MUR
MUS
bouche et les grandes épines plus ou moins courbes et déliées qui les hérissent de toutes parts. On en distingue plusieurs espèces : murex monodon, murex fine-épine, ctc [V. la planche mollusques.) C'est des murex que les anciens tiraient la pourpre.
murexide [rôk-si-de] n. f. Matière colorante pourpre, qui n est autre que du purpurate d'ammoniaque très employé autrefois en teinture, mais qui n'a pu lutter contre le rouge d'aniline, beaucoup plus solide.
Murgenthal, comm. de Suisse (cant. d'Argovie), sur t'Aar, au confluent de la ilurg; l.DOu h. Elève de bétail, industrie laitière ; tricotage mécanique.
Murger [ièr] (Henri), écrivain français, né et m. à Paris (1822-1801). Son talent était fait de réalisme et de fantaisie, d'observation et de lyrisme, d'esprit original et de sensibilité. Auteur du roman : les Scènes de la vie de bohème, et de la jolie comédie le Bonhomme Judis.
Mûri, comm. de Suisse (cant. d'Argovie); 2.100 h.
Agriculture, élève de bétail, fromagerie. Ruines d'un ancien monastère de bénédictins. — Comm. du cant. de Berne, sur l'Aar; 1.340 h.
Agriculture, industrie laitière.
muriate n. m. (du
lat. mitria, saumure). Sel de l'acide muriatique.
adj. Se
combinée à l'acide muriatique.
adj. m. Acide muriatique, syn.
Murger.
Mûrier : A, fruits.
muriaté, e
disait d'une base
muriatique
de CHLORIITORIQUE
muridéS [dé] n. m. pi. Famille de mammifères rongeurs, renfermant les rats (mus), hamsters, gerbilles, etc. S. un muride.
muridisme [dis-me] n. m. (de l'ar. mourid, novice). Réforme politique et sociale introduite à différentes époques dans l'islamisme, sous l'influence des doctrines du soufisme et de l'ésotérisme : le muridisme s'est répandu dans les tribus du Caucase, dans la première moitié du xiv» sircte.
mûrier [ri-é] n. m. (de mûre). Genre d'urticacées : les plantations de mûriers furent, en France, favorisées par Sully.
— Encycl. Les mûriers (morus) sont des arbres ou des arbrisseaux à suc laiteux et dont les fleurs sont groupées en épis allongés (chatons mâles) ou courts (fleurs femelles); le fruit (mure) est une réunion d'akènes; d'abord rouge, il devient noir à maturité, et sa saveur est sucrée et acidulé. On connaît cinq espèces de mûriers, parmi lesquelles le mûrier noir, naturalisé en France, dont l'écorce est ténifuge, et le mûrier blanc, originaire de la Chine et que l'on cultive dans le midi de la France pour son bois, estimé en ébénisterie, et surtout pour ses feuilles, destinées à la nourriture du ver à soie. Il se multiplie par semis ou par boutures et rejets et n'est pas exigeant sur la nature du sol. Il est a recommander cependant de le planter en sol pas trop froid et de lui choisir une exposition ensoleillée. On cueille les feuilles une année sur deux, quand on veut éviter un dépérissement trop rapide. On désigne improprement, sous le nom de mûrier sauvage^la. ronce, qui est une rosacée.
mûriforme adj. Qui est en forme de mûre.
MurillO [Il mil.] (Bartolomé Esteban, dit), peintre espagnol, né et m. à Séville (1617-11182); auteur de la Cuisine des Anges,l'Adoration îles Bergers, h Petit Mendiant et l'Assomption, qui est regardé comme un des chefs-d'œuvre de la peinture. Murillo est un brillant et harmonieux coloriste, en même temps qu'un habile et souple dessinateur.
MurillO (Toro Manuel).
président de la république de Colombie de 1864 à 1866 et de 1872 à 1874, né à Chaparrel (1816-1880). Il appartenait au parti libéral antiesclavagiste.
murin, e adj. (du lat.
mus, mûris, rat'. Qui a l'aspect d'un rat; qui est gris de souris ou de rat.
murique [lié}. 6 adj. (du lat. murex, icis, pointe). Qui est garni de pointes courtes à base large.
mûrir v. a. Rendre mûr: le soleil mûrit les fruits. Fig. Rendre sage, expérimenté: l'infortune mûrit les hommes. Méditer à loisir: mûrir un projet. V. n. Devenir mûr: les raisins mûrissent en automne. Fig. Acquérir de l'expérience. Laisser mûrir une affaire, attendre que les événements prennent une tournure favorable.
mûrissant [rf-»an.], e adj. Qui est en voie de mûrir : fruits mûrissants ; des moissons mûrissantes. Qui produit la maturité : des chaleurs mûrissantes.
murmurant [ran, e adj. Qui murmure: source murmurante.
Murillo.
murmuratsur, trice n.
mure habituellement.
et adj. Qui mur-
murmuration [si-on] n. f. Murmure. (Vx.) murmure n. m. (lat. murmur . Bruit sourd et confus de plusieurs personnes qui parlent en même temps : un murmure de voir. Fig. Plaintes de gens mécontents : apaiser, exciter les murmures de la foule. Bruissement prolongé : le murmure des flots.
murmurer [ré] v. n. (de murmure). Faire entendre un bruit sourd et prolongé : une foule qui murmure. Par anal. : les eaux murmurent . Se plaindre tout bas : murmurer entre ses dents- V. a. Prononcer
à voix basse : murimirer un secret. Allus. litt. : Se taire sans murmurer. C'est dans Michel et Christine, vaudeville de Scribe et Dupin (1821), que se trouve cette fin de couplet légendaire :
Lu bon soldat doit souffrir et se taire, Sans murmurer.
Muro, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 23 EU. de
Calvi ; 1.060 h. — Le cant. a 9 comm., et 4.680 h.
MurolS, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 18 Ml. d'Issoire; 670 h. Ruines d'un des plus beaux châteaux forts du centre de la France.
mûron n. m. Mûre, fruit de la ronce.
Murray [mu-rè], fleuve d'Australie, le plus grand de ce continent; cours, 1.630 lui. ; mais ses eaux sont appauvries par l'évaporation.
Murray (golfe de), formé par la mer du Nord, au N.-E. de l'Ecosse.
Murray (James Stuart, comte te Mar et de), fils naturel de Jacques V et de lady Marguerite Erskine, par conséquent demi-frère de Marie Stuart, régent d'Ecosse en 15G7 ; m. assassiné à Linlithgow (1631-1570).
Murren, petite comm. de Suisse (cant. de Berne), sur un terrain rocheux qui s'élève à 700 m. au-dessus de la vallée de Lauterbrunnen (ait. 1.636 m.); 220 h. Station d'été très fréquentée, en raison de la vue saisissante qu'on en a des Alpes Bernoises.
murrhe [mu-re] n. f. (gr. etlat. murrha).Antiq.
Matière mal connue (peut-être le lluate de chaux ou fluorine), avec laquelle on faisait les vases murrhins.
murrllin [mu-rin], e adj. Se dit de certains vases fort estimés des anciens, et dont la matière première (murrhe) nous est mal connue.
MÙrS, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 18 kil. d'Angers; 1.220 h. Vins.
murucuia n. f. Genre de passiflorées.
— Encycl. Le genre murucuia comprend des plantes grimpantes, dont le fruit renferme des graines munies d'une arille comestible. On en connait plusieurs espèces des Antilles, quelques-unes cultivées dans les serres.
Murviedro, v.d Espagne (prov.de Valence), sur le Palencia; 6.3U0h. Huileries. C'est l'antique Sagonte.
Murviel, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 13 kil. de Béziers ; 2.V60 h. Eaux-de-vie- — Le cant. a 11 comm. et 10-930 h.
mus [muss] n- m. Nom scientifique des rongeurs appelés communément rats et souris.
mUSa [nni-za] n. f. Nom scientifique du bananier.
musacées [za-sé] n. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, dont le bananier (musa) est le type. S. une musacèe.
' MUSaeUS [zé-uss] (Jean-Charles-.4u;;.<s«e), littérateur et conteur allemand, né à Iéna, m. a Weimar (1735-1787). Il a mérité par ses Contes populaires d'être surnommé le Perrault de l'Allemagne.
musagète [za] adj. (du gr. mousa, muse, et agein. conduire). Conducteur des Muses. Surnom d Apollon.
musangère [zan-jk-re] n. f. Nom vulgaire des mésanges d'Europe et en particulier de la grande mésange.
musaraigne [za-rè-gné\ n. f. (du lat. mus, rat, et aranea, araignée). Petit animal carnassier, de la grosseur d'une souris.
— Encycl. Les musaraignes (sorex), type de la famille des soricidés, ressemblent à des rongeurs. Ils sont répandus surtout dans l'hémisphère nord. Ce sont des animaux petits, sveltes, mais des carnassiers résolus,qui attaquent toutes sortesde bestioles : souris, petits oiseaux, vers de terre, etc., et se rendent, par là, souvent utiles à l'agriculture. Les musaraignes sont plutôt nocturnes : elles vivent dans des terriers, les creux d'arbres ou de murs, parfois au voisinage des habitations.
musard [zar], e adj. et n. (de muser). Fam. Qui s'arrête à des bagatelles ; qui s'amuse à des riens : enfant musard ; ïtne petite musarde.
musarder [zar-dé] v. n. ( de musard). Perdre son temps, s'amusera des riens.
musarde rie [zar-de-ri] ou musardise
[zar-di^ze] n. f. Action de musarder.
mUSC [musk] n. m. (lat. musens). Espèce de chevrotain assez semblable au chevreuil. Substance très odorante, contenue dans une poche placée sous le ventre du mâle : le musc sert a la confection de. parfums. Musc artificiel, résine jaune, qui a l'odeur du musc. Musc végétal, huile tirée de la mauve musquée. Peau de musc, peau parfumée de musc. Couleur de musc, sorte de couleur brune. Herbe au musc, nom vulgaire de l'ambrette.
— Encycl. Zool. Le musc ou porte-musc est un cervidé appartenant au genre chevrotain et qui habite l'Asie. (V. chevrotain.) II est très agile, escalade les rochers et franchit les précipices avec une rapidité qui rend sa chasse très difficile. Le mâle possède une glande en forme de sac et de la grosseur d'une petite orange, placée sous la peau de l'abdomen et où s'accumule une sécrétion brune de consistance huileuse quand elle nst fraîche, dure et cassante quand elle est sèche ; c'est le musc.
muSCa [mus-ka] n. f. Nom scientifique des insectes diptères du genre mouche-
muSCade [mus-ka-de] n. f. (provenç. muscada, b. lat. muscata). Fruit du muscadier. Adjectiv. : noix muscade. Beurre de muscade, substance que l'on obtient en mettant à la presse de la muscade broyée et mouillée. Petite boule de la grosseur d'une muscade, dont se servent les escamoteurs. Passez, muscade! expression dont se servent les escamoteurs pour annoncer que leur tour est réussi. (On l'emploie souvent au tig.) Allus. i.itt. :
Aimez-vous la muscade? on en a mis partout.
Vers de Boileau (sat. III) que l'on emploie en remplaçantle mot muscade par une expression adéquate)
pour exprimer la banalité d'une chose et la satiété qu'elle fait éprouver.
Musaraigne.
Muscadier : a, baie déhiscente montrant Ba graine arillée ; h, muscade revelue de son arille.
— Encycl. Bot. La muscade ou noix muscade se présente sous la forme d'un corps gris rougeàtre, dont la surface est couverte de sillons comme la co quille d'une noix. Elle est enveloppée d'une arille, découpée en lanières étroites qu'on appelle ynacis. Le macis, d'un rouge vif à l'état frais, prend, en séchant, une couleur orangée et un aspect corné. La muscade renferme de 1 amidon, de l'oléine, de la myristieine et une huile essentielle. On l'emploie comme condiment.
muscadelle [mus-ka-di-le] n. f. Poire d'hiver, à goût musqué.
muscadet [mus-
ka-dë] n. m. Vin qui a un peu le goût du vin muscat. Petite pomme douce à cidre.
muscadier
[mus-ka-di-é] n- m.
Genre de myristicées, comprenant des arbres qui fournissent la muscade : le muscadier est cultivé à la Guyane .
— Encycl. Les muscadiers (myristica) sont des arbres ou des arbrisseaux dont on connait un grand nombre d'espèces, des régions tropicales de l'Asie et de l'Amérique. Certains sont cultivés méthodiquement (en Cochinchine, à la Réunion, en Guyane) pour leur fruit (muscade).
muscadille
[mus-ka. Il mil.
n. f. Petite muscade.
muscadin
[mus-ka] n. m.
(ita\. moscardino'.
Petite pastille parfumée au musc.
Nom donné en 1793 aux royalistes qui affectaient une mise soignée contrastant avec le costume débraillé des sansculottes, etdont le musc était un des parfums favoris.
muscadin,
e [mus-ka] adj. """""'
Qui est propre aux muscadins : mœurs muscadines. N. Homme ou femme d'une élégance outrée et ridicule.
muscardin [mus-kar] n. m. Petit rongeur de la famille des myoxidés, répandu dans toute l'Europe, qui vit dans les haies de noisetiers. ( Il s'apprivoise facilement. '
muscardine ,
[mus-kar] n. f. Ma- I ladie des vers soie, dans laquelle les vers se couvrent d'une efflorescence farineuse.
— Encycl. La muscardine est une maladie parasitaire, due a un champignon (botrytis bassiana), sorte de moisissure qui envahit l'enveloppe chitineuse du ver à soie et se ramifie dans les tissus de la masse sanguine. Le ver prend une teinte rosée et meurt. Après sa mort, il se durcit et, si l'air est humide, se recouvre d'une efflorescence farineuse (filaments fructifères des champignons) lui donnant un aspect cotonneux qui a valu à la muscardine le nom de dragée. La maladie se répand par dissémination des spores. 11 faut brûler les vers atteints et désinfecter le local à l'aide de vapeurs sulfureuses.
muscardinique [mus-kar] adj. Qui a rapport à la muscardine : contagion muscardinique.
muscari [mus-ka] n. m. Genre de liliacées, recherchées comme ornementales, et qu'on appelle vulgairement jacinthes.
— Encycl. Les muscaris sont des plantes herbacées bulbeuses, à fleurs d'un bleu violacé ou rougeàtre. On en connait plus de quarante espèces de l'Europe tempérée et des régions méditerranéennes. Le muscari chevelu (jacinthe à toupet) et le muscari odorant (jacinthe musquée) sont recherchés comme plantes d'ornement.
muscarine [mus-ka] n. f. Alcaloïde extrait de divers champignons vénéneux.
muscarium [mus-ka-ri-om'] n. m. Bot. Co-
rymbe lâche et irrégulier.
muscat [mus-ka] n. m. (m. provençal). Raisin à saveur musquée. Vin qu'on en extrait. Nom donné à plusieurs poires. Adjectiv. : raisin, vin muscat.
— Encycl. Œnol. Les vins muscats s'obtiennent de la façon suivante : le raisin, laissé longtemps sur la souche, n'est cueilli que lorsque son jus s'est concentré par évaporation de l'eau qu'il contenait. Après foulage et pressurage des raisins, le moût recueilli est mis à fermenter, mais on arrête la fermentation avant qu'ellesoitcomplète et, pour conserver une partie du sucre, on ajoute de l'alcool Après deux années de fût et plusieurs soutirages et collages, le vin est mis en bouteilles. Les muscats les plus estimés sont, en France, ceux de Frontîgnan, Lunel, Rivcsaltes ; en Algérie, ceu*x de Staouéli . l'Italie, l'Espagne et les îles de l'Archipel (Samos, Chypre) en font également d'assez estimés.
— Vitic. De nombreux cépages portent, le nom de muscat ; les variétés les plus importantes sont : le musent blanc de Frontiqnan, cultivé dans tout le midi de la France pour l'obtention des vins muscats; le muscat d'Alexandrie, cépage blanc cultivé dans le midi de la France, en Italie, en Espagne ion l'appelle aussi panse musquée el raisin de Mala ga, le musent noie on musent de Hambourg, très précoce et qui fournit surtout des raisins de table.
Muscardin.
MUS
muschelkalk [mu-chèl] n. m. L'une des divisions du système triasique (trias moyen
muSCicape [mus-si] n. m. Genre d'oiseaux passereaux, plus connus souslcnom degobe-mon
muscicapidés [mu si, di n. m. pi. Famille d'oiseaux passereaux, dont le genre muscicape est le type. S. un muscicapidé.
muscicole li/ii's si ;adj. (du lat. museus, mousse. et colère, cultiver). Qui vit ou végète dan s les mousse s.
muscidés [mus-si-dé] n. m. pi. Pamille d'insectes diptères, comprenant 1 proprement dites [muscu) et genres voisins, s. un musctdé-
lUUSCilléeS (;ii(s-st-/ii:.n.f pi. Embranchement du règne végétal, comprenant les cryptogames cellulaires (mousses et hépatiques). S. une must
muscipule [mus-si] adj. (du lat. muscipula, piège à rats). Se dit de quelques plantes qui prennent les insectes, soit en les engluant, soit en repliant leurs feuilles.
muscivora [mus-si] n. f. Nom scientifique des oiseaux du genre moucherollc.
muscle [mus-khi] n. m. (du lat. muscuius, petit rat). Organe fibreux, irritable, dont les contractions produisent tous les mouvements de l'animal : 2e biceps est le plies puissant des muscles du brus. Pop. Vigueur, force musculaire : avoir du muscle. Etr- tout nerfs et tout muscles, avoir une vigueur extraordinaire. V. les planches homme.
musclé [mus-klé], e adj. Qui a les muscles bien marqués: statue bien musclée-
muscler [mus-klé] v. a. Développer les muscles de : l'exercice muscle les membres.
mUSCOÏde [mus-fco-i-rfe] adj. (du lat. muscus, mousse, et du gr. eidos, forme). Qui ressemble à une mousse : hépalhiques muscoldes
muséologie n f. Syn. de bryologie.
muSCOVite [mus-ko] n. f. Espèce minérale, appartenant à la famille des micas.
musculaire [mus-ku-lè-re] adj. Propre aux muscles : force musculaire.
mUSCUlarité [mus-ku] n. f. Etat de ce qui est formé ou pourvu de muscles.
musculation [mus-ku-la-si-on] n- f. Fonctionnement général des muscles.
musculature [mus-feu] n. f. Ensemble et disposition des muscles du corps humain, d'une œuvre d'art : l'hercule Farnese déploie une magnifique musculature.
muSCUle [mus-ku-le] n. m. (du lat. muscuius petit rat). Machine de guerre qui, dans les sièges facilitait aux assiégeants l'approche des places.
mus culeux, euse
[mus-ku-le ù, euze] adj. Où il y a beaucoup de muscles : partie musculeuse.Qui a les muscles très forts : homme musculeux.
musculocutané adj.
et n. m. Se dit de nerfs qui se terminent partie dans les muscles, partie dans la peau.
musculo-membraneux, euse adj. Sedit
des membranes où il entre des éléments musculaires.
musculosité [mus-ku-lo-zi-te~] n. f. Caractère, nature de ce qui est musculeux : la musculosité des membres du lion.
Muse [mu-ze' n.f. (lat. musa'. Chacune des neuf déesses de la Fable, qui présidaient aux arts libéraux. (Se dit principalement de celle de ces déesses qui préside à la poésie.) Invoquer les Muses, appeler l'inspiration. Un nourrisson, un favori, un amant des Muses, un poète. Faveurs des Muses, talent poétique, inspiration. Par e.rt. Belles-lettres, poésie : cultiver les muses. Génie de chaque poète : la muse de Racine. (Dans ces deux derniers sens et similaires, s'écrit avec une minuscule.) Dixième Muse, nom donné à un certain nombre de femmes auteurs.
Muses. Filles de Jupiter et de Mnémosyne, les neuf Muses, suivant les anciens, présidaient aux arts libéraux, surtout à l'éloquence et à la poésie. Elles
Les Muses, d'après Le Sueur.
étaient sœurs, pour montrer que les artss'enchaînent. Clio présidait à l'histoire, Euterpe à la musique, Thalie à la comédie, Melpomene à la tragédie, Terpsichore à la danse, Eralo à l'élégie, Polymnie à la poésie lyrique, Uranie à l'astronomie, enfin Calliope à l'éloquence et à la poésie héroïque. V. Clio, Eu-
Les Muses : t. Clio.— 2. Tl
. Euterpe. — 5. Polymnie.— (D'après un sarcophage
rpsichore. — 8. Uranie. — 9- Melpomene.
Museaux : 1 . De chien ; 2. De requin ; 3. De brochet.
terpe, etc. — Les Muses habitaient avec Apollon le Parnasse, le Pinde et l'Hélicon. {Mylh.)
muse [mu-2e] n. f. (de muser). Amusement. (Vx.) Commencement du rut, chez les cerfs.
museau [zâ] n. m. Partie saillante, plus ou moins pointue.de la face de certains mammifères et poissons : museau de chien, de brochet. Pop. Personne ; visage : quel vilain museau ! Accoudoir d'une stalle, sur lequel on sculptait des museaux ou mufles d'animaux. Partie externe des pannetons d'une clef, entaillée pour laisser passer les dents du râteau.
musée [zel n. m. du gr-
mouseion, temple des Muses)- Dans l'antiquité, temple des Muses. Petite colline d'Athènes, consacrée aux Muses. La portion du palais d'Alexandrie où Ptolémée Ier avait rassemblé les savants et les philosophes les plus célèbres, et où était placée la célèbre bibliothèque qui fut incendiée plus tard. (Dans ce sens et le précédent, s'écrit avec une majuscule.) Lieu d'études littéraires. scientifiques ou artistiques. Grande collection d'objets d'art ou de science : musée de peinture; musée d'artillerie. Fig. Collection, recueil destiné à l'étude : un dictionnaire, avec ses nombreux exemples, es! un musée. Titre de plusieurs ouvrages descriptifs d'un musée : le Musée Bourbon, de Xaples.
— Encïcl. Les musées nationaux (Louvres, Versailles. Saint-Germain, Luxembourg, Cluny) sont investis de la personnalité civile. Le personnel comprend : un directeur, des conservateurs, des conservateurs adjoints, des attachés. Les musées départementaux ou communaux peuvent également être investis delà personnalité civile, si les départements ou les villes qui en sont propriétaires le demandent. En ce cas. il est statué par décret rendu en la forme ordinaire des reconnaissances d'utilité publique.
Musée des familles, recueil périodique illustré, fondé en 1833 par E. de Girardin. Boutmy et Cleeman ; il a cessé de paraitre le 30 décembre 1900.
Musée [zé], poète et musicien légendaire des temps héroïques de la Grèce, disciple d'Orphée et le premier prêtre des mystères d'Eleusis.
Musée, poète grec du vie siècle de notre ère, auteur du joli poème d'Héro et Léandre.
musées [z€\ n. f. pi. Fêtes instituées en l'honneur des Muses, dans l'ancienne Grèce.
museler [ze-lé] v.a. (de museau. — Prend deux l devant une syllabe muette : je musellerai.) Mettre une muselière à un animal : museler un chien pour l'empêcher de mordre. Fig. et fam. Empêcher de parler : museler la presse. Akt. Démuseler.
muselet [ze-lé] n. m. Armature de fil de fer dont on coiffe le bouchon des bouteilles de vin mousseux et qui est serré au goulot de la bouteille.
muselière [se] n. f. Appareil que l'on mtt aux animaux pour les empêcher de mordre, de manger. Fia.
Loi restrictive ; moyen pris pour gêner la liberté de la parole.
musellement >é-
le-man] n. m.
Action de muse 1 e r : l m usell'ment des chiens.
muséographe [zè-o, fe] n. m. (du gr. mouseion, musée, et graphein, décrire,. Auteur de la description d'un musée.
muséographie [zé-o, fi] n. f. Description de musées.
muser [zé] v. n. S'amuser à des riens : muser le long du chemin. Prov. : Qui refuse muse, souvent , à refuser une offre, on perd une occasion qui ne se retrouvera plus
muserie [ze-ri] n. f. Action de muser.
muserolle ou muse-
role [ze-ro-le] n. f. Partie accessoire de la bride, qui se place sur le chanfrein, audessus du nez. V. harnais.
MUSet i Colin), ménestrel français de la première moitié du xm« siècle.
musette [zt-te] n. f. Nom
vulgaire de la tnusaraigne commune.
musette [=é-fe] n. f. (anc.
fr. muse). Instrument de musique champêtre, composé de deux tuyaux appelés chalumeaux, d'un ou de
Muse reres :