MEU
ronde et plate rappelant une meule de moulin. Véner. Racine dure du bois de cerf.
— Encycl. Agric. On choisit pour monter une meule une aire bien sèche, et on la circonscrit au besoin par un fossé destine a assurer l'écoulement des eaux pluviales. On fait des meules rondes ou à base rectangulaire ; parfois on ménage dans leur partie centrale un vide pour l'aération. De la base a la mi-hauteur, la meule va s'élargissant; puis elle se rétrécit, se resserre et diminue jusqu'au sommet. La partie inclinée fait office de toit, et on la recouvre de paille de seigle pour mettre toute la meule à l'abri des pluies.
— Techn. Les meules de moulin sont faites avec de la pierre meulière : elles sont soit d'un seul bloc, soit, plus souvent, constituées par un assemblage de fragments de meulière maintenus au moyen de plâtre et d'un cerclage en fer. Pour écraser les grains et obtenir de la farine, on fait usage de deux meules superposées. Celle de dessous est immobile (meule dormante ou gisante), celle de dessus pivote et tourne sur la première (meule courante). Un dispositif spécial permet de faire glisser peu à peu le grain à moudre dans un trou ménagé à la partie centrale de la meule supérieure.
Entraîné par le mouvement, de celle-ci, il passe sous les saillies et aspérités qu'on a ménagées sur les deux surfaces en contact (meules piquées ou taillées à bâtons rom-
Eus) et se trouve royé. Une cuvette métallique emboîte la périphérie des deux meules et permet de recueillir la farine pour l'envoyer au blutoir. On utilise aussi des meules en acier rayées de cannelures.
Les meules à user, à affûter, à polir sont des cylindres de bois, grès, émeri, plomb, pleins ou creux, et de dimensions variables. Celles en bois, cuir ou plomb, sont enduites de pierre ponce pulvérisée ou d'émeri. Les meules pour tailler les CriS-
Façon de couvrir une meule.
Meules: t. A pédale; 2 Mécanique ; 3. En plomb.
taux sont en acier. Montées sur un axe de fer, elles sont mises en mouvement par divers systèmes (de la simple manivelle au moteur); les meules tendre» servent à ébaucher, les meules dures à finir. Les meules d'émeri actionnées mécaniquement tournent parfois à une vitesse considérable, qui peut en provoquer la rupture et l'éclatement; unies munit le plus souvent d'un bouclier, qui ne laisse apparaître que la portion utilisable de la meule.
Meulebeke, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. de Thielt) ; 9. MO h. Dentelles ; toiles ; blanchisseries.
Meulen (Van der). V. Van der Meulen.
meuler [lé] y. a. User, dégrossir à la meule.
meulerie [A] n. f. Endroit où l'on taille les meules à broyer ou à aiguiser.
meulette [lè-te] n. f. Petite meule de foin. Estomac des morues.
meulier [li-é] n. etadj. m. Ouvrier qui façonne les meules de moulin.
meulier [li-é], ère adj. Qui a rapport aux meules à moudre : silex meulier; pierre meulière. N. m. Ouvrier qui façonne les meules de pierre. N. f. Silex propre à faire des meules de moulin et employé en outre dans la construction : la meulière est commune en Brie. Carrière d'où on la tire.
lïieulon n. m. Petite. meule provisoire de foin, de chanvre, etc. Tas de sel tiré des marais salants et recouvert d'une couche d'argile plastique.
meunerie [ri] n. f. Commerce, industrie, profession du meunier. Ensemble des meuniers : la meunerie française-
— Encycl. La meunerie est l'industrie qui transforme en farine les graines des céréales et plus spécialement, les grains du blé. Les premiers moulins étaient faits de deux pierres, entre lesquelles on écrasait les grains ; puis on eut recours aux mortiers , plus tard, aux meules et cylindres broyeurs. Avant d'écraser les grains de blé, on en sépare les graviers et autres impuretés qui peuvent s'y trouver mélangés; on procède à la mouture proprement dite en utilisant des meules ou des cylindres. Au sortir de ces appareils, on recueille un mélange de farine, de gruau et de son (boulange), qu'il faut bluter, Broyages et blutages alternent plusieurs fois quand, on écrase le blé au cylindre; le blutage se fait en une seule fois dans là mouture par les meules, mais les gruaux doivent repasser une seconde fois sous les meules pour donner de la farine. On effectue le blutage dans des blutoirs ou des plansichters, qui séparent, les différentes qualités de farines. Les mou- Lins et minoteries utilisent comme force motrice le vent, l'eau, la vapeur. Certaines villes de France (Corbeil, Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Le Havre. Gray, Montauban, Poitiers, etc.) possèdent des instillations industrielles très importantes.
Meun? 'Jean de). V. Jean.
Meung-sur-Loire [mun], eh.-l. de c. (Loiret), arr. et h 18 kil. d'Orléans; 3.030 h. (Magdunais). Ch. de f. Orl. Grains. — Le cant. a 9 comm. et 9.280 h.
meunier [niré], ers n. (lat. pop. molinarius ; de molinum, moulin). Personne qui fait valoir un moulin : porter du blé au meunier. N. m. Nom vulgaire de divers oiseaux (perroquets, etc.) et d'un poisson qui vit près des moulins, le chevesne. Nom vulgaire du cafard. Espèce d'agaric. Moisissure qui envahit les feuilles des plantes cultivées. Escalier, échelle de meunier, escalier droit, étroit et raide. Fam. b'éiCgue il s'est fait meunier, se dit de quelqu'un qui passe d'une position élevée à une condition inférieure. Adj. Qui concerne la meunerie : nettoyage meunier du blé. N. f. Nom vulgaire de la mésange à longue queue. Allus. littér. Le meunier, son fils et l'âne, titre d'une jolie fable de La Fontaine tlll, 1), où l'on voit qu'il est impossible de suivre les conseils souvent contradictoires que donnent les uns et les autres ; d'où ce vers souvent rappelé :
On ne peut contenter tout le monde et son père.
On cite aussi cette exclamation :
Beau trio de baudets !
et enfin ce vers :
Le plus âne des trois n'est pas celui qu'on pense.
Meunier (Constantin), peintre et sculpteur belge, né et m. a Bruxelles (1831-1903). On lui doit de beaux groupes d'un émouvant réalisme, empruntés à la vie des mineurs.
Meunier (Etienne-Sioniste), géologue français, professeur au Muséum d'histoire naturelle, né a Paris en 18i3. Il est, en géologie, un des plus actifs défenseurs de l'école actualiste (les Causes actuelles en géologie, la Géologie comparée, la Géologie expérimentale).
Meunier Sans-Souci. V. Sans-Souci.
Meurchin, comm du Pas-de-Calais, arr. et à 25 kil. de Béthune, près du canal de la Haute Deule ; 1.980 h. Ch. de f. N. Houille.
Meurice (François-ftiitZ), littérateur français, né et m. à l'aris (1820-1905). Disciple fidèle de V. Hugo, dont il fut l'exécuteur testamentaire, il a fait représenter de nombreux drames : Anligone, Humlet, Benvenuto Cellini, etc.
MeursaC, comm. de la Charente-Inférieure, arr.
et à 19 kil. de Saintes, près de la Seudre; 1.300 h.
Meur Sault [sd],comm.
de la Côte-d'Or,arr. et a 8 kil.
de Beaune ; 2.500 h. Ch. de f.
P.-L.-M. Vins renommés.
meurt-de-faim£
[meur-de-fin] n. invar. Personne qui manque du strict nécessaire.
meurt-de-soif n . m.
Pop. Personne qui a toujours soif, ivrogne.
Meurthe (la), riv. de France, qui a sa source dans les Vosges, non loin du col de la Schlucht, arrose Saint-Dié, Baccarat, Lunéville, Nancy, et se jette dans la Moselle (riv. dr.). près de Frouard; cours 170 kil., non navigable.
Meurthe (départ, de la), ancien département français cédé en partie a l'Allemagne. Il avait pour chef-lieu Nancy.
MeurtL\e-et-MOSelle (départ, de), département formé en 1871 par la Lorraine et constitué avec les deux fractions des départements de la Meurthe et de la Moselle laissées à la France par le traité de
P. Meurice.