MONACO
I Palais duPrmce
1 Cathédrale
3 Musée
h Hôtel du Gmiverneml
b Bureau de la Manne
6 JBams de Mer
1 Théâtre des Variétés
8 Palais des B^Arts
9 Tir aux Pigeons Chemin de fer
Route
tares; 15.200 h. (Monégasques). Ch.-l. Monaco; 3.300 h. Port dans un promontoire de la Méditerranée. Station hivernale, universellement connue.
monadaire </ n adj. Qui tient de la monade
monade n. f. (du gr.
monus, ados, unité). Dans le système de Leibniz, substance simple, active, indivisible, dont tous les etl'68 sont composés, /mit. Animalcule microscopique, le plus simple des êtres animés.
monadelphe [dèl-
fc] adj. (du préf. monos, et.
du gr. adelphos, (rère). Se dit des étamines dont les
filets ne tonnent qu'un seul corps.
monadelphie i dti /
n. f. Etat d'une plante à étamines monadelphes. Classe de Linné, comprenant les plantes à étamines monadelphes.
monadelphique
[dèl-fi-ke] adj. Qui appartient à la monadelphie.
monadiforme adj.
Qui a la forme d'une monade.
monadisme [dis-me]
n. m. Système philosophique de Leibniz, suivant lequel l'univers est composé de monades.
monadiste [dis-té] adj.
Qui appartient au système
des monades. N. Qui en est partisan.
monadologie [ji]
n. f. (du gr. monas, ados,
unité, et logos, discours). Théorie des monades.
Monadologie, célèbre ouvrage de Leibniz (1714), dans lequel sont exposés en quelques pages les principes de sa philosophie, la théorie des monades et la théorie de l'harmonie préétablie.
monadologique adj. Qui a rapport à la monadologie : système monadologique-
Monaghan, comté d'Irlande (prov. d'Ulster) ; 100.000 h. Ch.-l. Monaghan; 8.000 h.
Monaldeschi [dès -Ici] (Jean, marquis de), seigneur italien, grand écuyer et favori de Christine, reine de Suède, qui le fit assassiner à Fontainebleau en 1057, par un autre favori, Sentinelli. parce qu'il avait écrit sur elle des lettres insultantes. L'horreur provoquée par ce crime fut telle que la souveraine dut renoncer à ne plus reparaître à Paris.
monandre adj. (du préf. mono, et du gr. anêr, andros, mâle). Se dit des fleurs qui n'ont qu'une seule étamine.
monanthe adj. (du préf. mono, et du gr. anthos, fleur). Qui n'a qu'une seule fleur. (On dit aussi mo-
NANTUÈME.)
monailthère adj. (du préf. mono, et de anthère). Qui n'a qu'une seule anthère.
Monantheuil (Henri de), mathémacien et médecin français, né à Reims, m. àParis (vers 1536-1606).
monantllie [ti] n. f. Genre d'insectes hémiptères, comprenant de petites punaises plates, communes sur les chardons, les vignes, les houblons, etc., et dont cinq ou six espèces habitent la France.
monarchie [clii] n. f. (gr. monarkhia ; de monos, seul, et arkhein, commander). Gouvernement d'un Etat régi par un seul chef. Etat gouverné par un monarque : la monarchie espagnole. Monarchie absolue, celle dont le pouvoir n'est contrôlé par aucun autre. Monarchie tempérée, celle où l'autorité du prince est limitée par l'autorité d'un autre pouvoir, par exemple une assemblée élective. Monarchie constitutionnelle, celle où l'autorité du prince est limitée par une constitution.
— Encyci.. Le monarque exerçant le pouvoir en vertu d'un droit propre est irresponsable. S'il n'admet aucune limite à son autorité, la monarchie est absolue. S'il partage le pouvoir avec une assemblée qui représente la nation, la monarchie est constitutionnelle. S'il remet la direction des affaires à un ministère nommé par lui, mais homogène et responsable devant le Parlement et soutenu par une majorité, la monarchie est dite parlementaire.
monarchien [chi-in] n. m. Par dénigr. Sous la Révolution, nom donné aux partisans de la monarchie.
monarchique adj. Qui appartient à la monarchie : pouvoir monarchique.
monarchiquement [ke-man] adv. D'une manière monarchique.
(Peu Us-) rîtf />/-%
monarchiser JksWjfe-ss
[chizé] v. a. Rendre monarchique. Soumettre à la monarchie : monarchiser une nation.
monarchisme
[chis-ine] n. m. Système des partisans de la monarchie.
monarchiste
[chis-te] n. Partisan de la monarchie.
Adjectiv. : peuple monarchiste.
monarde n. f.
Genre de labiées de l'Amérique du Nord.
— Enc y cl. Les monardes sont des plantes vivaces , à fleurs rouges ou purpurines, très nom- Monarde.
breuses. On en connaît sept espèces de l'Amérique du Nord ; elles exhalent une odeur forte et pénétrante. Les feuilles et
les sommités fleuries sont employées en infusion théitorme 01 63 agi 'ide.
monarque [nar-ke] n. m. Chef d'une monar-
chie : Louis XIV fut un monarque absolu. Etre ou, au fig., force quelconque qui exerce un pouvoir absolu : l'intérêt est un jiuissant monarque.
monastère [nas-té-re] n. m. (gr.monasterion). Ensemble des bâtiments habités par des moines : Charles-Quint voulut finir sa vie dans un monastère.
Monastère (le), roman de W. Scott (1820), où il a peint la vie troublée de l'Ecosse au milieu du xvie siècle. C'est de ce roman qu'est tiré le livret de la Dame blanche.
monastérien, enne [nas-tê-ri-in, è-ne] adj.
Qui concerne les monastères.
monaSticité [nas-ti] n. f. Etat monastique.
monastico-gOthique adj. Sorte d'écriture du moyen âge, qui remplaça au xni" siècle l'écriture romane.
MonaStier [nas-ti-l] (Le), ch.-l. de c. (Haute- Loire), arr. et à 15 kil. du Puy, sur la Colanse; 3.780 h. — Le cant. a 11 comm. et 13 330 h.
monastique [nas-ti-ke] adj. Qui concerne les moines : les règles de la vie monastique.
— Encycl. Hist. relig. Etat et vie monastiques. Deux éléments constituent l'état et la vie monastiques : le renoncement avi monde et la pratique de la pénitence. C'est dans l'Orient chrétien, vers la moitié du nie siècle, qu'apparurent les premiers moines; c'étaient des ermites ou anachorètes, vivant dans des cabanes solitaires. En 340, saint Pacôme institua les premiers cénobites, c'est-à-dire les premiers religieux vivant en commun, soit dans des huttes séparées, soit sous un même toit. En même temps sa sœur ouvrait aux femmes le premier couvent de nonnes. Saint Basile, évêque de Césarée au iv« siècle, composa la fameuse règle qui fut bientôt adoptée par tous les monastères grecs, et qui régit encore aujourd'hui les moines orientaux. Saint Benoit de Nursie, abbé du Mont-Cassin au vi= siècle, fut le législateur de l'état monastique en Occident. Sa règle forma les moines bénédictins qui défrichèrent la Gaule, et convertirent l'Angleterre et la Germanie. Sur le tronc bénédictin se greffèrent les nouvelles branches des camaldules, des chartreux, de l'ordre de Citeaux et de celui de Clairvaux, illustré par saint Bernard. Avec les croisades apparurent les moines soldats (hospitaliers, templiers, chevaliers de l'ordre teutonique). Enfin, au xni" siècle, les moines mendiants jouèrent un grand rôle dans la société chrétienne du moyen âge.
monastiquement [nas-ti-ke-man] adv. A la manière des moines.
Monastir ou Bitolia, v. de la Turquie d'Europe, sur le Dragor ; 65.000 h. Grandes foires.
monauriculaire [ni, lé-re] adj. (du préf. mono, et du lat. auricula, oreille). Qui se rapporte a une seule oreille.
monaut [no] adj. m. (gr. monôtos; de nwnos, seul, et ous, ôtos, oreille). Qui n'a qu'une oreille : lapin monaut.
monazite n. f. Phosphate anhydre de cérium, lanthane et didyme. contenant un peu de thorium, répandu aux Etats-Unis, au Canada et au Brésil.
MonballUS, comm. de Lot-et-Garonne, arr. et à 2b kil. de Villeneuve; 1.220 h.
Monbazillac, comm. de la Dordognc, arr. et à 8 kil. de Bergerac ; 940 h. Vins.
mohbin n. m. Genre de térébinthacées.
— Encycl. Les monbins sont des arbres à fleurs petites; on en connaît un assez grand nombre d'espèces des régions tropicales. La plus connue est le monbiu commun, nommé prunier d'Espagne, dont le fruit rouge sert à faire une marmelade.
Moncade (Hugues de), capitaine espagnol, vice-roi de Sicile, né à Valence (1476-1528), l'un des plus redoutables adversaires des Français pendant les guerres d'Italie.
Moncalieri, comm. d'Italie (prov. de Turin); 11.200 h. Célèbre observatoire météorologique.
moncayar n. m. (de Far. mokhayyar, camelot). Espèce de serge. (Vx.)
monceau [sd] n. m. (du lat. monticellus, petit mont). Amas fait en forme de petit mont : monceau de pierres. Fig- : un monceau de sottises.
Monccy.
Monceau part . une des plus agréables promen.-id. s île Pana, dans le quartier oc Courcelies. Il contient une élégante colonnade en ruine, la Naurnachie. qui provient d'une chapelle de l'abbaye de Saint-Denis.
Monceau- sur -Sambre, v. de Belgique
[Hainant), sur la Sambre; 9.200 h. Métallurgie, houille.
Monceaux, comm. de la Corrèze, arr. et à 33 kil.de Tulle, sur la Malefarge ; 1.020 h. Vignobles.
Moncey [si-] 'Bon-Adrien JsANNOT de . duc de Coneoi.ia.no, maréchal de France, m'- à Besançon, m. à Paris (1754-1842). Il se distingua en Espagne (1794, 1808, 1823) et dirigea brillamment la défense de Paris contre les Alliés en 1814. 11 refusa, en 1815, de présider le conseil de guerre qui devait juger Ney Il devint, en 1833, gouverneur des Invalides.
Monchablon [Xavier- Alphonse), peintre français, né à Avillers, m. à Châtillonsur-Saône (1885-1904). Il s'est distingué dans la peinture d'histoire.
Monchecourt, comm.
du Nord. arr. et à 15 kil. de Douai; 1.470 h. Cli. de f. N. Houille, sucrerie.
Monclar ou Monclar-d'Agenais, ch.-l.
de c. (Lot-et-Garonnej. arr. et à 19 kil. de Villeneuve-sur-Lot, au-dessus du Tolzac ; 1.280 h. (M onclarais). Prunes. — Le cant. a 10 comm. et 5. 070 h.
Monclar-de-Quercy , ch.-l. de c. (Tarn-et- Garonne), arr. et à 16 kil. de Montauban, au-dessus duTescounct ; 1.540 h. — Le cant. a 5 comm. et 4.120 h.
MonCOntOUr, ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. et à 19 kil. de Saint-Brieuc ; 1300 h. (Moncontourais). Amidonneric, carrières. — Le cant. a 10 comm. et 14. H0 h.
MonCOntOUr, eh.-l. de c. (Vienne), arr. et à 18 kil. de Loudun; 720 h. (Monconlourais). Ch. de f. Et. Victoire du duc d'Anjou (depuis Henri III, sur Coligny (156a). — Le cant. a 17 comm. et 7-91U h.
MonCOUtant [tan], ch.-l. de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 32 kil. de Parthenay, près la Sèvre Nantaise; 2.770 h. Ch. de f. Et. Culture du lin. — Le cant. a 12 comm. et 14.880 h.
Moncrabeau, comm. de Lot-et-Garonne, arr. et à 13 kil. de Nérac, près de la Baise; 1.700 h.
Moncrif (François-Auguste Pakadis de), spirituel écrivain français, né et m. à Paris (1687-1770), lecteur de la reine Marie Leczinska, auteur de l'Histoire des chats.
mondain, e [din, è-ne] adj. (lat. mundanus ; de mundus, monde). Attaché aux plaisirs du monde : une femme mondaine. Qui se ressent des vanités du monde : parure mondaine. Pigeon mondain ou subst. mondain, variété de pigeon domestique. N. Personne mondaine.
mondainement [di-ne-man] adv. D'une manière mondaine. (Peu us.)
mondaniser [zé] v. a. Rendre mondain.
mondanité n. f. Caractère de ce qui est mondain : la mondanité d'un spectacle. Goût pour les choses mondaines.
monde n. m. (lat. mundus). Ensemble de tout ce qui existe : les premiers âges du monde. Terre, séjour de l'homme : les cinq parties du monde. Grand continent : Colomb découvrit un monde. Par exaq. Lieu vaste et très peuplé : Paris est un monde. Grand nombre : se faire un monde d'illusions. Planète ou système de planètes : la pluralité des mondes. L'ancien monde, l'Asie. l'Europe, l'Afrique. Le nouveau monde, l'Amérique. Les deux mondes, l'ancien continent et le nouveau. Genre humain : l'argent est le roi du monde. Gens : c'est se moquer du monde. Société : vivre dans le monde. Catégorie de gens, de choses semblables : le monde savant. Ensemble des gens qui sont sous les ordres de quelqu'un : capitaine qui périt avec tout son monde. Ensemble des domestiques d'une maison : congédier tout son monde. Ensemble des gens distingués par leur position, leur fortune, leur éducation, leur élégance : fréquenter le monde. Connaissance du savoir-vivre: homme qui a du monde. Vie séculière: quitter le monde pour le cloître. La plupart des hommes : connu de tout le monde. Etre au monde, vivre, exister. Venir au monde, naître. Mettre au monde, donner naissance. L'autre monde, la vie future, le ciel, l'enfer. Aller, passer dans l'autre monde, mourir. Loger au bout du monde, dans un quartier éloigné. C est le monde renversé, c'est le contraire de ce qui se fait ordinairement, de ce qui devrait se faire. Arg. Le monde renversé, la guillotine. Le grand monde, la haute société. Le petit monde, les gens du commun. Homme du monde, homme qui a l'habitude de vivre dans le grand monde. Du monde, qui soit au monde, qu'il y ait; qu'il puisse y avoir : le meilleur homme du monde. Pas le moins du monde, nullement, en aucune façon. Pour rien au monde, à aucun prix. L'an du monde, l'an h en comptant à partir de la création du monde. Ai.lus. littér. : Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, formule fameuse de l'optimisme, système philosophique de Leibniz, dont Voltaire s'est moqué dans Candide. (Y. meunier.) Prov. : La figure de ce monde passe, se dit dans l'Ecriture (I, Corinth., VII, 31) pour exprimer que rien n'est solide ni permanent.
Monde (le) ou Traité de la lumière, par Descartes (1677). Tentative grandiose de physique déductive, où Descartes explique tout mécaniquement, sauf l'âme pensante.
Monde où l'on s'ennuie (/e), spirituelle romédie de Pailleron (1881). agréable raillerie du momie pédant et hypocrite, où se font les réputations politiques et littéraires.
Monde comme volonté et comme représentation (le), célèbre ouvrage de Schopenhauer (1819), où le philosophe expose sa théorie de la distinction du monde considéré comme phénomène (théorie de l'intelligence) et comme noumène (théorie de la volonté). Tout ce qui existe n'est objet que par rapport à un sujet, dont le monde n'est ainsi que la représentation, mais Schopenhauer pense qu'il y a
MON
aussi un noumène, un absolu, et il le trouve dans la volonté séparée de l'intelligence, dans la notion de force.
monde adj. (lat. mitndus). Se disait des viandes dont la loi juive permettait de se nourrir, des animaux qu'elle permettait d'offrir comme victimes : les animaux mondes et immondes. (Peu us.)
mondé, e adj. (de monde adj.). Orge mondé, orge débarrassée de sa pellicule. Eau dans laquelle on a fait bouillir cet orge : notre de l'orge mondé.
MondegO, fleuve du Portugal, descendu de la sierra de Estrella. Il baigne Colmbre et se jette dans l'Atlantique; 225 kil. Vallée riante et fertile.
monder [dé] v. a. (de monde iidj.). Nettoyer, séparer des impuretés ou des parties inutiles : monder de l'orge, des amandes, de la casse.
mondeuse deu-ze] n. f. Cépage rouge, cultivé dans les vignobles de l'Ain, de l'Isère et de la Savoie : la mondeuse rsi tut cépage à maturité tardive, mais vigoureux et fertile.
mondial, e, aux adj. Qui enferme, intéresse le monde entier : une politique mondiale.
mondifleatif, ive adj. Qui a la propriété de monditier.
mondification [«'-on] n. f. Action de mondifier.
mondifler [/i-é] v. a. (lat. mundificare. — Se conj. comme' prier.) t'hir. Nettoyer : mondifter une vlate.
mondilles [// mil., e] n. f. pi. Débris provenant de grains mondés.
Mondor (Philippe GtRARn. dit), charlatan du Pont-Neuf, à Paris, au XVII" siècle, compère de Tabarin. La foule se pressait à son théâtre en plein vent de la place Dauphine, et il se retira vers 1040, célèbre et riche.
Mondory (Guillaume Gilbert, dit), né à Orléans, m. à Paris (1578-1651), acteur de la troupe du Marais qui obtint de vifs succès.
MondOUbleaU [blô], ch.-l. de c. (Loir-et- Cher), arr. et à 27 kil. de Vendôme, sur la Grenue; 1.750 h. •Mondoublotiers). Ch. de f. Et. Fer, tanneries, bestiaux. — Le cant. a 14 comm. et 10.630 h.
Mondovi, v. d'Italie (Piémont): 17.900 h. Bonaparte y vainquit les Piémontais du général Colli, le 22 avril 1796.
Mondragon, comm. de Vaucluse, arr. et à 15 kil. d'Orange; 2.100 h.
mondrain [drin] n. m. Petit monticule au milieu d'une plaine ou d'une côte plate.
MondrepiliS, comm. de l'Aisne , arr. et à 21 kil. de Vervins; 1.470 h. Carrières.
Monégasque [ghas-ke], habitant ou originaire de la ville ou de la principauté de Monaco : les Monégasques. Adj. : la population monégasque.
Monein [nin], ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 19 kil. d'Oloron, près de la Baylongue ; 4.280 h. — Le cant. a 8 comm. et 8.000 h.
monère n. f. (du gr. monerès, seul). Etre vivant, représentant le passage le plus simple entre les végétaux et les animaux.
monérien, enne [ri-in, è-ne] adj. Qui se rapporte aux monères.
moneron n. m. Monnaie de billon de peu de valeur, qu'on fabriqua pendant la Révolution.
Monestier-de-Clermont [nis-ti-è, klèr-
mon], ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 35 kil. de Grenoble, sur le Faujaret; 570 h. Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales. — Le cant. a 11 comm. et 3.030 h.
Monestiès [nès-ti-èss], ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 15 kil. d'Albi, sur le Cérou; 1.320 h. Houille. — Le cant. a 10 comm et 5.500 h.
Monet (Claude), ppintre français, de l'école impressionniste, né à Paris en 1840. Il s'est surtout distingué dans le paysage, par l'expression de la lumière : Canal en Hollande, le Pont de l'Europe, Falaise d'Etretat, etc.
monétaire [Jê-re] adj. (lat. monetarius; de moneia, monnaie). Qui a rapport aux monnaies : le système monétaire français est adojtté en Belgique, en Italie, en Grèce et en Suisse. (V. les tableaux monnaie.) N. m. Officier qui présidait à la fabrication des monnaies et médailles. Auteur qui écrit sur les monnaies. (Vx.)
monétairement [tc-re-man] adv. Au point de vue monétaire
Monêtier-les-Bains (Le) [ti-é], ch.-l. de c
(Hautes-Alpes), arr. et à 14 kil. de Briançon, sur la Guisanne ; 1.8(10 h. Miel, houille, sources thermales sulfatées calciques. — Le cant. a 3 comm. et 3.960 h.
monétisation [za-si-on] n. f. Transformation d'un métal en monnaie : monétisation de l'or. Syn.
de MONNAYAGE.
monétiser [se] v. a. Transformer en monnaie. Syn. monnayer. Ant. Démonétiser.
Monflanquin [kin], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 17 kil. de Villeneuve-sur-Lot, audessus de la Lède ; 3.0*0 h. Briqueteries, vins. — Le cant. a 12 comm. et 8.500 h.
Monge (Gaspard?, comte de Péhise, mathématicien français, né à Beaune, m. à Paris (1740- 1818), un des fondateurs de l'Ecole polytechnique. Il accompagna Bonaparte en Egypte. On lui doit la découverte de la géométrie descriptive; le principe des rotations contingentes et la détermination du sens des équations aux différentielles partielles.
Monghir, v. de l'Inde (Béharj, sur le Gange; 57.000 h.
Mongol, e, habitant ou originaire de la Mongolie :
.'es Mongols. Adjectiv. : les invasions mongoles.
mongOlie [H] n. f. Fourrure de chèvre de Mongolie.
Mongolie [li, vaste contrée de l'Asie centrale, dépendant de l'empire chinois, plaines ou plateaux partiellement désertiques ; 2 à 3 millions d'il. (Mongole). Elle est comprise entre la Sibérie, la Mandchourie, le Turkestan oriental et la Chine propre.
onge.
mongolien, enne [li-in, è-ne] adj. Qui se rapporte P. la Mongolie.
mongolique adj. Qui appartient h la Mongolie ou aux Mongols : les Chinois appartiennent au rameau mongolique.
mongolisme [lis-ine] n. m. Religion des Mongols, assez peu différente du ctaamanisme, et consistant surtout en croyances superstitieuses aux songes, aux revenants et aux pratiques des sorciers.
mongoliste [lis-te] n. m. Celui qui s'est spécialement appliqué à l'étude du mongol.
mongoloïde adj. Qui ressemble a un Mongol.
Mongols (EMriRE lies) ou du Grand Mo-
gOl. Les Mongols ont fondé trois grands empires : 1" l'empire de Chine et de Mongolie, fondé par Gengis-Khan , renversé par les Mings en 1362 ; 2° l'empire des Timonridcs ; 3° l'empire de l'Inde, fondé par Baber, descendant de Tanierlan (1505- 1530); il atteignit son apogée sous Aureng-Zeyb (1657-1706). Apres ce monarque, il tomba en décadence. Le dernier de» Mongols de l'Inde fut Shah- Alcm II (1769-1806).
Moiiiaye Guillaume, chanson de geste (xn« s.), du cycle de Guillaume au Court -Nez; elle raconte l'entrée dans l'état monastique (moniage), et les derniers exploits du héros.
monial, e, aux adj. (du gr. monos, seul).
Forme ancienne du mot monacal. N. Religieux ou religieuse cloîtrée.
monias [ass] n. f. Genre d'oiseaux échassiers, de la famille des rallidés, propres à Madagascar.
moniliforme adj. (du lat. monile, chapelet, collier, et de forme). Qui présente des renflements et des étranglements successifs à la manière des grains d'un collier ou d'un chapelet.
monilisation [za-si-on] n. f. Transformation des prolongements des cellules nerveuses, après l'opération de la trépanation.
Monime, reine du Pont, une des femmes de Mithridate, m. en 72 av. J.-C. Dans la tragédie de Racine, Mithridate, Monime est un gracieux et touchant type de jeune fille.
monilhiacées [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones . des régions tempérées de l'hémisphère austral. S. une monimiacèe.
monimie [mi] ou monime n f. Genre de moniiniacécs, comprenant des arbrisseaux des régions montagneuses des iles du Pacifique : le fruit, acide et sucré, de la monimie, ressemble à la figue.
Monique (sainte), mère de saint Augustin, qui a parlé d'elle, dans ses Confessions, avec une émotion profonde, née à Thagaste (auj. Souk-Ahras), m. à Ostie (332-387). Fête le 4 mai.
monisme [nis-me] n. m. (du gr. monos. seul). Système philosophique, qui prétend expliquer l'univers par un élément unique. Système qui prétend expliquer l'univers par le seul mouvement cosmique.
— Encycl. Voici, d'après E. Haeckel, les thèses fondamentales de la doctrine monistique, considérées surtout dans leur opposition avec le dualisme : I. Le monde ne comprend qu'un seul et unique domaine, celui de la substance; ses deux attributs inséparables sont la matière (substance étendue) et l'énergie (la force efficiente). II. Par suite, la science entière forme un domaine unique; les sciences dites de l'esprit ne sont que certaines parties des sciences naturelles ; toute véritable science repose sur l'expérience. III. La connaissance de tous les phénomènes (aussi bien de la nature que de la vie de l'esprit) s'acquiert exclusivement par la méthode empirique (par le travail de nos organes des sens et de notre cerveau). Toute prétendue révélation repose sur une illusion consciente ou inconsciente. IV. La loi de substance a une valeur absolument universelle, aussi bien dans le domaine de la nature que dans celui de l'esprit. Même dans les plus hautes fonctions intellectuelles (représentation et pensée), le travail des cellules nerveuses est aussi nécessairement lié aux changements matériels de leur substance que dans tout autre processus naturel la force et la matière sont liées l'une à l'autre- — La loi de substance, dont les thèses précédentes ne sont que les corollaires, comprend deux lois fondamentales, inséparables dans leur essence : 1° la loi de la conservation de la matière ou de la constance de la matière (Lavoisier) : La somme de matière qui remplit l'espace infini est constante ; 2» la loi de la conservation de la force ou de la constance de l'énergie (Mayer) : La somme de force qui agit dans l'espace infini et produit tous tes phénomènes est constante.
moniste [nis-te] n. m. Partisan du monisme.
monistique [nis-ti-ke] adj. Qui se rapporte au monisme.
MoniStrol-SUr-Loire, cta.-I. de e. (Haute- Loire), arr. et à 20 kil. d'Yssingeaux ; 5.090 h. Ch. de f. P.-L.-M. Dentelles. — Le cant. a 6 comm. et 16.520 h.
Monita sécréta Societatis Jesu (Instructions secrètes des Jésuites), brochure publiée en 1612 par un faussaire hostile aux jésuites.
moniteur, trice n. (lat. monitor, trix; de monere, avertir). Personne qui donne des avis, des conseils, des leçons : moniteur d'escrime, de gymnastique. Elève répétiteur, dans les écoles mutuelles. Soldat ou gradé employé comme auxiliaire par les instructeurs chargés d'enseigner la gymnastique. N. m. Titre de certains journaux.
Moniteur universel (le), journal officiel du gouvernement français de l'an VIII à 1869, fondé en 1789 par le libraire Panckoucke. Il fut remplacé par le Journal officiel.
monition [s/-o?ij n. f. (lat. monilio). Avertissement que doit faire tout supérieur ecclésiastique, avant d'infliger une censure. Publication d'un monitoire.
monitoire n. m. (lat. monîtorius; de monere, avertir Lettre d'un juge ecclésiastique pour obliger ceux qui ont connaissance d'un fait à le révéler : lancer vu mouillure. Adjectiv. : une lettre monitoire.
monitor n.m.(mot lat. signif. celui qui avertit). Bâtiment de guerre fortement cuirassé : les nionitors furent t réel aux Etals-Unis, pendant la guerre de Sécession.
MON
monitorial, e, aux adj. Qui est en forme
de monitoire : lettre monitoriale.
monitoribus asper, fragment du vers 163 de l'Art poétique d'Horace, tiré du passage où le poète fait le portrait des jeunes gens. Boiîcau a traduit ces mots par : rétif à la censure.
MoniuSZkO (Stanislas), musicien polonais, né à Ubiel (gouv. de Minsk), m. a Varsovie (1820-1872); auteur d'un grand nombre d'ouvrages, fantaisies, mélodies, etc., d'une réelle originalité.
Monk ou Monck (George), général anglais, ne a Potheridge, m. à Newhall ,1608-1070) ; lieutenant d'Olivier Cromwell.
Apre;, l'abdication de Richard Cromwell, il négocia avec Charles II et le rétablit sur le trône.
Monlet, comm. de la Haute -Loire, arr. du Puy ; 1.450 h.
Monmerqué (Louis
Jean - Nicolas ), littérateur français, né et m. à Paris (1780-1860). Il a édité les Lettres de M™' de Sévigné et les Historiettes de Tallemant des Réaux.
MonmOUth, comté d'Angleterre (pays de Galles) ; 245.000 h. Ch.-l. Monmouth; 6.000 h. Elevage ; mines de houille et de fer.
Monmouth [moût] (James Scott, duc de), fils naturel de Charles II Stuart, né à Rotterdam, m. à Londres (1649-1685). D'abord très en faveur, il fut exilé en 1683 à la suite d'un complot, puis se mit à la tête de tous les mécontents qu'avait faits le gouvernement de Jacques II; mais, ayant débarque sur la côte du Dorset, il fut pris et décapité k Londres.
monnaie [mo-nè] n. f. (du n. de Junon Moneia, Junon l'Avertisseuse, près du temple de laquelle les Romains établirent un atelier de monnaie). Pièce de métal frappée par l'autorité souveraine pour servir aux échanges : monnaie d'or, d'argent, de cuivre. Valeur d'une pièce de monnaie ou d'un billet de banque en pièces moindres : changer un louis pour de la monnaie. Petite monnaie, petites pièces d'argent ou de billon. Monnaie blanche, pièces d'argent. Monnaie réelle, monnaie métallique ayant cours. Monnaie de compte, valeur admise comme unité dans les comptes entre commerçants, mais qui peut n'être pas représentée par des pièces métalliques en circulation : la guinee anglaise n'est qu'une monnaie de compte. Monnaie fiduciaire, celle qui n'a de valeur que par convention, comme les billets de banque. Monnaie fictive ou papier-monnaie, billets debanque. Fausse monnaie, monnaie faite par des particuliers avec des métaux de peu de valeur et que l'on fait passer pour bonne. Hôtel de la Monnaie ou des Monnaies ou simplement Monnaie (avec une majuscule), atelier où l'on frappe la monnaie. Battre monnaie, fabriquer de la monnaie. Au fig., se procurer de l'argent. Payer de la même monnaie, rendre la pareille. Rendre à quelqu'un la monnaie de sa pièce, user de représailles. Payer quelqu'un en monnaie de singe, lui faire des grimaces, se moquer de lui au lieu de le payer. (Viendrait de ce que les bateleurs et montreurs de singes passaient librement au péage de Paris, moyennant quelques tours exécutés par leurs bêtes.) Bot. Monnaie du pape, nom vulgaire de la lunaire. Prov. : Il n'est que changeur pour se connaître en monnaie, se dit de quelqu' un qui parait habile en quelque matière. Monnaie fait tout, l'argent aplanit tous les obstacles.
— Encyci,. Techn. Dans l'antiquité et au moyen âge, la fabrication des monnaies se faisait à la main ; deux procédés étaient employés : la frappe et la fonte. La frappe n'exigeait qu'un coinmatrice portant gravée en creux la figure qui devait être reproduite en relief et une enclume sur laquelle on aplatissait la plaque de métal, qu'on découpait aux dimensions voulues, et à laquelle on donnait autant que possible la forme d'un disque. On frappait ensuite le coin sur la plaque avec un marteau. Quant au procédé par la fonte, il s'obtenait en coulant le métal en fusion dans des moules en terre.
La fabrication des monnaies comprend actuellement le pesage des lingots fini (de métal pur), leur fonte dans des creusets, où se fait Valliage légal: cet alliage en fusion est coulé dans des moules donnant de petits barreaux plats. Ces barreaux sont laminés jusqu'à l'épaisseur voulue ; on procède ensuite à leur recuit, afin d'éviter des pailles. Les barreaux sont découpés en rondelles, qui constitueront les flans. On procède ensuite au cordonnage, qui fait apparaître à leur pourtour un petit renflement ou cordon. Puis viennent le triage et le pesage. Les flans sont alors prêts pour l'opération de la frappe, exécutée soit au moyen du balancier monétaire à main, soit au moyen de la presse mécanique Thonnelier.
— Numism. Les populations primitives avaient recours au simple troc. Aux échanges en nature on substitua, dans le cours des âges, d'abord les bestiaux, puis les métaux. Grâce à leur valeur intrinsèque, les métaux en arrivèrent à prendre presque toute la place sur le marché, ne laissant plus au bétail qu'un souvenir traditionnel (le mot latin pecunia, monnaie, vient de pecus, bétail). D'abord échangés et pesés, les métaux furent ensuite monnayés, c'est-â-dire que l'Etat imprima sur les lingots, à l'aide d'un poinçon ou d'un coin, une marque ou estampille garantissant au public le poids et la valeur de ces lingots lancés dans la circulation. Une fois inventée (par les Lydiens, d'après les traditions grecques) la monnaie se propagea rapidement dans tout le monde grec. Les types des monnaies grecques varient à l'infini et constituent le grand attrait de la numismatique. Leur intérêt historique est considérable , car ils sont souvent inspirés par les œuvres d'art ou les événements contemporains. En Italie, les plus anciennes monnaies sont d'énormes lingots quadrilatères . sorte de briques de cuivre, eur lesquelles sont représentées des animaux, bœuf, porc, etc. La frappe de la monnaie d'argent fut introduite à Rome seulement en l'an 269 av. J.-C. On établit l'atelier dans les dépendances du temple de Junon Moneta (l'Avertisseuse). Les revers des monnaies de l'empire romain constituent par leur diversité et leur précision chronologique les
Tableau des monnaies actuellement en usage.
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