] n. f. 'du préf. meta, et du gr. îej. Forme de symbiose, intermédiaire entre la symbiose vraie et le parasitisme facultatif.

metabletUS [mé-la-blé-tuss] n. m. Genre de coléoptères carnassiers de la famille d 's carabidés, comprenant plusieurs espèces de l'hémisphère boréal.

métabole n. f [gr. metabolè, changement). Figure de rhétorique par laquelle on répète il' s mots dits précédemment, mais dans un autre ordre. Autre lieure consistant à répéter une idée en termes différents.

métabole alj. 'du gr. metabolè, changement . /. Qui subi des métamorphoses.

métabolique adj Physiq. Qui constitue un -•aient de nature. Zool. Qui change de forme a volonté.

métabolisme lis-mé] n. m. (du gr. métabole,

changement!. Ensemble des transformations que subissent les organismes vivants par le mouvement nutritif, sous son double aspect d'assimilation (anàbolisme) et de désassimilation (catabolisme).

métacarpe n. m. (du préf. meta, et kurpos, le carpe). Partie de la main entre les doigts et le carpe ou le poignet.

métacarpien, enne [pi-in, è-ne] adj. Qui

concerne le métacarpe : les os métacarpiens. mètacentre [sa/i-fre]n.m. (du préf. niera, et de

centre). Point idéal qui joue un grand rôle dans la théorie des corps solides flottants.

— ENCYCL. Lorsqu'un corps solide Hotte, il peut être considéré comme soumis à deux forces : son poids appliqué à son centre de gravité et la résultante des pressions latérales exercées par les eaux, appliquée en un point appelé centre de poussée. S'il y a équilibre, le centre de gravité et le centre de poussée sont sur une même verticale; si le corps est dérangé infiniment peu de sa position d'équilibre, la droite qui joint le centre de gravité au centre de poussée n est plus verticale; si elle rencontre la verticale du nouveau centre de poussée, le point d'intersection est appelé mètacentre.

métacentrique [san] adj. Qui se rapporte au mètacentre : courbe métacentrique.

métachromatique [kro-ma-ti-ke] adj. Qui

indique le nictaehromatisme.

métachromatisme [ kro-ma-tis-me] n m.

(du préf. i)ie(a, et du gr. khroma, couleur). Modification de la couleur de la peau, des poils et des plumes, sous l'influence de l'âge ou des maladies.

métachronie [kro-nt] n. f. Succession des mouvements qu'exécutent les cils vibratiles.

métachronisme [kro-nis-me] n. m. (du préf.

meta, et khronos, temps). Erreur qui consiste a assigner a un fait une date postérieure à sa date véritable-

métacinèse [né-ze] n. f. (du préf. meta, et du gr. ktnesis, mouvement). Seconde phase de la caryocinèse.

mètacrine ou metacrinus {mé, nuss] a. m.

Genre d'échinodermes crinoîdes, propres aux profondeurs abyssales (v. la planche océan) : auec les pentacrincs, les metaertnes frment parfois au fond de l'océan de véritables prairies.

métagénèSS [nè-ze] n. f . (du préf. meta, et du gr. genesis, génération). Mode de reproduction des organes sans le concours des deux sexes; ensemble des phénomènes de génération agame.

métagéllésiqùe \né-»i-ké] adj. Qui se rapporte a la métagénèse.

métagéné tique adj. Se dit d'une forme du polymorphisme se rattachant à l'alternance des générations.

métagramme [gra-me] n. m. (du préf. mêla, et gramma, lettre). Changement d'une lettre dans un mot.

métairie [tè-rï] n. f. (de métayer). Domaine rural, exploité d'après le système du métayage. Pur ext. Petit domaine rural.

métal n. m. (gr. metallon). Corps simple doué d'un éclat particulier appelé éclat métallique, conduisant bien, en général, la chaleur et l'électricité, et qui possède en outre la propriété de donner, en se combinant avec l'oxygène, au moins un acide basique : le fer est le plus utile <les métaux. Métaux précieux, l'or, l'argent et le platine. Poétiq. Or et argent monnayé. /• ig- Matière que l'on met en œuvre : le métal de la pensée. Tempérament, caractère: de quel métal sont donc les traîtres! Dlas. L'or et l'argent. (V. la planche blason.) Métal anglais, alliage de zinc et d'antimoine, dont on fait des couverts. Métal blanc, alliage de divers métaux qui ressemble à de l'argent métallique.

— Encycl. Les éléments connus ont été partagés en métaux et métalloïdes ; les métaux ont l'aspect dit métallique ; ils sont ductibles et malléables, bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité ; leurs oxydes sont le plus souvent basiques. Les métalloïdes ne possèdent pas ces propriétés générales.

Tous les métaux sont solides à la température ordinaire, sauf le mercure, qui est liquide et l'hydrogène, qui est gazeux. Les principaux sont: l'or, l'argent, le platine, le mercure, le cuivre, l'aluminium, le fer, Yétain, le plomb, le zinc, etc.

Suivant leurs propriétés physiques et chimiques, les métaux ont été groupés de la façon suivante :

lre Famille. Métaux décomposant l'eau à froid; à oxydes, sulfures et carbonates solubles : lithium, sodium, potassium, rubidium, cérium.

2« Famille. Métaux décomposant l'eau à froid ; à carbonates insolubles : calcium, strontium, baryum.

3e Famille. Métaux décomposant l'eau à 100° et ne donnant pas de sesquioxydes : ziuc, cadmium, glucinium.

4e Famille. Métaux à oxydes indécomposables au rouge par l'hydrogène ou le charbon : aluminium, gallium, indium.

5« Famille. Métaux décomposant l'eau au rouge sombre ou à froid en présence des acides : chrome, manganèse, fer, cobalt, nickel.

6e Famille. Métaux. décomposant l'eau au rouge blanc, à sulfures précipités par l'hydrogène sulfuré en liqueurs acides : plomb, thorium.

7" Famille. Métaux ne décomposant l'eau ni par la chaleur ni par les acides ; s'oxydant directement par l'action des acides très oxygénés : cuivre, mercure, argent

8« Famille. Métaux incapables de s'oxyder par les acides suroxygénés: palladium, platine, iridium, osmium, i r.

métalbumine n. f. Peptone que L'on rencontre dans certaines urines pathologiques.

métaldéhyde n. f. Modification isomérique solide de l'aldéhyde, qui se dépose de l'aldéhyde par refroidissement.

métalent Uari] n. m. (préf. mé, et talent). Malveillance. (Vx.) Défaut de talent.

metalepse [lep-sé] a. f. :du gr. melalêpsis, transposition). Figure île rhétorique, qui consiste a faire entendre une chose en exprimant ce qui l'amène ou ce qui La suit.

métalepsie [lèp-si] n. f. l'him. Théorie des Ululions.

MET

metailéité [tal-lé] n. f. Ensemble des propriétés caractéristiques des métaux.

métallescence [tal-lessan-se] n. f. Caractère de ce qui est métallescent.

métallescent [tul-lès-san], e adj. Qui a un éclat métallique.

métallifère [tai-ii] adj. (du lat. metallum, métal, et ferre, porter). Qui renferme un métal quelconque : gisement métallifère.

métal lin [tal-lin], e adj. Qui a une teinte métallique : aspect métallique.

métallique [tal-li-ke] adj. Qui a le caractère ou l'apparence du métal : éclat métallique. Fig. Sonore comme les métaux : son métallique. Dur et sec comme les métaux. Qui est en espèces monnayées ou en métal d'or et d'argent : lu reserve métallique de la Banque.

metalliquement [tal-li-ke-man] adv. En métal, en espèces.

métallisage n. m. Syn. de métallisation.

métallisation [tal-li-za-si-on] n. f. Action de mêtalliser.

— Encycl. La métallisation, une des opérations les plus importantes de la galvanoplastie, a pour objet de rendre conductrices, presque à l'égal d'un métal, les pièces qui ne le sont pas par nature, soit qu'on veuille les revêtir d'une enveloppe métallique, soit qu'on se propose seulement d'en cuntretirer une épreuve. Le corps métallisant qui se prête le mieux aux différentes manipulations galvanoplastiques est la plombagine.

mêtalliser [tat-li-zé] v. a. Donner un éclat métallique. Couvrir d'une légère couche de métal : mêtalliser un moule avant de te plonger dans le bain galvunoplustique. Ramener les métaux combinés à l'état de pureté.

métallOChimie [lal-lo-chi-mi] n. f. Partie de la chimie qui traite des métaux.

métallochimique [tal-lo] adj. Qui concerne la métallochimie.

métallochromie [tal-lo-kro-mi] n. f. (du gr. metallon, métal, et khrôma, couleur). Art de colorer la surface des métaux.

— Encycl. Les teintes les plus variées sont obtenues par le procédé que l'on appelle galvanochromie, procédé qui consiste à déposer par voie électrique une couche très mince d'oxyde métallique sur l'objet à colorer. La solution la plus employée est celle d'oxyde de plomb dans de la potasse caustique. Il s ! forme une coloration jaune, qui passe par les reflets les plus variés; on retire l'objet dès qu'on est arrivé à la nuance désirée. Une solution d'oxyde de fer ammoniacal donne des couleurs plus solides et brillantes. On peut aussi verser sur une plaque polie de fer, d'argent ou d'or, une solution d'oxyde de cuivre dans du vinaigre et toucher la plaque avec un morceau de zinc. Il se forme des cercles concentriques analogues aux ocelles du paon. On tamponne ensuite la plaque avec de l'ouate, et on sèche sur une lampe à alcool.

métallochromiste [taUlo-kro-mis-té] n. m.

Ouvrier qui opère la métallochromie.

métallOgénie [tal-lo-jé-ni] n. f. (du gr. metallon, métal, et genesis, origine). Science des gites minéraux et métallifères.

métallographe [tal-lo] n. Personne qui s'occupe de métallograpliie.

métallographie [tal-lo-gra-fi] n. f. (du gr. metallon, métal, et graphein, décrire). Méthode analytique des métaux et alliages, reposant sur l'étude microscopique des surfaces. Gravure sur métal.

métallographique [tal-lo] adj. Qui a rapport à la métallographie,

métalloïde [tal-lo-i-de] n. m. (du gr. metallon, métal, et eidos, aspect). Corps simple non métallique : l'oxygène est un métalloïde.

— Encycl. Les métalloïdes ne possèdent pas l'éclat métallique; ils conduisent mal la chaleur et l'électricité Iv. métal) et forment avec l'oxygène des oxydes différents ou des acides. Les métalloïdes ont été groupés en quatre familles:

Ire Famille. Métalloïdes monovalents, à molécules diatomiques ; ils forment avec l'hydrogène des hydracides puissants, présentant entre eux les plus grandes analogies : fluor, chlore, brome, iode.

2e Famille. Métalloïdes bivalents (quelquefois tétravalents), a molécule diatomique ; ils forment avec l'hydrogène des acides faibles : oxygène (qui avec l'hydrogène forme de l'eau), soufre, sélénium, tellure.

3e Famille. Métalloïdes trivalents agissant quelquefois comme pentavalents, à molécule diatomique pour l'azote, tétratomique pour les autres ; ils donnent avec l'hydrogène des hydrures gazeux : azote, phosphore, arsenic.

4» Famille. Métalloïdes tétravalents, sauf pour le bore, qui pourrait être classé parmi les éléments trivalents : carbone, bore, silicium.

métalloïdique [tal-lo-i] adj. Chim. Qui se rapporte aux métalloïdes.

métallOSCOpie [lal-los-ko-pi] n. f. (du gr. metallon, métal et sltopein, examiner). Etude de l'influence nerveuse que produit le contact de certains métaux sur le corps humain.

métallOSCOpique [tal-tos-ko\ adj. Qui se rapporte à la métalloscopie.

métallothérapie tal-lo, pi] n. f. (du gr. me

talion, métal et therapéia, traitement). Traitement de certaines maladies par des applications de métaux sur la peau.

métallurgie [tal-lur-jî] n. f. (gr. metallon, métal, et ergon, ouvrage). Art d'extraire, de purifier et de travailler les métaux : la métallurgie a fait ta fortune du Creusot.

— Encycl. I. Historique. La haute antiquité de la métallurgie n'est pas seulement attestée par les objets en or, argent, airain, fer, trouves dans les plus vieilles sépultures, comme celles delà Chaldée et de l'Assyrie, mais encore par les plus anciennes traditions [Bible, Odyssée, légendes girecques . Nous sommes redevables à la civilisation grecque de la soudure et du moulage. Les tirées connaissaient aussi et appliquai mi le phénomène de la trempe. Plus près de nous, les grandes découvertes se rap portent surtout à la sidérurgie : toute au

cle : cémentation au xvne siècle ; affinage an four à puddler de la fonte par une scorie basique, lin du xvme sjècle ; affinage pneumatique (Bessemer, l8o:;),

MET

MET

complété peu après par l'affinage au four à gaz Siemens et l'affinage déphosphorant de Thomas et Gilchrist.

II. Minerais. Le règne minéral fournit à l'état natif quelques métaux (or, argent, Cuivre, platine) ; mais la plupart ne s'y rencontrent qu'à l'état île combinaisons (oxydes, sulfures, carbonates, etc.) presque toujours en mélange et associées a des matières i ii' constituant la gangue. Le plus sauvent un travail mécanique doit séparer la gangue du minerai.

III. Méthodes de traitement, a) Par voie lèche. L'intervention de la chaleur en est une caractéristique. On procède de l'une des manières suivantes 1» par simple fusion; 2» par réduction à l'aide du carbone et de l'oxyde de carbone ; 3» par réduction de certains oxydes au moyen de l'aluminium : 4» par grillage et calcination ; 5» par grillage et réduction: 6» par grillage et réaction ; 7» par précipitation ; 8» par réduction de chlorures au moyen du potassium et du sodium, b) Traitements par voie humide. On les réserve à quelques cas particuliers, comme l'extraction de l'argent et du cuivre de certains produits, c) Traitements par voie électrolytique. Ces procédés appelés à un grand avenir étaient réservés jusqu'ici surtout à l'extraction de l'aluminium. du magnésium, à la fabrication du carbure de calcium félectrolyse par voie igné.-) et a l'affinage du cuivre (électrolyse par voie humide).

métallurgique [tal-lur] adj. Qui a rapport à la métallurgie : l'industrie métallurgique est développée en Weslphalie.

métallurgiquement [lal-lur-ji-ke-man] adv.

Au point de vue de la métallurgie. (Peu il*.)

métallurgiste [tal-lur-jis-le] n. m. Qui s'occupe de métallurgie.

métamère adj. (du préf. meta, qui marque changement, et meros, partie). Se dit d'un corps isomère d'un autre. N. m. Chacun des anneaux d'un ver ou d'un arthropode.

métamérie [ri] n- f. (de métamère). Isomérie des corps.

métamorphique adj. Se dit des roches qui se modifient: schistes métamorphiques.

métamorphisme |/îs-me] n. m. Modification physique et chimique d'une roche : le métamorphisme a transformé les roches sédimentaires,

métamorphopsie [fop-si] n. f. Affection de l'œil, qui fait voir les objets autrement conformés qu'ils ne sont réellement. (V. astigmatisme.)

métamorphosatale [fo-sa-bie] adj. Qui peut

être métamorphosé.

métamorphose [fo-ze] n. f. (du gr. mélamorphôsis). Changement d'un être en un autre être : les métamorphoses de la mythologie. Changements de forme ou de structure qui surviennent pendant la vie de certains animaux : les insectes subissent des métamorphoses. Dot. Nom des modifications, souvent profondes, que subit un organe pour s'adapter à des fonctions spéciales. Fin. Changement extraordinaire dans la fortune, l'état, le caractère d'une personne : la métamorphose d'une coquette vieillie en bigote est fréquente.

— Encycl. Zool. . La métamorphose est un développement post-embryonnaire, qui ne compte que du jour où l'animal a quitté l'œuf, et par Conséquent, dans la règle, le corps de la mère. Les animaux qui subissent le plus de métamorphoses régulières sont certainement les insectes, puisque, en général, aucun d'eux n'éclôt sous la forme définitive apte h reproduire son espèce, mais il en est beaucoup d'autres qui passent par divers états (echinodermes, mollusqu s, crustacés, poissons, batraciens).

Les insectes sortent de l'œuf à l'état de larve

(V. INSECTE, LARVE, PAPILLON), puis, après plusieurs

mues, qu'aecompasnent parfois de grands changements de formes, ils passent par un état, ordinairement dormant, qui est celui de nymphe, pupa ou chrysalide ; enfin , ils apparaissent à l'état d'insecte parfait. Plusieurs années peuvent être consacrées à ce développement; il peut aussi se faire en quelques jours. Mais des trois étals, le plus court est généralement celui d'insecte parfait, car le mâle ne survit guère à l'accouplement, non plus que la femelle à la ponte. Cependant quelques coléoptères vivent plusieurs années à l'état parfait.

On distingue les insectes à métamorphoses complètes et les insectes à métamorphoses incomplètes : les premiers passant par les trois états comme : chenille, chrysalide et papillon ; les autres (sauterelles et punaises) ayant leur forme définitive au sortir de l'œuf et ne faisant que grossir et acquérir des ailes au fur et â mesure de leurs mues. On appelle aussi les premiers mètaboles (hémimètaboles étant le nom de ceux qui ont des métamorphoses incomplètes comme les orthoptères, les hémiptères, etc., holométaboles, celui des insectes qui subissent des métamorphoses complètes) et les seconds amétaboles.

Métamorphoses (les), poèmes mythologiques d'Ovide, en quinze livres. Cet ouvrage, un des plus brillants monuments de la poésie latine, embrasse toutes les légendes de la mythologie et des temps fabuleux. L'histoire de Philémon et Baucis, la chasse de Calydon, le récit du Déluge, l'histoire de Médée, etc., en sont les passages les plus connus. Le ton y est des plus variés; mais la poésie a plus de grâce que de force, plus d'esprit que de pensée.

métamorphoser [fo-zé] v. a. (gr. meta, qui marque changement, et morphê, forme). Transformer : Latone métamorphosa des paysans en grenouilles. Fiq. Changer l'extérieur ou le caractère : la fortune Va complètement métamorphosé.

métaphase [fa-ze] n. f. (du préf. meta, et de phase). Phase ou stade très court de la caryocinèse.

métaphore n. f. (du gr. metaphora, transport). Figure de rhétorique par laquelle on transporte la signification propre d'un mot à une autre signification qui nu lui convient qu'en vertu d'une comparaison sous-entendue. (C'est par métaphore qu'on dit : la lumière de l'esprit, la fleur des ans, etc.)

métaphorique adj. Qui tient de la métaphore: expression métaphorique. Qui abonde en métaphores : te style des Orientaux est très métaphorique.

métaphoriquement [ke-man] adv. D'une

manière métaphorique: parier métaphoriquement. métaphoriser [;éjv. a. Mettre en métaphore.

Parler métaphoriquement.

' métaphoriste [ris-le] n. Personne qui parle habituellement par métaphores.

métaphoritique adj. (du gr. metaphoritos,

mobile). Se dit d'une définition qui est vicieuse parce qu'elle peut s'appliquer a autre chose qu'à 1 objet défini, comme la suivante : le lion est un animai.

métaphosphata [fos-fa-te] n. m. Chim. Bel

de l'acide métaphosphorique.

métaphosphorique [fos-fo] adj. Chim i i-

de métaphosphorique, l'un des acides du phosphore.

metaphragmatique [fragh-ma-ti-ke] adj.

Qui se rapporte au métaphragme.

métaphragme [fragh-me] n. m. (du préf.

meta et du gr. pliragma, cloison;. Cloison membraneuse ou chitineuse qui sépare le dernier segment thoracique de labdomcn, chez les insectes.

metaphrase [fra-ze] n. f. (gr. melaphrasis . Traduction faite pour exprimer le sens d'un ouvrage, plus que pour en rendre les beautés.

métaphraste [feas-tc] n. in. Celui qui interprète, qui explique un auteur.

Métaphraste (Siméon), hagiographe du Bas- Empire (xe s.). C'est lui qui a donné le récit du martyre de Polyeucte, dont Corneille s'est inspiré.

métaphras tique [fras-ti-ke] adj. Qui a le caractèred'une metaphrase.

métaphysicien [zi-si-in] n. m. Qui fait son étude de la métaphysique : Leibniz est un admirable métaphysicien.

métaphysique [zi-ke] n. f. (du gr. meta ta phusika, après la physique, parce que, dans les œuvres d'Aristote, cette science était traitée après la physique). Connaissance des causes premières et des premiers principes.: la métaphysique d'Aristote. Théorie générale et abstraite : la métaphysique du langage. Abstraction, caractère de ce qui est abstrait : il y a trop de métaphysique dans cet ouvrage- Adjectiv. Qui appartient a la métaphysique : preuves métaphysiques de l'existence de Dieu. Trop abstrait: raisonnement métaphysique.

— En ycl. La métaphysique est la science de l'absolu; elle étudie, en empruntant l'expn d'Aristote. l'être en tant qu'être. C'est dire, et Kant l'a démontré définitivement, l'inutilité et l'inanité de toute métaphysique ainsi définie. Cependant, il s'en faut que les études métaphysiques soient abandonnées ou négligées. Elles répondent à un besoin impérieux de l'esprit humain, qui veut réunir, synthétiser, pour arriver à des lois de plus en plus générales. La synthèse scientifique aboutit de nos jours à une doctrine séduisante et vraisemblable, le monisme, que professent ou qu'admettent implicitement la plupart des savants. Or, cette doctrine monistique, pour satisfaisante qu'elle soit, reste toute « phénoménale », c'est à-dire demeure en dehors de l'absolu; et, si, d'un côté, l'esprit humain ne présume pas trop de ses forces en essayant de ramener à des lois de plus en plus générales, sinon à une loi unique, l'être en tant que phénomène (c'est là l'objet de la science), de l'autre, la question de l'être en tant qu'être, objet de la métaphysique, est et restera toujours entière.

I.iétaphysique ou Philosojmie première, ouvrage d'Aristote (iv« s. av. J.-C), qui est encore aujourd'hui le fondement de cette science, et qui a joui pendant le moyen âge d'une autorité incontestée. C'est là que se trouve la théorie de Dieu être pur, forme sans matière.

métaphysiquement [zi-ke-man] adv. D'une manière métaphysique.

métaphysiquer [zi-ké] v. n. Fam. Faire de la métaphysique.

métaphysiquerie [zi-ke-ri] n. f. Fam. Abus de la métaphysique.

métaplasie [ail n. f. (du préf. meta, et du gr. p'asis, formation) Théorie biologique en vertu de laquelle certaines cellules embr\ onnaires pourraient donner naissance à de nouveaux éléments et tissus différents.

métaplasme [plas-mè] n. m. (gr. melaplasmos). Gram. Altération matérielle d'un mot par addition, suppression ou changement : l'élision, la syncope, etc. sont des métaplasmes.

métaplastique [plas-ti-Jte] adj. Qui a rapport au métaplasme.

Metaponte, v. de l'Italie ancienne (Grande- Grèce), sur le golfe de Tarente; elle tomba au pouvoir des Romains en 270.

métapsy Chique [chi-ke] adj. (du préf. meta, et psukhè, âme). Qui dépasse le monde psychique-

métaptOSe n. f. (du préf. meta, et du gr. ptosis, chute). Méd. Changement survenu dans une maladie. (Vx.)

métargon n. m. Gaz incolore, découvert dans l'air atmosphérique, en 1898, par le chimiste anglais William Ramsay.

métastase [tas-ta-zé] n. f. (du gr. melastasis, déplacement). Méd. Transport d'un processus morbide d'un point de l'organisme à un autre, avec disparition de la lésion priinitu laquelle l'orateur rejette sur le compte d'autrui ce qu'il est forcé d'avouer.

— Encycl. Méd. On est assez peu fixé sur ce phénomène, qui semble cependant incontestable. Les douleurs articulaires du rhumatisme disparaissent quand apparaissent les phénomènes cérébraux ; l'entérite s'atténue pendant la migraine, etc.

Métastase (Pierre-Bonaventure Trapassi, dit), poète italien, né à Rome, m. à Vienne (1038-17821. Il a laissé des tragédies lyriques remarquables, écrites dans un style aisé et harmonieux : Didon abandonnée, Sémiramis, Alexandre, etc., pour lesquels Voltaire témoigna d'une vive admiration. Ce qui frappe chez lui, cest la mélodie et la suavité de la versification, mais il manque d'originalité.

métastatique [tas-ta-ti-ke] adj. Qui tient à la métastase : phénomène métastatique.

métasternal, e, aux [las-ièr-nal, nt] adj.

Qui se rapporte au métasternum.

Métastase.

métasternum [tat-tkr^nom'] n. m. Entom.

Face extérieure du métathorax.

métatarsalgie n. f. Douleur du métatarse.

métatarse n. m. (du préf. meta, et du gr. tarsos, tarsei. Partie du pied, comprise entre le tarse et les orteils : le métatarse est formé par cinq os allongés et parallèles. V. la planche homme.

métatarsien, enne [si-in, ê-ne] adj. Qui

appartient au métatarse: les us métatarsiens. N. m. Chacun de ces os.

métathèse ftè-ze] n. f. (du gr. metathesis, déplacement). Figure de grammaire par laquelle on transporte une lettre, comme lorsqu on dit abusivement brelue pour berlue, berloque pour breloque, etc.

métathoracique adj. Qui dépend du métathorax.

metathorax [raks] n. m. Troisième division du thorax d'un insecte.

metatopie [pi] n. f. (du préf. meta, et du gr. topos, lieu). Processus des cellules cartilagineuses qui aboutit aux arthrites chroniques.

metatrophie [fi] n. f. (du préf. meta, et du gr. trophè, nourriture). Modification de l'alimentation dans un sens déterminé.

métatrophique adj. Méthode métatrnphique, méthode thérapeutique, qui consiste à modifier l'alimentation de manière à favoriser l'action d'un médicament administré en même temps.

Métaure [(d-7V'],auj.Metauro, petit fleuve de l'Italie centrale, qui se jette dans l'Adriatique ; cours 110 kil. Sur ses bords, Asdrubal, frère d'Aunibal, fut vaincu et tué par les Romains sous les ordres de Claudius Nero et Livius Salinator (207 av. J.-C).

métayage [té-ia-je] n. m. Forme de bail où l'exploitant et le propriétaire d'un domaine rural se partagent les fruits du sol.

— Encycl. Dr. Le métayage, appelé aussi bail à colonage ou colonal partiaire, est intermédiaire entre le fermage proprement dit et l'exploitation par le propriétaire. Le métayer, comme le fermier, se propose de mettre en valeur le domaine rural ; mais, a l'inverse du fermier, il n'effectue cette mise en valeur qu'avec les ressources en argent, machines et animaux que lui fournit le propriétaire; il ne paye pas de redevance en argent, mais partage la récolte avec le propriétaire. Le métayage est donc à la fois un mode d'association et un mode de louage.

métayer [tè-iiX ère n. (bas lat. medietarius; de medietas, moitié). Personne qui exploite un domaine rural suivant le système du métayage. Par ext. Fermier. Ouvrier des champs loué à gages.

métazoaire [zo-é-re] n. m. (du préf. meta, et du gr. zdon, animal). Dans les théories de Haeckel, animal possédant des organes cellulaires différentiels : ta gastrula est la forme larvaire des métazoaires.

métazoïque [zo-i-ké) adj. Géol. Qui est postérieur à l'apparition des animaux sur la terre.

MetchnikOf (Elie), zoologiste et embryologiste français, né près de Karkov en 1845. Chef du laboratoire des recherches à l'Institut Pasteur, il a publié de beaux travaux sur l'immunité, la phagocytose, etc.

métécie ou métœcie [té-sï] n. f. (gr. metoikia).

Etablissement d'un étranger ou métèque dans une ville grecque. Condition légale de cet étranger. Taxe qui lui était imposée.

méteil [té, l mil.] n. m. (du lat. pop. mistilium, lat. mixlus, mélangé). Mélange de seigle et de froment semés et récoltés ensemble : le pain de méteil se conserve mieux que le pain de froment. Adjectiv. : blé méteil.

— Encycl. Le méteil n'est guère un produit commercial et tout au plus en fait-on la culture pour la consommation domestique. D'ailleurs, l'emploi des engrais chimiques et le prix du froment en ont fait diminuer la culture, qui convenait surtout aux terres où la récolte du froment seul eût été aléatoire. Le méteil fournissait dans ce cas un poids en grain supérieur à ce qu'aurait donné, cultivée séparément chacune des céréales qui le composent. Suivant que le seigle ou le froment domine dans le mélange, celui-ci est qualifié de gros ou de petit méteil.

MstellUS [tèl-luss] (L. Cœcilius). consul romain en 251 av. J.-C, qui vainquit les Carthaginois en Sicile, près de Panorme (Palerme); — Metellus le Macédonique, son petit-fils, préteur et consul romain, conquérant de la Macédoine (118 av. J.-C.) et vainqueur des Achéens ; — Metellus le Numidique, neveu du précédent, consul romain, vainquit Jugurtha en 109 av. J.-C, fut supplanté par Marius et exilé ; c'était un homme éloquent, et qui aimait fort les lettres ; m. en 91 av. J.-C. ; — Metellus le Pieux, fils du précédent, préteur et l'on des chefs des armées romaines pendant la guerre Sociale ; m. en 04; — Metellus Scipion, petit-fils de Scipion Nasica et fils adoptif du précédent ; il soutint la cause de Pompée, mais, battu à Thapsus, il se tua (46 av. J.-C).

métempsycose ou métempsychose

[tan-psi -kô-ze] n. f. (du gr. meta. préf. indiq. changement, en, dans, et psukhè, âme). Transmigration des âmes d'un corps dans un autre : Fourier et Jean Reynaud ont défendu la doctrine de la métempsycose. Fig. Transformation, changement considérable : notre vie est une suite de métempsycoses.

— Encycl. La doctrine d'après laquelle l'âme pensante immortelle peut animer successivement de corps différents a été admise dans l'antiquité par beaucoup de peuples et reprise par certains philosophes contemporains. Dans l'Inde, l'âme humaine, parcelle de l'âme universelle, devait subir les maux d'un nombre considérable d'existences, ainsi que les purifications de la vertu et de la prière, avant de pouvoir s'unir de nouveau à l'âme universelle. Pour les Egyptiens, au moment de la mort, l'âme passait dans le corps d'un animal, puis d'un autre, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'après trois mille ans, elle revînt habiter le corps d'un autre homme pour recommencer éternellement le même voyage. Pythagore transmit à la Grèce la doctrine des Egyptiens. Le dogme de la métempsycose devait interdire à ceux qui l'admettaient l'usage des viandes, comme exposant l'homme à se nourrir de la chair de l'un des siens ; aussi l'abstention des viandes a-t-elle été une des prescriptions fondamentales de la religion des brahmanes et de la philosophie pythagoricienne. Le christianisme, qui admet l'existence distincte et séparée de l'âme, rejeta nécessairement la métempsycose.

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