‹ Le Larousse pour tousChapitre 261 sur 979 · NAÏ · texte numérisé non relu

NAÏ

pied du mont Thabor et près du torrent de Cison. Jésus y ressuscita le fils d'une veuve. (V. résurrection

nain, e 'nin, ne-ne] n. (lat. nanus). Dont la taille est très inférieure à la taille moyenne. Par exagér. Personne de petite taille. Fig. Personne d'un faible mérite : les nains de la littérature Nain jaune, jeu de cartes. (V. la partie encyci.) Adj. : /osier, arbre nain Ant. Géant.

— Ekcycl. Hiol- On doit entendre par nain un être chez lequel toutes lei parties du corps ont subi une diminution, et dont la taille se trouve ainsi de beaucoup inférieure à la moyenne de son espèce ou de sa race, mais qui a conservé la perfection des formes de l'adulte. Il faut donc distinguer les individus nains de ceux qui appartiennent à de petites races (Boschimans, Esquimaux). De plus, parmi les nains, il y a lieu de distinguer deux sortes d'individus. Les uns représentent des organismes en quelque sorte atrophiés, frappés de déchéance physique et, le plus souvent, intellectuelle; ceux-là meurent généralement très jeunes. Les autres, au contraire, sont des individus petits et parfaits dans leur forme, véritables exceptions physiologiques à ce point de vue, mais intelligents et capables de vivre longtemps. Les nains furent longtemps très recherchés des princes, et quelques-uns ont acquis une véritable célébrité. Nous citerons, parmi les plus connus : Bébé, le nain du roi Stanislas, qui, pour une taille de 0»,70, pesait environ 9 livres 1/2; Jeffery Hudson, le nain de Charles I"; le nain de Philippe IV, dont Vélasquez a laissé un admirable portrait ; Tom Pouce (0»,57); Adrien Esmilaire (0">,69 à seize ans); et la petite reine Mab, qui atteignait, à l'âge de dixneuf ans, 0°»,70.

— Jeu. Nain jaune. Le nain jaune ou lindor se joue avec un tableau de forme carrée ou rectangulaire. Au centre est figuré un nain vêtu de jaune et tenant un sept de carreau. L'angle supérieur de droite est occupé par une dame de pique, celui de gauche par un roi de cœur, l'angle inférieur de gauche par un dix de carreau, celui de droite par un valet de trèfle.

On emploie un jeu de cinquante-deux cartes. Le roi est la plus forte, l'as la plus faible. Trois joueurs au moins, huit au plus. Chaque joueur met un jeton sur le dix , deux sur le valet, trois sur la dame, quatre sur le roi et cinq sur le nain jaune. Le donneur distribue les cartes, trois par trois, autant que possible :

quinze à chacun pour trois joueurs, douze, pour quatre six

Nain jaune.

neuf, pour cinq; huit, pour sept, pour sept; six, pour huit. Le talon est, suivant le cas, de trois, quatre ou sept cartes.

Le premier en cartes ouvre le jeu en essayant de se défaire de toutes ses cartes en une série croissante et ininterrompue. Arrivé au roi, le joueur a le droit de reprendre une nouvelle série où bon lui semble. Dès que l'absence d'une carte l'oblige à interrompre son jeu, celui-ci est repris au même point par le joueur de droite, et ainsi de suite. Si aucun des partenaires ne peut continuer, le dernier joueur a le droit de reprendre où bon lui semble. Le jeu s'arrête quand un joueur a épuisé toutes ses cartes. A ce joueur, les autres payent un jeton par carte qui leur reste, ou autant de jetons qu'ils ont de points en main (les figures valent dix, les autres cartes le nombre porté). Un joueur fait grand-opéra et il ramasse toutes les mises du tableau quand il se défait de toutes ses cartes sans qu'un joueur venant après lui ait pu en abattre une seule. Quand on joue une carte figurée sur le. tableau (une belle carte), on enlève la mise déposée sur cette carte. Si, au contraire, une ou plusieurs de ces cartes restent en main, les joueurs qui les ont doivent doubler la mise qui s'y trouve déjà.

Nain de Charles-Quint (le), peinture d'Antonio Moor ou Mors, qui a tait partie de la collection de Louis XIV; elle est aujourd'hui au Louvre. — Le Nain de Philippe IV, par Vélasquez, un des plus beaux tableaux du maître (musée du Prado, Madrid). Naintré, comm. de la Vienne, arr. et à 8 kil. de Châtellerault, près du Clain ; 2.610 h. Ch. de f. Orl. Coutellerie.

Naim [nom], comté du nord-est de l'Ecosse; 10.500 h. Ch.-l. Naim; 5.000 h. Port. Pêcheries; cordages. Près de la ville se trouve le château de Cawdor, qui aurait appartenu à Macbeth.

naïs [na-iss] ou naïde[na-i-<7e]n.f. Genre d'annélides, qui vivent parmi les herbes des ruisseaux, dans les régions tempérées.

naissain [nè-jin] n. m. Jeunes huîtres des huîtrières ou jeunes moules des moulières.

naissance [né-san-se] n. f (lat. nascentia). Venue au monde : la naissance d'un enfant doit être déclarée d l'officier de l'état civil dans les treis jours- Extraction : Atberoni était de basse naissance. Fig. Endroit où commence une chose : la naissance de l'épine dorsale. Commencement: naissance du monde, du jour. De naissance , depuis ou avant la naissance : aveugle de naissance. Jour de naissance, jour anniversaire de sa naissance. Prendre naissance, naître, commencer, avoir son commencement. Naissance d'une voûte, endroit où commence sa courbure. Naissance d'une colonne, commencement du fût d'une colonne. Acte de naissance, Déclarationde naissance. V. état civil. All. littér. V. égal. Ant. Mort, fin. — Encycl. Dr. La naissance détermine pour chaque individu son état, sa situation au point de vue de la nationalité, de la famille, de la capacité juridique et de la personnalité. Dans la limite où son intérêt l'exige, l'enfant simplement conçu est considéré parfois, en vertu d'une fiction de la loi, comme déjà né et. provisoirement, jouit d'une certaine capacité juridique ; mais les effets définitifs de cette capacité sont subordonnés à la naissance, avec vie et viabilité. Il en est ainsi, notamment, au point de vue des qualités requises pour succéder et pour recevoir par donation ou par testament.

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