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— 2bi
iNAVIRE
NÉ
né, e adj. (de naître). Né pour, qui a des aptitudes spéciales pour: être né pour les armes, Bien né, qui est d'une famille honorable. Mal né, qui a des inclinations vicieuses : enfant mal né. Personne qui n'est pas née, qui n'est pas d'extraction noble. Allus. BIST. :
Comment l'auiaix-je fait,, si je nVlais pas né?
Neagh (i.ac), situé en Irlande (prov. d'UIster); 337 kilom. carr. Il a pour déversoir le fleuve Bann.
Neander [né-an-dér] (David Mendel, dit Jcan-Auguste-Guillaume), théologien allemand, né à Gœttingue, m. à Berlin (1789-18'iO). Il a publié une Vie de Jésus, qui fut traduite en français.
Neanderthal, vallée du bassin de la Dussel, affl. du Rhin, où l'on a découvert des restes humains fossiles (époque quaternaire). L'homme de Neanderthal, dont le crâne est remarquablement dolichocéphale, serait le type de la plus ancienne race humaine.
néanmoins [moin] eonj. (de néant, et moins). Toutefois, pourtant, cependant.
néant [né-an] n.m. (dulat. ne, non, etens, enlis, être). Rien, ce qui n'existe point. Tirer du néant, créer. Tirer quelqu'un du néant, l'élever d'une situation abjecte ou infime à une honorahle position. Homme de néant, homme de peu de mérite, de rien. Le néant des grandeurs, leur fragilité. Mettre ù néant, annuler : mettre à néant une procédure vicieuse.
Néant, comm. du Morbihan, arr. et à 12 kil. de Ploermel; 1.570 h. Ch. de f O.
néantise [ti-ze] n. f. Nullité, absence de facultés. Paresse extrême. (Vx.)
néarctique adj. (du gr. neos. nouveau, et de arctique). Qui appartient à la partie septentrionale du nouveau monde.
Néarque, capitaine d'Alexandre le Grand. Il suivit le roi de Macédoine dans l'Inde et fit l'exploration des côtes d'Asie, de l'Indus à l'Euphrate.
néarthrose [trô-se] n. f. (du gr. neos, nouveau, et arthron, articulation). Articulation de nouvelle formation, qui se développe parfois quand il y a défaut de consolidation d'un os fracturé.
NeatÙ, v. de la Grande-Bretagne (pays de Galles), sur la rivière homonyme; 11.200 h. Métallurgie ; houille.
Neauphle-le-ChâteaU, comm. de Seinect-Oise, arr. et à 2 kil. de Rambouillet ; 1.240 h. Ch. de f. O.
nébalie Vt'j n. f. Genre de crustacés des mers tempérées.
Nébo, montagne de Palestine, à l'E. du Jourdain, sur laquelle Moïse mourut en contemplant de loin la Terre promise, dans laquelle Dieu lui avait prédit qu'il n'entrerait pas. (Bible.)
NébraSka, un des Etats unis de l'Amérique du Nord ; 1.008.000 h. Capit. Omaha. Grande production de céréales.
NébraSka, rivière des Etats-Unis, form'e par les deux Platte du Nord et du Sud, nées dans les montagnes Rocheuses ; se jette dans le Missouri ; 1.400 kil.
nébride n. f. (du gr. nebris, idos, peau de faon). Antiq. gr. Peau de faon que portaient les chasseurs, les prêtres de Démèter aux mystères d'Eleusis, les bacchantes, etc. Attribut de Dionysos et de sa suite.
nébrie [Sri] n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, comprenant cent vingt-cinq espèces de l'hémisphère boréal, qui vivent au bord des eaux, surtout dans les montagnes.
nébulaire [lè-re] adj. Qui a rapport aune nébuleuse : matière nébulaire.
nébulé, 6 adj. (du lat. nebula, nuage). Blas. Se dit d'une surface dont les bords sont découpés en lignes sinueuses et parallèles, rappelant les ondulations des nuages.
nébules n. f. pi. (du lat. nebula, nuage). Ornements d'architecture en forme de festons pendants, arrondis et ondulés. V. planche ornements.
nébuleuse [leu-ze] n. f. Amas d'étoiles indistinctes : la voie lactée est une nébuleuse.
— Encycl. Certains amas d'étoiles qui nous apparaissent sous forme de masses blanchâtres sont résolubles, c'est-à-dire qu'à l'aide d'instruments puissants, on peut distinguer les étoiles qui constituent l'amas ; d'autres masses nous semblent au contraire non résolubles : ce sont des nébuleuses. Les nébuleuses ont donné naissance à de nombreuses théories. Laplace a imaginé la théorie de la condensation d'une nébuleuse en rotation pour arriver à la constitution tardive de notre système solaire. On connaît aujourd'hui plus de 10.000 nébuleuses.
nébuleusement [ze-man] adv. D'une manière nébuleuse,
nébuleux, euse [leu, eu-ze) adj. (lat. nebulosus). Obscurci par les nuages : ciel nébuleux. Fig. Soucieux : front nébuleux. Peu intelligible : la philosophie des Allemands est souvent nébuleuse.
nébulosité [zi-té] n. f. Nuage ou obscurcissement léger : les nébulosités qui environnent les comètes. Fig. Manque de clarté : la nébulosité des idées.
— Encycl. La nébulosité ou degré de nébulosité est la fraction de ciel couverte par des nuages, à un moment donné. Elle se compte de 0 à 10. Si l'on trace à la surface de la terre des courbes d'égale nébulosité (isoniphes), on constate que la nébulosité se répartit en zones sensiblement parallèles à l'équateur.
nec deus intersit, nisi dignus vindice nodus, mots lat. signif. : Ne faites intervenir un dieu que si le drame est digne detre dénoué par une telle décision. Précepte d'Horace, dans l'Art poétique (v. 191), à propos de la tragédie. Il recommande par là aux auteurs trngiques d'user avec prudence dans leur dénouement du beus ex machina.
nécessaire [sè-sè-re] adj. (lat. necessarius). Dont on a absolument besoin : la respiration est nécessaire A la vie. Qui arrive infailliblement : la chaleur est l'effet nécessaire-dû feu. Qui ne peut pas ne pas être : les vérités nécessaires de la raison. Très utile : se rendre nécessaire. Il est nécessaire, il faut- Subst. Personne qui s'entremet d'une manière importune. Faire le nécessaire, trancher du nécessaire,
se donner des airs d'importance. N. m. Ce qui est indispensable pour les besoins de la vie: manquer
Néce
res : !• A ouvrage ; 2. De toilette.
Nécessaire d'armes -. 1. Ouvert; 2. Fermé, muni de
Bon tourne-vis.
du nécessaire. Ce qui ne peut pas ne pas être : le nécessaire s'qppose au contingent. Boîte qui renferme divers objets utiles ou commodes , pour divers usages, divers travaux : nécessaire à ouvrage, nécessaire de toilette, nécessaire d'armes. Ant. Superflu, inutile.
nécessairement [sè-se-re-
man] adv. Par un besoin absolu : il faut nécessairement manger pour vivre. Par une conséquence rigoureuse : le soleil ^ ;.ij, i ^
luit, nécessairement il fait jour.
Ant. Inutilement.
nécessarien [se -sa -ri -in]
adj. et n. m. Membre d'une secte chrétienne, qui affirmait que les êtres moraux agissent par nécessité et non librement.
nécessitant [sè-si-tan], e adj. Qui nécessite. Théol. Se dit d'une grâce qui ôte la liberté de faire le mal.
nécessitation [sé-si-la-si-on] n. f. Philos. Action de déterminer nécessairement.
nécessité [sè-si-té] n. f. (lat. nécessitas). Caractère de ce dont on ne peut se passer : l'eau est de première nécessité. Ce qu'il est impossible d'éviter, force invincible de ce qui s'impose inévitablement : céder d la nécessité. Contrainte : obéir par nécessité. Indigence, dénuement : extrême nécessité. Objets de . première nécessité, objets dont il est difficile ou impossible de se passer. Loc. adv. : De toute nécessité, nécessairement. Par nécessité, à cause d'un besoin pressant. Sans nécessité, sans qu'il soit nécessaire. N. f. pi. Besoins naturels : faire ses nécessités. Prov. : Nécessité est mère d'industrie, dans un cas pressant, on devient ingénieux. V. loi.
Nécessité, divinité allégorique, fille de la Fortune, déesse de la fatalité.
nécessiter [sè-si-té] v. a. Rendre nécessaire : nécessiter une grande dépense. Contraindre par nécessité invincible ; la grâce ne nécessite point la volonté. Impliquer nécessairement.
nécessiteux, euse [sè-si-teu, eu-ze] adj. Qui manque des choses nécessaires à la vie : personne nécessiteuse. Où l'on manque de choses nécessaires : une vie nécessaire. N. m. pi. Les nécessiteux, les indigents.
Néchao [ka-o] ou NikO Ier, roi de Sais et de Memphis (vie s. av. J.-C). — Néciiao II, roi d'Egypte de la 26« dynastie, monté sur le trône en 011, m. en 595. Il est resté célèbre par sa tentative de percement de l'isthme de Suez.
Néchin, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Tournai); 2.200 h. Huileries, lin.
Neckar, riv. d'Allemagne, née entre la Forêt- Noire et le Jura souabe, passe à Cannstadt, Heidelberg, et se jette dans le Rhin (riv. dr.), à Mannheim ; cours 360 kil.
Necker [kèr] (Jacques), financier et ministre français, né à Genève, m. à Coppet (1732-1801-). Banquier à Paris, il avait une grande réputation d'habileté et de probité. Ministre une première fois en 1777, il sut inspirer une grande confiance, mais dut se retirer en 1781 devant les nombreux ennemis qu'il s'était attirés a la cour par sa politique d'économie.
Rappelé quelques jours après la prise de la Bastille, il rentra à Paris au milieu des acclamations populaires, mais il devint bientôt suspect à la cour et, de nouveau, quitta le pouvoir en 1790. Dans ses deux ministères il fit preuve de bon vouloir , et tenta de réaliser des réformes utiles, mais insuffisantes. On lui doit un célèbre Compte rendu et un Traité de l'administration des finances de la France. — Sa femme, Suzanne Curcuon, née à Crassier, m. près de Lausanne (1739- 1794), s'est rendue célèbre par son esprit et sa bienfaisance ; sa fille fut M»« de Staël.
Necker (hôpital), fondé à Paris, rue de Sèvres, en 1776, par Mm» Necker, à qui Louis XVI avait donné pour cela 42.000 francs.
Necker de Saussure (Albertine-Adrienne), femme de lettres et éducatrice française, née à Genève (1766-1846), cousine de M»" de Staèl et auteur de l'Education progressive. Elle a traduit le Cours de littérature dramatique de Schlegel.
nec mortale sonans, mots lat. signif. • Dont la voix n'a pas l'accent de celle des mortels. Hémistiche de Virgile (Enéide, VI, S0;. Il exprime ainsi l'effet de l'enthousiasme qui saisit la sibylle au moment où elle est animée de l'esprit prophétique. On rappelle cette expression à propos des grands orateurs, des grands poètes, etc.
nec pluribus impar, mots lat. signif. : Non inégal à plusieurs soleils. C'est-à-dire supérieur à tout le monde, au-dessus du reste des hommes. Orgueilleuse devise de Louis XIV, qui accompagnait son emblème : un soleil dardant ses rayons sur le globe. Louis XIV lui donne dans ses Mémoires un sens différent : « Je suffirai à éclairer encore d'autres mondes. »
nec plus ultra, mots lat. signif. : Non plus loin; non au delà. Inscription gravée par Hercule, selon
iNecker.
NÉC
la Fable, sur les monts Calpé et Abyla, qu'il crut être les bornes du monde, et qu'il sépara pour joindre l'Océan à la Méditerranée. Sert à désigner un terme qui n'a pas été ou ne saurait être dépassé : cette statue est le nec plus ultra de l'élégance. (On dit aussi non
PLOB ULTRA.)
nécrobie [M] n. f. Genre de coléoptères térédiles, renfermant de petits déridés qui vivent dans les matières en décomposition : la nécrobie à col nuj. est commune en France sur les cadavres desséchés.
nécrobiose [6-ze] n. f. (du gr. nekros, mort, et biosis, action de vivre). Ensemble des processusqui, commençant par une atteinte irréparable à la vie normale, conduisent plus ou moins vite à la mort définitive.
— Encycl. La nécrobiose est déterminée, localement, par une abolition de la circulation, sans infection ; elle affecte deux modes principaux. Dans le premier, l'activité vitale s'éteint progressivement sans altération : ce sont les processus hislolytiques , dans le second, elle est altérée et dégénère avant de disparaître : ce sont les processus metamorphotiques ou de dégénérescence.
nécrobiotique adj. Qui a rapport à la nécrobiose.
nécrOCOmen.m.fdugr.neAros, mort, et /»/»'<«. soigner). Salle où l'on expose les cadavres en attendant l'apparition des signes certains de la mort.
nécrode n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, voisins des nécrophorcs, et qui vivent dans les cadavres des gros animaux.
nécrolàtre n. et adj. (du gr. nehros, mort, et latreuin, adorer). Personne qui rend aux morts un culte exagéré.
nécrolâtrie [tri] n. f. (de nécrolâtre). Culte des morts. Manie du nécrolâtre
nécrologe n. m. (du gr. nehros, mort, et logos, discours). Liste contenant les noms des morts. Ouvrage consacré à la mémoire des hommes célèbres morts récemment. Fig. Longue série de décès.
nécrologie [jî\ n. f. (de nécrologe). Livre, registre où l'on inscrit le nom des morts. Revue de toutes les personnes de distinction mortes dans un certain espace de temps, nécrologie de l'année, du mois, du jour. Ecrit consacré à un ou plusieurs défunts.
nécrologique adj. Qui appartient à la nécrologie : article nécrologique.
nécrologue [lo-ghc] n. m. Auteur de nécrologies^
nécromancie [si] n. f. (du gr.nekros, mort, et manteia, divination). Art prétendu d'évoquer les morts, pour en obtenir la connaissance de l'avenir.
— Encycl. La plupart des peuples anciens croyaient, sinon à l'immortalité de l'âme, du moins à l'existence du double ou ombre, c'est-à-dire d'une effigie, d'une matière impalpable, que le défunt laissait après lui, et qui errait autour du tombeau ou çà et là dans l'espace, si on ne lui avait pas rendu les devoirs qui lui étaient dus. On pouvait évoquer ces âmes et les interroger sur les choses de l'audelà. La nécromancie était très en usage chez les Grecs. C'est ainsi que, dans Homère, Ulysse évoque l'ombre de Tirésias. Les anciens Juifs pratiquèrent de bonne heure la nécromancie ; avant la bataille de Gelboé, Saûl va trouver la pythonisse d'Endor et lui ordonne d'évoquer l'ombre de Samuel. Les nécromanciens ont joué un grand rôle dans tout le moyen âge. De nos jours, certains spirites prétendent évoquer et interroger les âmes des morts. V. spiritisme.
nécromancien, enne [si-in, é-ne~ n. Personne qui fait de la nécromancie.
nécromant[mn»]n. m. Syn. de nécromancien-
Nécromant (le), comédie en cinq actes, en vers, de l'Arioste, une des mieux conçues et des plus gaies de son théâtre, celle où il crée véritablement la comédie de caractère.
nécromantique adj. (du gr. nekros, mort, et pathos, affection). Qui tient aux pratiques des nécromants.
nécropathie [ti] n. f. Disposition à la nécrose et spécialement à la nécrose des os.
nécrophage adj. (du gr. ne/rros.mort, et phagein, manger). Se dit des animaux qui vivent de cadavres : insectes nécrophages.
— Encycl. Les insectes nécrophages sont aussi bi^n ceux qui vivent sur des cadavres à tous leurs états, que ceux qui s'y développent seulement à l'état de larves. Tantôt ils se tiennent sur les cadavres seulement pour dévorer les larves des mouches qui y pondent (tels les staphylins); tantôt ils viennent pondre leurs œufs (tels les dermestes, les nécrophores, etc.); tantôt, enfin, ils recherchent les cadavres en décomposition pour en faire leur nourriture.
nécrophile n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, qui habitent les régions montagneuses et vivent surtout d'escargots morts.
nécropllObe adj. (du gr. ne'.ros, mort, et phobos crainte). Qui a peur des morts, et, abusivement, de la mort.
nécrophobie [fit] n.f. (de nécrophobe). Crainte morbide de la mort, qui s'observe spécialement dans certaines neurasthénies dépressives.
nécrophobique adj. Qui a rapport à la nécrophobie.
nécrophore n. m. (du gr. nekros, mort, et phoros , qui porte). Genre d'insectes coléoptères
Nécrophores.
clavicornes de l'hémisphère nord, très répandus en France.
— Encycl. Les nécrophores, qui appartiennent à la famille des silphidés, sont des insectes trapus.
NÉG
rectangulaires, souvent détaille assez grande, et qui, en général, se réunissent par troupes pour fouir la terre autour des cadavres d'animaux et les enterrer assez profondément. Ils pondent ensuite leurs œufs, et leurs larves se développent dans la masse décomposée.
nécropole n. f. (du gr. nekros, mort, et polis, ville). Vastes souterrains 'destinés aux sépultures, chez différents peuples de l'antiquité. Cimetière de grande ville: le Père-l-achaise est la plus belle des nécropoles parisiennes.
— Encvci.. Le terme de nécropole désigne plus spécialement, en archéologie, les cimetières antiques importants, surtout ceux qui présentent un caractère monumental. Les nécropoles antiques les plus célèbres sont : en Egypte, la nécropole de Memphis ; en Asie, les nécropoles royales de la Perse; en Afrique, les nécropoles monumentales de Cyrène ; en Grèce, les nécropoles de Rhodes, de Milo", de Tanagra, de Corinthe ; en Italie, la voie des tombeaux à Pompéi, la voie Appienne à Rome, les catacombes chrétiennes de Rome et de Naples. Chez les modernes, on réserve ordinairement le nom de nécropoles aux grands cimetières d'aspect monumental.
necropsie [psi] n. f. Syn. de autopsie.
nécroscie [ftro-sj] n. f. Genre d'insectes orthoptères, comprenant des phasmes de grande taille, répandus de Céylan jusqu'à Bornéo.
nécrose [krô-xe] n. f. (gr. nekrôsis; de nekros, mort). Pathol. Mortification, gangrène d'un tissu : nécrose osseuse. Arboric. Sorte de carie des bois, produit'1 par un champignon ascomycète, la nectrie.
— Encycl. Palhol. Lu nécrose osseuse est caractérisée par la disparition de l'activité vitale, l1 travail d'inflammation expulsive qui se fait autour du point atteint, l'élimination du fragment nécrosé par suppuration, enfin, l'ossitication consécutive du périoste. La nécrose osseuse s'observe dans les périostites chroniques ou aiguës, les contusions, les fractures, etc. Le traitement consiste à enlever le séquestre et à désinfecter largement la partie atteinte.
nécroser [zé] v. a. Produire la nécrose. Se nécroser v. pr. Etre atteint de la nécrose.
nécrOSique[;î'-/,e]adj.Qui concerne la nécrose.
nécrotomie [inî] n. f. (du gr. nekros, mort, et tômè, section). Dissection d'un cadavre.
nécrotoniique adj. Qui a rapport à la nécrotomie.
nectaire [nèlc-té-re] n. m. Organe glanduleux de certaines fleurs, qui distille le suc ou nectar dont les abeilles font leur miel.
nectandre [nèk] n. m. Genre de lauracées, comprenant des arbustes ou des arbres de F Amérique tropicale, dont le bois est utilisé en ébenisterie sous le nom de laurier marbré.
NeCtanebO, roi d'Egypte de la 25» dynastie, détrôné en 345 av. J.-C. par l'invasion perse. Il se réfugia en Macédoine, a la cour de Philippe.
nectar [nèk] n. m. (mot gr.). Breuvage des dieux de la Fable. (V. ambroisie.) Fia. et par ert. Boisson délicieuse : ce vin est un véritable nectar. Bot. Liquide sucré que sécrètent les nectaires.
nectaré, e [nèk] adj. Qui ressemble au nectar.
nectarifère [jié/.-Jadj. Qui porte un nectaire.
nectariflque [nèk] adj. Se dit de certains animaux dont le corps laisse exsuder une liqueur sucrée.
nectarine [nèk] n. f. Nom donné aux pêches à peau lisse dont le noyau n'adhère pas à la chair.
nectarine [nèk] n. f. Genre d'insectes hyménoptères, voisins des guêpes, et qui construisent des nids énormes, formés de sphères concentriques.
nectarinie [nèk, ni] n. f. Genre d'oiseaux passereaux, à livrée très brillante, qui habitent le continent africain.
nectique [nèk] adj. (gr. nêktikos). Qui a la propriété de surnager.
nectisme [nèft-lis-me] n. m. (même étym. que précéd.) iteflexe simple, non nerveux, qui s'observe seulement chez les êtres aquatiques.
nectrie [nèk-tri] n. f. Genre de champignons ascomycètes, dont les fructifications forment de petites masses rondes, généralement d'un rouge vif, et présentant au sommet une ouverture par où s'échappent les spores.
— Encycl. Le mycélium de ces champignons vit en parasite sur les troncs d'arbres, où il produit la nécrose. La nectrie, couleur cinabre cause le chancre du pommier. Le point de départ est en général une blessure faite au tronc qui favorise, la germination des spores du parasite; d'où la nécessité de recouvrir d'un enduit protecteur (goudron par exemple, mastic) les blessures, accidentelles ou autres.
necture [nèk] n. m. Genre de batraciens urodèles, qui se trouvent dans les eaux douces de l'est des Etats-Unis et du Canada.
nécydale n. f. Genre d'insectes coléoptères longicornes, comprenant de grands et beaux insectes allongés, cylindriques, répandus dans l'hémisphère boréal. (Deux espèces : la necydalis ulnti. vivant dans les ormes et les hêtres, et la necydalis major, qui vit sur les poiriers, saules, peupliers, etc., sont françaises.)
Nedde, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 46 kil. de Limoges, au-dessus de la Vienne ; 1.940 h.
Nederbrakel, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Audenarde). sur la Zwalm ; !>. 140 h. Dentelles ; gants, blanchisseries.
Nederland (du flam. neder, inférieur, et land. terre). Nom flamand des anciens Pays-Bas et de la Hollande actuelle. V. Pays-Bas.
Neder-over-Heembeek, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Bruxelles) ; 3.260 h. Produits chimiques.
Nedersheim, village d'Allemagne, où Moreau battit les Autrichiens en 1800.
Nedjati (Issa), un des plus grands poètes lyriques turcs, m. à Constantinople en 1509.
nedjdi n.m- Cheval arabe d'une race particulière.
Nedjed, vaste contrée intérieure de l'Arabie, composée de hauts plateaux partiellement désertiques. Politiquement, il est partagé entre les royaumes de Chômer, de Riad et de Kacim.
Née (François-Denis), graveur français, né et m. à Paris (1732-1818). 11 exécuta l'illustration de nombreux récits de voyages.
Needham (Jean Turiiervili.e), physicien anglais, né à Londres, m. à Bruxelles (1713-1781). H eut de vives polémiques avec Voltaire.
NeefS (Pieter). dit le Vieux, peintre, né et m. à Anvers (1578-1650). Il a spécialement représenté des intérieurs d'église.
Neer (Arthur Van der). peintre hollandais, né et m. à Amsterdam (1603-1677). Ils'est fait un renom par ses effets de soleil couchant et de clair de lune. — Son fils, Eolon, peintre hollandais, né à Amsterdam, m. à Dusseldorf (1635 ou 1636-1703), s'est surtout distingué dans le paysage.
Neera (Anna Radius-Zuccaki, dite), romancière italienne, née à Milan vers 18.15, qui s'est attachée à peindre la condition des femmes dans la société moderne (Teresa, Lydia, ilndomani, etc.).
Neerheylissèm, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 1.820 h. Féculerie.
Néerlandais, e [né-èr-lan-dè, è-ze ], originaire ou habitant de la Neerlande ou Pays-Bas : les Néerlandais. Adjectiv. : le sol néerlandais a été partiellement conquis sicr la mer.
Neerlande, forme francisée du motNEDERLANn.
Neerlinter, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain), sur la Grande Geete ; 3.140 h.
Neeroeteren, comm. de Belgique (Limbnurg, arr. de Maeseyck), surlecanalZuid-Willems; 2.280 h. Filatures.
Neerpelt, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Maeseyck), sur le Dommel ; 3.400 h.
Neerwinden ou Neervinde, comm. de
Belgique (Liège, arr. de 'Waremme) ; 630 h. Le maréchal de Luxembourg y battit Guillaume 111 d'Orange en 1693; le prince de Cobourg y vainquit Dumouriez en 1 7i'3.
Neeryssche, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Louvain); 1 2">0 h.
nef [nèf] n. f. (du lat. navis, vaisseau). Partie d'une église, qui s'étend du portail au chœur, entre
l'Océan (1066) ; B, de la Méditerranée ( 1250).
les deux rangées de piliers. (V. église.) Navire: notre nef vagabonde. (Vx.) Pièce d'orfèvrerie, en forme de navire, employée au moyen âge pour renfermer le couvert du seigneur. Syn. de cadenas.
Nef des Fous (la), célèbre poème satirique de l'Alsacien Sébastien Brand, précédé de gravures dessinées par l'auteur (1494/.
néfaste [fas-te] adj. (lat. nefastus ; de nefas, illicite). Qualification donnée, dans le calendrier romain, aux jours où il était défendu par la religion de vaquer aux affaires publiques; aux jours de deuil, regardés comme funestes en mémoire d'un événement malheureux. Par anal. Fatal, funeste : influence, action néfaste.
nèfe n. f. Partie renflée du bec d'un oiseau de proie.
Nefftzer (Auguste), publiciste français, né à Colmar, m. à Bàle (1820-1876) ; fondateur du journal le Temps.
nèfle n. f. (lat. mespila). Fruit comestible du néflier. Pop. On vous donnera des nèfles ou elliptiq. Des nèfles! Se dit à une personne qui demande trop.
néflier [fii-é] n. m-
Arbuste delà famille des rosacées, qui donne les nèfles.
— Encycl. Le genre néflier (mespilus) ne comprend qu'une espèce, le néflier commun, qui croit dans les bois de presque toute l'Europe. C'est un arbre à tronc tordu, rameux et difforme, à fruit (nèfle) sphérique, dont l'endocarpe forme cinq noyaux très durs. Acerbe et astringent quand il est frais, ce fruit devient su-' cré et rafraîchissant
quand il est blet. On greffe le néflier sur aubépine, et il s'accommode de tous les sols.
Neforît ou Nephéritês [téss], roi égyptien de la 29« dynastie.
NefOUd, désert de l'Arabie centrale, au S. de la dépression du Djof.
Neftenbach, comm. de Suisse (cant. de Zurich); 1.600 h. Viticulture.
Nefzaoua, groupe d'oasis du Sud tunisien. Centre principal Kebili.
Negapatam, v. de l'Hindoustan fprésid. de Madras), sur la côte de Coromandel ; b3.0Û0 h. Port actif.
négateur, trice n. et adj. Qui a l'habitude de nier.
négatif, ive adj. Qui marque négation : particule négative. Qui exprime ou earactérise le nonêtre, l'absence d'un fait: l'absence de la douleur est un plaisir négatif. Math. Nombre négatif, nombre arithmétique, précédé du signe — . Physiq, Electricité négative, celle que l'on développe en frottant un morceau de résine avec de la laine. Photagr. Epreuve négative, épreuve dans laquelle les noirs du modèle sont remplacés par des blancs, et les blancs par des noirs. N. f. Proposition qui nie: soutenir la négative. Par ext., refus. Ant. Affirmatif.
négation [si-on] n. f. (lat. negatio; de negare, nier). Action de nier. Action de refuser, de dire non. Gramm. Motqui sertà nier, comme ne, non, pas, etc. : en latin, deux négations valent une affirmation. Ant. Affirmation.
i a, coupe de la fleur; b, fruit.
NÈG
— Encycl. Grain. La négation proprement dite est le mot ne, dont la valeur est presque toujours complétée et précisée par les adverbes pas ou point. Il est d'usage, tantôt de supprimer, tantôt d'employer la négation ou les adverbes qui la complètent; mai* il est impossible de faire entrer dans des règles précises les cas d'emplois ou de suppression. C'est lit une question d'usage bien plus qu'une question de logique, et nous croyons devoir, en conséquence, ne donner qu'un certain nombre d'exemples particulièrement saillants. On supprime pas et poihi. quand la négation est suffisamment indiquée par d'autres termes : je ne chante jamais. On les supprime aussi après mieux que, moins que, etc. : vous êtes plus riche qu'on ne croit. Après craindre, dans une propo- ' sition affirmative, on emploie ne... pas, si l'on désire' que la chose exprimée par la subordonnée se fasse : je crains qu'il ne vienne pas, c'est-à-dire : je désire qu'il vienne. — On emploie seulement ne si la subordonnée exprime une chose dont on ne désire pas l'accomplissement : je crains qu'il ne vienne, c'est-àdire : je désii'e qu'il ne vienne pas. La même règle est à obserrer après de crainte que, de peur que. Après les verbes nier, disconvenir, contester, etc., employés négativement on peut supprimer ne ou l'employer : je ne nie pas, je ne disconviens pas que, cela soit, ou ne soit. Mais si la proposition subordonnée exprime une chose incontestable, il ne faut pas faire usage de la négation : je ne nie pas qu'il y ait un soleil. Après défendre, le verbe de la proposition subordonnée ne prend jamais de négation : j'ai défendu qu'on fit telle chose. Après les locutions conjonctives avant que, sans que, on supprime toujours la négation : j'irai le voir avant qu'il parte. Mais si que était employé par ellipse pour avatit que, sans que, il faudrait se servir de la négation : je ne puis parler qu'il ne m'interrompe . Après la locution conjonctive à moins que, on met toujours ne avant le verbe de la proposition subordonnée : il n'en fera rien, à moins que vo^ls ne lui parliez.
négativement [man] adv. D'une manière négative : répondre négativement. Ant. Affirmativement,
négativité n. f. Physiq. Etat d'un corps qui manifeste les phénomènes d'électricité négative.
négatoire adj. Qui sert à nier, à refuser: formule négatoire.
nège n. m. Nom du plus fort chantier d'un train de bois.
néglige n. m. Absence d'apprêt, de recherche. Costume du matin. Etat d'une personne qui n'est point parée.
négligeable [ja-ble] adj. Qui peut être négligé : détail négligeable. Math. Que l'on peut négliger en restant dans les limites de I approximation : quantité négligeable.
négligeaient [je-man] n. m. Action de négliger. (Inus.)
négligemment [ja-man] adv. Avec négligence : travailler négligemment. Avec indifférence : répondre négligemment. Ant. Soigneusement.
négligence [jan-se] n. f. (lat. negligentia).. Défaut de soin, d'application, d'exactitude : la négligence empêche de réussir. Faute résultant du défaut de soin : corriger une négligence de style. Mise négligée. Ant. Soin, application.
négligent [jan], e adj. Qui a de la négligence :. employé négligent. Qui est fait avec négligence . surveillance négligente. Substantiv. Personne négligente : les négligents sont nombreux. Ant. Soigneux, appliqué.
négliger [je] v. a. (lat. negligere. — Prend un e muet après le g devant a et o : il négligea, nous négligeons.) Ne pas avoir soin : négliger ses devoirs. Ne pas cultiver : négliger ses talents. Ne pas tenir compte : négliger les avis. Laisser échapper : négliger l'occasion. Ne pas voir assez assidûment : négliger ses amis. Omettre dans un calcul : négliger les décimales. Se négliger v, pr. Négliger sa personne, sa mise, sa sauté. S'occuper moins exactement de son devoir. Ant. Soigner.
negO [né-gho] (mot lat. signif. : Je nie). Formule de l'ancienne argumentation scolastique, que l'on emploie quelquefois sur le ton de la plaisanterie. Nego consequentiam (Je nie la conséquence), réponse de Thomas Diafoirus à Angélique, qui lui dit que, s'il est honnête homme, il ne doit point l'épouser malgré elle.
négoce n. m. (lat. negotium). Trafic, commerce: le négoce enrichit Carthage. Entremise pour la conclusion d'une affaire.
négociabilité n. f. Qualité de ce qui est négociable : la négociabilité d'un billet-
négociable adj. Qui peut se négocier : effet négociable.
négociant [an] n. m. Qui fait le négoce, le commerce. Par ext. Personne qui se livre à un certain trafic.
négOCiantisme [tis-me] n.m. Esprit mercantile. p
négociateur, trice n. Qui négocie une affaire considérable auprès d'un prince, d'un Etat: les négociateurs des traités de \\ rstphulie se réunirent à Osnabrûch et à Munster. Par ext., qui négocie une affaire quelconque: être le négociateur d'un mariage.
négociation [si-on] n. f. L'art, l'action de mener à bonne fin les grandes affaires, les affaires publiques. L'affaire même qu'on traite : heureuse négociation. Action de vendre ou de transmettre à. un autre des effels de commerce ou des lettres de change : négociation d'un billet. Rapports de deux ou de plusieurs Etats, qui veulent traiter d'un acte ou d'une affaire : rompre les négociations.
négocier [si-é] v. n. (lat. negotiari; de negotium, affaire, commerce. — Se conj. comme prier.) F'aire le trafic en grand : négocier en Amérique. V. a. Traiter une affaire : négocier un mariage Céder, transporter : négocier une. lettre de change.
négondo n. m- Bot. V. néoundo
negotiorum gestor, mots lat. signif. : Gérant d'a/faires. Mandataire: agir en qualité de negotioruni gestor.
négraille [gra. Il mil., e]n. f. Par dênigr., race des nègres, troupe de nègres.
nègre, négresse :./i-'1-H n. (espagn. negro; du lat- niger, noir) Personne appartenant à la race noire: Us nègres d Afrique. Esclave noir, autrefois
NÈG
employé aux travaux des colonies: un planteur et ses nègres. Nègre blanc, albinos uV la race noire. Ncgre pie, nègre incomplètement albinos. Travailler comme un nègre, sans relâche. Fam. J'etit nègre, français
Nègres : 1. Ethiopien ; 2 Soudanais ; 3. Papou ; 4. Australien ; 5. Négnto ; 6. Hottenlot ; 7. Des lies Gilbert ; 8. Boschiinan.
élémentaire qui serait parlé par les nègres des colonies. Adj. Qui appartient à la race noire. (On dit plus souvent nègre aux deux genres : la race nègre.) Avic. Race nègre ou nègre-soie, race naine de gallinacés originaire de la Chine, dont le plumage, blanc (en dépit du nom), a l'apparence d'un duvet soyeux. (Ce sont des oiseaux d'agrément.) N. f. Pop. Puce, punaise, bouteille de vin.
— EiNCyci.. Antkrop. L'élément nègre peuple toute l'Afrique (à part la zone septentrionale), l'Australie, la Mélanésie. En Asie, on le trouve répandu depuis la presqu'île d.î Malacca jusqu'au golfe Persique ; en Amérique, la race nègre a été importée par les Européens.
On distingue deux grands groupes : les nègres occidentaux ou africains, et les nègres orientaux (Asie, Mélanésie, etc.). Dans chaque groupe, on rencontre des races de grande taille et des races de petite taille (négrilles, négritos, etc.). Les caractères généraux des nègres sont . une coloration foncée de la peau, qui varie du brun au noir d'ébène; une chevelure noire et crépue, la barbe plutôt rare; le crâne dolichocéphale, la face longue et large; le nez écrasé, les lèvres grosses, le menton fuyant. Le membre supérieur est très long, par suite du développement exagéré de l'avant-bras.
NègTepeliSSe, ch.-l. de c. (Tarn-et-Garonne), arr. et à 17 kil. de Montauban, sur l'Aveyron ; 2.359 h. Ch.de f.Orl. — Le cant. a 1 comm. et 7.500 h.
Nègrepont. Géogr. V. Eubée.
négrerie ou nègrerie [ri] n. f. Lieu où l'on
renferme les nègres dont on fait commerce. Lieu ou l'on faisait travailler les nègres. (Vx.)
Ilègres-cartes n. f. pi. Nom d'émeraudes de très peu de valeur ou de rebut.
NegTi (Gaetano), littérateur et homme politique italien, né à Milan, m. en Ligurie (1838-1902), chef des libéraux lombards et auteur de travaux sur l'histoire du risorgimento.
NegTi(Ada) [dame Garlanda], poétesse italienne, née à Lodi en 1870; elle chante les souffrances des humbles et des déshérités. Auteur de: Fatalité, Tempête, Maternité.
négriChon, Oline [o-ne] adj. Qui appartient, qui a rapport aux nègres. (Peu us.)
négrier [gri-el adj. et n. m. Se dit de celui qui fait la traite des nègres, du bâtiment qui sert à ce commerce et du marin qui le commande : un négrier ; capitaine négrier.
Négrier [gri-é] (François-Marie-Casimir), général français, né au Mans, tué à Paris dans les journées de Juin (1788-1818). — François-Oscar, de la famille du précédent, général français, né à Belfort en 1839; s'est distingué en Algérie contre les Arabes et surtout, en 1883, au Tonkin.
Ilégril [gri] n. m. Nom vulgaire, dans le Midi, d'un coléoptère nuisible aux luzernes et dont le nom scientifique est eolaspidesma.
Négrilles, peuplades naines de l'Afrique équatoriale, analogues aux négritos de l'Asie (ln>,40 au maximum).
Les Négrilles ont le teint chocolat, la tête courte, les traits réguliers. Ce sont les pygmées des anciens.
négrillon, onne [gri. Il mil., o-ne] n. Petit nègre, petite négresse. Far plaisant., personne très brune.
NegritOS [toss], race de nègres de très petite taille, très peu civilisés, à type dégénéré, et qui semblentformer le fond de la population indigène de certaines régions de l'Afrique centrale, des Philippines et des îles malaises.
négro
n. m. Pop.
Nègre.
Negro
(Rio), riv. de l'Amérique du Sud, qui arrose le Brésil et se jette dans 1' Amazone
(rive g.); environ 2.500 kil. — Fleuve de l'Amérique du Sud. qui arrose le nord de laPatagonie et se jette dans l'Atlantique ; 1.137 kil. — Fleuve de la république de l'Uruguay ; se jette dans l'Uruguay (rive g.) ; 700 kil. J v
Negro (cap), promontoire de la côte ouest de l'Afrique, au S. de Mossamédès.
négroïde [gro-i-de] adj. (de nêgre,et dugr. eidos, forme). Qui tient de la race nègre.
Négritos.
sud-
— c264 — négromancien, négromant, v. nécro-
MANCIKN, etc.
négrophile adj. et n. (de nègre, et du gr. philos, .nui). Ami des nègres; partisan de l'abolition de l'esclavage des nègres.
négrophobe adj. et n. (de nègre, et du gr.
phobûi , crainte. ) Qui ne peut pus soulfrir les nègres.
négrophobie [if] n. (de négrophobe). Forme, état de celui qui ne peut pas souffrir les nègres.
nègue-Chien n. m. (f. dialect. pour noiechien). Petit batelet pour chasser le gibier d'eau.
négundO [gon] ou negondo n . m. Genre d'acérinées, comprenant des arbres originaires de l'Amérique du Nord, mais que l'on a acclimatés en Europe.
— Encycl. Le négundo à feuilles de frêne, appelé aussi érable negundo, est cultivé en France pour l'ornement des jardins; son bois, à grain très fin , est utilisé pour les ouvrages de marqueterie.
négUS [ ghuss] ou négOUS [ghouss] n. m. Titre du souverain d ' Abyssinîe .
Néhémie [mi] ou Néhémias [ass], Juif qui
obtint d'Artaxerxès I", dont il était l'échanson, de relever, avec Esdras, les murs de Jérusalem. Un livre de l'Ancien Testament porte son nom
neige [nè-je] n. f. (de neiger). Eau congelée qui retombe en flocons blancs et légers ■ la neige tombe. Fig. Extrême blancheur: un teint de neige. Cheveux blancs : la neige des ans. Glace faite avec du sucre et le jus de certains fruits. Neiges éternelles, neiges
Négundo.
l'ri'lmï de neige.
perpétuelles, neiges amoncelées sur le sommet des montagnes, et qui ne fondent jamais. Blanc comme neige, extrêmement blanc. Œufs d la neige, blancs d'œufs battus, cuits dans du lait aromatisé et servis sur une crème liquide, préparée avec les jaunes et le lait de la cuisson.
— Encycl. Météor. Quand un nuage se refroidit au-dessous de zéro, les fines gouttelettes qui le constituent peuvent se congeler et tombent sur le sol sous forme de neige. Si l'air est agité, la neige tombe en flocons irréguliers ; mais, s'il est parfaitement calme, c'est sous forme d'étoiles à six rayons. L'influence de la neige sur la conservation des plantes est un fait reconnu ; elle les garantit contre le froid.
Neige (crêt de i.a), sommet du Jura (Ain); 1.723 m.
neigé [nê-jé], e adj. Syn. de neigeux.
neiger [nê-jé] v. impers, (b. lai. nivicare; ie nix, nivis, neige. — Prend un e après le g devant a : il ?ieigea)Sedit de la neige qui tombe. Poétiq.Il aneii/é sur lui, ses cheveux ont blanchi. Prov. : Quand il neige sur les montagnes, il fait froid dans les vallées, le malheur des grands retombe sur les
petitsneigeux, eUSe [nè-jeu, eu-ze] adj. Couvert de neige : des cimes neigeuses.
neille [ne, Il mil., e] n. f. Chanvre tiré d'une ficelle déeordée et servant à boucher les fentes d'un tonneau.
Neipperg [nè-pèrgh] (Adam-Adalbert, comte de), né à Salzbourg, m. à Parme (1775-1829), grand maître du palais de Marie-Louise, devenue duchesse de Parme après 1815, et qui s'unit à lui par un mariage morganatique.
NeiSSe, v. du sud-est de la Prusse (prov. de Silésie), sur la Neisse de Glatz ; 25.300 h. Filatures. Prise par les Français en 1807.
NeiSSe, nom de deux rivières d'Allemagne, affl. de gauche de l'Oder : la Neisse de Glatz, 105 kil. ; la Neisse de Gœrlitz, 225 kil.
NekraSSOV (Nicolas-Alexandrovitch), poète lyrique et publiciste russe, né dans le gouvernement de Podolie, m. à Saint-Pétersbourg (1821-1876). Esprit positif et athée, il est un poète essentiellement populaire, qui poursuivit l'émancipation des serfs.
Nélaton (Auguste), chirurgien français, né et m. à Paris (1807- 1873). On lui doit des Eléments de pathologie chirurgicale.
nelavan n.m. Nom ancien de la maladie du sommeil.
Nellore, v. de niin-
doustan (présid. de Madras), sur le Pennar du Nord ; 29.500 h.
nélombacées ou nélumbacées [lon-
basé] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales , voisines des nymphéacées, et dont le genre nelombo est le type. S. une nélombacèe.
nélombo ou nelumbo [né-lon] n. m.
Genre de nélombacées, à fleurs blanches on jaunes, dont une espèce est le lotus sacré des Hindous.
Nelson.
Nélombo :
fruit.