‹ Le Larousse pour tousChapitre 27 sur 979 · LEC · texte numérisé non relu

LEC

Leconte de Lisle [li-ie] (Charles-Marie Le-

conte, dit), poète français, né à l'île Bourbon, m. à Louveciennes (1818-1894) ; auteur des /' barbares, des Poèmes antiques et des Erinnyes. Il a donné des traductions pittoresques et fidèles d'Homère, de Sophocle, de Théocrite.

Comme poète, ses traits principaux sont l'impcrsonnalité, une exactitude érudite, le culte de la forme. Ses vers laissent paraître un pessimisme hautain et les révoltes d'un cœur qui affecte la sérénité. Il est le maître des parnassiens.

Le Coq (Robert), évêque de Laon, né a Montdidier, m.

à Calahorra (1310-1368). Député aux états généraux de 1356, il fut l'auxiliaire de Charles, le mauvais génie d'Etienne Marcel.

Lecoq de Boisbaudran (Paul-Emile), chimiste français, né à Cognac en 1838. On lui doit la découverte du gallium.

Lecourbe (Claude-Jacques), général français, né à Ruffey (Jura), m. à Belfort (1759-1815). Il se distingua en Suisse contre Souvarov. Son amitié avec Moreau lui valut d'être destitué par Bonaparte.

LéCOUSSe, comm. d'IUe-et-Vilainc, arr. et à 2kil.de Fougères; 1.470 h.

Lecouvreur (Adrienne), tragédienne française, née à Damery, près d'Epernay (Marne), ni. à Paris (1692-1730). Elle fut intimement liée avec lemaréchal de Saxe et mourut dans des circonstances restées mystérieuses : le bruit courut qu'elle avait été empoisonnée par la duchesse de Bouillon, sa rivale dans le cœur du maréchal.

Elle joua avec naturel et passion les grands rôles de la tragédie classique.

lécrelet [le] n. m. (bàlois leckerli ; allem. leckerlein).

Gâteau qu'on fabrique surtout à Bàle, avec du sucre, de la cannelle, du gingembre.

lecteur, trice [lèk] n.

(lat. lector, trix). Personne qui lit : charmer ses lecteurs. Qui lit à haute voix, devant d'autres personnes : un lecteur infatigable. Dont la fonction est de lire : lecteur du roi.

Lecteur royal, docteur qui enseignait publiquement la philosophie, la tliéologie, etc. Fonctionnaire des universités d'Allemagne, d'un rang inférieur à celui des professeurs. Celui qui lit les pièces ou les manuscrits remis par les auteurs et en donne son avis. au directeur ou à l'éditeur. Correcteur d'épreuves- Pupitre pour la retouche des clichés photographiques. Clerc qui a reçu le plus élevé des quatre ordres mineurs. Avis au lectew, avertissement en tête' d'un livre. Fia, et fam. Avertissement dont il convient de profiter : la mésaventure du voisin est un, avis au lecteur.

lectica [lèk] n. f. (m. lat.). Palanquin, litière,; lit portatif, introduit de l'Orient en Grèce et en; Italie.

lecticaire [Ick-ti-ké-re] n. m. Esclave qui portait la litière.

lectionnaire [lèk-si-o-nè-re] n. m. Livre dans lequel se trouvent les leçons de l'office.

lectisterne [lèk-tis-têr-ne]

n. m. (lat- lectisternium; de lectum, lit, et sternere, couvrir).

Antiq. rom. Rit expiatoire, consistant à dresser dans les temples des tables et des lits où l'on plaçait les images des dieux oour leur servir un festin.

LeCtOUre, ch.-l. d'arr.

/Gers), au-dessus du Gers; ch.

de f. M.; à3okil.d'Auch;4.310h.

Lectourois), Grains, chevaux.

Patrie du maréchal Lannes, du général Subervie. — L'arr. a 5 cant., 72 comm-, 35.420 h. Le cant. a

lecture [lèk] n. f. Action de lire à haute voix t lecture d'un contrat- Action de lire pour soi-même : la lecture est un grand plaisir. Art de lire à haute voix : la lecture s'apprend. Chose qu'on lit : lectures édifiantes. Art de lire : enseigner la lecture aux enfants. Ouvrage lu : choisissez bien vos lectures. Instruction : homme qui a de la lecture. Action de déchiffrer : la lecture d'une partition. Action delire une pièce de théâtre devant les personnes chargées de décider si elle doit être admise. Leçon, cours fait par un particulier. Chacune des discussions auxquelles est soumis un projet de loi dans une assemblée législative, avant d'être adopté. Allus. littér. :

La mère en permettra la lecture à sa fille,

vers de la Métromanie, comédie de Piron. On le cite presque toujours par plaisanterie, quelquefois complètement retourné.

— Encycl. Pédag. La lecture est le premier degréde l'instruction moderne. C'est, de tous, le plus pénible à franchir, étant donné l'âge et la mobilité d'attention de ceux qui s'y essayent. Les méthode» de lecture peuvent se ranger en plusieurs groupes : I» ancienne épellation; 2» nouvelle épellation ; 3» sans epellalion; 4» méthode analytique-synthétique; 5» procédé phonomimique. Dans l'ancienne épellation, on analysait d'abord syllabe par syllabe : exemple, le mot champignon : ce, ache, a, ème. cham. La nouvelle épellation considère d'abord les signes des sons, qu'ils soient représentés par une ou plusieurs 1. ainsi, dans l'exemple donné plus haut, on lu am, cham, etc.; puis directement cham-pi-gnon. On a eu aussi l'idée d'apprendre ses lettres à l'enfant en les lui faisant écrire, et en lui donnant •' OÙ le nom des choses était accompagné d vure qui les représentait, — ce qui donnait l'occasion d'une leçon de choses (méthode analytiquesynthétique). Enfin, la méthode phonomimique consiste à représenter les sons et les articulations par

Armes de Lectoura.

LÉC

des gestes. La lettre X, par exemple, est accompagnée d'une scène représentant des chiens excités par un enfant (xi.xi).

léCyth.6 n. m. (du gr. Uhuthos). Antiq. gr. Vase à long col, à anse et à panse cylindrique, généralement orné de peintures et destiné à contenir de l'huile ou des parfums.

lécytïlis [tiss] n. m. Genre de myrtacées, des régions tropicales d'Afrique et d'Amérique, dont le fruit est une grosse capsule à parois épaisses s'ouvrant à la maturité par un opercule situé au sommet, ce qui leur fait donner le nom de marmites de singe.

Leczinski ou mieux Leszczynski, famille

polonaise à laquelle appartenaient le roi de Pologne Stanislas et la reine de France Marie, femme de Louis XV.

Léda, femme de Tyndare, aimée de Jupiter, qui prit la forme d'un cygne pour lui plaire; mère de Castor et de Pollux, d'Hélène et de Clytemnestre (Myth.).

Léda, tableau du Corrège (Berlin); — de Ricsener (1855); — de Paul Baudry (1857). Ces tableaux sont remarquables par l'exécution.

Le Dain ou Le Daim [din]

(Olivier Necrer, dit), barbier et confident de Louis XI, qui lui confia d'importantes missions, né à Thielt, près de Courtrai ; après la mort du roi, le Parlement le condamna à être pendu à Paris

Le Dantec (Félix), biologiste français, né à Plougastel-Daoulas en 1869, auteur de : Théorie nouvelle de la vie, etc.

Lede, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost) ; 6.04-0 h. Dentelles ; fabriques de tissus.

Ledeberg, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand), sur l'Escaut; 13.980 h. Fabriques de produits chimiques, pépinières; filatures.

Ledeghem, comm. de Belgique ( Flandre-Occidentale, arr.

de Roulers), sur la Heule ; 3.600 h.

Toiles.

Ledergues, comm. de fa-

veyron, arr. et à 30 kil. de Rodez ; 2.240 h.

Lederzeele, comm. du Nord, arr. et à 20 kil. de Dunkerque, nonloindel'Aa; 1.41-0 h.

Ledesma (Alonzo de), poète espagnol, né à Ségovie (1562-1632); auteur des Conccptos spirituelles, allégories affectées qui contribuèrent à la décadence de la poésie espagnole.

Lédignan, ch.-l. de c. (Gard), arr. et à 17 kil. d'Alais, entre le Vidourle et le Gard; 790 h. — Le cant. a 12 comm. et 4.560 h.

lédon n. m. ou lède n. f. Genre d'éricacées, voisin des rhododendrons.

— Encycl. Les lédons ont des feuilles coriaces, persistantes, couvertes en dessus d'un duvet cotonneux et roussàtre. On en connaît un petit nombre d'espèces des régions boréales, quelquefois cultivées dans les jardins. Le lédon des marais, vulgairement « romarin sauvage », habite les régions marécageuses du nord de l'Europe; on l'emploie parfois pour aromatiser la bière. Le lédon à larges feuilles d'Amérique (thé du Labrador) est employé en guise de thé.

Lédonien, enne [ni-in, è-ne] (de Ledo, onis, Dom latin de Lons-le-Saunier), habitant ou originaire de Lons-le-Saunier : les Lédoniens. Adjectiv. : industrie lédonienne.

Ledrain (Eugène), orientaliste et littérateur français, né à Sainte-Suzanne en lïi44, auteur d'une traduction de la Bible, d'une Histoire de la Bible.

Ledril (Philippe), habile physicien et prestidigitateur français, dit Cornus, né et m. à Paris (1731- 1807).

Ledru-Rollin (Alexandre- Auguste), avocat et homme politique français, né à Paris, m. à Fontenayaux-Roses (1807-1874) ; membre du gouvernement provisoire en 1848, exilé après les journées de Juin. Il fut un des promoteurs du suffrage universel.

Le Duchat [cha] Jacob), philologue et critique français, né à Metz, m à Berlin (1658-1735).

Lee [H] (Frédéric -Richard), peintre anglais, né à Barnstaple, m. au Cap 1799- 1879). On lui doit des paysages remarquables.

Lee [II] (Robert-Edward), général américain , né à Strasford, m. à Lexington (1807-1870), commandant en chef des armées du Sud pendant la guerre de Sécession. Stratégiste remarquable, il fit dans Richmond une merveilleuse défense contre Mac- Clellan et remporta les victoires de Frederiksburg (1862) et de Chancellorsville (1863).

LeedS [Itclss], v. d'Angleterre (comté d'York), sur l'Aire, affl. de l'Ouse ; 429.000 h. Commerce très important de laines, draps, easimirs, tapis, couvertures; usines métallurgiques ; tissage et bonneterie; fabrique de chaussures.

Leefdael, comm. de Belgique (Brabant, arr. ie Louvain); 2.080 h.

Leek, v. d'Angleterre (Stafford) ; 15.500 h. Soieries, fabriques de Doutons.

Leemes, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi), près de la Sambre; 1930 h.

Leers, comm. du Nord, arr. et à 13 kil. de Lille ; 4.220 h. Velours.

Leest, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Ma- Unes), sur la Senne ; 1.620 h.

LeeUWarden [Ult-Var-dèn], v. des Pays-Bas, ch.-l. de la Frise, sur l'Ee; 32.000 h. Commerce important de bestiaux, fromages, beurres et grains.

LeeUW-Saint-Pierre, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles); 7.V00 h. Distilleries,

filatures.

Le Faure f/d-re] (Amédée), publiciste français, né et m. à Paris (1838-1881). On lui doit une IJisloire de ta guerre franco-allemande.

Lefebvre [fè^ore] (Tannegui), érudit français, né à Caen, m. à Saumur (1615-1672); auteur de nombreuses éditions d'auteurs grecs et latins, père de Mm» Dacier.

Lefebvre [fè-vre] (François-Joseph), duc de Dantzig, maréchal de France, né à Rouffach, m. à Paris (1755-1820). Il était fils d'un meunier, s'enrôla dans les gardes françaises, se distingua à Fleurus, et prit brillamment Dantzig en 1807. Il avait conservé à la cour de Napoléon un langage trivial de

Ledru-Rollin.

François-Joseph Lefebvre.

Leda, d'après le Corrège,

soldat, mais de hautes qualités de désintéressement et d'humanité. — Sa femme, Catherine, ancienne blanchisseuse de sa compagnie, fort honnête femme au langage énergique et franc, fut popularisée par le théâtre sous le nom de Madame Sans-gêne.

Lefebvre (Théophile).

voyageur français, né a Nantes, m. à Paris (1811-1859), explorateur du Tigré.

Lefebvre (Jules-Joseph), peintre français d'histoire et de portrait, né à Tournan en 1836. Ses œuvres valent par la justesse du coloris et la délicatesse de la touche. Citons, parmi les plus remarquables -.

LadgGodiva, Pandore, Fiammetta, etc.

Lefebvre (charies-

Edouard), compositeur français, né à Paris en 1843, musicien au talent délicat et fin, auteur de Djelma, Judith, Eloa.

Lefebvre-Desnouettes[/é-rre-rfè-)iou-é-te],

général français, né à Paris (1773-1822). Il se distingua à Waterloo. Réfugié en Amérique après le retour des Bourbons, il périt dans un naufrage.

Lefèvre d'Etaples (Jacques), philologue et théologien calviniste français, né à Etaples, m. à Nérac (1455-1537). On lui doit la première traduction complète de la Bible en français.

Lefèvre - PontaliS ( Germain - Antonin ) , homme politique et publiciste français, né et m. à Paris (1830-1903), membre de l'Académie des sciences morales. — Ses fils, Germain, né à Paris en 1860, et Eugène, né à Paris en 1802, se sont distingués l'un comme diplomate et historien, l'autre comme archéologue.

Lefflnghe, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale) ; 1.930 h. Tanneries.

Lefini, affl. du Congo (r. dr.), né sur le plateau d'Abonia; 250 kil.

Le F1Ô (Adolphe-Emmanuel-Charles), général français, né à Lesneven, m.

à Néchoat (1804-1887). Il fut banni au 2-Décembre. En 1870, il fut ministre de la guerre du gouvernement de la Défense nationale. Ambassadeur à Saint-Pétersbourg et très aimé du tsar, il utilisa, en 1875, ses relations intimes avec le souverain pour neutraliserla politique agressive deBismarck contre laFrance.

Leforest, comm. du Pas-de-Calais, arr. et a 38 kil.

de Béthune ; 2.240 h. Ch.

de f. N. Houille.

Lefort [for] (François), général et amiral au service de la Russie, né à Genève, m. à Moscou (1656-1699); favori de Pierre le Grand, qu'il aida dans son oeuvre de réorganisation de la Russie.

Lefranc (Abel), historien français, né à Elincourt-Sainte-Marguerite en 1863 ; auteur de l'Histoire du Collège de France et de nombreux travaux sur l'humanisme.

Le Franc de Pompignan. v. pompignan.

Lefuel (Hector-Martin) architecte français, né à Versailles, m. à Paris (1810-1881). Il fut chargé

Le Flô.

LÉG

d'achever le nouveau Louvre, à la mort de Visconti (1854).

légal, 6, aux adj. 'lat. legalis; de lex, legis, loi). Réglé par la loi ; qui est selon la loi : voie légale; incapacité légale. Assassinat légal, exécution à mort faite dans les formes juridiques, mais injustement. Pays légal, ensemble des personnes qui exercent les droits politiques dans un pays non doté du suffrage universel. Médecine légale, application de la science médicale aux questions juridiques. N. m. Ce qui est légal : l'équitable diffère souvent du légal. Ant. Illégal, arbitraire.

légalement [man] adv. Suivant les lois : poursuivre légalement l'accomplissement des réformes.

légalisable;«-i/e] adj. Qui peut être légalisé.

légalisation [za-si-on] n. f. (de légal). Déclaration par laquelle un fonctionnaire public, déterminé par la loi, atteste la vérité d'une signature apposée à un acte, afin qu'on puisse y ajouter foi partout où il sera produit.

— Encycl. Les actes des sous-préfets et des maires sont légalisés sans frais par le préfet, ceux des agents inférieurs par le préfet ou les sous-préfets. La légalisation doit avoir lieu sans frais.

Les extraits d'actes de l'état civil sont légalisés par le président du tribunal de première instance, que l'acte ait été délivré par le maire ou par le greffier du tribunal. Les actes de l'état civil peuvent aussi être légalisés par le juge de paix lorsqu'ils sont délivrés hors du canton chef-lieu d'arrondissement. 11 est alloué aux greffiers de justice de paix une rétribution de 25 centimes pour chaque légalisation. Néanmoins, cette rétribution n'est pas exigée si l'acte, la copie ou l'extrait sont dispensés du timbre.

On doit soumettre à la formalité de la légalisation ; 1» tous les actes des notaires dont la résidence est au chef-lieu d'une cour d'appel, lorsque ces actes doivent être produits hors du ressort de la cour ; 2° tous ceux des autres notaires lorsqu'il y a lieu d'en faire usage hors de leur département.

La question de savoir si les maires ont le pouvoir de légaliser les signatures apposées par des habitants de leurs communes sur des actes sous seing privé, étrangers à l'administration publique, est controversée.

Quoi qu'il en soit, la légalisation par les maires ne saurait donner aucune authenticité aux actes, qui conservent, quoique légalisés, leur nature d'actes sous seing privé.

A l'appui d'une signature à légaliser, les maires et commissaires de police à Paris exigent le concours de deux témoins patentés.

Enregistrement et timbre. Les légalisations de signatures d'officiers publics sont exemptes de l'enregistrement. Cette exemption s'applique aux légalisations par les maires des signatures des particuliers.

Le défaut de légalisation ne nuit pas à la validité de l'acte, mais la partie contre laquelle l'acte non légalisé est invoqué est autorisée à en faire suspendre l'exécution.

légaliser [se] v. a. Certifier l'authenticité de : légaliser une demande. Rendre légal : légaliser une mesure.

légalité n. f. Qualité de ce qui est légal : contester la légalité d'un acte. Cercle des choses prescrites par la loi : rester dans la légalité. Ant. Arbitraire.

légat [gha] n. m. (du lat. legalus, envoyé). Ambassadeur du souverain pontife. Fonctionnaire autrefois chargé par le pape du gouvernement d'une province des Etats de l'Eglise. Légat a latere, cardinal chargé par le pape d'une mission spéciale, le plus souvent temporaire. Chez les Romains, commissaire du sénat ; délégué d'un proconsul; délégué de l'empereur dans les provinces.

légataire [tè-re] n. (du lat. legare, léguer). A qui l'on fait un legs Légataire universel, celui à qui le testateur a légué l'universalité de ses biens disponibles. V. LEGS.

Légataire universel (le), comédie en cinq actes et en vers, de Regnard, œuvre amusante, où le fourbe Crispin, teste, à la place de son maître le vieux Géronte, en faveur d'Eraste, de Lisette et de lui-même (1708). — De cette comédie Jules Adenis et Eug. Bonnemère ont tiré un livret d'opéra-comique en trois actes, musique de Pfeiffer (1901).

légatine n. f. Etoffe mêlée de soie et de laine.

légation [si-on] n. f. (lat. legatio). Charge de légat, dans les anciens Etats de 1 Eglise. Durée des fonctions d'un légat. Etendue de pays soumise à un légat- Diplom. Droit de légation, droit, pour un Etat, d'envoyer des ministres qui lui servent d'intermédiaires dans ses rapports avec les autres Etats. Mission entretenue par un gouvernement auprès d'une cour où il n'y a pas d'ambassade : à la tête de la légation est un ministre plénipotentiaire. Hôtel de cette mission : aller à la légation de Suéde. N. f. pi. (avec une majuscule), nom du Bolonais et du Ferrarais, quand ils faisaient partie des Etats de l'Eglise.

— Encycl. Tous les Etats souverains et indépendants ont l'exercice du droit de légation. En général, tous les Etats ont près de chaque puissance un représentant unique ; mais, par des motifs d'économie, une même personne peut représenter plusieurs Etats près d'un même gouvernement.

legatO [lé] adv. (adj. ital. signif. lié). Terme musical, indiquant qu'il faut lier sans interruption les notes d'un morceau ou d'un passage.

légatoire adj. (lat. legatorius). Se disait des provinces romaines gouvernées par un légat.

Légé, ch.-l. de c. (Loire-Inférieure), arr. et à 40 kil. de Nantes, au-dessus de la Logne ; 4.410 h. Corderies. — Le cant. a 4 comm., et 9.350 h.

lège adj. (du holl. leeg, vide). Se dit d'un navire qui n'a pas sa charge complète.

légendaire [ian-de-ré] n.. m. Auteur de légendes : les légendaires so7it crédules. Recueil de légendes : feuilleter un légendaire. Adjectiv. De la nature des légendes : les aventures légendaires des paladins de Charlemagne.

légende [jan-de] n. f. (du lat. legenda, choses à lire). Vie des saints : ce nom n'est pas dans la légende. Récit où l'histoire est défigurée par des traditions : la légende de Barbe-Bleue. Inscription placée sur une médaille, une pièce de monnaie, etc. Explications

A. -M. Legendre.

LÉG

jointes à un dessin pour en faciliter l'intelligence : la légende d'une carte, d'un plan. Mot. phrase sous un •dessin : les spirituelles légendes deGavarni, de Cham.

— Encycl. Bist. littér. On a donné d'abord le nom de légendes aux vies des saints, qui devaient être lues (lege?idse) dans les couvents. La Légende dorée de Jacques de Voragine est un recueil de Vies de saints. Dans un autre sens, le mot légende s'applique à tout récit non authentique qui est ou qui se donne pour être fondé, en partie tout au moins, sur la réalité des faits. Les poèmes mythiques des peuples septentrionaux [sagas), les chansons de geste françaises, les romans de chevalerie, ont pour substance la légende. La légende est le plus souvent le produit inconscient de l'imagination des masses populaires. — On a dit, non sans paradoxe, que la légende était plus vraie que l'histoire : dans les périodes lointaines ou obscures, elle la supplée ou la complète ; dans les autres, elle l'éclairé ou la symbolise.

Légende des siècles [la), un des chefs-d'œuvre poétiques de Victor Hugo (1839-1883). C'est une prodigieuse épopée, évoquant clans leur infinie variété la figure des siècles disparus. Certaines pièces (la Conscience, Booz endormi, le Mariage de Roland, l'Aigle du casque, Eviradnus, etc.), sont parmi les plus belles pages de la poésie française.

Légende dorée, nom sous lequel on désigne le vaste recueil de Vies des saints composé au xvc siècte par le dominicain Jacques de Voragine.

Legendre [jan-dre]

('Louis), fameux démagogue et conventionnel, né à Versailles, m. a Paris (1752-1797).

Il était boucher lorsque la Révolution éclata. Il fut. au 9-Thermidor. un des ennemis les plus' acharnés de Robespierre.

Legendre (Adrien -Marie1, géomètre français, né à Paris" m. a Auteuil (1753-1834). On lui doit d'admirables travaux de mécanique.

lege, quaeso, mots lat. signif. : Lisez, je vous prie Formule que les élèves inscrivent en tête de leur copie, lorsqu'ils désirent qu'elle soit lue par le professeur.

léger [je], ère adj. (lat. pop. leviarius; de levis). Qui ne pèse guère : l'aluminium est un métal relativement très léger. Qu on remue aisément: terre légère. Facile à ..gérer : aliment léger. Qui a peu de force: thé, vin léger. Frugal : rejias léger. Dispos : se sentir léger. Vif , agile: danse légère. Délicat : touche légère. Svelte, gracieux : la flèche de la Sainte-Chapelle est très légère. Fig. Aisé à supporter : peines légères. Inconstant, frivole, volage : un amant léger Peu sévère au pointde vuedes mœurs : femme légère. Sans réflexion : appréciation fort légère. Inconsidéré, étourdi : propos léger. Grivois, un peu risqué : une anecdote légère. Peu important : faute légère. Peu grave : recevoir une blessure légère. Superficiel : esprit léger. Sommeil léger, que ie moindre bruit interrompt. Poésies légères, sur des sujets peu importants : les poésies légères d'Horace. Troupes légères, les moins pesamment armées ; celles qui ne font que harceler l'ennemi. Aroir la main légère, être prompt à frapper et, en parlant d'un chirurgien, opérer adroitement. Que la terre lui soit légère, formule d'inscription tumulaire , empruntée aux anciens. V. Sit tibi terra levis. N. m. Genre léger ; ce qui est léger. N. m. pi. Menues bâtisses de plâtre. A la légère loc. adv. Légèrement: fitre vêtu d la légère. Inconsidérément : entreprendre une chose à la légère. Ant. Lourd, pesant.

Léger [je] (Louis), littérateur et historien français, membre de l'Institut, né à Toulouse en 18*3, auteur d'études remarquables sur les peuples et les littératures slaves.

Léger [je] (saint), évêque d'Autun, né à Autun (616-678), ministre de Childéric II et principal conseiller de la régente sainte Bathilde, pendant la minorité de Clotaire III, à la mort duquel il appela au trône de Neustrie Childéric II, roi d'Austrasie, et fit enfermer à Luxeuil son rival Ebroïn. Après une paix éphémère, la lutte reprit plus violente que jamais; saint Léger eut les yeux crevés par ordre de son rival Ebroïn, et fut assassiné près d'Arras. Fête le 2 octobre.

légèrement [man] adv. D'une façon légère. Sans appuyer : marcher légèrement. Inconsidérément: agir, parler légèrement. Ant. Lourdement.

légèreté n. f. Qualité de ce qui est peu pesant: la légèreté de la plume. Caractère de ce qui est peu important : la légèreté d'une faute. Qualité de ce qui est délicat, svelte : légèreté d'une colonne. Agilité : légèreté du cerf . Fig. Irréflexion: légèreté de caractère. Imprudence : légèreté de conduite. Légèreté de main, adresse manuelle. Ant. Lourdeur.

leggiero [lè-dji-é] adj. Musiq. Mot italien signifiant léger, et indiquant que l'exécution d'un passage doit se faire avec légèreté.

leggin [lè-ghin] n. f. (m. angl.). Guêtre ou jambière, et spécialem., jambière de joueur de cricket.

leghom n. m. (n. angl. de Lirourne). Nom donné à des gallinacés originaires de l'Europe méridionale, et qui sont particulièrement estimés en Angleterre et en Amérique. (Ce sont des volailles alertes, vives, mais qui, quoique bonnes pondeuses, sont peu estimées en France à cause de la couleur jaunâtre de leur chair.)

légiférer [r<f] v. n. (du lat. legifer, des lois. — Se conj. comme accélérer.) lois : la manie de légiférer.

légile [ ji-le] n. m. (lu lat. légère, lire1. Liturg. Pièce d'étoffe dont on couvrait le pupitre sur lequel on chante l'Evangile aux messes solennelles.

légion n. f. (lat. legio). Chez les Romains, corps de Iroupcs qui fut d'environ 0.000 hommes SOUS César et sous l'empire : la légion romaine était plus mobile que la phalange grecque. Aujourd'hui, corps de gendarmerie composé, d un certain nombre de brigades. Par ext. Grand nombre d'êtres vivants : des légions de moustiques volent au-dessus des marécages. Légion étrangère, troupe créée en 18.15 en Algérie et composée d'étrangers entrant au service de la France. Légion d'honneur, ordre civil et militaire.

qui porte Faire des

Croix de ta Légion d'honneur.

l'intpie de la Légion d'honneur.

Ai lus. msT. V. Varus. Ai.i.us. i.itt. I Je m'appelle légion, réponse faite à Jésus par un démoniaque qui

le suppliait. (Jésus le délivra en faisant passer les esprits impurs dans les corps d'un troupeau de porcs.) Se rappelle à propos de tout ce qui est un en apparence, mais en réalité multiple.

— Encycl. Antiq. L'effectif de la légion, de 4.500 hommes au temps de Polybe, fut sous César et pendant l'empire de G. 000 hommes, répartis eu 10 cohortes de 3 manipules. Chaque manipule, divisée en 2 centuries, avait ses enseignes. Sous la république, des tribuns, deux à deux, pendant deux mois, commandaient la légion. Sous l'empire, le commandement devint stable; un légat fexerça, assisté d'un état-major. Après lui venaient six tribuns, un préfet du camp, cinquante-neuf centurions et autant d'options ou lieutenants, des sous-ofliciers, des médecins, des vétérinaires, des musiciens, des ouvriers, des comptables. Les légions étaient, sous Trajan, au nombre de trente.

Légion d'honneur (ordre national de la), ordre français, créé par la loi consulaire du 29 floréal anX (19 mai 1802) pour récompenser les services militaires et civils.

Réorganisé en 1816 et en 1852.

Le président de la République est grand maître de l'ordre, qui est administré par un grand chancelier et un conseil de l'ordre. Cinq classes : chevaliers, officiers, commandeurs, grands officiers, et grands-croix. Ruban rouge. La décoration est une étoile à cinq branches doubles, surmontée d'une couronne de laurier; l'étoile, émaillée de blanc, est en argent pour les chevaliers et en or pour les officiers, commandeurs , grands officiers et grands-croix. Les chevaliers portent la décoration sur le coté gauche de la poitrine; les officiers à la même place, mais le ruban est orné d'une rosette; les commandeurs portent la décoration en sautoir; les grands officiers portent sur le côté droit une plaque ou étoile a cinq rayons diamantée et, en outre, la croix d'officier; les grandscroix portent en écharpe un large ruban moiré rouge, au bas duquel est suspendue la décoration; ils portent en outre une plaque semblable à celle des grands officiers, mais sur le côté gauche de la poitrine.

Les propositions sont faites par les ministres pour les candidats relevant de leurs départements, par le grand chancelier poulies anciens fonctionnaires et les militaires rayés des contrôles de l'activité. Le conseil de l'ordre vérifie si les nominations proposées sont faites en conformité des lois et règlements.

En temps de paix, pour être admis dans la Légion d'honneur, il faut avoir exercé pendant vingt ans, avec distinction, des fonctions civiles ou militaires. Nul ne peut y être admis qu'avec le premier grade de chevalier. Pour être promu à un grade supérieur, il est indispensable d'avoir passé dans le grade inférieur, savoir : pour le grade d'officier, quatre ans dans celui de chevalier; pour le grade de commandeur, deux ans dans celui d'officier ; pour le grade de grand officier, trois ans dans celui de commandeur ; pour le grade de grand-croix, cinq ans dans celui de grand officier. En temps de paix comme en temps de guerre, les actions d'éclat, les services exceptionnels de tout genre, diïment motives, peuvent dispenser de ces conditions, mais, sous la réserve expresse d» ne franchir aucun grade.

La qualité de légionnaire ne devient définitive que par la réception.

La qualité de membre de la Légion d'honneur se perd par les mêmes causes que celles qui font perdre la qualité ou suspendre les droits de citoyens français. Le chef de l'Etat peut, en outre, suspendre en tout ou partie, l'exercice des droits et prérogatives, ainsi que le traitement attaché à la qualité de légionnaire, et même exclure de la Légion, soit après une condamnation prononcée par les tribunaux correctionnels, soit après la constatation d'actes contraires à l'honneur.

Il est perçu à titre de droit de chancellerie, par brevet de chevalier, 23 francs ; d'officier, 50 francs ; de commandeur, 80 francs : de grand officier, 120 francs ; de grand-croix, 200 francs. En outre des droits de chancellerie, les membres de l'ordre doivent acquitter le prix de leurs insignes : croix de chevalier, 12 francs ; d'officier, 67 fr. 50 ; de commandeur, 149 francs ; plaque de grand officier, 58 francs : grand-croix (sans plaque), 240 francs. Les sous-ofliciers et soldats sont exonérés des droits de chancellerie.

Légion d'honneur (maisons d'éducation de la), instituées par un décret daté de Schœnbrunn le 15 décembre 1805 et destinées à l'éducation des tilles des membres de la Légion d'honneur. La première fut établie au château d'Ecouen en 1807. avec Mmc Campan comme directrice- Une seconde fut organisée, en 1809, dans l'ancienne abbaye de Saint Denis ; d'autres encore furent fondées en 1810. mais seules les maisons de Saint-Denis et les deux succursales d'Ecouen et des Loges ont subsisté. Ces trois maisons sont placées sous la surveillance du grand chancelier. La plupart des élevés sonl admi ses gratuitement, après examen, en leur qualité de tilles des légionnaires sans fortune, ayant an moins le grade de capitaine en activité de service ou une situation civile équivalente. L'âge d'admission - I (h- ri a 12 ans. La maison de Saint De. par une sous-intendante. A la succursale des Loges sont admises les filles de légionnaires, depuis le grade de soldat jusqu'à celui de capitaine.

Légion d'honneur ijialais de la), élégant édifice bâti de 17X2 a 1789 à Paris, sur la rive gauche de la Seine, par Rousseau, pour le comte de Salm Kyr . habité ripes Thermidor par >!""■ de Staël, acheté en 1804 par la Légion d'honneur, oui L'affecta à l'administration et à la résidence des grands , hanceliers. Incendié pendanl la Commune, il a été nuit sur les mêmes plans par Mortier.

Légionnaire romain.

LEG

légionnaire [ji-o-nè re] n. m. Soldat d'une légion romaine. Soldat do la légion étrangère. Membre 'le la Légion d'honneur.

legiS [//«(] adj. t. Se dit d'une sortede soie qu'on tire de Perse : des suies légis.

législateur , trice

jis-lu) n. et adj. Qui donne

des lois à un peuple : /.(/< argue fat le législateur de

Sparte. Fig. Personne qui trace les règles d'une science, d'un art: le législateur du Parnasse N. m. Pouvoir public qui a mission de faire des lois. La loi en général : le législateur n voulu que... Chacun des membres de ce pouvoir.

législatif, ive [jis-la] adj. Qui fait des lois: Assemblée législative, (V. assemblée.) Qui a rapport à

la loi : acte législatif. Qui a le droit de faire des lois : pouvoir législatif. Corps législatif, corps politique institué en 1852, dissous lé 4 septembre 1870.

législation [jU-la-sUon] n. f. (du lat. lex, legis, loi, et la tus, porté). Droit de faire les lois. Corps des lois d'un pays: la législation française a été profondément remanier après la Révolution. Science des lois: cours de législation.

législativem'ent [ y/s /u. man] adv. Par la législation. Au moyen d'une loi.

législature [jis-la] n. f. Durée du mandat d'une assemblée législative. Assemblée législative et, spécialem., parlement local de chacun des Etats- Unis.

légiste [jis-te] n. m. (du lat. 1er, legis, loi). Celui qui connaît ou étudie les lois. Nom donné aux conseillers des rois capétiens qui s'attachèrent à développer l'absolutisme royal, en s'appuyant sur la loi romaine pour combattre la féodalité : Nogaret fut le principal des légistes de Philippe le Del.

— Encycl. On désigne par le nom de légistes [legisUe) les jurisconsultes du moyen âge qui, s'élant livrés à l'étude du droit romain, aidèrent le plus activement la royauté à reconstituer la souveraineté à son profit, â rencontre de la puissance féodale. Les légistes firent appel en même temps au principe supérieur de l'intérêt public, dont le roi étaiteomme le représentant. Ce lut surtout Philippe le Bel qui s'entoura de conseillers choisis parmi les légistes : Pierre Flote, Guillaume de Nogaret, Pierre Dubois, Guillaume de Plasian, plus tard Enguerrand de Marigny. Les légistes exploitèrent de plusieurs manières les principes mêmes du droit féodal au profit du roi et donnèrent habilement aux conflits qui s'élevèrent la forme contentieuse : certaines prérogatives féodales furent attribuées au roi, en sa qualité de souverain fie/feux du royaume. Grâce à eux, la reconstitution de l'autorité royale se trouva à peu près achevée à la fin du XV siècle.

légitimaire [mè-re] adj. Dr. Qui appartient à la légitime : droits légitimaires.

légitimation [si-on] n. f. Action de légitimer. Acte par lequel on rend légitime un enfant naturel.

— Encycl. La légitimation s'opère sans formalité, par le mariage des père et mère de l'enfant; mais il faut que ceux-ci 1 aient légalement reconnu avant leur mariage, ou qu'ils le reconnaissent dans l'acte de célébration de ce mariage. La légitimation des enfants issus d'un commerce incestueux ou adultérin est autorisée sous certaines conditions.

La légitimation peut avoir lieu même en faveur des enfants décédés qui ont laissé des descendants. En ce cas, elle profite à ces descendants.

L'enfant légitimé par mariage subséquent a le mêmes droits'que s'il était né de ce mariage- Néanmoins, il ne peut rien prétendre dans les successions ou autres droits ouverts même depuis sa naissance, mais avant sa légitimation ; ces droits, irrévocablement acquis à d'autres, ne sauraient leur être enlevés.

légitime adj. (lat, legitimus). Qui aies qualités requises par la loi : autorité légitime. Se dit de l'union conjusale consacrée par la loi et des enfants qui en naissent : mariage légitime; enfants légitimes. Juste, équitable : demande légitime. Qui se fait régulièrement et naturellement : tirer d'un fait les cor séquences légitimes. Légitime défense, droit de se défendre contre un agresseur, sans égard aux conséquences qui peuvent en résulter pour ce dernier. (V. défense.) Substantiv. Pop. Mari, femme : voici ma légitime. N. m. Ce qui est légitime : le légitime ne se confond ]>as toujours avec le légal. N. f. Portion que la loi assurait aux enfants sur les biens du père et de la mère. (Auj., on dit réserve.) Ant. Illégitime.

légitimé, e adj. et n. Qui bénéficie d'une légitimation : fils légitimé.

légitimement [man] adv. Conformément à la loi, à l'équité : fortune légitimement acquise. Ant. Illégitimement.

légitimer [mé] v. a. Conférer légalement à un enfant naturel les droits des enfants légitimes. Faire reconnaître pour authentique un pouvoir, un titre, etc. : faire légitimer ses litres. Justifier : rien ne légitime une mauvaise action.

légitimisme [mis-me] n. m. Opinion des légitimistes. (Peu ns.i

légitimiste [mis-té] n. et adj. Qui défend lo principe de la dynastie légitime, les droits de la naissance an trône : le parti légitimiste français.

légitimité n. f, Qualité de ce qui est légitime: contester la légitimité d'un droit. Etat d'un enfant légitime. Hérédité de la royauté par droit de naissance ■ partisan de la légitimité. Ant. Illégitimité.

LegnagO, v. forte d'Italie (prov. de Vérone), sur l'Adige; 16.000 h. Huile de ricin.

Legnano, v. d'Italie (prov. de Milan), sur l'Olona ; 25.0(10 h. Huile d'olive; filature de coton. Vie toire des Milanais sur Frédéric Barberousse en H7ti.

Le Gofflc (Charles), écrivain fram i Lannion en 186J; auteur de romans et de i inspirés par la nature et l'âme bretonnes.

Le Gonidec I ean-Fran rivafo

français, ne au l'on. put I "i. a Paris

LEG

LEK

E. Legouv

(1775-1838). Il n'a cessé de poursuivre l'épuration et la vulgarisation de la langue bretonne.

Legouvé (Gabriel-Marie-Jean-Bapti»te), poète

français, né à Paris, m. à Montmartre (1764-181Î), membre de l'Institut, auteur du poème le Mérite des femmes.— Son (ils Ernest, né et m. a Paris (1802-1903), auteur dramatique et littérateur français, auteur de Advienne Lecouvreur, de l'Art de la lecture, Soixante ans de souvenirs, etc. C'était un écrivain plein de goût et de correction, conférencier et liseur hors ligne.

Legrand i Emile), savant français, né à Fontenay-le-Marimon, m. à Paris (1841-1903;. Il s'était spécialisé dans l'étude du grec médiéval et moderne.

Legrand (Pierre), avocat et homme politique français, né à Mlle, m. à Paris (1834-1895); fut ministre du commerce en 1882, puis en 1888.

Legrand d'AUSSy (Pierre-Jean-Baptiste), jésuite français, né à Amiens, m. à Paris (1737-1800). 11 a donné un choix de fahleaux, qui ont contribué à répandre le goût de la littérature du moyen âge.

Legrand du Saillie (Henri), médecin aliéniste français, né à Dijon, m. à Paris (1830-1880).

LegraS [gra] 'Louise de Marillac, dame), née et m. à Paris (1591-1002) ; fondatrice avec saint Vincent de Paul et première directrice des Sœurs de la charité.

Legros (Alphonse), peintre, sculpteur et graveur français, né à Dijon en 1837, connu surtout comme graveur.

legs [lé] n. m. (pour lais; de laisser, sous l'influence du lat. legatum, chose léguée). Don fait par testament : accepter, faire un legs. Disposition faite par testament au bénéfice d'un individu ou d'une personne collective.

— Encycl. L'acceptation d'un legs est toujours présumée, et la renonciation doit être expresse.

Le Code civil distingue et réglemente trois espèces de legs : le legs universel, le legs à titre universel et le legs à titre particulier .

Legs universel. Un legs est universel toutes les fois qu'il donne au légataire un droit éventuel à la totalité des biens que laissera le testateur au jour de son décès.

Le légataire universel acquiert la propriété de chacun des biens laissés par le défunt : la propriété absolue et exclusive quand il succède seul, la propriété indivise quand il concourt avec un héritier réservataire. Si, après le décès du testateur, le légataire universel se trouve en présence d'héritiers réservataires, il est obligé de leur demander la délivrance des biens ; au contraire, s'il n'y a aucun héritier à réserve, il est saisi de plein droit des choses léguées. Toutefois, lorsque le testament est olographe ou mystique, comme il n'a point par luimême de force exécutoire, le légataire universel doit se faire envoyer en possession, par ordonnance du président du tribunal du lieu de l'ouverture de la succession.

Il a trois actions pour entrer en possession de ces biens : 1° une action en partage de la succession, lorsqu'il est dans l'indivision avec un héritier réservataire (v. partage) ; 2» une action en revendication contre les tiers possesseurs de choses faisant partie de la succession ; 3» une action personnelle à l'effet de poursuivre les débiteurs du défunt. 11 a la jouissance des intérêts et des fruits de la chose léguée ; il est tenu au payement des dettes et des legs particuliers.

Legs à titre universel. Le legs est à titre universel lorsqu'on lègue soit une fraction des biens dont la loi permet de disposer, telle qu'une moitié, un tiers ; soit tous les immeubles; soit tous les meubles; soit une fraction de tous les meubles.

Le légataire à titi-e universel acquiert une propriété absolue et exclusive lorsqu'on lui a légué soit tous les immeubles, soit tous les meubles ; une pro-

?riété indivise, lorsque son legs a pour objet une raction soit de tous les biens, soit de tous les immeubles ou de tous les meubles. Il a les mêmes actions que le légataire universel, dans la limite de la fraction de biens qu'il recueille. Il est tenu des dettes de la succession dans les mêmes limites.

Le légataire à titre universel doit demander la délivrance de son legs à ceux qui sont saisis de la succession, c'est-à-dire soit aux héritiers à réserve, s'il y en a, soit au légataire universel, soit, à défaut, aux héritiers al) intestat.

Legs particulier. Toute disposition testamentaire qui ne contient point en elle-même les'earactères distinctifs du legs universel ou du legs à titre universel est forcément un legs particulier. Le legs pur et simple donne au légataire, du jour du décès du testateur, un droit à la chose léguée, droit transmissible à ses héritiers ou ayants cause- Le legs conditionnel ne devient exigible et transmissible qu'au moment de la réalisation de la condition. Le mode de délivrance des legs particuliers est le même que celui des legs à titre universel. Le legs devient transmissible également à la même époque. Mais le legs étant fait intuitu jiersonse ne peut s'ouvrir que dans la personne du légataire. Si ce dernier vient donc à mourir avant le testateur, le legs, n'ayant plus sa raison d'être, devient caduc et reste à la masse de la succession. Les legs particuliers ne contribuant pas aux dettes de la succession, doivent être acquittés sans aucune déduction lorsque, après les dettes payées, il reste assez de biens pour les acquitter tous et chacun intégralement.

Trois actions compétent au légataire particulier pour obtenir ce qui lui a été légué : 1» une action en revendication; 2» une action personnelle ; 3» une action hypothécaire sur tous les immeubles de la succession.

Les intérêts ou fruits delà chose léguée courent au profit du légataire dès le jour du décès, lorsque le te-tateur en a exprimé la volonté, ou lorsqu'une pension ou rente viagère aura été léguée à titre d'aliments.

Legs à l'Etat, aux communes, aux hospices, etc.

Page 1