Diane dur d'hiver
Navettes : 1. 2, 3. A filets de ptebe ; \. A tisser (mécanique).
— Encycl. La navette des tisseurs est un morceau de bois étroit, pointu des deux bouts et en forme de bateau. La cannette ou bobine chargée du til de trame se trouve dans une cavité pratiquée au milieu de la navette. La navette à main lancée par l'ouvrier s'appelle aussi « navette cintrée », parce qu'elle est recourbée à chaque pointe, afin de ne pas heurter les dents du peigne. On distingue encore la » navette à roulettes» et » sans roulettes ■.
La «navette vol;inle », ou « navette droite », est lancée pal une mécanique.
Elle est toujours à roulettes. La « navette à défiler», droite ou cintrée, sert pour les trames qui ne peuvent être tissées par déroulement (laine). La « navette à dérouler », également droite ou cintrée, sert pour les trames qui peuvent être tissées par déroulement [soie). La •• navette double » a deux canettes, portant un til de couleur différente. Dans la « navette à tension rétrograde », le ressort fait faire à la cannette un mouvement rétrograde, toutes les fois que la trame ne l'ait pas de résistance.
navette [vè-te] n. f. (de navel). Espèce de navet sauvage, dont la graine produit une huile propre à l'éclairage. Cette huile elle-même.
— Encycl. La navette ( brassica râpa oleifera ) ressemble assez au colza. Elle a une racine fusiforine, une tige rameuse, qui peut atteindre 1 mètre de haut; ses feuilles sont glabres, ses rieurs odorantes; ses fruits sont des siliques allongées et presque cylindriques, contenant des graines dont on retire environ 33 p. 100 d'une huile, qui, fraîche, peut servir aux usages culinaires, mais que l'on fait servir de préférence à l'éclairage ou pour la préparation des savons. Il existe deux sortes de navette : celle d'été (que l'on sème en avril et juin), et celle d'hiver (que l'on sème en août-septembre). La navette d'hiver est surtout cultivée comme fourrage vert précoce, que l'on coupe au moment de la floraison.
Navez (François-Joseph), peintre belge, né à Charleroi (1787-18(19), élève de David et chef de l'école académique dans son pays.
navicelle [sè-/e] n. f. (lat. navicella). Archiol. Bassin de fontaine antique, en forme de barque.
naviculaire [lè-re] adj. (du lat. nuvicula, nacelle). Qui a la forme d'une nacelle : os naviculaire.
navicule n. f. Genre d'algues diatomées, des eaux douces et salées.
naviforme adj. Oui a la form' d'un bateau.
navigabilité [gha-bi] n. f. Etat d'une rivière navigable. Etat d'un navire lui permettant de tenir la mer.
navigable [gha-ble] adj. Où un bateau peut flotter : fleure navigable. Capable de naviguer : vaisseau non navigable.
navigant [gitan], e adj. Qui navigue : flotte navigante.
navigateur [gha] n. m. (lat. navigalor). Homme qui s'est consacré au métier de la mer : Diaz fut un hardi navigateur. Marin habile dans la conduite d'un navire. Adjectiv. Adonné à la navigation : les Phéniciens étaient un peuple navigateur.
Navigateurs (îles des). V. Samoa.
navigation [gha-si-ori\ n. f. (lat. navigalio). Action de naviguer. Art, science du navigateur : traité sur la navigation. Navigation maritime, voyage sur mer. Navigation fluviale ou intérieure, voyage sur les cours d'eau, fleuves ou lacs. Navigation sous-marine, navigation au-dessous de la surface de la mer. Navigation aérienne, action, art de voyager dans l'air.
— Encycl. L'histoire de la navigation est essentiellement liée à l'histoire de la civilisation humaine et aux découvertes géographiques. En 830 av. J.-C. nous trouvons le périple d'Hannon, en 616 av. J.-C. le périple d'Eudoxe. Le navigateur Pytheas remonte jusqu'en Islande en 330 av. J.-C. Toutes ces navigations se faisaient sans doute à la rame seule. A partir du moyen âge, les progrès de la navigation â voiles permettent aux Normands, aux Vénitiens, aux Génois de s'élancer à la recherche de nouveaux pays pour fonder leurs comptoirs. La découverte de la boussole, le besoin de trouver une route pratique pour arriver aux Indes, déterminèrent les voyages fameux de Christophe Colomb et de Vascu de Gama. En 1520, Magellan découvrit le passage entre l'océan Atlantique et l'océan Pacifique. Peu à peu les cartes se perfectionnèrent, ainsi que les instruments d'observation, et la navigation à voiles atteignit son apogée sous Louis XIV. Le xixe siècle devait, par la découverte de la vapeur et son application aux machines marines, l'invention de l'hélice et les progrès de la construction en fer et en acier, donner à la navigation un développement merveilleux- V. marine.
— Dr. On distingue deux sortes de navigations : la navigation maritime ou extérieure, qui a lieu sur mer ; la navigation fluviale ou intérieure, qui a lieu, sans sortir du territoire continental, sur les fleuves, les rivières et les canaux. Chacune de ces navigations est soumise à des règles particulières.
Navigation maritime- V- marine marchande.
Navigation fluviale. La navigation fluviale est soumise au droit commun au point de vue des rapports des voituriers, des voyageurs et des expéditeurs de marchandises.
Quant au régime spécial de la navigation intérieure, la loi a divisé en deux classes, suivant la nature des besoins qu'elles desservent, les voies navigables du territoire : 1" lignes principales ; 2° lignes secondaires. Les premières sont administrées par l'Etat; les autres peuvent être concédées, avec ou sans subvention, pour un temps limité, à des associations ou à des particuliers.
La police et l'usage des voies de navigation intérieure administrées par l'Etat ou concédées sont régis par des dispositions réglementaires, ainsi que par des arrêtés préfectoraux exécutoires après approbation par le ministre des travaux publics.
Aucun bateau ne peut naviguer sans être muni d un certificat constatant qu'il a été immatriculé et jaugé dans les for. nés réglementaires.
— Douanes. Les droits dits « de navigation », perçus par l'administration des douanes, sont les suivants : 1" droit de francisation; 2° droits de quai; 3° droit de congé des bâtiments français; 4° droit de passeport des bâtiments étrangers ; :>" .huit de permis et certificats relatifs aux cargaisons des navires.
On distingue la navigation au long cours, la navigation au cabotage, et la navigation au bornage.
Sont réputés voyages au long cours ceux qui se font au delà des limites ci-après : au S.. 30e degré de lat. nord; au N-, 72' degré de lat. nord; à l'O., IV degré de longitude du méridien de Paris; à l'E-, 44» degré de longitude du même méridien. Pour le cabotage et le bornage, v. ces mots.
Des écoles d'hydrographie ont été créées par l'Etat dans certaines villes maritimes pour faciliter aux marins qui aspirent au brevet de capitaine au long cours ou de maitre au cabotage les moyens d'acquérir l'instruction théorique et pratique nécessaire.
Navigation (Acte de), loi maritime votée sous le protectorat de Cromwell (1651), et qui édictait en faveur de la marine marchande un régime protectionniste et même prohibitif,
naviguer \ghé] v. n. (lat. navigare; de navigium, navire). Voyager sur mer, sur les grands neuves. Diriger la marche d'un navire. Se comporter bien ou mal à la mer: bateau gui navigue bien.
Naville (Edouard-Henri), égyptologue suisse, né à Genève en 181-4.
naville [Il mil., e) n. f. (ital. naviglio). Petit canal d'irrigation.
navipède n. m. (du lat. navis, navire, et pes, pedis, pied;. Sorte d'embarcation portative, composée de deux nacelles parallèles, d une sellette et de deux rames.
navire n. m. (b. lat. navilium ; de navis). Vaisseau, bâtiment de mer : les tempêtes dispersèrent les navires de ta grande Armada. Navire de charge, bâtiment pouvant porter beaucoup de marchandises. V. marine marchande , navigation.
navrance n. f. Chose navrante ; état d'une personne navrée.
navrant [vran], e adj. Qui cause une vive affliction : spectacle navrant.
navrer [Wéj v. a. (de l'anc. h. allem. narue, cicatrice [a signifié d'abord blesser]). Causer une extrême affliction : cette mort m'a navré.
NaxOS [nah-soss] ou Naxia, île grecque de l'Archipel, la plus grande des Cyclades ; 15.000 h. (Naxiens). Marbre. Emeri. V. pr. Naxos; 2.200 h. Port. Commerce d'oranges, raisins, cédrats.
Nay [im-l], ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées-, arr. de Pau, sur le gave de Pau; 3.810 h. Ch.de f. M. Patrie d'Abadie. — Le cant. Est a 15 comm., et 12.110 h. : le cant. Ouest, 10 comm., et 10.840 h.
naye [nè-i] n. f. Veine de matières étrangères dans un lit d'ardoise. Veine supérieure de houille.
Naye (rochers de), pyramide rocheuse de la Suisse (cant. deVaud), au-dessus de Montreux; 2.0V5 m. d'altitude. Beau panorama sur le Léman et les Alpes. Jardin alpin. Funiculaire.
nazaréen, enne [ré-in, è-ne] n. Nom que les Juifs donnaient aux premiers chrétiens, par allusion à Jésus de Nazareth : te culte des Nazaréens. Membre d'une secte chrétienne de Jérusalem qui alliait le mosaïsme à la doctrine évangélique (Syn. de nazaréiste et naziréen.) Adj. : légende nazaréenne.
Nazaréenne (école), école moderne de peinture en Allemagne, représentée par Overbeck, Schadow, Veit, Schnorr. etc., qui, en 1812, fondèrent à Rome la confrérie de San-Isidoro et tentèrent de faire revivre l'idéalisme naïf des peintres du xtvc et du xve siècle.
nazaréisme [is-mé] n. m. Doctrine des nazaréens.
nazaréiste n. m. v. nazaréen.
Nazareth [rèt]. v. de la Palestine; 12.000 h. (Nazaréens). Ce fut la résidence de la Sainte Famille jusqu'au baptême de Jésus. En 1799, Junot et Murât battirent aux environs une petite armée turque.
Nazareth., comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand); 5.150 h. Dentelles; fabriques de couvertures ; manufactures de tabac.
NazelleS [zè-le], comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 20 kil. de Tours, au-dessus de la Cisse ; 1.280 h. Vins blancs.
Nazianze, anr. v. de la Cappadoce (Asie Mineure) ; patrie de saint Grégoire de Nazianze.
nazière n. f. Lieu où l'on tend des nazes ou nasses.
nazir n. m. Cour souveraine de Perse. A Constantinople, chef d'un département ministériel. Gouverneur d'un district musulman. Chez les Hébreux, personne qui avait été l'objet de la consécration dite nazirèat-
naziréat ou nazaréat [ré-a] n. m. Consécration par laquelle, aux term-s de la loi de Moïse (Nombres, VI, 1-21), un israélite pouvait se consacrer à Dieu pour une période fixée par lui-même. Cette période.
naziréen n m. v nazaréen.
nazirie [ri) n. f. Fonctiun de nazir; district soumis à sa juridiction.
N. B., abréviation des mots nota bene.
Nb, symbole chimique du niobium.
N- C., abréviation des mots notable commerçant.
N.-D., abréviation de Notre-Dame, en parlant de la Vierge-
NdriS ou NdiS, population nègre du Congo, sur la haute Sangha et au N. de l'Oubangui.
N.-E., abréviation de Nord-Est.
ne (conj.). Ni. (Vx.)
ne (du lat. non, non) adv. de négation, qui se joint au verbe, et qui est ordinairement accompagné des mots pas, point, rien, aucun, nul, personne, ou autres mots équivalents. V. négation.
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