MOBILIER, ÈRE
mobilier [li-é], ère adj. Qui tient de la nature du meuble : effets mobiliers. Succession mobilière, qui consiste en meubles. Saisie mobilière, par laquelle on saisit lès meubles. Vente mobilière, qui consiste à vendre les meubles par autorité de justice. (On écrivait autref. mobiliaire.) Crédit mobilier, société fondée pour faire des avances sur dépôt de valeurs mobilières. N. m. Ensemble des meubles qui garnissent ou ornent une maison : vendre son mobilier. Ant. Immobilier.
— Encycl. Grèce. Le mobilier, rudimentaire pendant des siècles, se compliqua à la fin du v« siècle, au moins dans les maisons riches. On eut des lits de bois sculpté avec incrustations d'argent, d'or ou d'ivoire ; de somptueux lits de table, des sièges variés ou richement décorés, des coffrets, etc.
Rome. Les Romains ont emprunté aux Grecs, avec toutefois certaines préférences, la plus grands partie de leur mobilier. Les lits proprement dits ne différaient pas des lits grecs. Les lits de table étaient à trois places et plus hauts du côté de la table. Quelquefois, autour d'une table ronde, on disposait un seul lit demi-circulaire appelé sigma. Il y avait quantité de petits bancs, tabourets, etc., en général très élégants.
Moyen âge et temps modernes. Jusqu'au xn« siècle, les grands et beaux meubles, comme les armoires, n'existaient guère que dans les églises et les abbayes, et jusqu'au sv« tous les meubles d'usage se réduisaient à des coffres, à des tables et des lits démontables. Il faut arriver à la Renaissance pour trouver un mobilier permanent. On construit alors de
Grandes tables massives, à pieds nombreux, des uffets et des crédences, des sièges de toutes catégories (chaires à dossier massif, chaises stables ou pliantes, fauteuils, escabeaux, stalles), des lits monumentaux. Les buffets à deux corps du xvie siècle marquent un type nouveau, d'où dérivent tant de formes modernes. Les cabinets, d'origine certainement orientale, prennent des proportions de plus en plus grandes. (Un cabinet est un meuble compliqué, composé essentiellement d'un coffre à battants, rempli de casiers et de tiroirs, avec layettes et compartiments à portes indépendantes.) C'est des cabinets, ainsi que des buffets à deux corps, que dérivent tous les meubles modernes. Sous Louis XIII, l'art de l'ameublement subit des modifications assez profondes ; il perd en richesse, mais s^gne en sévérité de contours. Sous Louis XIV, le mobilier, un peu plus ronflant et contourné dans ses formes, dépasse tous ses congénères précédents, au moins en commodité et en richesse. A partir de 1650 environ, les modes changent brusquement ; aux formes droites, très architecturales, succèdent les formes plus librement contournées. Le style rocaille bat son plein sous Louis XV. Sous Louis XVI, on revient d'abord à des lignes droites et tristes, d'allure architecturale. La découverte des ruines d'Herculanum et de Pompéi amène alors une sorte de Renaissance. On copie l'antiquité classique ou celle que l'on croyait telle. Le règne de Louis XVI fut celui des tapissiers ; jamais les étoffes d'ameublement ne furent si gracieuses. Ce luxe disparut devant les splendeurs lourdes du faux style à l'antique, qui s'épanouit sous le Directoire pour atteindre son
apogée sous le premier Empire. Aucune forme nouvelle ne se recommande dans le style Kmpire ; on peut dire d'ailleurs, qu'à partir du règne de Louis XVI, l'histoire du mobilier n'est plus que l'histoire d'une décadence. On a essayé de nos jours de créer un nouveau style d'ameublement, le modem style; il présente certaines qualités, mais le caractère dominant est la recherche de l'originalité qui conduit trop souvent à la bizarrerie.
mobilisable [za-ble] adj. Qui peut être mobilisé : armée facilement mobilisable.
mobilisation za-sion] n. f. Opération qui a pour objet de rendre une armée ou une fraction d'armée susceptible de se mouvoir pour se mettre en campagne : la mobilisation est minutieusement réglée. Dr. Action de déclarer meuble ce qui n'est pas tel par nature. (On dit plutôt ameublissement).
— Encycl. Art milit. La mobilisation consiste à fournird'hommes.de chevaux et du matériel de tonte nature dont les troupes ont besoin , les unités à mettre sur le pied de guerre.
Les hommes dont les corps de troupes ont besoin pour se mobiliser sont pris parmi leurs réservistes, qui sont munis en tout temps de l'indication portée sur leur livret du point où ils doivent se rendre en cas de mobilisation. Celle-ci est ordonnée soit par ordres nominatifs, soit par voie d'affiches, placardées, sur l'ordre du ministre transmis par les commandants de corps d'armée, par les soins de la gendarmerie et des municipalités. Elles indiquent le premier jour de la mobilisation, point de départ des délais accordés aux hommes pour rejoindre leur corps.
Les chevaux et mulets dont les troupes ont besoin, recensés et immatriculés dès le temps de paix par les commissions spéciales, sont obtenus par voie de réquisition.
Toutes les indications relatives â l'arrivée des réservistes dans les corps sont détaillées dans le Journal de mobilisation de chaque unité. Quant au plan de mobilisation, il consiste en une série de dispositions combinées de façon à faire arriver le plus vite, sans désordre, les hommes, les animaux et le matériel aux points où ils doivent être rendus.
mobiliser [zé] v. a. Faire passer un corps de troupes du pied de paix sur le pied de guerre : r»obiliser un corps d'armée. Dr. Faire une convention en vertu de laquelle un immeuble est réputé meuble. (On dit plutôt ameublir.) Ant. Immobiliser.
mobilisme [lis-me] n. m. A pic. Système qui consiste dans l'emploi des ruches à cadres mobiles.
mobiliste [lis-te] n. m. Apiculteur qui emploie des ruches à cadres mobiles.
mobilitate viget, mots lat. signif. : Le mouvement redouble sa vigueur. Expression de Virgile (Enéide, IV, 175), un des détails du portrait de la Renommée, qui se complète par vires acquirit eundo. V. ces mots.
mobilité n. f. Facilité à se mouvoir, à être mû: la mobilité du mercure. Fig. Facilité à changer d'expression : mobilité de la physionomie. Facilité et promptitude à changer d'idées, de sentiments : mobilité de caractère. Ant. Immobilité.
moblot [blo] n. m. Abréviation familière de .GARDE mobile, en 1870.
mocade n. f. Archèol. Tissu de laine.
mocassin [fca-sin] n. m. Chaussure des sauvages de l'Amérique du Nori.
moccolo [mo-ko] n. m.
( m. ital. ). A Rome , petite bougie que l'on porte allumée dans les rues pendant les réjouissances du cainava'. PI.
des moccoli.
MocenigO, noble famille vénitienne, qui a fourni République. Aloïse (1701-1778), clut des traités avec les Etats barbaresques et prit l'initiative de réformes administratives importantes-
moelle n. f. (ital. moscio). Paquet d'écheveaux réunis d'une manière lâche : soies en moche.
moche adj. et n. Arg. Laid, mauvais, débile, pitoyable par son manque de grâce ou de prestige.
mOCh6USe [cheu-ze] n. f. Tambour horizontal, armé de pointes métalliques, avec lequel on prépare la bourre de soie pour le peignage.
mochlique [mok-li-ke] adj. Méd. Qui purge. (Vx.)
mOCk n. m. Sorte de fureur frénétique dans laquelle les Malais se jettent volontairement en prenant de l'opium, lorsqu'ils veulent exercer quelque vengeance-
Mocker, v. d'Allemagne (Prusse, présid. de Marienwerder); 11.730 h. Fonderie-
moco n. m. Arg. Habitant de Marseille, d;; Toulouse. Provençal. La langue provençale.
modal, e, aux adj. (de mode). Philos. Relatif aux modes de la substance : existence modale. Dont l'affirmation est subordonnée aux modes de possibilité, de nécessité : proposition modale. Dr. Qui a rapporta une manière particulière de faire quelque chose. Gram. Qui se rapporte aux modes : formes modales. Musiq. Qui caractérise un mode. ?>'otes, modales, se dit de la tierce et de la sixte, parce qu'elles caractérisent le mode. N. f. : une modale.
modalité n. f. Philos. Propriété qu'a la substance d'avoir des modes. Subordination de l'affirmation d'une proposition aux modes de possibilité, de nécessité. Par ext. Circonstance, particularité qui accompagne un fait. Musiq. Mode dans lequel est écrit un morceau : déterminer la modalité.
Modane, ch.-l. de c. (Savoie), arr. et à 31 kil. de Saint-Jean-de-Maurienne, sur l'Arc; 2.680 h. Ch. de f. P.-L -M. Là commence le tunnel du mont Cenis. Gisements de fer. plomb argentifère. — Le cant. a 7 comm. et 7.500 h.
mode n. f. (du lat. modui, manière, façon1. Manière de faire, coutume, volonté .chacun vit à sa mode. Usage passager qui dépend du goût, du caprice : porter un habit d ta mode- A la mode, suivant le goût du moment. A la mode de. suivant l'usage, la pratique de. Il est de mode de. le goût du jour veut que. Passer, être passé de mode, perdre, avoir perdu sa vogue. Personnage à la mode, recherché, fêté. Cuis. Bœuf à la mode, piqué de lard et préparé en
Mocassin.
plusieurs doges à la doge en 1763, con-